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La France annonce un contrat à 80 Rafales avec les Émirats Arabes Unis

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Un accord qui intervient alors qu’Emmanuel Macron est en visite en Dubaï.

Sarah Meyssonnier via Reuters Emmanuel Macron photographié à l’Élysée

INTERNATIONAL – Emmanuel Macron tient-il sa revanche après la crise des sous-marins? Ce vendredi 3 décembre, l’Élysée a annoncé que Les Émirats Arabes Unis ont signé un accord pour acquérir 80 avions de combat Rafale, construits par le groupe français Dassault Aviation, à l’occasion de la visite du chef de l’État à Dubaï.

Outre les Rafale, les Émirats ont également signé un accord pour l’achat de 12 hélicoptères Caracal. “Il s’agit d’un aboutissement majeur du partenariat stratégique entre les deux pays”, s’est félicitée la présidence française.

“Le plus gros contrat d’armement de l’Histoire”

De son côté, Dassault Aviation a applaudi un “contrat historique”, perçu comme “l’aboutissement de plus de 45 ans d’une relation de confiance entre les Émirats Arabes Unis” et le groupe français. “Ce contrat est une très bonne nouvelle pour la France et pour son industrie aéronautique, pour tout l’écosystème des 400 entreprises, grandes et petites, qui contribuent au Rafale”, a renchéri Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation.

Selon le porte-parole du ministère des Armées, cet accord représente “le plus gros contrat d’armement de l’Histoire” à l’échelle de la France, et son montant global avoisine les 16 milliards d’euros. “Ces 80 Rafale seront livrés entre 2026 et 2031”, précise-t-il. Ces avions seront livrés au standard F4, un programme en développement de près de deux milliards d’euros livrable en 2024 et présenté comme un “saut technologique, industriel et stratégique”.

Ils auront vocation à remplacer les 60 Mirage 2000-9 acquis en 1998 par les Emirats. À noter que ce succès commercial à l’international n’est pas sans contrepartie en termes d’image. En 2019, une note des renseignements militaires révélée par la presse montrait que des armes vendues par la France (dont des Mirage 2000) avaient été utilisées dans le conflit au Yémen, où l’Arabie saoudite et ses alliés des Émirats arabes unis sont soupçonnés de crimes de guerre par des ONG comme Amnesty International.

(source: huffingtonpost.fr)

30 Rafales vendus à l’Égypte: la France se justifie face aux critiques

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Les ONG accusent le régime égyptien de bafouer les droits de l’Homme et d’utiliser des armements contre des civils.

ÉGYPTE – La commande de 30 avions de combat Rafale par Le Caire pour quelque 4 milliards d’euros “renforce encore le partenariat stratégique et militaire entre la France et l’Égypte”, a salué ce mardi 4 mai le ministère français des Armées.

Emmanuel Macron et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors de la visite diplomatique de ce dernier en France. Photo par Chesnot/Getty Images

“Ce contrat illustre le caractère stratégique du partenariat que la France entretient avec l’Égypte, alors que nos deux pays sont engagés résolument dans la lutte contre le terrorisme et œuvrent à la stabilité dans leur environnement régional”, affirme dans un communiqué le ministère dirigé par Florence Parly.

Le Caire et Paris affichent volontiers leur convergence dans la lutte antiterroriste et sur d’autres enjeux de sécurité régionale, comme les rivalités avec la Turquie en Méditerranée orientale ou le conflit israélo-palestinien. Ce nouveau contrat “traduit la confiance renouvelée de notre partenaire dans l’avion français”, estime par ailleurs le ministère.

Consternation du côté des ONG

Pas de quoi rassurer les défenseurs des droits de l’Homme. Ces derniers étaient déjà consternés, en décembre dernier, de voir la France “dérouler le tapis rouge” au président égyptien lors d’une visite diplomatique.

Les ONG réclamaient alors que le président conditionne, par exemple, le soutien militaire de la France à l’Égypte à la libération des prisonniers politiques. Ces derniers seraient au nombre de 6.000, selon les organisations.

L’annonce de la vente des avions de combat ne fait qu’accentuer les inquiétudes, puisque les ONG accusent Al-Sissi de non seulement bafouer les droits humains, mais aussi d’utiliser des armements contre des civils.

Des ventes “vitales” pour l’industrie de défense

Face à ces critiques, le ministère plaide que “les exportations de matériels militaires s’inscrivent dans la politique de défense et de sécurité de la France”. Elles sont par ailleurs “vitales pour notre industrie de défense et l’équipement de nos forces armées (et) contribuent également à l’autonomie stratégique et au rayonnement de notre pays”, selon lui. Ce contrat doit générer l’équivalent de 7.000 emplois en France pendant trois ans.

“Cette nouvelle commande vient compléter la première acquisition de 24 Rafale signée en 2015 et portera alors à 54 le nombre de Rafale aux couleurs égyptiennes, faisant ainsi de l’armée de l’Air égyptienne la seconde au monde après l’armée de l’Air et de l’Espace française, à opérer une telle flotte de Rafale”, se réjouit de son côté Dassault Aviation dans un communiqué séparé.

Elle est la “preuve du lien indéfectible qui unit l’Égypte (…) à Dassault Aviation depuis près de 50 ans”, selon son PDG Éric Trappier, cité dans le communiqué. La commande comporte trois contrats pour la livraison de 30 avions et des équipements associés avec Dassault Aviation, le missilier MBDA et le motoriste et groupe de défense Safran, précise le ministère.

Le premier avion sera livré trois ans après l’entrée en vigueur de ce contrat. Le montant de la transaction s’élève à 3,95 milliards d’euros, dont 200 millions pour les missiles, selon le média d’investigation français Disclose, qui avait révélé l’information lundi.

(source: huffingtonpost.fr)