Kanto sy Hira

R.R. Majunga: Olo-malazan’ny kalo fahiny

Publié le Mis à jour le

Raymond Razafimbahiny (1919 – 1963): Souvenrs d’antan, l’idole de plusieurs générations et grande célébrité artistique de la Première république malagasy.

[Click to read his biography on Wikipedia]

Ci-dessous également les autres grands succès de sa génération pour votre plaisir:

Benja Emadisson à l’IFM: un tour du monde mélodieux de concert classique

Publié le Mis à jour le

Un pianiste talentueux et jeune par son expérience sur la scène. Benja Emadisson a transcendé le public venu l’écouter hier après-midi avec son épopée musicale.

Entre poésie et romantisme, c’est un soixante-onzième concert classique de midi aussi bien entraînant qu’enchanteur qui s’est tenu sur la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM), hier. Tantôt gracieux, tantôt énergique dans sa manière de jouer de son instrument de prédilection, le piano, Benja Emadisson, polytechnicien de formation, a alors su charmer avec toute sa modestie le public de l’IFM. En toute simplicité, lui seul, laissant se balader aisément ses doigts sur son piano, enivre ainsi la salle, tout au long de ce qui s’annonce comme un tour du monde enchanteur et mélodieux qui regorge d’histoire.

Le virtuose Benja Emadisson

De Madagascar à la Hongrie, en passant par la Turquie pour se terminer en Pologne, Benja Emadisson transporte littéralement les spectateurs qui se laissent transporter par les notes qui fusent de son piano. Constamment en quête de nouveaux talents à valoriser, Madagascar Mozarteum, organisateur de ces concerts classiques de midi, a ainsi, une fois encore, ravi le public avec ce talent exceptionnel qu’il a mis à l’affiche. Au programme donc, une ribambelle d’interprétations que le pianiste maîtrise et joue aisément à sa manière, à travers lesquelles il relate l’historique de quelques danses populaires du monde. Avec son amie Valérie Raveloson à la narration précédant chaque composition, le public se laisse facilement bercer.

Éloquent
Près d’une dizaine de compositions de renom ont garni le répertoire du pianiste pour son concert.
« C’est là pour moi, la toute première fois que je joue devant un public. J’avoue que c’est très difficile, mais c’est tout aussi plaisant et satisfaisant et j’en suis ravi », confie Benja Emadisson.
Son piano et lui se trouvent dans le coin gauche de la scène, avec la lumière tamisée et des images projetées sur l’écran géant de la salle illustrant chaque composition. Le concert a alors débuté tambour battant, où dans ce cas-ci, un piano remplace le tambour, avec une interprétation du « Afindrafindrao » de Razafindriantsoa, de quoi mettre vivement le public dans l’ambiance. S’ensuit une épopée vers l’Europe où, entre autres, avec « Tango tzigane » de Jacob Gade et « My wild irish rose » de Keith Jarett, le pianiste se découvre en douceur et frénésie en conjuguant les notes graves et aigües.

Son interprétation de «Tanisa» de Naly Rakotofiringa a notamment marqué le public, une mélodie folklorique malgache que Benja Emadisson a fait sienne, le temps d’un concert. Adoubé d’un « bis » son interprétation n’a rien à envier à celles des grands compositeurs qu’il idolâtre. Sa reprise de « Tanisa » d’une manière classique a fait vibrer le tout IFM du début jusqu’à la fin. Pour finir justement, le pianiste a interprété la « Polonaise héroïque » de Frédéric Chopin avec fougue et vivacité, en accompagnant en musique les fresques du peintre polonais Marek Langowski projetés sur scène.
Benja Emadisson est actuellement professeur de piano à temps plein au Cercle germano-malgache (CGM), après avoir fait ses études musicales au Centre national de l’enseignement de la musique (CNEM).

