Nigeria
Nigeria : 227 élèves et enseignants enlevés par des terroristes dans une école catholique
«D’après nos informations, 215 élèves et étudiantes, et 12 enseignants, ont été enlevés par les terroristes», estime l’Association des chrétiens du Nigeria ce vendredi.
Le bilan de l’enlèvement dans une école catholique du centre du Nigeria vendredi, deuxième de ce type en une semaine dans le pays, a été révélé vendredi soir par l’Association des chrétiens du Nigeria (CAN) : il s’agit de 227 élèves et enseignants de l’école St Mary.
«D’après nos informations, 215 élèves et étudiantes, et 12 enseignants, ont été enlevés par les terroristes» dans cette école située dans l’État du Niger, a déclaré la CAN dans un communiqué.
(source: lefigaro.fr)
Donald Trump menace le Nigeria d’une intervention militaire en raison des « meurtres de chrétiens »
Le président américain a inscrit le Nigeria sur la liste des pays « particulièrement préoccupants » en matière de liberté religieuse, estimant que « le christianisme [y] est confronté à une menace existentielle ». Des accusations démenties par Abuja.

Donald Trump a menacé, samedi 1er novembre, le Nigeria d’une action militaire si le pays le plus peuplé d’Afrique n’arrêtait pas, selon le président américain, les « meurtres de chrétiens » par des « terroristes islamistes ».
« Si le gouvernement nigérian continue de tolérer les meurtres de chrétiens, les Etats-Unis cesseront immédiatement toute aide au Nigeria, et pourraient très bien aller dans ce pays désormais déshonoré, armes au poing pour anéantir les terroristes islamistes qui commettent ces atrocités horribles », a tonné le président américain sur sa plateforme Truth Social. « J’ordonne au ministère de la guerre de se préparer à une éventuelle action », a-t-il ajouté. « Avertissement : le gouvernement nigérian a intérêt à agir vite ! », a-t-il intimé en lettres capitales.
Donald Trump a inscrit la veille le Nigeria sur la liste des pays « particulièrement préoccupants » (« Country of Particular Concern », CPC) en matière de liberté religieuse, estimant que « le christianisme [y] est confronté à une menace existentielle ».
« Les islamistes radicaux sont responsables de ce massacre de masse », avait-il affirmé, vendredi, dans une précédente publication. « Lorsque des chrétiens, ou tout autre groupe, sont massacrés comme c’est le cas au Nigeria (3 100 contre 4 476 dans le monde), il faut agir ! », avait-il ajouté. Ces chiffres sont tirés d’un recensement publié en janvier par l’ONG Portes ouvertes.
« Génocide »
« La caractérisation du Nigeria comme un pays intolérant sur le plan religieux ne reflète pas notre réalité nationale », a réagi, samedi sur X, son président Bola Tinubu, avant les menaces d’interventions militaires.
La décision de Donald Trump de placer le Nigeria sur cette liste est intervenue après des mois de lobbying de la part d’élus américains conservateurs qui estiment que les chrétiens y font face à un « génocide ». Ces accusations ont également été relayées par des associations chrétiennes et évangéliques et ont trouvé un écho auprès de responsables politiques européens d’extrême droite.
Selon des experts, ce discours occulte la réalité. Le Nigeria est miné par des problèmes sécuritaires. La région nord-est est un foyer de l’insurrection djihadiste de Boko Haram, qui a fait plus de 40 000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes depuis 2009, selon les estimations des Nations unies.
Affrontements meurtriers
Boko Haram et son groupe dissident, l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), sont toujours actifs bien qu’affaiblis par rapport à il y a quelques années. Lire la suite »
Plusieurs pays boycottent l’Afrique du Sud en représailles aux violences xénophobes
Le Nigeria a décidé de boycotter le Forum économique mondial Afrique qui s’est ouvert mercredi au Cap en raison des tensions avec l’Afrique du Sud en proie à des violences contre les étrangers, notamment des Nigérians, a annoncé mercredi un conseiller à la présidence.
D’importantes échauffourées ont éclaté mercredi matin à Abuja, autour d’une enseigne sud-africaine de supermarché, malgré un renforcement du dispositif sécuritaire à travers le Nigeria, après des appels au boycottage et à la violence pour protester contre les attaques xénophobes en Afrique du Sud.
Lutte contre Boko Haram: des soldats tchadiens arrivent en renfort au Nigeria
Les habitants de Kousséri, la ville camerounaise qui fait face à la capitale tchadienne, ont applaudi le passage des militaires tchadiens qui ont franchi la frontière vendredi 22 février en fin de journée.
Un contingent de « plus de cinq cents » soldats est entré au Nigeria pour « prêter main-forte » à l’armée nigériane, a annoncé à l’Agence France-Presse le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermendoa Agouna.
La colonne tchadienne, qui fait partie du secteur deux de la Force multinationale conjointe chargée de la lutte contre Boko Haram, est redéployée pour appuyer les armées camerounaises et nigérianes face à la recrudescence des attaques des islamistes qui accumulent ces dernières semaines des victoires militaires. « Ils ont même réussi à récupérer des chars de combat », indique une source militaire.
La mission de la colonne tchadienne en appui des armées du Cameroun et du Nigeria sera de reconquérir le nord du Nigeria occupé à nouveau par Boko Haram depuis quelques semaines. L’objectif sera de libérer l’extrême-nord du Nigeria sur la bande allant de la frontière du Cameroun au Niger qui borde la rive ouest du lac Tchad.
(RFI)