Russie

Dopage : la Russie exclue des deux prochains Jeux olympiques, une décision inédite

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Le Tribunal arbitral du sport a exclu le pays des grandes compétitions mondiales des deux prochaines années pour avoir transgressé les règles antidopage.

Devant le comité olympique russe, le 17 décembre. KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP

C’est une décision inédite dans l’histoire de la justice sportive. Géant du sport mondial accusé d’une cascade de tricheries et de dopage institutionnalisé, la Russie a été exclue pour deux ans des grandes compétitions internationales, dont deux éditions des Jeux olympiques. La sentence a été prononcée jeudi 17 décembre par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne.

Elle pourra toutefois faire son retour aux Jeux de Paris en 2024, contrairement à ce que réclamait l’Agence mondiale antidopage (AMA), qui exigeait une suspension de quatre ans. La Russie s’est réjouie d’une victoire « qui fera date ».

Les sportifs russes pas tous sanctionnés

Après quatre jours d’audience à huis clos au début de novembre, les trois arbitres désignés par le TAS, « cour suprême » du sport mondial, ont rendu leur sentence longue de plus de 180 pages. L’enjeu était lourd pour les sportifs russes. A Tokyo (2021, Jeux d’été) et Pékin (2022, Jeux d’hiver), seuls pourront concourir, sous bannière neutre, ceux qui démontreront leur absence de recours au dopage.

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Le commandant libyen soutenu par la Russie se dit prêt à des pourparlers pour mettre fin à la guerre

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Le Maréchal Khalifa Haftar (crédit: France24)

LE CAIRE – Le commandant libyen soutenu par la Russie, dont les forces ont subi une série de pertes sur le champ de bataille ces derniers jours, a déclaré samedi qu’il était prêt à arrêter les combats et à entamer des pourparlers pour mettre fin à la guerre civile de son pays riche en pétrole.

Il était peu probable que cette annonce mette fin immédiatement aux combats. Mais il a offert de nouvelles preuves du poids décisif de la Turquie, de l’autre côté de la guerre en Libye, dont l’intervention en faveur du gouvernement soutenu par l’ONU à Tripoli a contrecarré les ambitions de la Russie et changé le cours du conflit.

Le commandant libyen, Khalifa Hifter, a fait une offre de cessez-le-feu au Caire alors qu’il se tenait aux côtés de son allié égyptien, le président Abdel Fattah el-Sisi. L’Égypte, ainsi que la Russie et les Émirats arabes unis, ont investi massivement pour soutenir M. Hifter et s’efforcent maintenant de limiter ses pertes après l’effondrement dramatique de sa campagne de 14 mois pour capturer Tripoli.

L’ampleur et la rapidité des pertes de M. Hifter ont stupéfait les Libyens, et les analystes disent que la retraite marque non seulement la fin de son assaut sur Tripoli, mais qu’elle est susceptible de remodeler le paysage militaire et politique plus large du pays.

« Tous nos points d’appui changent », a déclaré Tarek Megerisi, analyste au Conseil européen des relations étrangères. « On ne sait pas très bien à quoi les choses ressembleront une fois la poussière retombée. Mais c’est Hifter sur les cordes. C’est la première fois que nous le voyons faire un compromis ou une concession depuis son retour en Libye en 2014. »

La Libye, qui possède les plus grandes réserves de pétrole d’Afrique, est plongée dans le chaos depuis l’éviction de son dictateur de longue date, le colonel Mouammar el-Kadhafi, par une coalition soutenue par les États-Unis lors du printemps arabe en 2011. Une éruption de combats entre les factions libyennes en 2014 s’est rapidement transformée en une guerre par procuration régionale alimentée par des puissances étrangères qui ont versé des armes, de l’argent et des mercenaires dans le combat.

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En Russie, l’étrange décompte des victimes du virus

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Le taux de létalité apparaît inférieur à 1 %, bien moindre que dans la plupart des pays.

Vladimir Poutine le 11 mai. SPUTNIK/via REUTER

Avec plus de 10.000 cas supplémentaires chaque jour (+10.899, mercredi), la Russie se situe désormais au deuxième rang des pays infectés (avec un bilan de 242.271 cas), derrière les États-Unis. La mortalité y reste basse comparée à d’autres pays, avec 2212 victimes officiellement recensées.

