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Révision du Code de droit canonique: mieux protéger fidèles et communauté

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Les précisions de Mgr Juan Ignacio Arrieta, secrétaire du Conseil pontifical pour les textes législatifs, suite à la publication ce 1er juin d’une nouvelle Constitution apostolique venant modifier le livre VI du Code de droit canonique de 1983 à propos des sanctions pénales dans l’Église.

Le livre VI du Code de droit canonique de 1983, révisé par le Pape François avec la nouvelle Constitution apostolique « Pascite Gregem Dei ».

Entretien réalisé par Olivier Bonnel / Adelaide Patrignani – Cité du Vatican 

Une nouvelle constitution apostolique du Pape François intitulée Pascite Gregem Dei a été publiée ce mardi. Elle est le fruit d’un important processus de révision du livre VI du Code de droit canonique, entamé en 2007 par le Pape Benoît XVI. Ce texte vient clarifier et préciser certaines dispositions du droit pénal, dans une dynamique de charité et de miséricorde. Mgr Juan Ignacio Arrieta, secrétaire du Conseil pontifical pour les textes législatifs, nous apporte son éclairage sur le contenu de cette constitution et ses objectifs.

Entretien avec Mgr Arrieta

Pourquoi était-il nécessaire de réviser le livre VI du Code de droit canonique concernant les sanctions pénales dans l’Église?

Après la promulgation du Code [de droit canonique] en 1983, les limites du livre VI sur le droit pénal sont apparues. En suivant une idée de décentralisation, la rédaction des normes pénales avait alors été laissée très indéterminée. On pensait que c’était aux évêques et aux supérieurs de décider selon la gravité des circonstances quels délits il fallait punir, et comment les punir. Il s’agissait d’une indétermination des normes. La difficulté pour beaucoup de combiner charité et punition a fait que le droit pénal n’était guère appliqué.

En outre, il était difficile de comprendre que les évêques réagissent différemment dans des situations similaires. Cette situation a obligé le Saint-Siège à intervenir, comme on le sait, en confiant les délits les plus graves exclusivement à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et en accordant des facultés d’intervention à d’autres dicastères de la Curie. Le Pape Benoît XVI a finalement décidé de réviser le livre VI. Le recours à la discipline pénale fait partie de la charité pastorale de ceux qui doivent gouverner et protéger leur propre communauté de fidèles. C’est pour cela que nous avons travaillé à la révision de ce livre.

Quels sont les critères nouveaux de cette révision?

Les critères nouveaux peuvent être résumés en trois [aspects]. Tout d’abord une meilleure détermination des normes, en définissant clairement les cas dans lesquels le système pénal doit être appliqué et la manière dont les infractions doivent être punies. Les paramètres de références sont également désormais fixés pour guider l’action des ordinaires, tout en respectant les marges nécessaires à l’évaluation des circonstances concrètes de chaque cas.

Le deuxième critère est la protection de la communauté, en établissant des moyens de prévenir et de réparer les scandales, et de réparer les dommages causés.

Enfin, le troisième objectif était de doter l’autorité – l’évêque, le supérieur… – d’instruments adéquats pour pouvoir prévenir les infractions, promouvoir la réforme, et corriger les infractions avant qu’elles ne deviennent plus graves.

Quelles sont les principales nouveautés de cette révision du Code de droit canonique?

Au total, environ deux tiers des canons ont été modifiés. Nous avons intégré dans le code de nouvelles infractions que d’autres lois avaient défini au fil des années. Les infractions qui en 1983 avaient été excessivement synthétisées ont été mieux différenciées dans le nouveau texte. Certaines infractions du Code de 1917 n’avaient pas été reprises en 1983, par exemple en matière de propriété, d’administration de l’argent, etc. Elles ont aussi été reprises.

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Qui sont les ennemis invisibles du Pape François ?

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Le Pape François tente de réformer en profondeur l’Eglise Catholique.

Il veut redorer son image et lui redonner une place sur l’échiquier mondial. Mais comme ses prédécesseurs, il se heurte à un mur de conservatisme au sein de son administration. Certains le disent même en danger.

Corruption, détournement d’argent, depuis sa création en 1929, l’Etat du Vatican, siège de l’Eglise Catholique, navigue en eaux troubles. Qui dirige en secret le Vatican ?

