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Economie – CEO Summit 2026 : Talents, investisseurs et idées réunis pour réinventer l’avenir

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Le SIM, regroupant 182 entreprises, et son label malagasy ny antsika, avec plus de 900 produits certifiés, s’imposeront lors du CEO Summit Indian Ocean, les 9 et 10 avril 2026 à Antananarivo.

Priorités économiques

Tantely Rakotomalala, dirigeante de BeCom, fonde et organise ce sommet, qui attire dirigeants, investisseurs et institutions publiques de la région. L’événement 2026, placé sous le signe de l’audace et de la transformation, accueille le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo. Son discours trace une vision pour le développement économique malgache : structuration du secteur, intégration renforcée, redistribution équitable des profits et réduction progressive du poids du secteur informel.

Contribution fiscale accrue, financement des infrastructures essentielles, amélioration des services publics et accessibilité à l’eau et à l’électricité figurent parmi les priorités. « J’aimerais que nous nous donnions la main. Changeons de paradigme, vision de la Refondation », déclare-t-il.

Participation internationale

Près de 600 participants, avec une projection dépassant le millier, représentent les Comores, les Seychelles, l’Asie et l’Afrique du Sud. Cinq agences de promotion des investissements favorisent la signature de nouveaux accords et le renforcement de la coopération régionale. La première édition en 2024 a déjà généré des collaborations concrètes et des résolutions régionales adoptées par plusieurs pays de l’Océan Indien. Le SIM occupe une position centrale dans cette dynamique. La participation du Premier ministre à un événement du syndicat souligne le rôle stratégique du secteur industriel pour le développement national. Le label Ny Antsika valorise la production locale, crée des emplois durables et consolide les chaînes de valeur malgaches.

Le ministre de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé, Andriniaina Rasoarahona, confirme la capacité de Madagascar à accueillir de nouveaux projets industriels et à accélérer l’industrialisation. La récente crise économique régionale révèle à la fois fragilité et capacité de mobilisation collective. « Détermination collective dans la difficulté », rappellent les organisateurs. Avec vision, ambition et coopération au centre des échanges, le CEO Summit 2026 place Madagascar comme moteur de transformation dans l’Océan Indien, espace de rencontre pour talents, idées et opportunités, et tremplin pour réinventer le développement régional.

(source: moov.mg

Industrie malgache – Une compétition pour rapprocher les jeunes du terrain

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Le renforcement de l’image de l’industrie locale se trouve au cœur de la première édition du « Rallye des industries ». Le lancement officiel a eu lieu le 20 juin à l’Auditorium Havoaria à Anosy.

L’événement, organisé par le Syndicat des industries de Madagascar (SIM), propose une rencontre directe entre le monde industriel et les jeunes. Les produits fabriqués à Madagascar occupent une place centrale durant toute la compétition. Le grand public pourra les découvrir, les apprécier, et mieux comprendre leur qualité. Les étudiants participants deviendront des ambassadeurs du « vita malagasy » au sein de leur entourage.

Vers une nouvelle génération d’acteurs économiques

Selon le président du SIM, cette initiative permet de passer de la théorie à la pratique. Le concours représente une opportunité unique pour explorer le fonctionnement réel d’une entreprise. Six étapes sont prévues sur un mois. La participation concerne dix universités. Chaque groupe devra présenter un business plan, proposer des stratégies de développement, et démontrer sa connaissance du secteur industriel malgache. Des entreprises partenaires accompagnent les groupes tout au long du processus. Le conseil scientifique du rallye assure un encadrement technique et pédagogique. Une immersion dans la réalité du travail est ainsi garantie, avec des échanges concrets et enrichissants.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, présent lors de l’ouverture, a souligné l’importance du rôle des jeunes dans le développement économique. Un appel fort est lancé pour soutenir la jeunesse et lui donner les moyens de réussir. L’événement vise à rapprocher l’université et l’industrie. L’objectif est de favoriser l’innovation, l’esprit d’initiative, et l’entrepreneuriat. Des expériences pratiques seront acquises, utiles pour la vie professionnelle future. Le « Rallye des industries » se présente comme un tremplin vers une meilleure compréhension du monde économique.

(source: moov.mg)

État – Secteur privé: Front commun face au décret de Trump 47%

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Les membres du gouvernement et les représentants du secteurs privés durant la réunion d’hier, à Anosy.