Le taux de létalité apparaît ainsi inférieur à 1 %, bien moindre que dans la plupart des pays, même les plus performants face à la pandémie – ce taux est de 4 % par exemple en Allemagne. Un niveau étonnant qui suscite doutes et interrogations concernant les bilans officiels que les autorités sont soupçonnées de minimiser. Selon le Financial Times, les chiffres des victimes du virus pourraient être supérieurs de 70 % aux données du gouvernement. Mardi, le journal d’opposition Novaïa Gazetaaffirmait que le nombre de morts à Moscou serait trois fois plus élevé que celui fourni par les autorités.

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Russie : Vladimir Poutine propose un référendum pour réformer la Constitution

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Vladimir Poutine a proposé, mercredi, une réforme constitutionnelle en Russie qui aboutirait, si elle était adoptée, à la désignation du Premier ministre par le Parlement, et à la limitation des mandats présidentiels. Cela ne remettrait pas en cause la nature présidentielle du régime qu’il pilote depuis 20 ans.

Les propositions de réforme exposées par M. Poutine visent aussi à renforcer les pouvoirs des gouverneurs régionaux, à interdire aux membres du gouvernement et aux juges d’avoir des permis de séjour à l’étranger et à obliger tout candidat à la présidentielle à avoir vécu les 25 dernières années en Russie.

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev annonce la démission de son gouvernement

Cette annonce surprise intervient quelques heures après le discours de Vladimir Poutine annonçant des réformes de la Constitution.

« Ces changements [ceux annoncés par M. Poutine], une fois adoptés, (…) apporteront des changements significatifs non seulement à toute une série d’articles de la Constitution, mais aussi à l’équilibre du pouvoir, du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif, du pouvoir judiciaire, a expliqué, selon les agences russes, M. Medvedev. Dans ce contexte, il est évident que nous, en tant que gouvernement de la Fédération de Russie, devons donner au président de notre pays les moyens de prendre toutes les mesures qui s’imposent. C’est pour cela (…) que le gouvernement dans son ensemble donne sa démission. »

 

Mikhail Mishustin, nouveau Premier ministre de Vladimir Poutine

La Chine, l’Iran et la Russie entraînent leurs flottes de guerre près du détroit d’Ormuz

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Moscou, Pékin et Téhéran déploient des navires de guerre à proximité du Golfe persique pour quatre jours d’exercices communs. Les Etats-Unis et la France tentent de leur côté d’organiser des coalitions navales dans la région.

La Chine, l’Iran et la Russie organisent pour la première fois, ce 27 décembre, des exercices navals conjoints, dans le nord de l’Océan Indien et en mer d’Oman.

La veille, lors d’une conférence de presse à Pékin, Wu Qian, l’un des porte-parole du ministère chinois de la Défense, avait annoncé que le destroyer lance-missiles Xining, prendrait part aux exercices.

Ces manœuvres dureront jusqu’au 30 décembre et «devraient renforcer la coopération entre les marines des trois pays», selon le haut gradé chinois qui les a qualifiées d’«échange militaire normal», et a affirmé qu’elles étaient conformes au droit et aux pratiques internationales.

Ces exercices conjoints avaient été annoncés dès octobre, à Moscou, par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov qui les a présentées comme un exercice de lutte «contre les pirates et les terroristes dans cette partie de l’océan Indien».

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Dopage.La Russie bannie du sport mondial pour quatre ans

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Le 9 décembre à la mi-journée, l’Agence mondiale antidopage a adopté à l’unanimité l’exclusion de la Russie des compétitions sportives internationales pour quatre ans.

“Le gouvernement russe a trahi ses athlètes, a constamment menti et trompé. Il faut des mesures radicales pour que la prochaine génération ait une chance d’avenir sain et sécurisé”, a déclaré l’une des membres du comité de révision de la conformité de l’Agence mondiale antidopage, l’Américaine Greta Nimanas, citée par le quotidien en ligne Gazeta.ru.

L’Agence mondiale antidopage a suivi les recommandations du comité de conformité qui stipule que l’Agence antidopage russe (RUSADA) ne remplit pas les critères antidopage exigés. En conséquence, et pour la deuxième fois consécutive, la Russie est exclue des compétitions pour quatre ans.

Vladimir Poutine a annoncé faire appel de cette décision auprès du Tribunal d’Arbitrage du Sport.

Afrique: la Banque africaine de développement augmente son capital de 93 à 208 milliards de dollars

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La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé jeudi la plus importante augmentation de son capital, qui va passer de 93 à 208 milliards de dollars.

