Le président russe Vladimir Poutine a affirmé lundi accorder la « priorité » aux relations avec les pays africains, Moscou étant à la recherche de nouveaux partenaires pour faire face aux sanctions internationales pour cause de conflit en Ukraine.
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé lundi accorder la « priorité » aux relations avec les pays africains, Moscou étant à la recherche de nouveaux partenaires pour faire face aux sanctions internationales pour cause de conflit en Ukraine.
« Je tiens à souligner que notre pays a toujours accordé et continuera d’accorder la priorité à la coopération avec les Etats africains », a déclaré M. Poutine à Moscou lors d’un discours devant des représentants africains.
« Notre pays est déterminé à poursuivre la construction d’un partenariat stratégique au plein sens du terme avec nos amis africains, et nous sommes prêts à façonner ensemble l’agenda mondial », a poursuivi le président russe.
M. Poutine a estimé que la Russie, comme l’Afrique, « défendent les valeurs morales traditionnelles » en « résistant à l’idéologie néocoloniale imposée de l’étranger ». Il a aussi promis d’approvisionner « les pays les plus nécessiteux d’Afrique » en céréales si l’important accord sur les exportations ukrainiennes n’était pas reconduit dans deux mois.
Le groupe paramilitaire, composé de 50 000 hommes avant le début du conflit, a joué un rôle clé depuis le début de la guerre avec notamment la prise de la ville de Soledar, située à quelques kilomètres de Bakhmout.
Selon plusieurs sources, Evgueni Prigojine, le fondateur et chef du groupe, aurait stoppé le recrutement de mercenaires et aurait planifié le retour de plusieurs escouades.
Il est possible que ces hommes soient remplacés par l’armée régulière.
Depuis le début du conflit, Prigojine n’a pas manqué de critiquer les choix stratégiques militaires de Poutine et du haut commandement.
De plus, les récents exploits du groupe armé ne font que renforcer la pression sur les épaules du chef d’État.
Bruce Jones, expert sur la Russie, a confié au Daily Mirror : « Le président Poutine et Evgueni Prigojine sont des contacts et des alliés très proches depuis des décennies. »
Il a ajouté : « Il s’agit apparemment d’une rupture après que Prigojine a ouvertement critiqué, voire injurié, les hauts responsables militaires des forces régulières. On pense que, implicitement, ses critiques sur la conduite des forces régulières et de leurs commandants constituent une attaque contre Poutine, qui le considère désormais comme un rival potentiel. »
Après le Mali, le Burkina Faso vient de demander à l’armée française de quitter son territoire. Arrivée au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat, le 30 septembre 2022, le deuxième en huit mois, la junte burkinabée dénonce l’accord qui permet aux forces spéciales françaises d’être présentes dans le pays pour lutter contre les groupes jihadistes. Ouagadougou dit notamment vouloir diversifier ses partenaires et envisagerait un rapprochement avec… Moscou. Paris a répondu attendre des clarifications de la part du président de transition, le capitaine Ibrahim Traoré.
Le Burkina Faso héberge actuellement un contingent de près de 400 hommes de la force française « Sabre ». Ce scénario rappelle celui de Bamako, dans un contexte qui a vu depuis le putsch de septembre, les manifestations contre la présence militaire française se multiplier à Ouagadougou sur fond de désinformation qui émanerait d’organisations financées par Moscou, avec un objectif : faire de la Russie la puissance d’influence au Sahel à la place de la France.
Des dessins animés de propagande russe circulent ainsi sur les réseaux sociaux. Dans l’un d’eux, on peut voir des soldats français représentés en zombies et en serpents, se présentant comme des « démons de Macron ». De l’autre côté, les mercenaires du groupe russe Wagner, eux, sont dépeints comme des libérateurs. Véritable cheval de Troie de l’influence de la Russie sur le continent africain, les hommes de Wagner, un groupe paramilitaire russe sans existence légale, ont été signalés au Burkina Faso mais leur présence n’est pas confirmée. Ils sont en revanche désormais bien implantés au Mali ainsi qu’en Centrafrique. Dans ce dernier pays, les mercenaires russes, proches de Vladimir Poutine, « intimident et harcèlent les civils », créant un climat de peur.
À tel point que, selon l’ONU, les victimes des violences de ces paramilitaires sont terrifiées à l’idée de saisir la justice par crainte de représailles. Wagner, une armée de l’ombre qui vient d’être classée par les Etats-Unis « organisation criminelle transnationale », sème la violence partout sur la planète depuis 2013. Avec souvent une même méthode pour s’implanter dans un pays : assurer la sécurité des pouvoirs en place en échange d’une prise de contrôle des mines d’or et de diamant. Avec derrière ces juteux contrats : Evgueni Prigojine. Surnommé le « cuisinier de Vladimir Poutine », le patron de Wagner est sorti de l’ombre pendant la guerre en Ukraine. Il a reconnu en septembre dernier avoir fondé le groupe de mercenaires et il multiplie depuis les apparitions dans les médias ainsi que sur le front ukrainien où ses hommes sont présents. Des déclarations et une omniprésence qui questionnent sur les ambitions de l’homme devenu milliardaire, qui n’a pas hésité ces derniers temps à critiquer l’efficacité de l’armée russe.
