Tsimiroro : Nouveaux forages de puits à partir du troisième trimestre

Madagascar Oil a annoncé la reprise de la production d’huile lourde à Tsimiroro au début du mois de mars. Après la remise en service des puits existants, le passage à la vitesse supérieure est également annoncé avec le forage de nouveaux puits de production.
Lors de l’annonce de la reprise de la production d’huile lourde par Madagascar Oil, son nouvel administrateur général, Yanto Sianipar, a déclaré que les 25 puits déjà existants sur le site d’exploitation de Tsimiroro seraient remis en service, dont 19 déjà dédiés à la production et 6 autres pour l’injection de vapeur, actuellement en cours de reconversion. Ces puits existants devraient produire 300 barils par jour.Il convient de rappeler que ces puits ont été utilisés lors du projet pilote, qui a pris fin en 2016, au cours duquel Madagascar Oil a rempli ses cuves de stockage. Ce stock est d’ailleurs commercialisé depuis juillet 2022 et sert à l’approvisionnement de nombreuses sociétés privées, de la capitale à Antsirabe, jusqu’à Antsiranana, qui produisent leur propre électricité.
Nouvelle étape
Yanto Sianipar a également déclaré, lors de cette annonce, que 150 nouveaux puits seraient mis en service afin de porter la production à 3 000 barils par jour à un horizon de 24 mois.
Ces nouveaux puits feront l’objet de nouveaux forages et, selon des sources informées, cette phase d’expansion devrait commencer au troisième trimestre 2026.Il s’agit d’une nouvelle étape dans l’histoire de l’huile lourde de Tsimiroro et d’un signal tangible de la reprise et de l’expansion du développement de cette réserve, longtemps suspendue aux cours du pétrole conventionnel sur le marché international, ainsi qu’aux différents facteurs influençant directement la viabilité économique de son exploitation.
Le forage de ces 150 nouveaux puits nécessitera des investissements importants, qui n’ont pas encore été communiqués par Madagascar Oil. Un spécialiste du secteur pétrolier amont évalue cet investissement à plusieurs dizaines de millions de dollars et souligne que les conditions de facilitation douanière, octroyées par le Code pétrolier pour l’importation des équipements lourds destinés à ce type de projet, aideront l’exploitant à accélérer l’expansion de Tsimiroro.
Meilleur rendement
L’huile lourde de Tsimiroro est reconnue pour sa qualité, notamment une teneur en soufre relativement faible. Cette caractéristique offre aux entreprises utilisatrices non seulement un meilleur rendement dans leur production d’électricité, mais aussi des coûts d’entretien significativement réduits.
Il est indéniable que la relance de Tsimiroro constitue une bonne nouvelle, notamment pour réduire notre dépendance aux importations d’huile lourde, dont les grands groupes de production d’électricité ont besoin. À ce titre, la JIRAMA ne peut que bénéficier d’une source d’approvisionnement locale, potentiellement bien moins coûteuse.
(source: R.Edmond. – Midi M/kara)