Pour faire la pub de sa salle de bal mal-aimée, Trump fait une visite de chantier avec les médias

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Donald Trump a convié des journalistes sur le chantier de la future extension de la Maison Blanche, un projet qu’il présente comme un « cadeau » aux États-Unis.

Le bruit des engins de chantier couvrait parfois sa voix. Ce mardi 19 mai, Donald Trump a convié les journalistes au milieu des travaux de la future salle de bal de la Maison Blanche, un projet qu’il défend avec l’enthousiasme d’un promoteur immobilier revenu sur l’un de ses terrains favoris.

Pendant que les ouvriers continuaient les travaux derrière lui, le républicain a déroulé sa vision du bâtiment à venir. Façades « grecques » d’un côté, « romaines » de l’autre, vitres épaisses, titane, béton, système anti-drones sur le toit : Trump s’est lancé dans une longue énumération technique, visiblement plus à l’aise sur ce terrain que sur celui de l’économie ou de la diplomatie.

La future salle de bal doit servir aux réceptions officielles de la Maison Blanche. Donald Trump assure aussi qu’elle comprendra des salles de réunion et un hôpital militaire. Selon lui, le chantier pourrait être terminé d’ici « six ou sept mois ».

Un « cadeau »

Au-delà de la campagne de communication, le président américain a surtout cherché à désamorcer les critiques sur le coût du projet. « Ceci est un cadeau aux États-Unis d’Amérique », a-t-il insisté, avant d’affirmer que la construction était financée par « mon argent et celui de mes donateurs ».

Une précision manque toutefois dans cette présentation : la partie sécuritaire du projet doit bien être soutenue par l’argent public. Les républicains poussent au Congrès un texte prévoyant un milliard de dollars pour le Secret Service, notamment pour les infrastructures de sécurité liées à cette future salle de bal.

Les nombreux journalistes présents ont profité de leur proximité avec Donald Trump pour l’interroger sur le coût de la vie. La guerre avec l’Iran fait grimper les prix de l’essence aux États-Unis et les taux d’intérêt restent élevés. Mais devant le chantier, le président a préféré parler marchés financiers. « Nous avons atteint des records en Bourse. Tout va bien », a-t-il lancé.

Interrogé sur l’impopularité du conflit, Donald Trump a également défendu son intervention contre Téhéran. Il a expliqué avoir dû faire « ce petit voyage » afin d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, tout en minimisant la hausse du prix des carburants, jugée « temporaire ».

Malgré des sondages défavorables, le président continue aussi d’assurer que sa politique étrangère convainc les Américains. « Tout le monde me dit que c’est impopulaire, mais je pense que c’est très populaire », a-t-il affirmé.

(source: huffingtonpost.fr)

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