Maroc

Au Maroc, des machines à laver écolo ont sauvé les oasis

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Dans l’oasis de Tafilalet dans le sud du Maroc, cinq communes sont passées des lavoirs traditionnels, polluants, à des laveries collectives écologiques, faisant revivre l’agriculture oasienne.

La modernité a certes amélioré le niveau de vie des habitants des oasis, mais elle a apporté également son lot de pollution dans un écosystème très fragile où l’eau est particulièrement précieuse. L’introduction de la lessive chimique et l’eau de javel a ainsi contribué à polluer les cours d’eau, notamment ceux qui arrivaient en aval de l’oasis, et qui servait jadis à irriguer la luzerne (dont la culture représente presque un quart des superficies consacrées aux fourrages dans le pays). L’eau s’infiltre par le sol et contamine celle des khettara, un système ancestral de dragage souterrain de l’eau, ainsi que celle des puits. Contre ce fléau, une association a déployé un système de laveries écologiques.

De fait, dans le milieu oasien du sud du Maroc, le cours d’eau est utilisé pour abreuver les bêtes et pour l’irrigation, mais également pour laver des vêtements et des tapis dans des lavoirs construits spécialement pour cette activité. Il y a encore quelques décennies, le lavoir ne constituait pas de problème, car les femmes, principales utilisatrices de ce système dans le milieu rural, employaient des produits naturels. Ce n’est plus le cas avec les produits chimiques aujourd’hui utilisés.

Pour faire face à cette pollution, l’association française l’Eau du désert (EDD), qui œuvre pour la sauvegarde des khettara au sud-est marocain, et en collaboration avec les associations locales de cinq oasis, a proposé à la population d’installer des laveries collectives modernes. «L’objectif de ce projet est de contribuer à la protection des sols et des ressources en eau d’irrigation du milieu oasien contre les polluants chimiques issus des lessives.

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Le Pape François et le Roi du Maroc signent un appel pour Jérusalem

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Le Pape et le Roi Mohammed VI ont eu un entretien privé ce samedi après-midi à Rabat, au terme duquel a été rendu public un appel commun pour Jérusalem.

Le Pape François et le roi du Maroc lors de la signature de leur appel conjoint pour Jérusalem.

À l’occasion de la visite pontificale au Maroc, le Pape François et le Roi Mohammed VI, «reconnaissant l’unicité et la sacralité de Jérusalem / Al Qods Acharif et ayant à cœur sa signification spirituelle et sa vocation particulière de Ville de la Paix», ont signé cet appel :

«Nous pensons important de préserver la Ville sainte de Jérusalem / Al Qods Acharif comme patrimoine commun de l’humanité et, par-dessus tout pour les fidèles des trois religions monothéistes, comme lieu de rencontre et symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue.

Dans ce but, doivent être conservés et promus le caractère spécifique multi-religieux, la dimension spirituelle et l’identité culturelle particulière de Jérusalem / Al Qods Acharif.

Nous souhaitons, par conséquent, que dans la Ville sainte soient pleinement garantis la pleine liberté d’accès aux fidèles des trois religions monothéistes et le droit de chacune d’y exercer son propre culte, de sorte qu’à Jérusalem / Al Qods Acharif s’élève, de la part de leurs fidèles, la prière à Dieu, Créateur de tous, pour un avenir de paix et de fraternité sur la terre».

Un engagement de longue date pour protéger la paix à Jérusalem

Cette question de Jérusalem est au cœur des relations entre le Maroc et le Saint-Siège depuis plusieurs décennies. Ainsi, dès le début de son pontificat, saint Jean-Paul II avait noué une correspondance sur ce sujet avec le roi du Maroc Hassan II, père de l’actuel roi Mohammed VI, et il l’avait reçu au Vatican en 1980 en sa qualité de président du Comité Al-Qods. Jean-Paul II s’adressait alors à Hassan II en ces termes: « Votre Majesté vient m’entretenir aujourd’hui d’une question très délicate, à laquelle sont sensibles tant de peuples de la terre. Vous êtes ici le porte-parole d’un grand nombre de pays islamiques, qui souhaitent faire connaître leur sentiment sur le problème de Jérusalem.»

