Mark Zuckerberg

Procès historique à Los Angeles : Meta et Google accusés d’avoir rendu les enfants «accros» à leurs plateformes

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Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, témoigne lors de l’audience du Comité judiciaire du Sénat sur l’exploitation sexuelle en ligne des enfants au Capitole, à Washington, le 31 janvier 2024. Evelyn Hockstein / REUTERS

Les deux géants de la tech sont accusés d’avoir sciemment conçu leurs plateformes pour rendre les jeunes utilisateurs dépendants. Mark Zuckerberg est appelé à témoigner le 18 février.

«L’addiction est rentable.» C’est par ces mots que l’avocat de la plaignante, Mark Lanier, a ouvert les hostilités, ce lundi 9 février, devant un tribunal civil de Los Angeles. Meta et Google y comparaissent dans un procès qui pourrait faire date : pour la première fois, des réseaux sociaux doivent répondre devant un jury de leur responsabilité dans les dommages causés aux enfants.

Au cœur de l’affaire, une Californienne de 20 ans, Kaley G.M., dont le dossier a été jugé suffisamment représentatif pour constituer une procédure test. Utilisatrice de YouTube dès l’âge de six ans, détentrice d’un compte Instagram à onze ans, la jeune femme affirme avoir sombré dans une spirale de dépression, d’anxiété et de troubles de l’image de soi, conséquence directe de son addiction aux réseaux sociaux.

Dans son propos liminaire, Me Lanier n’a pas mâché ses mots. Les géants de la Silicon Valley auraient «fabriqué l’addiction dans des cerveaux d’enfants», non pas «par accident mais à dessein», a-t-il martelé, s’appuyant sur plusieurs documents internes à Google et Meta. L’un d’eux, issu d’une présentation chez Google, mentionne comme objectif affiché «l’addiction des internautes». «C’est leur doctrine», a-t-il lancé aux douze jurés, approuvés vendredi après plus d’une semaine d’un scrutin méticuleux.

Zuckerberg à la barre le 18 février

Un courriel interne de Mark Zuckerberg a également été présenté à l’audience. Le patron de Meta y aurait exhorté ses équipes à inverser le désengagement des plus jeunes sur Instagram. L’avocat a rappelé le modèle économique des deux groupes, largement fondé sur la publicité, dont les tarifs dépendent du temps passé sur les plateformes. «Ce qu’ils vendent aux annonceurs, ce n’est pas un produit, c’est l’accès à Kaley», a-t-il résumé.

Le PDG de Meta sera d’ailleurs appelé à témoigner le 18 février dans cette petite salle d’audience sans fenêtre. Quant à Adam Mosseri, patron d’Instagram, il prendra place à la barre dès mercredi. Le procès, présidé par la juge Carolyn Kuhl, devrait durer plus d’un mois.

TikTok et Snapchat, initialement visés, ont préféré transiger pour un montant confidentiel. Seuls YouTube, filiale de Google, et Meta restent donc sur le banc des accusés.

La stratégie du tabac

Les débats ne porteront toutefois pas sur les vidéos toxiques, déprimantes ou manipulatrices que peuvent héberger ces plateformes, car la loi américaine, en particulier la section 230 du Communications Decency Act, les exonère très largement de toute responsabilité pour les contenus publiés chez elles par des tiers. Pour contourner l’obstacle, les plaignants attaquent donc la conception même des réseaux sociaux. Dans leur viseur : les algorithmes et les fonctions de personnalisation qui encouragent le visionnage compulsif. Lire la suite »

Mark Zuckerberg announces end of fact-checking program for Meta

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Meta’s CEO Mark Zuckerberg announced in a video that its platforms, including Facebook and Instagram, will no longer implement a fact-checking policy, instead relying on community notes similar to what X is doing. He says he also plans to get rid of restrictions on topics like immigration and gender. The news comes two weeks before Trump transitions into office.