Le président de la BAD, le Nigérian Akinwumi Adesina, a évoqué «un jour historique» pour la Banque, en annonçant cette augmentation de capital lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion des gouverneurs de la banque à Abidjan.


Facebook démantèle une opération de désinformation russe en Afrique

Facebook a démantelé une opération de désinformation dans plusieurs pays d’Afrique, notamment la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo et le Cameroun, qui aurait été menée à partir de la Russie par le réseau d’un proche de Vladimir Poutine. Au total, ce sont sur Facbook 35 comptes, 53 pages et sept groupes qui ont été supprimés, de même que cinq comptes Instagram.

Les contenus, qui étaient adaptés à chaque pays, se concentraient sur des informations internationales et locales, y compris des thèmes comme la politique de Moscou sur le continent africain, mais aussi les élections à Madagascar et au Mozambique ou encore des critiques de la politique des Etats-Unis et de la France dans la région, a précisé Facebook. (… lire l’intégralité)

(source:Le Figaro avec AFP)

La Russie lance la première centrale nucléaire flottante du monde

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Construite par le géant du nucléaire russe Rosatom, l’Akademik Lomonosov est une centrale nucléaire de 140 mètres de long sur 30 mètres de large. Si sa capacité électrique est relativement limitée (2X35 mégawatts contre 1 000 mégawatts pour une centrale française, par exemple), elle a cependant une particularité : elle flotte.

Commencée à Saint-Pétersbourg en 2006, achevée en 2019 à Mourmansk, cette centrale d’un genre nouveau est en effet juchée sur une barge. Elle doit partir le 23 août pour un périple de 5 000 kilomètres afin de rejoindre, par la mer, la ville reculée de Pevek, au nord du cercle arctique. L’objectif : alimenter la bourgade en électricité, mais aussi les plates-formes d’extraction qui devraient voir le jour prochainement dans la région.

Une telle entreprise est-elle réellement sans danger ? Même si le constructeur assure que la structure est « invincible », le projet inquiète les associations de défense de l’environnement, comme Greenpeace, qui le qualifie de « Tchernobyl flottant ».

La Russie autorisée à revenir à l’Assemblée du Conseil de l’Europe

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Strasbourg, 24 juin 2019 (AFP) – L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a voté dans la nuit de lundi à mardi un texte rendant possible le retour de la Russie dans cette instance, ce qui devrait mettre un terme à cinq ans de crise institutionnelle avec Moscou.

Au terme de quatre heures de débat houleux, suivies de presque cinq heures de vote sur des amendements, 118 parlementaires des Etats membres du Conseil de l’Europe ont finalement accepté, au grand dam de l’Ukraine, que la Russie puisse dès mardi présenter une délégation.

Ce vote devrait permettre à la Russie de participer mercredi à l’élection du secrétaire général de l’organisation paneuropéenne de défense des droits de l’Homme. Quelque 62 parlementaires ont voté contre le texte et dix se sont abstenus. Lire la suite »

L’Europe tente un rapprochement avec la Russie

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Après avoir privé Moscou de ses droits de vote au sein du Conseil de l’Europe en représailles à l’annexion de la Crimée, l’institution s’apprête à pleinement réintégrer son membre le plus turbulent.

Les ministres finlandais et russe des Affaires étrangères Timo Soini et Sergueï Lavrov, au côté du secrétaire général du Conseil de l’Europe Thorbjorn Jagland, vendredi à Helsinki. LEHTIKUVA/REUTERS

Il s’agit du premier signe tangible de dégel diplomatique entre la Russie et les chancelleries européennes depuis l’irruption de la crise ukrainienne en 2014. Après avoir privé Moscou de ses droits de vote au sein de l’Institution en représailles à l’annexion de la Crimée, le Conseil de l’Europe est en passe de pleinement réintégrer son membre le plus turbulent, quitte à se voir accuser d’entériner ce coup de force qui avait bousculé l’équilibre géopolitique du vieux Continent. Réunis vendredi à Helsinki, sous la pression de la France qui s’apprête à assurer la présidence tournante de l’institution, les ministres du Conseil de l’Europe ont, «sans discussion», adopté un texte réaffirmant «le droit de tous les États membres à participer sur un pied d’égalité» aux travaux de l’Organisation. En clair, la Russie réintégrera bientôt ce cénacle composé de 47 États, qu’il ne faut pas confondre avec l’Union européenne et les institutions bruxelloises. Le Conseil de l’Europe a été mis sur pied en 1949 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, pour ancrer les valeurs démocratiques sur le continent européen. Lire la suite »