Sahara occidental

Sahara Occidental : le plan marocain validé à l’ONU

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Le Conseil de sécurité de l’ONU a tranché. Le plan d’autonomie marocain est la solution la plus réalisable pour le Sahara occidental. Une formulation qui rompt avec des décennies de neutralité onusienne et scelle un tournant diplomatique majeur. Mais ce vote cache aussi des fractures entre le Maroc qui triomphe, l’Algérie fragilisée et les réfugiés des camps de Tindouf.

Sahara occidental : Alger annonce le «retrait immédiat» de son ambassadeur à Paris

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Le président français Emmanuel Macron s’entretient avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune lors du sommet du G7 organisé par l’Italie, à Savelletri, le 14 juin. LUDOVIC MARIN / AFP

Après l’annonce d’un renforcement du soutien français au plan d’autonomie marocain pour le territoire contesté du Sahara occidental, l’Algérie dénonce un «pas qu’aucun autre gouvernement français n’avait franchi avant lui».

Le gouvernement algérien a annoncé mardi le «retrait avec effet immédiat» de son ambassadeur en France, après l’annonce d’un renforcement du soutien français au plan d’autonomie marocain pour le territoire contesté du Sahara occidental. «La représentation diplomatique algérienne en France est désormais du ressort d’un chargé d’affaires», a ajouté le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué publié par l’agence officielle APS, dénonçant un «pas qu’aucun autre gouvernement français n’avait franchi avant lui».

Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, objet d’un conflit vieux de quasi 50 ans, est contrôlé de facto en majeure partie par le Maroc qui propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté. Mais il est revendiqué par les indépendantistes sahraouis du Front Polisario qui réclament un référendum d’autodétermination, prévu lors d’un cessez-le-feu en 1991 mais jamais organisé. L’ONU considère ce territoire, aux riches eaux poissonneuses et aux importantes réserves en phosphates, comme un «territoire non autonome».

La France «bafoue la légalité internationale»

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Passe d’armes à l’ONU entre Maroc et Algérie sur le Sahara occidental

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La question de cette ancienne colonie espagnole oppose depuis des décennies Rabat aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger.

Un checkpoint des forces de sécurité sahraouies près d’un camp de réfugiés à quelque 170 km au sud-est de la ville algérienne de Tindouf, le 14 janvier 2023. RYAD KRAMDI / AFP

Les représentants marocain et algérien se sont pris à partie mardi 26 septembre lors de l’assemblée générale de l’ONU concernant le Sahara occidental, considéré comme « territoire non autonome » par les Nations unies. La question de cette ancienne colonie espagnole oppose depuis des décennies le Maroc – qui contrôle 80 % du territoire et propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté –, aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger.

Utilisant son droit de réponse à la suite du discours à la tribune de son homologue marocain, l’ambassadeur algérien Amar Bendjama l’a notamment accusé d’avoir « déformé » les propos de son président Abdelmadjid Tebboune qui, la semaine dernière, a réaffirmé son soutien à l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

« Chacun son camp. Nous Algériens, nous avons choisi le camp de la justice, de la décolonisation, de la liberté, de l’autodétermination et des droits de l’homme. Cet engagement s’applique en faveur de la cause du peuple sahraoui qui attend depuis près d’un demi-siècle que l’ONU lui rende justice, a-t-il martelé. Si, au Sahara occidental, l’occupation marocaine en avait réellement fait un paradis, avec ou non l’octroi de l’autonomie, pourquoi donc empêche-t-on ce référendum ? »

« Diaboliser les militants de la liberté »

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Sahara marocain: la reconnaissance israélienne conforte les efforts du Royaume pour trouver une solution définitive à ce différend artificiel

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Le roi Mohamed VI du Maroc (photo d’archives)

Un communiqué du Cabinet Royal a annoncé plus tôt dans la journée que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a reçu une lettre du Premier Ministre de l’Etat d’Israël, Son Excellence Monsieur Benyamin Netanyahu par laquelle le Chef du Gouvernement Israélien a porté à la Très Haute Attention de Sa Majesté le Roi la décision de l’Etat d’Israël de “reconnaître la souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara occidental”.

A cet égard, le Premier Ministre israélien a indiqué que cette position de son pays sera “reflétée dans tous les actes et les documents pertinents du Gouvernement israélien”.

