Nécrologie
Au revoir Mireille, et merci pour tout!
C’est avec consternation que la rédaction de Madagascar-Tribune.com a appris le décès il y a deux jours de Mireille Rabenoro, une de nos éditorialistes. Elle avait à son actif 21 éditoriaux, publiés entre le 8 mars 2014 au 17 mai 2021, il y a tout juste un mois. C’est d’ailleurs un texte qu’elle a signé intitulé « La politique contre la logique : Des amalgames meurtriers » (3 juillet 2015) qui détient à ce jour le record du nombre de commentaires (348) pour un éditorial sur notre journal en ligne.
Les éditoriaux de Mireille Rabenoro éveillaient souvent beaucoup de réactions, car ils abordaient des sujets de société qui interpellaient chacun. Soixante pour cent de ses éditoriaux étaient consacrés à son cheval de bataille : le genre. En effet, Mireille Rabenoro avait fait de ce thème le combat de sa vie.
Militante du parti AREMA (après avoir été quelques années MFM), elle a été de l’équipe qui a entouré Céline Ratsiraka quand cette dernière a milité pour une amélioration des droits accordés aux femmes, dont notamment l’abandon du « kitay telo an-dalana ». Dans ses fonctions professionnelles, la promotion de la femme a également été récurrente, dont celle de Directeur de la Condition de la femme, de l’Enfant et de la famille dans les années quatre-vingt-dix, et plus récemment, la Présidence de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) qu’elle dirigeait depuis 2017.
Enseignante, agrégée d’anglais, elle était revenue sur les bancs de l’Université pour préparer une maîtrise en histoire consacrée à l’éducation en 1999. C’est également dans le domaine de l’enseignement qu’elle servira de mentor fort appréciée à de nombreux étudiants et étudiantes.
Madagascar perd une femme engagée de grande valeur, et Madagascar-Tribune une éditorialiste de talent. Elle manquera à l’équipe et aux lecteurs. La rédaction présente toutes ses condoléances les plus attristées à sa famille.
Décès de Mireille Rabenoro – Une icône des droits humains s’en va
Alors qu’elle suivait un traitement contre le cancer en France, la présidente de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme s’en est allée. Son chemin illustre un parcours atypique.

Derrière cette attitude discrète et réservée s’est battue une femme de caractère, engagée et déterminée. Après un édifiant mandat, mené à bien au sein de la Commission nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) qu’elle a présidée pendant quatre ans, Mireille Rabenoro tire sa révérence en signant la mission accomplie hier aux petites heures. Un sentiment partagé à l’égard des personnes qui ont eu le privilège de la connaître. D’ailleurs, c’est en bataillant énergiquement contre le cancer, une maladie qui a bien failli l’emporter il y a déjà plus d’une vingtaine d’années, qu’elle a ramenée de très loin la CNIDH, alors effacée de l’échiquier mondial des droits de l’homme pendant une longue décennie.
En mars 2019, c’est en se battant vaillamment contre une insoutenable douleur ambiante que Mireille Rabenoro, alors Présidente de la CNIDH, passe en visio-conférence l’examen de Madagascar devant le sous-comité d’accréditation de l’Alliance Globale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (GANHRI), depuis Genève. Ne se doutant pas encore que c’est la maladie qu’elle pensait avoir repoussée jusqu’à ces derniers retranchements depuis bien d’années qui apparaissait sous une forme encore plus inquiétante défiant les diagnostics médicaux, la Présidente de la CNIDH réussit toutefois le défi de hisser son institution au Statut A au prix d’une forte détermination.
Agrégée d’anglais, maître de conférences à l’Université d’Antananarivo et de surcroît membre de l’Académie malgache, Mireille Rabenoro était particulièrement dans ses éléments en matière de langues française, anglaise, tout en manifestant à l’adresse de la langue maternelle le plus grand respect. Pesant la force des mots dans des phrases ordonnées dans une structure réservée, la défunte Présidente de la CNIDH fut une illustre femme de lettres, animée de la passion pour son métier. D’ailleurs, le clavier fut l’un de ses derniers compagnons de lutte, lorsqu’elle a affronté le trépas qui la hantait sur son lit de souffrante, d’où elle continuait à travailler. Indéniablement, c’est un des piliers porteurs de la Commission qui s’effondre avec la disparition d’une icône des droits de la femme et des droits humains d’une manière générale.
D’une apparence toujours soignée surmontée d’un air sérieux qui a de quoi dérouter les personnes qui la connaissent mal, Mireille Rabenoro manifestait toutefois un attachement à la sincérité et à l’altruisme. D’ailleurs ce sont ces valeurs qui ont réveillé en elle le déclic d’œuvrer pour les droits de la femme. Alors directeure de la Condition de la Femme, de l’Enfant et de la Famille auprès du ministère de la Population entre 1991 et 1995, elle raconte avoir fait la connaissance d’une très jeune institutrice du préscolaire à Fenerive-Est. Ayant développé des relations amicales avec celle-ci, elle était pétrifiée à son retour un an plus tard, lorsqu’elle a été informée du décès de l’enseignante, emportée par un avortement non sécurisé. La tragédie a néanmoins nourri ses convictions et l’a fait rebondir. Profondément touchée, elle s’est alors faite la promesse d’être au chevet des femmes vulnérables. Vice-Présidente du Conseil National des Femmes, son élection pour servir au sein de la CNIDH, Mireille Rabenoro a mis son existence au service de son prochain.
Fille de Césaire Rebenoro, ambassadeur de la République de Madagascar à Londres en 1967, avant qu’il soit nommé secrétaire d’État aux affaires étrangères, puis ministre des Mines, de l’Industrie et du Commerce, avant sa désignation à la tête du ministère de la Santé publique et de la Population, Mireille Rabenoro a vécu une partie de son adolescence en Grande-Bretagne. Sa jeunesse aurait également été marquée par sa participation active à la lutte pour la « Révolution 1972 », suite au constat de flagrants traitements inégalitaires dans les universités de Madagascar. C’est après avoir traversé bien de péripéties qu’elle part pour d’autres cieux à l’âge de soixante-huit ans. Que la terre lui soit légère.