Andry Patrick Rakotondrazaka

(L’Express de Madagascar)

« Hirandrazako »: Kintana telo

Publié le Mis à jour le

Hira tsy tontan’ny ela avelan’izy telo lahy andrarezina eo amin’ny Kanto, dia i Romule sy Gabhy ary Salomon, tadidin’ny rehetra amin’ny anarana hoe « Kintana telo »

Kintana Telo («~Trois Etoiles~») est un trio fondé en 1976 à Madagascar par Gabriel Rabehasina dit “Gabhy” (1933-2010), Salomon Rakoto Andiamasimanana alias “Salomon” (né en 1942 ) et Romule dit “Mily”, de son vrai nom Romule Rabarivola surnommé (1924-2008).

A la dispartion de ses deux complices, Salomon (suivre sur FB) continue à attiser la flamme du trio qu’il nomme Ny Diarin’ny Kintana Telo… ”

Derrière ces « Trois Etoiles », on trouve le toujours jeune José Alain Ramahavalisoa, appelé Jojo ou Zozo (voir sur FB) par les intimes

 

Solofo José: Fara Veloma

Publié le Mis à jour le

Nanamarika ny fiainan’olona marobe tamin’ny fomba samihafa ny fivahinian’i Solofo José teto amin’ity Tany fandalovana ity: mpiasan’ny RNM (Radio Nasionaly malagasy) nandritry ny taona maro, mpampianatra sady mpanabe, no mpanan-kanto malaza ihany koa teo amin’ny sehatra tandrify azy.

Autour de l’Hymne national malagasy

Publié le Mis à jour le

Ramboatiana Etienne,
jury de l’hymne national malagasy,
Ry Tanindrazanay Malala ô

par Mahefa Ramanana-Rahary

                      revu et corrigé par V. Andriamanday

 

Ry Tanindrazanay malala ô!
Ry Madagasikara soa
Ny Fitiavanay anao tsy miala,
Fa ho anao doria tokoa

Tahionao Ry Zanahary
’Ty Nosindrazanay ity,
Hiadana sy ho finaritra
He! Sambatra tokoa izahay.

L’envoi par Patrice Ralitera du compte-rendu des séances nécessaires à la sélection de l’hymne national malagasy a été une occasion pour étudier de façon plus détaillée les sources existantes sur ce sujet, essentiellement les sources accessibles par Internet.

Norbert Raharisoa

Pasteur Rahajason

Pour sélectionner l’hymne national malagasy, il a été nécessaire de mettre en place un concours qui a eu lieu  avec le support de Radio Tananarive ( Radio Madagasikara d’après l’annexe II ), et s’est déroulé du  10 mars 1959 au 24 Mars 1959. « Ry Tanindrazanay Malala » a été déclaré hymne national malagasy le 24 Mars 1959 à 16h45 et la première chorale mixte ayant eu l’honneur de chanter l’hymne a été  composée d’ élèves de l’Ecole Normale des Jeunes Filles d’Avaradrova et de l’Ecole Normale de Mahamasina.

Il serait très intéressant de regarder plus en détail les personnalités de chaque jury pour bien comprendre le choix final, mais de premier abord, il est évident que l’aspect politique de cet hymne n’a pas été pris à la légère, le nombre de députés dans le jury étant de six sur quinze, dont son président.

Parmi le jury, Victor Randzavola, qui a fait office de secrétaire du jury, est aussi un technicien, étant l’organiste de l’église d’Ambonin’Ampamarinana.

Parmi ceux désignés comme étant des techniciens choisis pour leurs talents particuliers en musique, Mr Bernarson Jean est un pianiste, professeur de musique qui enseignait rue Andriandahifotsy (anciennement rue Romain Desfossés). Mr Ramboatiana Etienne est donc professeur de musique, auteur et compositeur et Mr Rahoerson Georges jouant de plusieurs instruments comme le piano, les instruments à vents, le violon, la basse…). Il était aussi chef d’orchestre et compositeur, bassiste au sein de l’orchestre philharmonique de Tananarive dans les années 50.