Alors Evgueni Prigojine serait-il en train de concurrencer son ami Vladimir Poutine ? Quelles sont les ambitions du patron de Wagner ? Que se passe-t-il au Burkina Faso ? Comment les hommes de Wagner sont-ils devenus incontournables en Afrique ? Enfin si RT France ferme, la chaîne russe est très active en Afrique. Quelle est sa stratégie sur le continent africain ?
Experts : – François Clemenceau, rédacteur en chef international Le Journal du Dimanche – Guillaume Ancel, ancien officier de l’armée française – Daphné Benoit, correspondante Défense à l’AFP – Paul Gogo, correspondant en Russie
Les régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia, annexées en septembre, sont concernées.
Vladimir Poutine lors d’un conseil de sécurité russe, ce mercredi 19 octobre 2022 (capture d’écran d’une vidéo diffusée par le Kremlin
RUSSIE – Une nouvelle étape de la guerre dans les régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia ? Vladimir Poutine a annoncé ce mercredi 19 octobre l’instauration de la loi martiale dans les territoires ukrainiens annexés en septembre par Moscou. Le président russe a annoncé cette mesure lors d’une réunion de son Conseil de sécurité diffusée à la télévision, alors que l’armée a reconnu des difficultés sur le front ukrainien.
Le Kremlin a ensuite publié un décret annonçant l’entrée en vigueur de la loi martiale dans ces territoires à partir de ce jeudi à minuit. Ces territoires « avaient instauré la loi martiale avant leur rattachement à la Fédération de Russie, mais il est nécessaire de formaliser ce régime en suivant la législation russe », a déclaré Vladimir Poutine.
Mesures restrictives
Il a justifié cette mesure en affirmant que Kiev refusait de négocier avec Moscou et continuait selon lui à « bombarder » la population civile dans ces régions. « Les néo-nazis [ukrainiens] utilisent ouvertement des méthodes terroristes […]. Ils envoient des groupes de saboteurs sur notre territoire », a-t-il ajouté, en dénonçant notamment l’attaque contre le pont de Crimée et « des infrastructures nucléaires », sans préciser lesquelles.
Vladimir Poutine qualifie les autorités ukrainiennes de "suppôts d'Hitler" et les accuse "d'avoir mis la loi martiale en place" pic.twitter.com/d5lpDMcdFo
Selon le décret, le gouvernement russe devra d’ici trois jours proposer des mesures concrètes à appliquer dans ces territoires. La législation russe prévoit une série de mesures en cas d’instauration de la loi martiale : renforcement des mesures de sécurité, couvre-feu, interdiction des rassemblements publics, évacuation d’entreprises stratégiques, interdiction de quitter les territoires concernés, internement de population, mise en place d’une censure militaire dans les télécommunications, notamment.
Le décret instaure aussi un régime de sécurité renforcé, qualifié de « régime de réaction de niveau moyen », dans la péninsule de Crimée annexée en 2014, ainsi que dans les régions russes de Krasnodar, Rostov, Belgorod, Briansk, Voronej et Koursk, situées à proximité de l’Ukraine. Dans le district fédéral central, où se trouve la capitale Moscou, un régime d’alerte renforcé est par ailleurs instauré, selon ce décret.
Poutine veut finaliser l’annexion de régions ukrainiennes vendredi
Le président russe Vladimir Poutine va formaliser vendredi à Moscou l’annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes, largement dénoncée par Kiev et ses alliés occidentaux, mais qu’il a menacé de défendre même avec l’arme nucléaire. Le Kremlin accueillera donc vendredi à 14h, heure française, une cérémonie lors de laquelle l’annexion des régions ukrainiennes de Donetsk et Lougansk (est) et Kherson et Zaporijjia (sud) sera officialisée. Vladimir Poutine prononcera à cette occasion «un discours volumineux», selon son porte-parole Dmitri Peskov. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté convoqué pour vendredi une réunion d’urgence de son Conseil de sécurité.
Les succès militaires ukrainiens début septembre ont contraint Vladimir Poutine à organiser à la hâte des «référendums» d’annexion et à mobiliser des centaines de milliers de Russes dans l’armée, une mesure qui a conduit des foules vers un exode de Russie.
L’annexion de régions ukrainiennes par la Russie n’a «pas de place dans le monde moderne», a déclaré jeudi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres devant la presse. «Toute décision de procéder à l’annexion des régions ukrainiennes de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia n’aurait aucune valeur légale et mérite d’être condamnée», a-t-il dit. «Cela s’oppose à tout ce que la communauté internationale est supposée représenter. Cela bafoue les buts et les principes des Nations unies. C’est une dangereuse escalade. Cela n’a pas de place dans le monde moderne. Cela ne doit pas être accepté», a martelé le secrétaire général.