«Je considère cet entretien comme très utile, ajoutait Jean-Paul II. Il me semble que la Cité Sainte représente un patrimoine vraiment sacré pour tous les fidèles des trois grandes religions monothéistes et pour le monde entier, et au premier chef pour les populations qui vivent sur son territoire. Il faudrait trouver là l’élan nouveau, l’approche nouvelle qui permettraient, loin d’accentuer la division, de traduire en actes une fraternité beaucoup plus fondamentale, et de parvenir, Dieu aidant, à une solution originale peut-être, mais prochaine, définitive, garantie et respectueuse des droits de tous. Puissions-nous voir ce vœu enfin réalisé! Pour cela, j’ose souhaiter que les croyants des trois religions soient capables d’élever en même temps leurs prières vers le Dieu unique, pour l’avenir d’une terre si chère à leur cœur. »

Cette préoccupation partagée avait mené les deux hommes à nouer une relation de grand respect, qui avait culminé lors de la visite de Jean-Paul II à Casablanca en 1985.

L’attention du Pape François sur la question de Jérusalem

Le Pape François lui aussi a manifesté à de nombreuses reprises son attention pour Jérusalem. Dans ses vœux au Corps diplomatique pour l’année 2019, le Pape François exprimait son espoir de voir le dialogue entre Israéliens et Palestiniens reprendre, afin qu’un accord puisse enfin être conclu en vue d’atteindre une coexistence pacifique.

Le 6 décembre 2017, le Pape François avait réagi avec fermeté suite à l’annonce par le président américain Donald Trump du transfert de l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem au lieu de Tel-Aviv, qui marquait donc une reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël. «Je ne peux taire ma profonde inquiétude pour la situation qui s’est créée ces derniers jours» autour de Jérusalem, avait déclaré le Pape lors de l’audience générale.  «J’adresse un appel vibrant pour que tous s’engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l’ONU.»

«Jérusalem est une ville unique, sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, qui y vénèrent les Lieux saints de leurs religions respectives, et elle a une vocation spéciale pour la paix», avait alors précisé le Saint-Père.

(source: Radio Vatican)

BMCE Bank of Africa initie la 2ème Edition de l’African Business Connect

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« Nous ne sommes pas ici pour vendre des produits ni pour commercer mais pour investir et co-investir avec des opérateurs malgaches.

C’est le gage de la pérennité de la coopération entre les deux pays. Et ce joint-venture est aussi le gage de la pérennité du développement socio-économique d’un pays », a expliqué Fadel EL Halaissi, Directeur Général BCME-Bank of Africa dans son allocution à l’hotel Carlton lors d’un B to B (Business to Business) organisé conjointement avec Maroc Export, une agence de promotion des exportations marocaines depuis 2015, avec la venue d’une forte délégation de 80 opérateurs marocains.

Durant cette African Business Connect, des rencontres B to B sont organisées avec un peu moins de 150 opérateurs malagasy afin d’identifier des projets d’investissement couvrant plusieurs secteurs. Il s’agit pour Madagascar de promouvoir, entre autres, l’agri-business, les énergies renouvelables et les infrastructures. Cette première banque marocaine implantée en Afrique de l’Est et en Afrique Australe, se concentre sur le financement des projets d’infrastructures.

« L’objectif vise à renforcer les échanges commerciaux entre Madagascar et le Maroc, via le développement des partenariats entre les secteurs privés des deux pays, et ce, dans un esprit gagnant-gagnant », a souligné le Premier ministre, Mahafaly Solonandrasana, lors de l’ouverture de cet événement.

