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Le Pape nomme un nouveau nonce apostolique à Madagascar

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Mgr Tomasz Grysa, nouveau Nonce Apostolique à Madagascar

Vatican News

Monseigneur Tomasz Grysa est né à Poznań, en Pologne, le 16 octobre 1970. Après son ordination sacerdotale, le 25 mai 1995, pour le compte de l’archidiocèse de Poznań, il a obtenu une licence en Droit canonique.

Entré dans le service diplomatique du Saint-Siège le 1er juillet 2001, il a presté successivement au sein des représentations pontificales de la Fédération de Russie, en Inde, en Belgique, au Mexique, au Brésil, auprès des missions permanentes de l’ONU (New-York), en Israël et au sein de la délégation apostolique à Jérusalem et Palestine.

Mgr Grysa est polyglotte. Outre le polonais, il parle le français, l’anglais, l’italien, le portugais, le russe et l’espagnol.

À Madagascar, Mgr Grysa succède à Mfg Paolo Rocco Gualtieri, nommé nonce apostolique au Pérou le 6 août 2022.

(source: vaticannews.va)

Femme et ainée, Sainte Anne, la grand-mère vénérée dans les communautés autochtones

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L’église Sainte(Anne-de-Beaupré, dans la province du Québec, au Canada.

À travers l’immense territoire canadien, la fête de la sainte Anne, le 26 juillet, est un événement à part entière. La mère de la vierge Marie, grand-mère de Jésus, est particulièrement importante pour différentes communautés autochtones qui la célèbrent lors d’un pèlerinage au lac Sainte-Anne dans l’Alberta, ou encore au sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré, au Québec. Deux lieux qui attendent la visite du Pape François, ces prochains jours.

Au bord du lac sacré Sainte-Anne, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest d’Edmonton dans la province de l’Alberta, certains pèlerins ont abandonné leur canne ou attelle. Après quelques pas dans les eaux miraculeuses, ils ont retrouvé leur mobilité. Depuis deux siècles, le lac est reconnu pour ses propriétés curatives, des milliers de membres de différentes communautés autochtones comme les Cris, les Métis ou les Pieds-noirs venant y célébrer la fête de sainte Anne. D’aucuns parcourent plusieurs milliers de kilomètres pour participer au rassemblement annuel de fidèles, qui réunit près de 40 000 personnes

Selon la tradition orale des Premières nations, le lac aurait toujours été habité par les esprits. Avant l’arrivée des Européens, rappelle l’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française, c’était un lieu de rassemblement, de pêche, de chasse et de cérémonie, comme celle de la danse du soleil, interdite en 1885. Appelé «Lac des esprits» ou «Lac Sacré», le lac Sainte-Anne hérite de son nom actuel du père Jean-Baptiste Thibault, prêtre séculier envoyé en mission dans la région et qui en fera un lieu de mission catholique.

Respect envers les ainés

«Sainte Anne est la mère de la Sainte Vierge et donc la grand-mère de Jésus… C’est notre grand-mère à tous», se réjouit le père Scott Katzenberger, recteur depuis janvier 2020 du sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré non loin de la ville de Québec. «C’est notre alliée au paradis». Toute l’année, pour honorer la figure de cette ainée, les Premières Nations, Inuits et Métis se rendent au sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré ou sur les rives du lac. Un déplacement souvent réalisé en famille : «certaines personnes étaient venues avec leurs grands-parents, aujourd’hui ils amènent leurs petits-enfants», s’enthousiasme le père Katzenberger.

Dans la culture autochtone, les grands-parents prennent une part considérable dans l’éducation des enfants. «Parfois les grands parents sont plus proches des enfants que les parents», éclaire Jean-François Roussel, chercheur à l’université de Montréal, spécialiste de l’anthropologie théologique et de la culture autochtone. Les personnes de plus de 60 ans représentent d’ailleurs des figures de sagesse dans dans différentes sociétés autochtones. Selon la cosmologie autochtone de l’Est, c’est une figure féminine qui est à l’origine de la création du monde, avant de monter au ciel pour devenir la lune. Ainée et femme, sainte Anne cumule ainsi deux qualités vénérées parmi les autochtones : «Dans l’imaginaire autochtone, la grand-mère de Jésus a dû être très présente dans sa vie de Jésus, au moins autant que celle de ses parents», complète Jean-François Roussel.