Il a souligné, en outre, que ladite décision sera “transmise aux Nations Unies, aux organisations régionales et internationales dont Israël est membre, ainsi qu’à tous les pays avec lesquels Israël entretient des relations diplomatiques”.

Dans Sa lettre au Souverain, le Premier Ministre israélien a informé qu’Israël examine positivement “l’ouverture d’un Consulat dans la ville de Dakhla”, et ce dans le cadre de la concrétisation de cette décision d’Etat.

(source: MAP Express)

L’Algérie amène la question du Sahara à la réunion du Mouvement des non-alignés à Bakou

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Durant une réunion du Mouvement des non-alignés, qui se tient le 5 et 6 juillet à Bakou (Azerbaïdjan), la question du Sahara a été remise eb avant, entre le Maroc et l’Algérie. Dans son discours, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a appelé les membres de cette organisation à «poursuivre leurs actions de soutien aux peuples opprimés du Sahara occidental et de la Palestine».

Et de saluer «les positions de principe incluses dans le projet de déclaration finale» de la réunion qui «soutiennent clairement et de manière transparente les droits inaliénables et imprescriptibles des peuples palestinien et sahraoui, conformément aux règles de droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies».

En l’absence de Nasser Bourita, en déplacement en Italie, la délégation marocaine à Bakou a été conduite par le représentant permanent du royaume au siège des Nations unies à New York, Omar Hilale. Le diplomate, habitué à ses joutes verbales avec l’Algérie, a accusé cette dernière «d’instrumentaliser les principes du Mouvement des non-alignés pour les ressasser et les véhiculer au sein des fora internationaux, au moment où, malheureusement, l’Algéie persiste à les violer systématiquement depuis des décennies».

Hilale a fermement dénoncé «l’amalgame entre la juste cause palestinienne et le conflit régional factice autour du Sahara marocain, afin de légitimer un agenda national par le truchement d’un groupe séparatiste armé ayant des connexions avec les réseaux terroristes et le crime organisé international, selon de nombreux rapports internationaux».

L’ambassadeur marocain a tenu à préciser qu’en persistant à comparer la question de la Palestine à celle du Sahara, «l’Algérie a commis un crime à l’encontre de la cause des Oumma arabe et islamique, en ignorant explicitement la demande claire de l’honorable chef de la diplomatie palestinienne en 2015, concernant le rejet catégorique par l’Etat de Palestine de toutes les comparaisons erronées et suspectes entre la question du Sahara et la cause palestinienne». «Celui qui se vante de défendre la cause palestinienne doit tout d’abord respecter au moins la décision souveraine de l’Etat de Palestine, au lieu de ressasser des contre-vérités obsolètes, frauduleuses et désuètes», a martelé le responsable marocain.

La passe d’armes verbale à Bakou est la première entre Omar Hilale et le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, nommé à ce poste en mars dernier.

(source: Yabiladi.com)

Le roi Mohammed VI invite le président algérien à venir «dialoguer» au Maroc

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Le roi Mohammed VI. – / AFP

Le roi Mohammed VI a invité le président algérien Abdelmadjid Tebboune à venir «dialoguer» au Maroc, faute de n’avoir pu le faire lors du sommet de la Ligue arabe à Alger, a déclaré à l’AFP le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita.

Cette invitation, qui n’est pas nouvelle, survient après que le souverain marocain a renoncé à participer au sommet des dirigeants arabes qui se déroule jusqu’à mercredi dans la capitale algérienne. Elle s’inscrit dans un contexte de crise aiguë entre les deux frères ennemis du Maghreb après la rupture de leurs relations diplomatiques en août 2021, à l’initiative d’Alger dénonçant des «actes hostiles» de son voisin.

Mohammed VI avait fait part ces derniers jours de son intention de se rendre à Alger, où il avait été convié en tant que chef d’État du Maroc par le président Tebboune. Mais «aucune confirmation n’est venue (de la partie algérienne) à travers les canaux disponibles» après que la délégation marocaine à Alger s’est enquise des dispositions prévues pour accueillir le souverain chérifien, a expliqué Nasser Bourita. Le chef de la diplomatie marocaine a déploré qu’il n’y ait «pas eu de réponse via les canaux appropriés».

De son côté, dans un entretien avec une chaîne d’information saoudienne, le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra avait regretté lundi une «occasion perdue» en évoquant l’absence du chef d’État marocain.