Concernant les auteurs identifiés dans le compte-rendu, Mr Jérome RAKOTOMANGA, Chef de Musique du Gouvernement a présenté MADAGASIKARA MIFALIA IZAO pour le concours. Il était plus connu sous le nom de RAMANGAMANGA, et avait la particularité de quasiment danser quand il dirigeait la fanfare, du temps des colonies ou durant la première république.

Mr RAMIARISON Gilbert qui a présenté ZANAHARY O TAHIO NY TANINDRAZANAY pour le concours, a approfondi ses études de musique au Conservatoire de Paris . Il était professeur de musique et auteur-compositeur. Il sait jouer de plusieurs instruments. Le public le connaît plus sous le nom de Gilles Ramiarison, et pour les services rendus, il a reçu les distinctions honorifiques de « Chevalier de l’Ordre National » et  « Officier de l’Ordre National »  ( cf Annexe VII ).

Mr Charles RASOANAIVO a présenté ANDRIAMANITRA O pour le concours . Il était lauréat du Conservatoire de Montpellier .  Il a été professeur de musique et a reçu le titre d’Officier d’Académie. En 1931, il a publié un livre sur l’apprentissage du Solfa.

Les derniers paragraphes veulent absolument montrer l’impartialité du jury quant au choix de cet hymne, mais les critères de sélection clairs manquent dans ce compte- rendu.  Par exemple, quand le jury a décidé d’exclure d’emblée deux chants, « Misaora ny Zanahary » et le chant de la reine Ranavalona à Ambohimanga, ces exclusions ne sont  pas du tout argumentées et laissent la porte ouverte à toutes supputations. De même, le compte-rendu évoque des vices de formes et le non -respect du règlement pour évincer dix chansons. Il aurait peut-être été judicieux de présenter succinctement les points importants de ce règlement ?

D’autres critères de sélection assez subjectifs apparaissent dans le compte-rendu comme des chants impossibles à chanter, ou ressemblant trop à des chants d’église ou zafindraony … et même avec un critère assez surprenant, «ne sont en aucune manière des hymnes nationaux ».

Un paragraphe a été consacré au critère de copie, qui a décidé le jury d’éliminer un chant ressemblant à un chant de l’Abbé Saurin. Deux critères musicaux apparaissent quand même vers la fin, le n°42, « Ry tanindrazanay malala » ayant eu la préférence du jury  grâce à sa mélodie et son tempo lent. Ce paragraphe montre aussi que les critères de musicalités l’ont emportés face à la force des paroles, « Zanahary ô tahio ny tanindrazanay » et « Madagasikara tanindrazanay » n’ayant pas été retenus suivant ce critère.

La petite histoire, narrée par un historien dans « Norbert Raharisoa : L’oublié de la fête » de Solofo Ranaivo,  dit d’ailleurs que ce chant « Zanahary ô tahio ny tanindrazanay » a obtenu la première place, mais que le compositeur Ramiarison Gilbert n’étant pas du même parti que le président Philibert Tsiranana,  il a été décidé de prendre le chant en deuxième place ( Annexe III ). Mais l’auteur du compte-rendu, dans les derniers paragraphes, met toute son énergie à démontrer l’impartialité du jury et ainsi parer à toute éventualité de soupçon de favoritisme.

Un article non signé sur le site geniusofdesigners.com montre qu’à travers les interviews que Françoise Raison Jourde a eus avec Ralaimanamisata, président des anciens combattants en ce temps  ( voir annexe II ), cet air  composé par Norbert Raharisoa en 1946  a déjà servi d’indicatif à l’émission radiophonique des anciens combattants et « que cet air a été joué pour la première fois en public le 20 février 1946 par l’orchestre du 19è escadron du train des équipages français, à l’occasion de la présentation, au Foyer du rapatrié et du combattant ( à Paris ), des députés Raseta, Ravoahangy et Said Mohammed Cheik ».