«Nous sommes les petits-enfants bien gâtés de notre grand-mère sainte Anne», sourit le père Scott.

Une visite inespérée

«Quand je suis arrivé ici, jamais je ne pensais recevoir un pape au sanctuaire», nous détaille celui qui fut déjà de passage à Sainte-Anne-de-Beaupré, lorsqu’il étudiait au séminaire.

Après trois jours à Edmonton dans l’Alberta, et une liturgie de la parole sur les rives du lac de Sainte-Anne, le Pape François est attendu au sanctuaire le 28 juillet. Près de 40 ans après la visite de saint Jean-Paul II, c’est la première fois qu’un Souverain pontife célébrera une messe dans la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré, qui voit passer près d’un million de visiteurs chaque année.

La basilique néo-romane consacrée en 1976 peut accueillir entre ses murs 1 400 visiteurs, et 10 000 personnes pourront suivre la messe depuis l’extérieur. Après l’annonce officielle de la venue du Pape François en mai, les réservations d’hôtels ou de camping ont bondi et les organisateurs tiennent à ce que toutes les communautés autochtones qui souhaitent assister à la messe du Saint-Père puissent le faire dans de bonnes conditions, 70% des places à l’intérieur de la basilique leur sont d’ailleurs réservées, précise l’équipe nationale de la visite papale au Canada.

Les organisateurs prévoient également d’offrir une retransmission de la messe sur les Plaines d’Abraham, à Québec, où pourront se regrouper 140 000 personnes. Au-delà des difficultés logistiques, la joie: «Cette visite est vraiment exceptionnelle, je sais que le Pape vient avec un message de réconciliation, et cela nous permettra d’améliorer les rapports entre l’Eglise et les communautés autochtones, pour aller de l’avant», note le père Katzenberger.

(source: vaticannews.va)


Le Pape au Canada: pour Mgr Poisson, il faut «avancer, sans oublier le passé»

Après Jean-Paul II en 1984, 1987 et 2002, le Pape François foulera le sol canadien, et particulièrement les terres autochtones, du 24 au 30 juillet. Un voyage historique (… lire l’article)

Mgr Gallagher plaide pour une diplomatie de prévention, non de réaction

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Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, à Rome le 12 juillet 2022.

Le Secrétaire pour les relations avec les États est intervenu mardi 12 juillet lors d’un événement en marge du «Meeting de Rimini», un événement italien qui se tiendra fin août. Mgr Paul Richard Gallagher a confirmé que le Souverain pontife se rendra à Kiev. La date demeure inconnue.

La 43ème édition de la Rencontre pour l’amitié entre les peuples prévue au meeting de Rimini du 20 au 25 août 2022 sur le thème « La passion de l’homme » a été présentée à l’ambassade d’Italie près le Saint-Siège à Rome. L’ordre géopolitique international imprévisible, le drame des réfugiés, la pauvreté croissante, les risques écologiques sont des défis qui concernent le présent et l’avenir de l’humanité seront la toile de fond du rendez-vous annuel, à la présentation duquel Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, est intervenu dans la matinée.

S’adressant aux journalistes présents en marge de la rencontre, il a réitéré le désir du Pape de se rendre en Ukraine, soulignant toutefois ignorer la date et les modalités.

Au sujet de son récent voyage sur place, le diplomate britannique a déclaré qu’il avait «la chance de se rendre à Kiev à un moment de sérénité sur le terrain, avec des bombardements avant et après notre visite». «J’ai constaté la consternation et l’incrédulité de trouver la guerre en Europe». «À la maison, c’était mon père et mon grand-père qui me la racontaient. J’ai vu la destruction, la protection et tout ce qui est un scandale pour nous. J’ai vu un peuple résister, prêt à se battre et à gagner. Tout cela nous est arrivé, à notre époque, alors que nous pensions que la guerre était terminée pour l’Europe, même si nous nous souvenons du conflit dans les Balkans dans les années 1990», a-t-il déclaré.