 

Évêques et cardinaux seront désormais justiciables devant le tribunal du Vatican

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Un nouveau « Motu proprio » du Pape François, publié ce vendredi pour une entrée en vigueur dès demain 1er mai, modifie le système judiciaire de l’État de la Cité du Vatican, en rendant le tribunal de première instance compétent pour juger des cardinaux et des évêques.

Le Pape François et les juges du Tribunal de l’État de la Cité du Vatican, le 27 mars 2021. (Vatican Media)

Désormais, les cardinaux et les évêques accusés de délits pénaux par des magistrats du Vatican, s’ils sont envoyés en procès, pourront être jugés par le tribunal séculier de l’État de la Cité du Vatican. C’est la nouveauté introduite par le Motu proprio du Pape François modifiant l’ordonnance judiciaire de l’État du Vatican, promulguée en mars 2020. L’autorisation préalable du Pape demeure néanmoins requise pour autoriser ces procès, qui marquent une évolution majeure dans l’histoire du droit: des juges laïcs pourront en effet juger, en première instance, des cardinaux et évêques qui jusqu’à présent faisaient l’objet de procédures distinctes en cas d’accusations.

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Francesca di Giovanni: «la pandémie rend le multilatéralisme plus nécessaire que jamais»

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Proclamée en 2018 par l’Assemblée générale des Nations-Unies, la Journée internationale du multilatéralisme et de la diplomatie au service de la paix se tient depuis chaque année le 24 avril. Dans un entretien à Vatican News, Francesca di Giovanni, sous-secrétaire pour les rapports avec les États de la diplomatie du Saint-Siège rappelle l’urgence et l’obligation morale pour la communauté internationale d’œuvrer unie à la recherche de la paix, dans un monde où est venue s’ajouter la crise sanitaire.

Francesca Di Giovanni, numéro deux de la diplomatie du Saint-Siège.

Il est certain que la pandémie a créé de nouveaux déséquilibres et de nouvelles crises dans les domaines sanitaire, économique, humanitaire, politique et social, tout en creusant des fossés préexistants. Les objectifs de lutte contre la faim, par exemple, que la communauté internationale s’était fixés pour 2030, sont désormais sérieusement compromis. Considérons que dans la même période où 2,5 millions de personnes sont mortes du Covid-19, 7 millions sont mortes de la faim. Ces crises rendent le multilatéralisme encore plus nécessaire, même si des obstacles, des fermetures et des intérêts nationalistes et idéologiques parviennent malheureusement à lui barrer la route aujourd’hui. Certains veulent revenir en arrière et chercher des raccourcis et des accords à plus court terme avec des pays qui ont les mêmes idées politiques et économiques, en prétendant que ces accords sont moins coûteux et plus efficaces que d’autres qui cherchent à impliquer l’ensemble de la communauté internationale.

Les paroles du Pape François reviennent à l’esprit : «Nous sommes tous dans le même bateau» et «personne ne peut y arriver seul»…

Aucun pays ne peut faire face seul aux problèmes mondiaux, mais aussi les problèmes qui semblent circonscrits à un pays ont des répercussions et des conséquences importantes sur l’équilibre de régions entières, quand ce n’est pas sur l’ensemble de la communauté internationale. La pandémie en est un triste exemple, mais nous avons aussi un changement climatique très rapide, une grande augmentation de la faim dans le monde, des déplacements causés par une violence généralisée, un fondamentalisme croissant, une violence aveugle contre les femmes et les enfants. Ce sont des problèmes qui nécessitent des réponses urgentes et cohérentes. C’est pourquoi la coopération au niveau multilatéral est la seule réponse adéquate et a une fonction fondamentale.

Dans ce contexte, quel est le rôle du Saint-Siège ? Comment contribue-t-il à la paix et à la diplomatie ?

Le Saint-Siège est un sujet souverain, reconnu au niveau international, qui n’est pas lié à des intérêts commerciaux ou militaires, et encore moins à une expansion territoriale. Il est ainsi plus libre de porter un message de paix et de solidarité entre les peuples et leurs gouvernants. Un message que le Pape François résume dans le mot «fraternité», un modèle à atteindre, bien que difficilement, mais en même temps un chemin concret pour les Nations, puisque – comme le Souverain Pontife l’a noté lors l’audience générale du 12 août 2020 – les droits ne sont pas seulement individuels, mais aussi sociaux, ceux des peuples. Ce respect de la personne humaine est porté par le Saint-Siège, inspiré par l’Évangile, dans les forums internationaux, car il considère comme une obligation morale d’aider la communauté internationale dans la recherche de la paix, pour le développement intégral de l’être humain, l’éradication de la pauvreté et la lutte contre la dégradation de l’environnement.