Une réunion entre des membres du gouvernement et des représentants du secteur privé s’est tenue hier au ministère des affaires étrangères. Objectif : impliquer l’ensemble des acteurs dans la recherche de solutions face au nouveau régime douanier appliqué par les États-Unis.

Un dialogue stratégique. c’est ainsi que le ministère des affaires étrangères a qualifié, dans une publication sur sa page Facebook, la rencontre organisée dans sa salle de conférence à Anosy. Membres du gouvernement et représentants du secteur privé y ont pris part.

L’heure est grave. Selon les propos du président américain Donald Trump lors du “Liberation Day”, les droits de douane de 47 % sur les exportations malgaches vers les États-Unis entrent en vigueur dès aujourd’hui. La réunion avait pour objet de présenter ces nouvelles dispositions douanières aux acteurs économiques. La présence de Claire Pierangelo, ambassadrice des États-Unis, s’explique par l’importance de l’enjeu.

Ce “dialogue stratégique” a ainsi permis à l’État et au secteur privé d’échanger directement et d’identifier des pistes de réponse face aux défis diplomatiques et économiques posés par cette décision américaine. “La séance a permis un échange franc et constructif entre toutes les parties prenantes. Les représentants du secteur privé ont présenté des propositions concrètes qui alimenteront les réflexions en cours”, rapporte le ministère des affaires étrangères.

Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) et le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) étaient représentés. En face, trois membres du gouvernement ont mené les discussions : les ministres des affaires étrangères, de l’économie et des finances, ainsi que celui de l’industrialisation et du commerce.

Les participants à cette rencontre s’accordent sur le fait que la décision américaine aura “des conséquences directes sur la compétitivité de nos entreprises, la stabilité de milliers d’emplois dans les zones industrielles et l’attractivité de Madagascar en tant que plateforme industrielle vers le marché américain”.

À l’issue de la réunion, Béatrice Chan Chin Yiu, présidente du GEFP, a déclaré qu’il est désormais certain que les nouvelles mesures douanières américaines “compromettent la capacité des entreprises franches à recruter”.

Coordination régionale et position commune

La présidente du GEFP a également alerté sur les risques de licenciements et de chômage technique que la décision de l’administration Trump pourrait engendrer. Lire la suite »

Economie: « CEO Summit 2024 » – Antananarivo accueillera les plus grands chefs d’entreprise en décembre

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Tiana Rasamimanana, président du SIM avec le ministre de l’Industrie et du Commerce, David Ralambofiringa

Opportunité. Le « CEO Summit 2024 » qui se déroulera les 5 et 6 décembre à Antananarivo, rassemblera plus de 300 dirigeants d’entreprises, décideurs et investisseurs. Ce Sommet se positionne comme une plateforme clé pour promouvoir de nouvelles visions économiques et renforcer les partenariats stratégiques dans la région de l’océan Indien. L’événement est co-parrainé par le ministère de l’Industrialisation et du Commerce, le ministère des Affaires étrangères, le ministère des Finances ainsi que celui de l’Environnement et du Développement durable. Le ministre de l’Industrialisation et du Commerce, David Ralambofiringa, a souligné l’importance de cet événement pour l’économie du pays : « Cet événement représente une occasion cruciale de faire avancer nos objectifs et de stimuler la croissance, en diversifiant le secteur industriel du pays. Il est temps de profiter des avantages liés aux accords commerciaux régionaux et internationaux ». La diversification des ressources telles que l’industrie, l’agroalimentaire, le tourisme et les nouvelles technologies sera au cœur des discussions, ainsi que des secteurs clés comme l’énergie renouvelable et l’économie bleue. Des entreprises influentes telles qu’Axian, Castel et GBH participeront aux échanges, tandis que des acteurs comme Bilal Sulliman, PDG du Global Investment Consulting Trading (GICT), soutiennent cette initiative.

Economie régionale
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Industrialisation – L’État et le secteur privé accordent leurs violons

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Les échanges entre le président de la République et le secteur privé, à Iavoloha, ont été franches et sans concession.

Une réunion d’échanges s’est tenue hier à Iavoloha, entre le président de la République et l’ensemble du secteur privé. Les deux parties se sont engagées à avancer dans la même direction pour concrétiser l’industrialisation du pays.