L’échec de la diplomatie

En tant que diplomate, nous devons reconnaître un échec, a observé Mgr Gallagher. Cela n’a pas fonctionné, cela n’a pas permis d’éviter ce conflit. «Quand je suis arrivé à Rome en provenance d’Australie en 2015, le Pape m’a dit qu’il ne voulait pas d’une diplomatie qui réagit mais d’une diplomatie qui anticipe les choses, une diplomatie préventive. L’Ukraine nous dit que nous devons essayer d’anticiper les conflits, que la diplomatie doit avoir la capacité de voir la gravité de ce qui se passe dans le monde. Elle doit réaffirmer les principes fondamentaux du droit international. Tout cela représente notre échec. Peut-être n’avons-nous rien dit de tout cela. Nous ne pouvons pas rester silencieux face à la violence».

À vrai dire, souligne le Secrétaire pour les relations avec les États, «nous ne sommes pas restés indifférents». L’accueil des personnes fuyant la guerre s’est développé dans toute l’Europe. «Mais il y a toujours le danger de la fatigue, la nôtre et celle du peuple ukrainien en guerre. Le gouvernement suisse a relancé la renaissance spirituelle et matérielle de l’Ukraine. Je pense qu’il est peut-être trop tôt pour parler de reconstruction, mais il est bon d’avoir une attitude positive. Nous devons aider les Ukrainiens à reconstruire le tissu social du pays avec des personnes traumatisées qui ont besoin d’être accompagnées», a-t-il souhaité.

Réconciliation et pardon

Mgr Gallagher a ajouté qu’«en tant que prêtre, je me sens obligé de rappeler que nous ne pouvons pas négliger le message de réconciliation et de pardon malgré l’intensité de la souffrance. En Europe, nous avons connu le miracle de la paix. Comme la réconciliation entre la France et l’Allemagne quelques années après la Seconde Guerre mondiale. Cependant, nous devons renouveler certaines institutions internationales. L’OSCE, par exemple, devrait être l’organe qui nous protège. Mais aussi l’Union européenne et l’ONU»

(source: vaticannews.va/fr)

Vatican: les familles envoyées en mission dans le monde

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A l’issue de la Célébration Eucharistique marquant la clôture de la dixième rencontre mondiale des familles, samedi 25 juin en fin d’après-midi, un texte leur a été remis, les invitant à poursuivre leur chemin missionnaire.

A l’issue de la messe de clôture de la Xème rencontre mondiale des familles, le Pape François a lu le texte qui a été remis à chacune d’entre elle présente ce samedi soir sur la place Saint-Pierre. Voici le texte lu par le Saint-Père, qui sera également distribué ce dimanche à l’issue de l’Angélus:

«Chères familles,

Je vous invite à poursuivre votre chemin

à l’écoute du Père qui vous appelle :

Soyez des missionnaires sur les chemins du monde !

Ne marchez pas seul !

Vous, jeunes familles, laissez-vous guider par ceux qui connaissent le chemin,

vous qui marchez devant, soyez des compagnons de route pour les autres.

Vous qui êtes perdus à cause des difficultés,

ne vous laissez pas abattre par la tristesse,

faites confiance à l’amour que Dieu a placé en vous,

Implorez l’Esprit chaque jour pour le raviver.

 

Annoncez avec joie la beauté d’être une famille !

Annoncez aux enfants et aux jeunes la grâce du mariage

chrétien. Donnez de l’espérance à ceux qui n’en ont pas.

Agissez comme si tout dépendait de vous,

sachant que tout doit être confié à Dieu.

Soyez ceux qui « cousent » le tissu de la société et d’une Église

Synodale qui crée des relations en multipliant l’amour et la vie.

