PLFR 2026 adopté
Economie – PLFR 2026 : adoption unanime à Tsimbazaza, les coupes budgétaires suscitent des réserves

Le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 a été adopté lundi par l’Assemblée nationale à l’issue d’une longue séance de débats ayant duré plus de sept heures. Présenté par le gouvernement comme un outil destiné à répondre aux urgences économiques, à soutenir le pouvoir d’achat et à renforcer les secteurs productifs, le texte a néanmoins mis en évidence plusieurs divergences parmi les députés, notamment sur la répartition des ressources publiques entre les différents ministères.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Aimé Ramiarison, a défendu une révision budgétaire articulée autour de trois priorités : l’amélioration des conditions de vie de la population, le soutien à l’économie nationale et le renforcement des capacités d’intervention de l’État face aux défis actuels.
Parmi les mesures phares figure l’instauration d’une indemnité de logement de 200 000 ariary au profit des agents de l’État. Le texte prévoit également la suppression de la TVA appliquée aux intérêts bancaires afin de réduire le coût du financement pour les entreprises, ainsi que plusieurs ajustements fiscaux concernant les importations de riz, les produits de boucherie, les produits anti-moustiques ou encore le secteur brassicole.
Le gouvernement affirme également vouloir renforcer l’appui aux petites et moyennes entreprises, au secteur textile, à l’entrepreneuriat local et aux filières utilisant des matières premières produites à Madagascar.
Derrière cette présentation axée sur la justice sociale et le développement économique, plusieurs choix budgétaires ont alimenté les discussions au sein de l’hémicycle.
Le cas du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène a concentré une grande partie des échanges. Lors des travaux préparatoires en commission, une réduction estimée à près de 40 milliards d’ariary a été décidée sur le budget de ce département, principalement au niveau des investissements. Une décision qui a surpris plusieurs députés. Pour certains élus, il apparaît difficile de justifier une diminution des crédits consacrés à l’eau potable alors que l’accès à cette ressource demeure un problème majeur dans de nombreuses régions du pays.