Joe Biden accuse Facebook de désinformation au sujet des vaccins, le réseau social réplique

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Alors que la vaccination contre le Covid-19 marque le pas aux Etats-Unis, et que les contaminations repartent à la hausse, la Maison Blanche pointe du doigt les réseaux sociaux.

Le logo du réseau social Facebook. OLIVIER DOULIERY / AFP

Le ton est monté vendredi 16 juillet entre la Maison Blanche et Facebook à propos de la désinformation liée aux vaccins : Joe Biden a accusé la plate-forme de « tuer des gens », et cette dernière a balayé ces critiques en disant aider « à sauver des vies, un point c’est tout ».

« Ils tuent des gens. La seule pandémie que nous avons touche des personnes qui ne sont pas vaccinées. Ils tuent des gens » : voilà la réponse sans appel qu’a faite le président américain, à qui l’on demandait quel était son message à destination de groupes tels que Facebook, alors qu’il s’apprêtait vendredi à quitter la Maison Blanche pour le week-end.

La réponse du groupe de Mark Zuckerberg ne s’est pas fait attendre, et elle est cinglante : « Les faits montrent que Facebook aide à sauver des vies, un point c’est tout », a assuré le réseau social dans un communiqué. « Nous ne nous laisserons pas distraire par des accusations qui ne reposent pas sur des faits », a répliqué le groupe.

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Facebook refuse de supprimer les publications de Donald Trump

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Twitter avait signalé une publication du président américain pour «apologie de la violence».

Selon le fondateur de Facebook, les publications du président américain ne présentent pas de «risques imminents». KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Donald Trump, se sentant victime d’une censure politique, a engagé une bataille contre Twitter qui a supprimé l’une de ses publications concernant les émeutes dans le Minnesota. Contrairement au réseau social à l’oiseau bleu, Facebook a décidé de ne pas masquer les messages du président américain.

Dans une publication sur son réseau social, le fondateur Mark Zuckerberg a expliqué son choix : «Je sais que beaucoup de gens nous en veulent de ne pas avoir modéré les publications du président, mais nous pensons que nous devons permettre toute expression tant qu’elle n’implique pas de risque imminent.«

Il avait déjà défendu cette prise de position sur Fox News : «Nous avons une politique différente. J’ai simplement la conviction que Facebook ne devrait pas être l’arbitre de la vérité de ce que les gens disent sur Internet«. Ce qui lui a valu d’être pointé du doigt par de nombreux internautes, estimant qu’il prenait le parti de Donald Trump.

Mark Zuckerberg possible futur président des États-Unis

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Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg (33 ans), pourrait devenir vice-président, puis président des États-Unis en cas de destitution du président Donald Trump.

Zuckerberg a déjà successivement employé David Plouffe (conseiller de campagne de Barack Obama en 2008) et Ken Mehlman (conseiller de campagne de George Bush Jr. en 2004).

Il emploie actuellement Amy Dudley (ancien conseiller du sénateur Tim Kaine), Ben LaBolt (ancien conseiller de presse de Barack Obama) et Joel Benenson (ancien conseiller de campagne d’Hillary Clinton en 2016).

Mark Zuckerberg n’a aucune compétence en politique, mais dispose d’un vaste popularité parmi les jeunes États-uniens. Il suit des cours pour reproduire le style de Barack Obama et a prononcé, le 25 mai dernier, un discours à l’université d’Harvard à la manière de l’ancien président.

Mark Zuckerberg discours à Harvard University – Commencement Address 2017

L’alliance actuelle entre les partis républicain et démocrate rend possible la destitution du président Trump. Le vice-président Mike Pence deviendrait alors président et devrait désigner lui-même son vice-président avant d’être à son tour destitué par l’alliance républicains/démocrates. Mark Zuckerberg serait alors président des États-Unis d’Amérique.

En 2020, l’opposition républicains/démocrates serait restaurée. Le Parti démocrate pense alors présenter Deval Patrick, ancien gouverneur du Massachusetts.

(Réseau Voltaire)