Cet article précise aussi que cet air vient d’un hymne déjà joué du temps de Ranavalona. La biographie de Norbert Raharisoa dans le Dictionnaire des personnalités historiques de Dominique Ranaivoson abonde aussi dans ce sens. Une étude pourtant plus approfondie des mémoires du professeur Ratsimamanga détaillant cette partie (annexe VI), montre bien à la page 66 un ancien hymne national rénové par son ami Norbert Raharisoa  qu’ils ont réussi à faire jouer par la prestigieuse Musique de l’Air lors de l’une de leur conférence sous l’égide de Jean de Lorme rue d’ Alésia, et qui deviendra par la suite l’hymne national malagasy. Cette conférence a eu lieu juste avant le 19 Avril 1946.  Mais  une vingtaine de pages après, il reprécise qu’un hymne national avait été chanté lors d’une conférence organisée par le même Jean de Lorme dans le cadre du Comité franco-malgache début 1946, et que cet hymne a été chanté.

Il indique que c’est Norbert Raharisoa qui, ayant découvert un hymne de guerre de Ranavalona I, l’a harmonisé. Et quelques lignes plus tard, il donne les paroles de cet hymne. Ce sontt bien des paroles de « Madagasikara tanindrazanay » dont il s’agit, les paroles de l’hymne du MDRM. Le professeur parlait-il bien du même hymne dans les deux cas ? ou s’agit-il de deux hymnes bien distincts tous les deux harmonisés par Norbert Raharisoa donc ?

« Madagasikara tanindrazanay » a été composé par Rahamefy Jacques père et fils, sur la mélodie du cantique Herinao Jeso, composé en 1937 par  Rahamefy Jacques. Il se pourrait bien que « Madagasikara tanindrazanay » ait aussi été harmonisé par Raharisoa Norbert en France pour être facilement joué par un orchestre, d’où le terme harmonisation utilisé par le professeur Ratsimamanga ?

Pour le moment, je n’ai pas de certitude quant à la filiation de notre hymne national avec un hymne chanté du temps de Ranavalona Ière, mais si c’était vraiment le cas, quel gros pied de nez! Finalement, le chant choisi a été un hymne de la période royale honnie par le pouvoir mis en place après la colonisation … Une petite recherche s’impose auprès des chants recueillis par le R.P. E. Colin par exemple, et qui remontent au temps de Ranavalona I. Peut-être y trouverait-on des airs ressemblant à « Ry tanindrazanay malala », ou à « Madagasikara tanindrazanay » ?

Pour en revenir au compte-rendu, ce dernier narre très bien le déroulé des votes, mais pêche un peu par le manque de description des critères ayant conduit au choix final de notre hymne national.

Encore un grand merci à Patrice Ralitera pour m’avoir communiqué ce compte-rendu, mis à sa disposition par Mme Annie Rabetokotany, la fille de Mr Georges Rahoerson, qui figure parmi le jury du concours.

(… lire l’intégtalité)

Annexe 1 : Compte-Rendu des séances pour la sélection de l’hymne national malagasy. ( traduction libre Mahefa Ramanana-Rahary )

Nos Chefs d’Etat depuis 1960

Publié le Mis à jour le

 

Nos Chefs d’Etat depuis l960 National Anthem« Madagascar, a place like no other one », Click for a glance

 

 

TSAROVY ! 26 Juin 2020

Tsarovy fa fihodinkodinana
no didy mitondra ny tany:
fiakarana sady fidinana,
korontana ambony sy ambany.

Ny ketraka, mora mivarina
miroraka, tonga kanosa!…
ny potraka, nefa tafarina,
ireny ka ”olona” kosa!

Dia olo-mandala ny lazany
no sady mitandro ny zony;
manandratra ilay Tanindrazany,
manondrotra an’io ho ambony.

Mandritra ny andro iainany
ka mandra-patoriny ho lo,
izany no hany fisainany,
fisainan-tsy maintsy ho to.

Ny Avana RAMANANTOANINA

 

 

Proclamation de la République malagasy: 14 Octobre 1958