Soyez un signe du Christ vivant,

n’ayez pas peur de ce que le Seigneur vous demande,

ni d’être généreux avec Lui.

Ouvrez-vous au Christ, écoutez-le dans le silence de la prière.

Accompagnez les plus fragiles

Occupez-vous de ceux qui sont seuls, réfugiés, abandonnés.

 

Soyez la semence d’un monde plus fraternel !

Soyez des familles au grand cœur !

Soyez le visage accueillant de l’Église !

Et s’il vous plaît, priez, priez toujours !

 

Que Marie, notre Mère, vous vienne en secours quand il n’y aura plus de vin,

qu’elle vous accompagne dans le temps du silence et de l’épreuve,

qu’elle vous aide à marcher ensemble avec son Fils ressuscité».

Audience : «L’alliance entre les générations est notre don perdu»

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Le Pape François lors de l’audience générale du 23 février 2022 (Vatican Media)

Depuis la salle Paul VI, le Pape François a débuté ce mercredi 23 février un nouveau cycle de catéchèses, portant cette fois sur la vieillesse. «La grâce du temps et l’alliance des âges de la vie» était le thème d’ouverture. François a notamment attiré l’attention des fidèles sur les méfaits du manque de relations entre les jeunes et les personnes âgées.

C’est sur une situation qui concerne l’humanité tout entière que le Pape François a voulu attirer l’attention avec ce nouveau cycle de catéchèses. Un âge de la vie qui, depuis quelques décennies, «concerne un vrai “nouveau peuple”, les personnes âgées». «Avec les migrations, la vieillesse fait partie des questions les plus urgentes que la famille humaine doit affronter», a estimé le Souverain Pontife. Avec son lot de défis, notamment «le risque de rejeter cette catégorie de personnes considérées comme un “poids”». Le Saint-Père s’est désolé en particulier des situations de négligence dont les plus anciens ont été victimes durant la pandémie.

Contre le jeunisme

Aux yeux du Successeur de Pierre, le principal enjeu est «l’unité des âges de la vie». «Demandons-nous : existe-t-il une amitié, une alliance entre les différents âges de la vie, ou la séparation et le rejet prévalent-ils ?».

Et François de dénoncer une culture dominante qui exalte la jeunesse «comme le seul âge digne d’incarner l’idéal humain, associée au mépris de la vieillesse comme fragilité, déchéance, handicap». Cette vision déformée fut «l’icône dominante des totalitarismes du 20è siècle».

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Le Pape annonce le Jubilé de 2025, signe de renaissance après la pandémie

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Après deux années marquées par la souffrance, la peur ou les restrictions de liberté dues au virus, un premier remède a été trouvé, et le Pape estime que «l’épidémie pourra être surmontée». Dans une lettre adressée au président du Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, il souligne que le prochain jubilé favorisera grandement la recomposition d’un climat d’espérance et de confiance.

Ouverture de la Porte Sainte lors du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde.

Le Pape annonce la tenue du Jubilé de 2025. Dans une lettre adressée au Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle évangélisation -l’organisateur de cette future Année Sainte- le Pape François appelle à mettre en œuvre une préparation qui permettra au peuple chrétien de vivre pleinement l’événement, dans toute sa force pastorale.

Après deux ans de pandémie, le Souverain Pontife espère que ce moment de grande importance spirituelle, ecclésiale et sociale, favorisera «la recomposition d’un climat d’espérance et de confiance».

Ces deux dernières années, il n’y a pas eu un seul pays qui n’ait été bouleversé par «l’épidémie soudaine qui, en plus d’avoir touché du doigt le drame de la mort dans la solitude, l’incertitude le caractère provisoire de l’existence, a modifié notre mode de vie».

Comme les écoles ou les usines, les églises ont été fermées. Comme leurs frères et sœurs, les chrétiens ont éprouvé la souffrance, la peur ou les restrictions de liberté.