Un dialogue constructif et productif. C’est ainsi que Andry Rajoelina, président de la République, résume la teneur et l’objectif de sa réunion de travail avec le secteur privé, hier soir, au Palais d’État d’Iavoloha. Comme il l’annonce d’entrée, le but du rendez-vous est de « discuter des voies et moyens pour remobiliser le secteur privé autour des perspectives de développement du pays ».

Une mobilisation afin de concrétiser « l’industrialisation du pays pour une transformation économique du pays», comme prévu dans le 2e pilier de la Politique générale de l’État (PGE). «La politique que nous mettons en place est claire. L’industrialisation pour remplacer le simple commerce qui se traduit par l’importation et la vente de marchandises. En effet, l’industrialisation crée de l’emploi et de la valeur ajoutée économiquement », avance alors le locataire d’Iavoloha.

Le président ajoute ainsi que « le secteur privé joue un rôle prépondérant dans l’objectif de l’État pour industrialiser Madagascar. (…) Je suis conscient que beaucoup reste à faire et je compte sur vos suggestions ». Aussi, a-t-il souligné, « en ce début d’année et de mandat, notre rencontre d’aujourd’hui marque la volonté de l’État, ma volonté, d’accompagner les industries et le secteur privé dans la réalisation de nos objectifs communs ».

Créer un tissu industriel fort, établir plusieurs usines de transformation et développer l’agribusiness sont ainsi des axes d’action indiqués par le président Rajoelina. Un engagement franc du secteur privé se conjuguera ainsi aux efforts déjà déployés par l’État à travers le projet « One district, one factory » (ODOF). Un programme sur lequel le ministère de l’Industrialisation et du Commerce a mis un coup d’accélérateur depuis le début du second mandat du locataire d’Iavoloha.

Le dialogue d’hier devrait être amené à se tenir périodiquement, à entendre les différentes prises de parole. Depuis son premier mandat, l’administration Rajoelina s’est justement appliquée à maintenir un dialogue public-privé constant, comme lors des tables rondes économiques. C’est dans cette optique que Edgard Razafindravahy, ministre de l’Industrialisation et du Commerce, a reçu Francis Rabarijohn, nouveau président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), dès l’entame de son mandat, en mars.

À bâtons rompus

L’ensemble des acteurs du secteur privé était présent à Iavoloha hier. Outre le GEM et ses démembrements dans les régions, le Syndicat des industries de Madagascar (SIM), le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), les acteurs du secteur touristique, ceux du domaine de l’énergie et des hydrocarbures, entre autres, étaient présents. L’association des Jeunes patrons de Madagascar, celle des femmes entrepreneures, les acteurs de l’agribusiness, ou encore ceux de la télécommunication, ainsi que des bâtiments et travaux publics, ont également été parmi les participants.

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Dialogue Public-Privé – Focus sur la programmation industrielle

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Concrétiser les efforts. C’est en ce sens que le ministère de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation collabore actuellement avec l’Economic Development Board of Madagascar pour l’organisation des journées de programmation industrielle qui se tiennent présentement au Novotel Ivandry jusqu’à demain.

L’objectif étant de fixer d’un commun accord entre le secteur public et celui du privé les axes prioritaires pour les orientations stratégiques de l’Industrialisation du pays. Pour ce faire, les deux parties discuteront des moyens permettant de développer les secteurs prioritaires, à savoir l’agroalimentaire, le textile, l’industrie de transformation minière ou encore les huiles essentielles, sans oublier le domaine de l’énergie renouvelable. Pour rappel, ces deux entités ont déjà discuté du cadre de la confection d’une loi sur ce sujet l’année dernière afin de souligner les challenges à relever pour la croissance du secteur industriel.

Ainsi, sous la houlette du ministère du Commerce, de la Consommation et de l’Industrialisation (MICC) et avec la participation d’autres directions ministérielles (l’énergie, les impôts, la douane, …) et des groupements du secteur privé (SIM, SEBTP, GEM, FIVMPAMA, EFOI, GFEM, GEHEM, GEFP, Chambre des Mines …), les discussions ont porté sur des thèmes transversaux (énergie, accès au financement, ressources humaines, …). Dans l’objectif de dégager des engagements précis, les acteurs sont convenus pour un DPP sans langue de bois et orienté « solution » suivant des principes de facilitation et de cohérence. Un comité de pilotage a été mis en place avec la mission de coordonner et suivre l’application des engagements pris à l’issue des sessions de DPP. A l’époque, sur la problématique de l’énergie, le MICC a rappelé la pertinence de l’autoproduction et s’est engagé à étudier la mise en place d’un système de fonds de garantie pour financer les investissements nécessaires sur l’idée que l’autoproduction pour les industriels éviterait à la JIRAMA de rentrer en perte. Dans la foulée, le MICC a souligné que les parcs industriels permettraient de regrouper les industries et faciliter la mise en place de solutions d’autoproduction.