Comment cela se traduit-il concrètement ?

Concrètement, le Saint-Siège ne se lasse pas de porter son plus haut message, malgré les revers, les vetos idéologiques et politiques, à travers une participation la plus attentive et active possible, en essayant d’être «la voix des sans-voix».

Quelles sont les initiatives à venir pour le processus multilatéral ?

Pour le présent et l’avenir immédiat, les thèmes les plus importants sont ceux de la lutte contre le changement climatique, pour la sauvegarde de la biodiversité, des systèmes alimentaires, pour la non-prolifération nucléaire, ou encore l’engagement à défendre la dignité des femmes et bien d’autres encore.

(Salvatore Cernuzio-Citté du Vatican)

Encyclique Fratelli Tutti du Pape François

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LETTRE ENCYCLIQUE
FRATELLI TUTTI
DU SAINT-PÈRE
FRANÇOIS
SUR LA FRATERNITÉ ET L’AMITIÉ SOCIALE

 

1. « Fratelli tutti »,[1] écrivait saint François d’Assise, en s’adressant à tous ses frères et sœurs, pour leur proposer un mode de vie au goût de l’Évangile. Parmi ses conseils, je voudrais en souligner un par lequel il invite à un amour qui surmonte les barrières de la géographie et de l’espace. Il déclare heureux celui qui aime l’autre « autant lorsqu’il serait loin de lui comme quand il serait avec lui ».[2] En quelques mots simples, il exprime l’essentiel d’une fraternité ouverte qui permet de reconnaître, de valoriser et d’aimer chaque personne indépendamment de la proximité physique, peu importe où elle est née ou habite.

2. Ce Saint de l’amour fraternel, de la simplicité et de la joie, qui m’a inspiré l’écriture de l’encyclique Laudato si´, me pousse cette fois-ci à consacrer la présente nouvelle encyclique à la fraternité et à l’amitié sociale. En effet, saint François, qui se sentait frère du soleil, de la mer et du vent, se savait encore davantage uni à ceux qui étaient de sa propre chair. Il a semé la paix partout et côtoyé les pauvres, les abandonnés, les malades, les marginalisés, les derniers.

Sans frontières

3. Il y a un épisode de sa vie qui nous révèle son cœur sans limites, capable de franchir les distances liées à l’origine, à la nationalité, à la couleur ou à la religion. C’est sa visite au Sultan Malik-el-Kamil, en Égypte, visite qui lui a coûté de gros efforts du fait de sa pauvreté, de ses ressources maigres, de la distance et des différences de langue, de culture et de religion. Ce voyage, en ce moment historique marqué par les croisades, révélait encore davantage la grandeur de l’amour qu’il voulait témoigner, désireux d’étreindre tous les hommes. La fidélité à son Seigneur était proportionnelle à son amour pour ses frères et sœurs. Bien que conscient des difficultés et des dangers, saint François est allé à la rencontre du Sultan en adoptant la même attitude qu’il demandait à ses disciples, à savoir, sans nier leur identité, quand ils sont « parmi les sarrasins et autres infidèles … de ne faire ni disputes ni querelles, mais d’être soumis à toute créature humaine à cause de Dieu ».[3] Dans ce contexte, c’était une recommandation extraordinaire. Nous sommes impressionnés, huit-cents ans après, que François invite à éviter toute forme d’agression ou de conflit et également à vivre une ‘‘soumission’’ humble et fraternelle, y compris vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas sa foi.

4. Il ne faisait pas de guerre dialectique en imposant des doctrines, mais il communiquait l’amour de Dieu. Il avait compris que « Dieu est Amour [et que] celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu » (1Jn 4, 16). Ainsi, il a été un père fécond qui a réveillé le rêve d’une société fraternelle, car « seul l’homme qui accepte de rejoindre d’autres êtres dans leur mouvement propre, non pour les retenir à soi, mais pour les aider à devenir un peu plus eux-mêmes, devient réellement père ».[4] Dans ce monde parsemé de tours de guet et de murs de protection, les villes étaient déchirées par des guerres sanglantes entre de puissants clans, alors que s’agrandissaient les zones misérables des périphéries marginalisées. Là, François a reçu la vraie paix intérieure, s’est libéré de tout désir de suprématie sur les autres, s’est fait l’un des derniers et a cherché à vivre en harmonie avec tout le monde. C’est lui qui a inspiré ces pages.