Ce genre de rencontre ne peut pas s’improviser dans un salon d’aéroport. »

Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères

Réagissant aux déclarations de son homologue algérien selon lesquelles le président Tebboune aurait reçu protocolairement Mohammed VI à son arrivée à Alger, Nasser Bourita a estimé que «ce genre de rencontre ne peut pas s’improviser dans un salon d’aéroport». Aussi «Sa Majesté (Mohammed VI) a donné ses instructions pour adresser une invitation ouverte au président Tebboune puisque ce dialogue n’a pas pu avoir lieu à Alger», a assuré le ministre des Affaires étrangères qui représente le Maroc au sommet arabe.

Mohammed VI a réitéré à plusieurs reprises ces dernières années une «main tendue» à l’Algérie, malgré la dégradation des relations bilatérales. «Nous aspirons à œuvrer avec la présidence algérienne pour que le Maroc et l’Algérie puissent travailler, main dans la main, à l’établissement de relations normales entre deux peuples frères», avait plaidé en juillet dernier le souverain chérifien à l’occasion de la traditionnelle fête du trône.

La coopération sécuritaire nouée par le voisin marocain avec Israël après la normalisation de leurs relations en décembre 2020 a exacerbé les tensions entre Alger et Rabat, déjà vives en raison de profonds désaccords sur le territoire disputé du Sahara occidental.

Sahara occidental : le Conseil de sécurité de l’ONU réclame la reprise des négociations

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La résolution appelle à « une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable » dans la perspective d’une « autodétermination » du peuple sahraoui.

Des combattants sahraouis dans le camp de réfugiés de Tindouf, en Algérie, en janvier 2022. RAMZI BOUDINA / REUTERS

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé les « parties » au conflit du Sahara occidental à « reprendre les négociations », jeudi 17 octobre, pour permettre une solution « durable et mutuellement acceptable ». Les Etats-Unis, qui ont rédigé le texte de la résolution, ont regretté l’absence d’unanimité lors de ce vote qui a recueilli treize voix pour, avec les abstentions du Kenya et de la Russie, qui a dénoncé un texte « pas équilibré ».

La résolution appelle « les parties à reprendre les négociations sous l’égide du secrétaire général sans préconditions et de bonne foi », avec l’objectif de parvenir à « une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable » dans la perspective d’une « autodétermination du peuple du Sahara occidental ». Le Conseil avait lancé ce même appel il y a un an, au moment où le nouvel émissaire de l’ONU, l’Italien Staffan de Mistura, prenait ses fonctions. Il s’est depuis rendu plusieurs fois dans la région pour rencontrer les différents acteurs.

Mais dans son rapport annuel publié récemment, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit « vivement préoccupé par l’évolution de la situation ». « La reprise des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario marque un net recul dans la recherche d’une solution politique à ce différend de longue date », a-t-il insisté, évoquant des « frappes aériennes et des tirs de part et d’autre du mur de sable » qui sépare les deux parties.

Le mandat de la Minurso renouvelé pour un an

Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est considéré comme un « territoire non autonome » par l’ONU, en l’absence d’un règlement définitif. Il oppose depuis des décennies le Maroc au Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Rabat, qui contrôle près de 80 % de ce vaste territoire, prône un plan d’autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario réclame pour sa part le référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU qui avait été prévu lors de la signature en 1991 d’un cessez-le-feu mais jamais concrétisé. Lire la suite »

L’Union européenne soutient Madrid dans sa brouille avec Alger

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L’Algérie a rompu le traité d’amitié avec l’Espagne, qui s’est rapprochée du Maroc dans le dossier de Sahara occidental.

Le vice-président de la Commission européenne en charge du commerce, Valdis Dombrovskis, le 24 mai 2022, à Bruxelles. OLIVIER MATTHYS / AP

L’Union européenne a volé au secours de l’Espagne, vendredi 10 juin, afin de tenter d’apaiser les tensions entre Madrid et Alger. Considérant comme « extrêmement préoccupante » la rupture du traité d’amitié, de bon voisinage et coopération qui liait les deux pays depuis vingt ans, rupture annoncée le 8 juin par l’Algérie, le vice-président de la Commission en charge du commerce, Valdis Dombrovskis, et le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, ont signé un communiqué conjoint très ferme à l’égard d’Alger.

