Birmanie : le chef de la junte, Min Aung Hlaing, tombe le treillis pour devenir président du pays

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Les élections de janvier, taillées sur mesure pour donner la victoire aux partisans de la junte militaire, permettent au général putschiste Min Aung Hlaing de revêtir les habits civils de président de l’Union du Myanmar.

Le général Min Aung Hlaing, chef de la junte birmane, remet un drapeau au nouveau commandant en chef, le général Ye Win Oo, à Naypyidaw (Birmanie), le 30 mars 2026 (photo fournie par l’armée birmane). ARMÉE BIRMANE VIA REUTERS

Cinq ans de guerre civile et le voici président : Min Aung Hlaing, le général putschiste qui a renversé Aung San Suu Kyi par un coup d’Etat le 1er février 2021, a été élu, sans grande surprise, à la tête du pays par les deux Chambres du nouveau Parlement birman, le 3 avril, à Naypyidaw. Deux autres candidats étaient éligibles.

Agé de 79 ans, le « senior général », comme il était désigné jusqu’alors, est donc désormais consacré chef de l’Etat en habits civils – un poste en principe cérémonial qu’il aurait convoité en 2020, mais que la Dame de Rangoun, dit-on, refusa de lui concéder après sa victoire sans appel aux élections législatives de novembre 2020.

Sur le papier, ce serait donc un retour à la normale : l’armée prétend avoir pris le pouvoir en 2021 pour protéger la Constitution (rédigée par une précédente junte militaire) en raison des « fraudes généralisées » commises selon elle, mais jamais prouvées, par la Ligue nationale pour la Démocratie, le parti d’Aung San Suu Kyi.

S’en était suivie une période d’Etat d’urgence, lors de laquelle Min Aung Hlaing avait gouverné avec les pleins pouvoirs comme chef d’une junte militaire (appelée « conseil administratif de l’Etat ») et même premier ministre, mais sans Parlement.

(suite dans: lemonde.fr)

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