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Parolin: l’accord avec la Chine a été recherché par tous les Papes récents

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Le secrétaire d’État du Saint-Siège est samedi à Milan pour célébrer le 150ème anniversaire de la présence de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères en terre chinoise. «Pour que le dialogue porte des fruits plus consistants, il est nécessaire de le poursuivre. Au cours de ces deux années, j’ai remarqué des signes de rapprochement entre les catholiques chinois qui ont longtemps été divisés sur de nombreuses questions», a déclaré le cardinal Pietro Parolin.
Des fidèles catholiques priant devant la Basilique Notre-Dame de Sheshan à Shanghai. (Vatican News)

Vatican News

L’accord provisoire que le Saint-Siège a signé avec la République populaire de Chine et qui concerne la nomination des évêques, «est seulement un point de départ», qui a donné quelques résultats: pour que «le dialogue porte des fruits plus consistants, il faut le poursuivre», a déclaré le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège dans son discours d’ouverture à la conférence organisée à Milan par le Centre missionnaire PIME sur «Une autre Chine. Temps de crise, temps de changement».

Le congrès célèbre les 150 ans de présence des missionnaires de l’Institut pontifical pour les Missions Étrangères en Chine. À cette occasion, le cardinal Parolin a ainsi rappelé ce que le cardinal Giovanni Battista Re avait déjà écrit, à savoir que Benoît XVI avait approuvé le projet d’accord sur la nomination des évêques qui ne fut finalement signé  plusieurs années après sa renonciation.

La tentative de Pie XII

L’intervention du cardinal s’est déployée à travers l’histoire, en commençant par la présence inoubliable du jésuite Matteo Ricci en Chine à la fin du XVIe siècle, puis en rappelant l’arrivée des missionnaires de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères il y a un siècle et demi dans le Henan. Le cardinal Parolin a ensuite cité les tentatives de dialogue qui ont eu lieu après le début de la République populaire de Chine avec la montée au pouvoir de Mao. «Le 17 janvier 1951, les autorités ont invité quelques évêques et prêtres catholiques à une réunion à laquelle ont également participé le premier ministre et le ministre des affaires étrangères, Zhou Enlai. Il a assuré que les catholiques pouvaient continuer à suivre l’autorité religieuse du Saint-Père, mais qu’ils devaient s’assurer de la pleine loyauté patriotique envers leur pays», a déclaré le Secrétaire d’État.

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Pope Refuses Meeting With Pompeo

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Topline

Pope Francis declined to meet with Secretary of State Mike Pompeo during his trip to Rome on Wednesday so as to avoid being used as a tool for President Trump’s reelection, according to Vatican officials, a decision that comes as Republicans attempt to baselessly accuse Democrats of resisting Trump’s Supreme Court nominee over anti-Catholic bias.

U.S. Secretary of State Mike Pompeo speaks during a news conference to announce the Trump … [+] PATRICK SEMANSKY/POOL/AFP via Getty Images
Key Facts

Asked by Italian news publication ANSA if the meeting was denied out of worries it would amount to “exploitation” prior to the November presidential election, Bishop Paul Richard Gallagher said, « Yes, that is precisely why the Pope will not meet American Secretary of State Mike Pompeo. »

Pompeo visited Rome on Wednesday to push back against the renewal of a 2018 deal between China and the Vatican, with some Catholic leaders like Cardinal Oscar Maradiaga saying, « They’re looking for Donald Trump to get elected, and everything is based on that logic. »

(source: forbes.com)

Cardinal Parolin: la défense de la liberté religieuse, priorité de la diplomatie vaticane

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Un symposium sur la liberté religieuse s’est tenu aujourd’hui à Rome, organisé par l’ambassade des États-Unis auprès du Saint-Siège, et auquel ont participé le cardinal secrétaire d’État du Saint-Siège Pietro Parolin, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, et Mgr Richard Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les États.
Le cardinal Parolin lors du symposium sur la liberté religieuse organisé à l’ambassade américaine près le Saint-Siège, le 30 septembre 2020 (Courtesy U.S. Embassy to the Holy See)

Sœur Bernadette Mary Reis, fsp – Cité du Vatican

L’ambassade des États-Unis auprès du Saint-Siège à Rome organisait ce mercredi 30 septembre un symposium intitulé: “Promouvoir et défendre la liberté religieuse au niveau international par la diplomatie”.