Efficacité

Pour le secteur privé, il est envisageable de se regrouper en Groupement d’intérêt économique pour répartir les investissements dans la mise en place d’une solution d’autoproduction. Ce secteur privé peut également se positionner comme fournisseur d’énergie pour les parcs industriels lancés par l’Etat. Sous un autre angle, ledit secteur privé s’est engagé à investir dans l’efficacité énergétique et l’adoption progressive des énergies renouvelables.

Par ailleurs, sur l’accès au financement, le MICC s’engage à appuyer la finalisation du cadre légal du crédit-bail, à mettre en place un Fonds national pour le développement industriel (FNDI) et un tableau d’information économique. Par ailleurs, face aux réticences constatées au niveau des entrepreneurs et des industriels malagasy à ouvrir leur capital, le MICC va aider à la préparation de l’investissement de ces derniers. Côté secteur privé, les banques et institutions financières s’engagent à mettre en place et développer les offres de crédit-bail, dès l’instauration du cadre légal.

Les fonds d’investissement (capital-risque) ont accompagnés également les industriels. Du côté logistique, il s’agit de solutionner ensemble le problème de congestion du port de Toamasina. Le MICC s’est engagé à décentraliser les parcs industriels afin d’éviter les problèmes de connectivité. Il faudra soumettre des projets de développement/réhabilitation des infrastructures routières au ministère des Travaux publics et réfléchir à la réhabilitation du transport de marchandises par rail. La mise en place d’une compagnie régionale maritime, en partenariat avec le secteur privé des îles de la sous-région, pour fluidifier le transport international et potentiellement maîtriser les coûts sera aussi étudiée. Le secteur privé évaluera, quant à lui, les quantités à transporter pour négocier l’augmentation des lignes.

(source: laverite.mg)

Industrie – Décès de Samuel Raveloson, un pionnier

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Le regretté PDG Samuel Raveloson

Triste nouvelle pour le monde de l’industrie et de l’entrepreneuriat. L’un des pionniers du secteur industriel vient de décéder. Il s’agit, on l’aura deviné de Samuel Raveloson, fondateur de la biscuiterie Socobis, parti vendredi à l’âge de 88 ans.

Tout le monde connaît le biscuit « 18 petits beurre » de Socobis, son produit phare qui a fait la renommée de l’usine. Samuel Raveloson était parti de rien au lendemain de l’indépendance n’ayant que sa conviction et sa volonté comme capital.

Il a créé Socobis en 1965 à l’âge de 31 ans. Ils étaient quelques malgaches à suivre cette voie en l’occurrence André Ramaroson de la Savonnerie Tropicale, Feu Charles Andriantsitohaina , feu Seth Ranohisoa entre autres.

Au fil des années, Socobis s’est développé et a diversifié ses produits. Patriote comme pas deux, Samuel Raveloson a toujours défendu les intérêts des entrepreneurs malgaches ainsi que le label vita malagasy. C’est ainsi qu’il a pris la présidence du Syndicat des industriels malgaches (SIM) entre 2005 et 2007. Son fils Stephane a pris le relais.

Samuel Raveloson était également un mécène du sport en particulier du football. Le Challenge Socobis opposant les sélections provinciales dans les années 80 a ainsi permis de détecter plusieurs jeunes joueurs de talent qui ont intégré par la suite l’équipe nationale. Le Challenge Socobis a connu un franc succès.

Le pays vient ainsi de perdre l’un de ses plus grands industriels, self made man dont la discrétion le dispute à la réussite. Samuel Raveloson est rarement apparu dans la presse même au moment où il présidait le SIM. Seuls ses proches et son entourage savaient à quoi il ressemblait. Et au moment où il faut montrer impérativement sa photo, c’est compliqué.

(source: lexpress.mg)

Andry Rajoelina et le secteur privé : A la recherche d’investisseurs à la REF -Rencontre des Entreprises Francophones- Paris

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Fiakaran’ny vidin’entana sy Vina ho fanovana ny lalan-kombàna mba hampivoarana ny Toe-karena eto Madagasikara: mangataka Fifampidinihina amin’ny Fitondram-panjakana ny Filohan’ny Sendikan’ny Indostria tarihan’Atoa Amiraly Hassim.