« Nous évaluons les implications des actions algériennes, y compris l’instruction donnée aux institutions financières d’arrêter les transactions entre les deux pays, qui semble être en violation de l’accord d’association UE-Algérie, ont-ils prévenu à l’issue d’une réunion à Bruxelles avec le ministre espagnol des affaires étrangères, José Manuel Albares. L’UE est prête à s’opposer à tout type de mesures coercitives appliquées à l’encontre d’un Etat membre ».

La réponse n’a pas tardé. Dans un communiqué publié en fin d’après-midi, la mission de l’Algérie auprès de l’UE a déploré « la précipitation avec laquelle la Commission européenne a réagi sans consultation préalable, ni vérification aucune, auprès du gouvernement algérien ». Elle a nié avoir pris une mesure d’arrêt des transactions courantes, et garantit que le pays « continuera à honorer tous ses engagements » en ce qui concerne les livraisons de gaz à l’Espagne, « à charge pour les entreprises commerciales concernées d’assumer l’ensemble de leurs engagements contractuels ». L’espagnol Naturgy et la compagnie algérienne Sonatrach renégocient depuis des semaines, …

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L’Espagne soutient la position du Maroc sur le Sahara occidental

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L’Espagne a opéré vendredi un changement de position radical sur le dossier sensible du Sahara occidental en soutenant pour la première fois publiquement la position de Rabat, mettant fin à une crise diplomatique majeure entre les deux pays.

© FADEL SENNA/AFP or licensors L’Espagne soutient la position du Maroc sur le Sahara occidental

« L’Espagne considère que l’initiative d’autonomie présentée en 2007 (par le Maroc) est la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution de ce différend » entre Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, a déclaré devant la presse à Barcelone le chef de la diplomatie espagnole José Manuel Albares.

Il confirmait ainsi mot pour mot le message du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez dont avait fait état dans la journée le palais royal marocain dans un communiqué mais qui n’avait pas été confirmé par Madrid. Sans reprendre ce message et sans dire mot du Sahara, le gouvernement espagnol avait réagi plus tôt au communiqué du palais royal en annonçant l’ouverture d’une « nouvelle étape » dans les relations diplomatiques entre le deux pays.

La nouvelle position de Madrid est un changement radical alors que l’Espagne avait toujours prôné jusqu’ici la neutralité entre Rabat et le Polisario. Le conflit du Sahara occidental, ex-colonie espagnole considérée comme un « territoire non autonome » par l’ONU, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger.


Madrid « a cédé »

Dans le cadre de la normalisation des relations entre les deux pays, une visite de Pedro Sanchez au Maroc, dont la date n’a pas été communiquée, est programmée tandis que José Manuel Albares, se rendra lui à Rabat « avant la fin du mois », selon le gouvernement espagnol.

Dans un communiqué, le ministère marocain des Affaires étrangères a salué « les positions positives et les engagements constructifs de l’Espagne au sujet du Sahara marocain ».

La délégation du Front Polisario en Espagne a elle accusé Madrid d’avoir « cédé face au chantage et à la politique de la peur utilisée par le Maroc_ ».

(source: euronews)

Sahara occidental : les indépendantistes veulent solliciter « un siège » à l’ONU

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« La RASD réclame la place qui lui revient au sein du concert des nations », a déclaré Mohamed Salem Ould Salek, le chef de la diplomatie sahraouie.

Mohamed Salem Ouled Salek, le ministre des affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique, à Alger, en février 2018. RYAD KRAMDI / AFP

La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a indiqué, lundi 5 avril, vouloir solliciter « un siège » à l’ONU, où le Conseil de sécurité doit de nouveau débattre ce mois du dossier du Sahara occidental, qui oppose de longue date les indépendantistes du Front Polisario au Maroc.

« La RASD, membre fondateur de l’Union africaine (UA), réclame la place qui lui revient au sein du concert des nations », a déclaré lors d’une conférence de presse à Alger le chef de la diplomatie sahraouie, Mohamed Salem Ould Salek. A ce jour, la RASD ne dispose d’aucun statut à l’ONU. Et « il ne faut pas que le peuple sahraoui et l’Etat sahraoui soient pénalisés par cette attitude intransigeante qui défie la légalité internationale », a-t-il ajouté, en allusion au refus du Maroc d’organiser un référendum d’autodétermination dans le territoire.

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