Vladimir Poutine a assuré jeudi que l’offensive qu’il a lancée contre l’Ukraine le 24 février était l’un des résultats de l’«effondrement de l’Union soviétique», tout comme les conflits qui couvent en d’autres endroits du vaste espace d’ex-URSS. Il a assuré qu’un «ordre mondial plus juste» était en train de se former via «un processus difficile».
Mobilisation réelle ou simple effet d’annonce ? Après sept mois d’un conflit qui tourne désormais en sa défaveur à l’est, Vladimir Poutine a décidé mercredi de réquisitionner des renforts. Le président russe l’assure : 300.000 réservistes vont être mobilisés en Ukraine. Reste à savoir combien d’entre eux vont réellement pénétrer sur le champ de bataille. Et d’ici combien de temps.
Le président américain a donné une interview à la chaîne CBS, dévoilée vendredi soir. Il a une nouvelle fois mis en garde son homologue russe sur les conséquences de l’utilisation d’armes chimiques en Ukraine. Joe Biden a prévenu que la réponse des États-Unis serait « conséquente ».
Le 22e sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) se tient les 15 et 16 septembre à Samarcande, en Ouzbékistan.
Plusieurs dirigeants internationaux sont réunis à Samarcande, en Ouzbékistan, dans le cadre du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai. Visant à contrebalancer l’influence occidentale, cette organisation joue un rôle diplomatique important, dans un contexte de tensions internationales. Décryptage.
Le 22e sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) s’est tenu les 15 et 16 septembre à Samarcande, en Ouzbékistan. Les dirigeants de 14 pays ont pris part à la rencontre. Outre ceux des États-membres de l’alliance, deux invités étaient particulièrement attendus : le président turc Recep Tayyip Erdogan, et son homologue azerbaïdjanais, Ilham Aliev.
L’OCS, c’est quoi ?
L’Organisation de coopération de Shanghai a été créée en 2001 avec la Russie, la Chine et quatre anciennes républiques soviétique d’Asie centrale : le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan.
En 2016, l’organisation s’est élargie pour inclure l’Inde et le Pakistan.
En 2021, c’est au tour de l’Iran d’intégrer l’alliance.
À l’origine, l’OCS est créée pour des raisons économiques et sécuritaires régionales.
Aujourd’hui, la Chine et la Russie ont fait de l’OCS la vitrine de leur partenariat et servent d’outil d’opposition à la présence des États-Unis en Asie.
En terme géographique, l’OCS est la plus grande organisation régionale de la planète. Elle couvre 34 millions de km2 par ses pays membres et la population des pays membres dépasse les 3 milliards d’individus. Visant à contrebalancer l’influence occidentale, l’OCS se retrouve au cœur de plusieurs conflits internationaux.
Ainsi, ce sommet était particulièrement scruté. Quels sont les pays membres de l’alliance impliqués dans des conflits ? Cette alliance peut-elle être une alternative à l’Occident ?
Dans une vidéo prise au sommet tripartite de Téhéran, en Iran, mardi, on peut voir le président russe, Vladimir Poutine, attendre durant environ 45 secondes son homologue turc. Cet événement, même s’il ne dure qu’un court instant, pourrait ne pas être anecdotique. Le président russe est lui-même un habitué de ce genre de pratiques.
L’ancien Président de Pologne de 1990 à 1995 et fondateur du mouvement Solidarnosc, lors d’une manifestation pro-Union européenne à Gdansk dans le nord de la Pologne le 10 octobre 2021. MATEUSZ SLODKOWSKI / AFP
Pour l’ancien président polonais et fondateur de Solidarnosc, interrogé par LCI, la sécurité mondiale passerait par l’organisation d’un «soulèvement des peuples» qui ont été «annexés» par la Russie.
Ancien président de la Pologne et figure historique de la lutte contre l’URSS, Lech Walesa a exhorté l’Occident à aller plus loin que la libération de l’Ukraine, sous offensive militaire russe depuis fin février dernier. Dans un entretien exceptionnel à LCI vendredi, le fondateur du mouvement Solidarnosc a ainsi appelé également à «libérer la Russie».
«Même si l’Ukraine va gagner cette guerre, dans cinq ans nous allons avoir la même chose, dans dix ans on verra un autre Poutine surgir», a-t-il mis en garde. Pour éviter ce scénario, «aujourd’hui, nous devons forcer ce changement de système politique, ou alors, organiser un soulèvement des peuples» russes, suggère alors l’ancien président polonais.
🗣️ Lech #Walesa, ancien président Polonais "Même si l'Ukraine gagne la guerre, dans 5 ans, nous aurons la même chose, dans 10 ans, on aura un autre #Poutine qui surgira."
À moins d’un changement complet de régime politique à Moscou, la sécurité mondiale ne pourrait donc être assurée que par un démembrement de la Russie actuelle, restée impériale à ses yeux : «On compte 60 peuples qui ont été annexés comme les Ukrainiens aujourd’hui. Il faudrait soulever ces peuples qui ont été annexés par la Russie (…). Il faut soit changer le système politique de la Russie, soit la ramener à une population de moins de 50 millions d’habitants». La Fédération de Russie compte à ce jour 144 millions d’habitants. Lire la suite »