Une priorité commune aux États-Unis et au Saint-Siège

Dans son discours d’ouverture, l’ambassadrice des États-Unis auprès du Saint-Siège, Callista Gingrich, a souligné que «la promotion et la protection du droit universel à la liberté de religion est une priorité commune aux États-Unis et au Saint-Siège». C’est cette collaboration qui préserve ce droit dans un «moment critique» où la liberté religieuse doit être promue et défendue au niveau international.

Dans son discours, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a évoqué la Seconde Guerre mondiale, mentionnant l’histoire du père Bernhard Lichtenberg, arrêté par le régime nazi pour sa franchise et sa prière publique «pour les Juifs et les autres victimes de la brutalité nazie». Il a également rappelé le «rôle fondamental de Jean-Paul II dans le déclenchement de cette révolution de conscience qui a fait tomber le rideau de fer». Le secrétaire d’État américain a ensuite critiqué la Chine sur la question de la liberté religieuse. La liberté religieuse, a-t-il poursuivi, dépend du leadership chrétien et du témoignage moral de ceux qui ont résisté à la persécution.

La liberté religieuse, une priorité du Saint-Siège

Le Saint-Siège était représenté par le cardinal secrétaire d’État, Pietro Parolin, et l’archevêque Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les États. Mgr Gallagher a transmis les salutations du Pape François aux participants, en soulignant qu’il «est au courant de cette rencontre sur un sujet de grande importance pour le Saint-Siège, en particulier en ce qui concerne ses activités diplomatiques au niveau bilatéral et multilatéral».

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Le regard de Paul VI sur la chute des États pontificaux

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Ce 20 septembre marque le 150e anniversaire de la chute du pouvoir temporel de l’évêque de Rome, dans le contexte de l’unification italienne. Les paroles prononcées en 1962 par le cardinal Giovanni Battista Montini, le futur saint Paul VI, apportent un éclairage intéressant sur la portée de cet évènement et ses conséquences finalement positives, à long terme, pour la portée du magistère pontifical.

Le Pape Paul VI après son élection au Siège de Pierre, en 1963.

Le 150e anniversaire de la brèche de Porta Pia, qui a marqué la fin du pouvoir temporel du pape et l’effondrement des États pontificaux, demeure un sujet de débats en Italie, où les historiens portent un regard contrasté sur la prise de Rome, le 20 septembre 1870. Elle en amène certains à penser que l’Italie s’est construite, en tant que nation, contre l’Église et contre le Pape.

Mais l’analyse la plus lucide, bien que donnée il y a presque soixante ans, reste celle proposée à la veille de l’ouverture du Concile Vatican II par l’archevêque de Milan de l’époque, le cardinal Giovanni Battista Montini, qui quelques mois plus tard sera élu Pape sous le nom de Paul VI. C’était le 10 octobre 1962, à la veille de l’ouverture du Concile, et l’archevêque de Milan débutait alors un cycle de conférences au Capitole.

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Reprise de l’Audience générale du Pape après 6 mois de Covid-19 (Mars)

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Lors de l’audience générale de ce mercredi 2 septembre, le Pape François a poursuivi son cycle de catéchèse “Guérir le monde”, abordant cette fois le thème de “La solidarité et la vertu de la foi”. La solidarité est «la voie à parcourir dans un monde après la pandémie». Guidée par la foi, elle permet de former une véritable famille humaine incarnant l’amour de Dieu.

 

Le Pape invite à une journée de prière pour le Liban

Au cours de l’audience générale qu’il a tenue ce mercredi dans la cour saint Damase, le Pape a longuement évoqué la situation dramatique du pays du cèdre, invitant les fidèles du monde entier à consacrer une journée de prière et de jeûne ce vendredi 4 septembre pour le Liban. Le cardinal secrétaire d’État, Pietro Parolin, sera également dépêché sur place.