Colonel Michaël Randrianirina: Hafatra mafonja (Antsirabe)
Fihaonana tamin’ireo Tanora Gen Z sy ny Firaisamonim-pirenena ny Sabotsy 31 Janoary 2026 tao amin’ny Oniversiten’ny Vakinankaratra: « Tsy ekena ny fanakorontanana. Lasa misy Fikambanana Gen Z 70 (fitopolo) ao Antananarivo. Miala ny Mpitondra raha ny atao mihitsy no tsy mety! … « .
Transition – La communauté internationale s’aligne sur les vingt-quatre mois
Les partenaires de Madagascar entérinent la « Transition » de vingt-quatre mois à Madagascar. Pour l’Union africaine, notamment, la présidentielle attendue au terme de cette période devrait ouvrir la voie à la levée des sanctions qu’elle a prononcées contre la Grande île.

Deal. La communauté internationale acte le délai de vingt-quatre mois prévu pour la situation d’exception dans laquelle se trouve Madagascar. Elle se projette d’emblée sur l’organisation de l’élection présidentielle qui y mettra fin. Par ailleurs, tandis qu’au sein du microcosme politique, le débat sur la qualification de cette période reste ouvert, l’Union africaine (UA), via son Envoyé spécial, parle de « Transition ».
«Nous allons, en tant qu’Union africaine, travailler sur cette période de Transition qui va nous mener à vingt-quatre mois de ce processus qui débouchera sur une élection présidentielle», déclare ainsi Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial de l’Union africaine, à l’issue d’une rencontre avec le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, à sa résidence à Ivandry, dimanche. Une rencontre qui marque le point final d’une mission d’évaluation de la situation politique dans le pays, par la délégation de l’UA.
Le ton est aussi donné du côté de l’Union européenne (UE). Après une rencontre avec Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le 30 janvier, Roland Kobia, ambassadeur de l’UE, a publié sur sa page Facebook : « les élections libres et transparentes sont une priorité de la Refondation de Madagascar, et de l’Union européenne. Le travail doit être soutenu à tous les niveaux pour être prêt dans le délai de vingt-quatre mois. L’UE est prête à accompagner toutes les institutions et la population dans cet objectif clé pour le pays ».
Outre ces déclarations, depuis le 28 janvier jusqu’au 14 février, une mission d’évaluation des besoins électoraux est dépêchée par les Nations Unies dans la Grande île. Selon les explications, cette mission a été déployée suite à la demande de Madagascar, via « une lettre officielle adressée aux Nations Unies, en décembre 2025 ».
Présidentielle contre levée des sanctions
Comme son nom l’indique, la mission de la délégation conduite par Simon-Pierre Nanitelamio, directeur adjoint de la division de l’assistance électorale de l’ONU, est d’évaluer les besoins de Madagascar pour l’organisation des prochaines échéances électorales. «Nos partenaires internationaux affirment être prêts à nous soutenir dans l’organisation des différentes échéances électorales prochaines. Que ce soit le référendum ou la présidentielle», confie une source avisée.
Toutefois, la source ajoute que « leur principale appréhension porte sur le respect des vingt-quatre mois pour la Transition, ainsi que la suffisance de cette période pour les préparatifs des élections. » À lire le communiqué publié par la présidence de la refondation de la République sur sa page Facebook, le 26 janvier, cette inquiétude a été évoquée par Joyce Banda, ancienne Présidente du Malawi, qui a conduit la mission du panel des sages de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), du 25 au 2 février.
Selon la missive de la Présidence, durant la rencontre du panel des sages de la SADC avec le colonel Randrianirina, le 26 janvier, Joyce Banda a posé la question : «Les vingt-quatre mois sont-ils suffisants pour réaliser tout ce qui doit être fait ?» D’après le communiqué, toujours, le Chef de l’État lui a répondu : « Notre souhait est de tenir l’élection présidentielle et l’élection constitutionnelle, de même que la refonte totale et en profondeur de la liste électorale dans ce délai de vingt-quatre mois ».
De prime abord, le locataire d’Iavoloha se veut prudent sur le délai de vingt-quatre mois de la Transition. À chaque fois que la question lui est posée, il ne donne pas de réponse ferme et semble laisser une ouverture à un éventuel changement de programme. Lors de la présentation du Plan de mise en œuvre (PMO), du Programme général de la refondation (PER), devant le Parlement, en novembre, Herintsalama Rajaonarivelo, Premier ministre, a présenté un chronogramme des cinq étapes clés des vingt-quatre mois de la Transition.
« Si besoin, ce chronogramme peut être modifié. Tout dépendra de l’issue de la concertation nationale », a cependant ajouté le Premier ministre, durant son discours-programme devant l’Assemblée nationale, le 18 novembre. L’objectif est de boucler toutes les étapes de la concertation nationale avant la fin de cette année, a déclaré maître Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État chargée de la Refondation, durant une conférence de presse, le 9 janvier. Néanmoins, la membre du gouvernement indique également que « toutes les décisions majeures [dont le calendrier] seront prises durant la concertation nationale ».
L’issue de la concertation nationale décidera donc si le délai de vingt-quatre mois pour la Transition sera maintenu ou bien s’il sera prolongé. Pour l’heure, la communauté internationale s’en tient à ce deadline affirmée dans les discours des responsables étatiques. Toutefois, elle serait consciente du défi technique et logique que ce délai impose pour l’organisation d’une élection constitutionnelle et d’une présidentielle, avec la réforme préalable des textes électoraux et la refonte de la liste électorale, confie une source proche du dossier.
Il est probable que la communauté internationale ne soit pas contre une éventuelle prolongation de la Transition. Toutefois, l’Envoyé spécial de l’UA a été clair, dimanche : la présidentielle sera la condition sine qua non de la levée des sanctions imposées par l’organisation contre Madagascar. «[C’est] cette élection présidentielle [qui] verra les sanctions contre Madagascar levées», souligne Mohamed Idriss Farah.
(source: Garry Fabrice Ranaivoson – lexpress.mg)