Volobe

Projet Volobe – La première pierre posée à Toamasina

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La pose de la première pierre du projet Volobe a eu lieu avant-hier.

L’événement s’est tenu à Fokontany Ambodimanga, dans le district de Toamasina II, en présence du ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures, Jean-Baptiste Olivier, et du Directeur Général de la CGHV, Rémy Huber.

Début de la construction

Selon le communiqué partagé par le ministère : « cette cérémonie symbolise le début de la construction des infrastructures qui accueilleront les ouvriers du chantier ». Ce projet prévoit la construction d’une centrale hydroélectrique d’une capacité de 120 MW, destinée à produire 750 GWh par an. Le barrage associé, de 25 mètres de haut et 300 mètres de large, viendra renforcer les réseaux Inter-Antananarivo (RIA) et Toamasina (RIT), avec des retombées positives pour environ 2 millions de foyers.

Coopération

Le ministre a souligné que « la mise en œuvre du projet témoigne de la coopération entre le gouvernement malagasy et le secteur privé », inscrite dans le cadre de la Politique Générale du Gouvernement (PGE). En plus de doubler l’accès à l’électricité d’ici 2030, ce projet devrait créer jusqu’à 1 500 emplois. Après la cérémonie, la délégation a visité le barrage historique de 1931, qui continue d’opérer avec une capacité de 5 MW.

(source: moov.mg)

Energie: L’Union européenne souligne l’urgence du projet Volobe

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Isabelle Delattre Burger, ambassadrice de l’Union européenne (UE), multiplie les rencontres avec les autorités malgaches ces derniers temps. Dans l’un de ces entretiens, elle a notamment souligné l’urgence de démarrer la construction de la centrale hydroélectrique de Volobe, mettant en avant son importance pour le développement humain et économique. L’UE soutient le projet avec un don de 20 millions d’euros, représentant environ un tiers de la contribution de l’État. Cependant, malgré la signature du mémorandum d’entente en 2016, le projet a pris du retard, notamment en raison de négociations sur le prix du kilowattheure.

La centrale hydroélectrique de Volobe, une fois opérationnelle, produira 120 mégawatts, couvrant 40% de la consommation annuelle nationale d’électricité. Cela bénéficiera à plusieurs régions du pays en résolvant partiellement le problème de l’insuffisance énergétique. Les retards dans le projet ont des conséquences financières et structurelles, entraînant des surcoûts dus à la production d’électricité par des moyens plus coûteux, comme les solutions thermiques.

Le financement du projet, estimé à environ 550 millions d’euros, reste un obstacle majeur à son avancement. Alors que la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) cherche des partenaires et des bailleurs, le manque de fonds retarde le début des travaux. Des discussions sont en cours avec des acteurs tels qu’Électricité de France (EDF) pour soutenir le projet. Ce retard impacte également les finances publiques, augmentant les dettes et affectant les fonds d’entretien des routes.

Isabelle Delattre Burger souligne l’importance de concrétiser rapidement les projets hydroélectriques de Volobe et Sahofika pour éviter des dommages collatéraux sur l’économie et les infrastructures du pays. Malgré les efforts pour réduire les coûts pour les consommateurs, les retards ont des répercussions négatives, nécessitant une action urgente pour assurer le développement énergétique et économique de Madagascar.

(source: madagascar-tribune.com)