Conjuger la dimension spirituelle du Jubilé avec la vie sociale

Mais aujourd’hui, un premier remède a été trouvé et «nous avons pleinement confiance», écrit François. «L’épidémie pourra être surmontée», et cela sera «plus facilement réalisable» si les populations les plus pauvres ne sont pas «négligées» et que les découvertes scientifiques sont partagées.

François souhaite que le Jubilé annoncé soit le signe d’une «renaissance renouvelée dont nous ressentons tous l’urgence», écrit-il. D’où le thème choisi pour l’année sainte: «Pèlerins d’espérance». L’espérance, une flamme donnée aux chrétiens et qu’ils doivent garder allumée «pour que chacun retrouve la force et la certitude de regarder l’avenir avec un esprit ouvert, un cœur confiant et une intelligence clairvoyante».

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Urbi et Orbi: demander à l’Enfant Jésus la force de «s’ouvrir au dialogue»

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En ce 25 décembre 2021, le Pape François a donné sa bénédiction Urbi et Orbi -à la ville et au monde-, depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre. Dans un contexte plus qu’incertain, caractérisé par une multiplicité de crises complexes et interminables, le Souverain Pontife appelle à toujours choisir la voie du dialogue pour les résoudre.

Apparu dans le monde «comme un chuchotement», «comme le murmure d’une brise légère», le Verbe de Dieu fait chair dans le sein de la Vierge Marie est venu «pour dialoguer avec nous», et ce faisant, pour nous montrer «la voie de la rencontre et du dialogue». Ce chemin est plus que jamais nécessaire en ces temps de pandémie, où «la tendance se renforce à se replier sur soi»; même au niveau international, note le Saint-Père, l’on semble privilégier le choix «des raccourcis» plutôt que celui du dialogue, alors qu’il conduit «réellement à la résolution des conflits et à des bénéfices partagés et durables».

Syrie, Irak, Yémen, Terre Sainte

«Alors que l’annonce de la naissance du Sauveur résonne autour de nous et dans le monde entier, nous voyons encore beaucoup de conflits, de crises et de contradictions (…) Et nous ne les remarquons presque plus. Nous nous y sommes tellement habitués que d’immenses tragédies passent désormais sous silence», déplore François, qui a ensuite énuméré plusieurs situations emblématiques, au premier rang desquelles la Syrie, en guerre depuis une décennie et l’Irak «qui peine toujours à se relever après un long conflit». «Nous entendons le cri des enfants s’élever du Yémen où une terrible tragédie, oubliée de toute le monde, se déroule en silence depuis des années, faisant des morts chaque jour», poursuit-il.

Le Pape évoque aussi «les tensions permanentes entre Israéliens et Palestiniens», qui s’éternisent avec des «conséquences sociales et politiques toujours plus importantes».

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Audience générale: avec saint Joseph, redécouvrir la valeur du silence

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Saint Joseph, homme du silence, totalement ouvert à l’action de l’Esprit-Saint: ce trait si caractéristique de l’époux de Marie a été exploré par le Pape ce mercredi devant les fidèles et pèlerins réunis en salle Paul VI du Vatican pour l’audience générale hebdomadaire.

Le parcours de réflexion sur saint Joseph, que propose le Pape depuis quelques semaines, s’est arrêté ce mercredi sur un aspect fondamental de cette figure: le silence. Les Évangiles ne rapportent en effet aucune parole du père adoptif de Jésus. Mais il serait faux d’imputer cette attitude à un caractère «taciturne», ou d’assimiler ce silence à du «mutisme», a précisé d’entrée François. Il s’agit plutôt d’un silence «plein d’écoute», qui révèle «sa grande intériorité» et par lequel Joseph nous invite à «laisser la place à la présence du Verbe fait chair», le Christ. C’est en effet dans le silence que Dieu se manifeste.

Ayant grandi à cette «école» à Nazareth, Jésus n’aura de cesse de chercher des espaces de silence durant ses journées, tout en enjoignant ses disciples à faire de même. «Comme il serait beau que chacun de nous, à l’exemple de saint Joseph, parvienne à retrouver cette dimension contemplative de la vie ouverte précisément par le silence», a alors lancé le Pape aux fidèles, reconnaissant toutefois que cette expérience n’est guère facile, et pour cause: «le silence nous fait un peu peur, car il nous demande d’entrer en nous-mêmes et de rencontrer la partie la plus vraie de nous-mêmes».