Retour du Maroc au sein de l’Union Africaine

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A l’occasion du 28e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba en Ethiopie, le Maroc fait son retour au sein de l’organisation panafricaine. Rabbat avait quitté l’UA en 1984 pour marquer son désaccord sur le dossier du Sahara occidental.
Mohamed VI, roi du Maroc
Mohamed VI, roi du Maroc, descendant de l’avion

C’est un jour historique. Trente-trois ans après son départ, le Maroc revient dans la grande maison africaine. Le débat à huis clos entre les chefs d’Etat a très vite tourné en faveur du royaume. C’est une victoire personnelle pour le roi Mohammed VI, qui est arrivé à Addis-Abeba dès vendredi 27 janvier et a mobilisé tous les amis du Maroc en faveur du retour de son pays au sein de l’organisation panafricaine.

Pendant ce huis clos, le Sud-Africain Jacob Zuma et le Zimbabwéen Robert Mugabe ont pris la parole pour exprimer de sérieuses réserves. Robert Mugabe a même été jusqu’à proposer que le Maroc soit admis le jour où les soldats marocains quitteraient le territoire du Sahara.

Mais après cette intervention très militante, de nombreux chefs d’Etat se sont ensuite exprimés en faveur du Maroc. Ce fut le cas du Sénégalais Macky Sall, mais aussi du Gabonais Ali Bongo, de l’Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema ou encore du Congolais Denis Sassou Nguesso. Avec un argument imparable : si le Maroc ne pose plus comme préalable l’exclusion de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), il n’y a plus de raisons de s’opposer à son retour. Même l’Algérie se félicite du retour du Maroc dans l’Union africaine.

Réactions unanimes

Mohamed Salek Ould Salek, ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique : « Le Maroc a accepté sans condition les principes et les objectifs contenus dans l’acte constitutif, et c’est pour cela que nous avons accepté que le Maroc réintègre l’Union africaine. Il est important que les deux pays s’asseoient, comme le disait le président du Gabon : « nous avons la République sarahouie, nous avons le Maroc, nous allons aider les deux. » »

Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires maghrébines et africaines : « L’Algérie ne vit pas d’inconvénient à la nouvelle admission (du Maroc) à condition que l’acte constitutif soit respecté. Ce qui est important, c’est qu’aujourd’hui, le Maroc et la République sarahouie siègent dans la même organisation. C’est un pas positif important qui est peut-être un nouveau départ, pour que les deux parties trouvent dans le cas du respect de la Constitution et des principes fondateurs de l’Union africaine et qu’une solution soit trouvée à ce différend entre deux Etats membres, et qui ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. La rentrée du Maroc va consolider davantage l’Afrique. »

Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville : « Je crois que cette décision relève de la maturité. Parce que le retour du Maroc est un événement très attendu. Voilà une grande nation qui compte parmi les fondateurs de notre Union, qui s’est retrouvée pendant de trop longues années en-dehors de l’Union africaine, alors qu’elle est présente sur le terrain, dans la plupart des pays, par ses investissements, par des interventions diverses. Il était temps que le Maroc revienne dans sa famille naturelle. Les chefs d’Etat lui ont fait comprendre que même s’il y a des problèmes, il vaut mieux les résoudre en famille. Le président Sassou a fait une brillante intervention, en rappelant l’histoire, le rôle que le Maroc a joué aux premières heures de ce qui est devenue l’Union africaine. L’opinion la plus partagée ici à Addis Abeba, c’était d’accueillir le Maroc à bras ouverts. C’est un événement qu’il faut saluer. »

Visite d’Etat de Mohamed VI, roi du Maroc à Madagascar

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Une même vision des relations de coopération

Au-delà de tous les accords, conventions, et mémorandum d’entente signés à l’occasion de la visite d’Etat du Roi Mohammed VI, il y a toute la symbolique que représente la Grande Île pour le peuple et la mémoire des marocains. Comme l’a souligné le Ministre des affaires étrangères et de la coopération, Salahddine Mezouar, jamais les marocains n’oublieront que Madagascar a accueilli dans son exil Feu le Roi Mohammed V, libérateur et père de l’indépendance. Lire la suite »