« En dépit de la crise, il importe d’avoir une vision lointaine, de déployer des efforts pour améliorer le climat des affaires pour donner une meilleure image de Madagascar à l’étranger. Ce qui rassurera davantage les investisseurs » a déclaré hier Thierry Rajaona, président du Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM).

Thierry Rajaona, Président du GEM

« Avant la fin de ce mois d’août, le président Andry Rajoelina se rendra à Paris avec une délégation du secteur privé que je conduirai », a confirmé le président du GEM. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de la Rencontre des Entreprises Francophones, organisée par le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF). «Il s’agit d’une initiative entièrement privée et non du gouvernement français », a-t-il précisé.

Tel que nous l’avions indiqué dans nos colonnes, cet événement verra la participation de délégations issues de 4 continents, pour sceller une communauté francophone d’affaires, unique au monde. D’après Thierry Rajaona, le locataire d’Iavoloha sera le seul Chef d’Etat qui assistera à cette rencontre. D’autres pays seront représentés à cette occasion par des ministres et éventuellement, des premiers ministres. Cette rencontre permettra à près de 450 entreprises francophones participantes de découvrir ce que l’Etat malgache peut offrir aux investisseurs francophones. « Il est possible que de nouvelles mesures soient adoptées par l’Etat malgache avant ou durant cette Rencontre des Entreprises Francophones afin d’attirer les entreprises étrangères à investir à Madagascar », a fait savoir le président du GEM.

Claudia R. – Gazety Malaza

 

Crise économique : Le secteur privé réclame une amnistie fiscale 2020

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La situation actuelle est invivable pour les entreprises. Pour une possibilité de relance, il faut repartir sur de bonnes bases, selon les groupements d’opérateurs économiques, lors de leur rencontre avec l’Administration fiscale, hier.

Madagascar a déjà expérimenté l’amnistie fiscale en 2002, suite à une crise nationale. Aujourd’hui, c’est à une crise mondiale que les opérateurs économiques font face. « Ce qu’on a vu en 2002 était comme une toute petite crise, si on la compare à cette crise de 2020. Aujourd’hui, nous n’avons aucune visibilité pour les années à venir. Beaucoup d’entreprises ont déjà fermé leurs portes, mais ce n’est pas fini. Nous savons que les impacts économiques de la crise de 2009 se sont fait sentir durant au moins, 5 années. Beaucoup d’entreprises vont encore couler, si les dirigeants ne prennent pas des mesures exceptionnelles », a soutenu Harijaona Arija, administrateur auprès du groupement FIVMPAMA (Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy). D’après ses explications, les entreprises sont aujourd’hui contraintes de prioriser les dépenses. Pour maintenir les emplois, de nombreux entrepreneurs choisissent de payer les salaires, en dépit des autres charges obligatoires. Les arriérés fiscaux s’accumulent, menaçant quotidiennement la survie des entreprises.

Requête commune

D’autres groupements étaient présents à la rencontre, si l’on ne cite que le GEM, le SIM, la CTM, etc. Chacun de ces groupements réclame des mesures exceptionnelles, pour cette situation exceptionnelle de 2020. Selon le porte-parole du FIVMPAMA, l’amnistie fiscale doit être appliquée à toutes les entreprises, sans exception. « Nous savons très bien que seulement moins de 10% des entreprises à Madagascar sont formelles, ce qui n’est pas juste. Si Madagascar veut atteindre l’émergence économique, il faut multiplier les entreprises formelles. Les dirigeants doivent appliquer un départ à zéro en 2021, pour que le secteur formel puisse se renouveler, mais également pour encourager les autres à formaliser leurs activités. Il faut un nouveau souffle, car les entreprises d’aujourd’hui sont obligées de s’endetter pour survivre. Ceux qui ne peuvent pas survivre doivent pouvoir sortir dignement du circuit, en réglant tous les salaires impayés, par exemple… », a expliqué Harijaona Arija du FIVMPAMA.

Bref, cette revendication du secteur privé fera encore l’objet de longues négociations. D’autres rencontres entre les parties concernées sont déjà programmées pour les semaines à venir.

(Antsa R. – Midi Madagasikara)