Or, de ces espaces de silences peut «émerger une autre parole, celle de l’Esprit Saint qui habite en nous». Cette Voix est souvent confondue «avec les milliers de voix des préoccupations, des tentations, des désirs et des espoirs qui nous habitent». Et sans cet entrainement qui vient de la pratique du silence, «même notre parole peut devenir malade», se transformer même en une «arme dangereuse» -«qui tue plus que l’épée»- lorsqu’elle se confond avec la «flatterie, vantardise, (le) mensonge, médisance et calomnie», a pointé le Pape.

En cultivant le silence, à l’instar de saint Joseph, nous «donnons à l’Esprit la possibilité de nous régénérer, de nous consoler, et nous corriger», «et le bénéfice pour nos cœurs guérira aussi notre langage, nos mots et nos choix», a assuré l’évêque de Rome qui a conclu par une courte prière à saint Joseph, l’homme «qui a uni le silence à l’action»:

“Saint Joseph, homme du silence, toi qui, dans l’Évangile, n’a prononcé aucune parole, apprends nous à nous abstenir de paroles vaines, à redécouvrir la valeur des mots qui édifient, encouragent, consolent, soutiennent. Sois proche de ceux qui souffrent des mots qui blessent, comme les calomnies et les médisances, et aide-nous à toujours unir nos paroles à nos actes. Amen. ”

(source: vaticannews.va)

La Garde suisse: Soldiers of the Pope

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For the first time an exclusive visit behind Vatican walls records the history, traditions and daily life of the smallest army in the world, the Swiss Guard, whose duty is to defend the Holy Father at any cost, giving their own lives if necessary.

The film captures the highlights of a typical year for the Swiss Guard, including their ceremonial duties as well as some more intimate moments. Here is their story through the lives of the members of the Swiss Guard, offering a window on the Vatican not seen before.


Le Pape François est protégé par sa Garde Suisse, et ce depuis 500 ans. Mais pourquoi des Suisses ? Sont-ils de vrais soldats ou s’agit-il simplement d’une unité apparat ? Le Vatican les a-t-il déjà envoyé au combat ? Voici l’Histoire de la garde suisse pontificale.

Le Pape félicite l’UNESCO pour son 75e anniversaire

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Dans un message vidéo adressé à Audrey Azoulay, la directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, le Pape François exprime ses félicitations pour l’anniversaire de cette organisme fondé en 1946.

Le Pape aux côtés d’Audrey Azoulay lors d’une audience privée, en décembre 2018 au Vatican

Dans ces mots d’encouragement, le Pape se félicite du «rapport privilégié» que l’Église entretient avec l’UNESCO. «En effet, l’Église est au service de l’Évangile, et l’Évangile est le message le plus humanisant que l’Histoire connaisse. Message de vie, de liberté, d’espérance, qui a inspiré dans toute époque et dans tout lieu d’innombrables initiatives éducatives, et a animé la croissance scientifique et culturelle de la famille humaine», insiste François.

Le Pape rappelle donc que l’UNESCO «est un interlocuteur privilégié du Saint-Siège dans le service commun de la paix et de la solidarité entre les peuples, le développement intégral de la personne humaine, et dans la protection du patrimoine culturel de l’humanité», avant de bénir les membres de la « communauté de travail» qui œuvrent au service de cette organisation basée à Paris, et qui avait été visitée par Jean-Paul II le 2 juin 1980.

Récemment, les contacts se sont intensifiés entre le Saint-Siège et l’UNESCO, notamment à l’occasion de la visite du Pape en Irak et du lancement, le 7 octobre dernier, d’un cycle d’études dédiées à l’écologie intégrale, à l’Université pontificale du Latran.

(source: vaticannews)