Au revoir Mireille, et merci pour tout!
Enseignement supérieur – Décès du professeur Gabriel Rabearimanana

Le professeur Gabriel Rabearimanana s’est éteint. L’illustre enseignant-chercheur, le professeur Gabriel Rabearimanana tire sa révérence. Il s’est éteint au centre hospitalier universitaire d’Anosiala, hier, à l’âge de 76 ans. Il s’est battu contre la maladie, depuis plusieurs semaines.
Maître de conférences, spécialiste en géopolitique, il était un ex-doyen de la faculté des Lettres et des Sciences hum aines à l’université d’Antananarivo. A part son métier d’enseignant, il était connu dans le monde de la politique. Il était le secrétaire général du parti Monima de Monja Jaona.Comme ses illustres compagnons déjà disparus entre autres le Pr Willy Léonard, le Pr Pépé Andrianomanana, Gabriel Rabearimanana connu pour son franc parler, est resté fidèle au Monima Kamiviombio jusqu’à la mort. Il n’a jamais fait de la politique un tremplin pour une promotion sociale. Il était le dernier rescapé d’une génération de politic de l’époque de Monja Jaona, Richard Andriamandrato, Manandafy Rakotonirina, Germain Rakotonirainy, Guy Willy Razanamasy, Marojama Razanabahiny, Gisèle Rabesahala, Albert Zafy, Didier Ratsiraka.
Il sera inhumé dans son caveau familial à Ankadinandriana, ce jour. C’est la disparition d’un énième enseignant-chercheur, en cette deuxième vague de l’épidémie de coronavirus.
(source: l’Express)
Le basket-ball endeuillé : Rarivo Solomampionona n’est plus
Consternation dans les rangs du basket-ball malgache et même du sport en général à l’annonce du décès de Rarivo Solomampionona. Il avait fait le bonheur du Stade Olympique de l’Emyrne et de l’équipe nationale de basket-ball aux côtés de ses illustres coéquipiers tels Henri Kely, le regretté Dairys et Mamy.
Ce pharmacien de formation a fait du sport sa vie après ses études à Toulouse. Il fut tour à tour président de la Fédération Malgache de Rugby avant d’être nommé directeur Général des Sports au ministère. C’est aussi un grand passionné du tennis.
Bref, Rarivo se faisait surtout connaître en tant que sportif cadre de FARMAD auquel il a consacré toute sa vie. Une vie malheureusement écourtée par une maudite embolie pulmonaire. Déjà malade, il nous contactait récemment pour un tour d’horizon sur le sport malgache en général et très certainement sur le basket-ball en particulier mais le sort en a décidé autrement.
Le sport malgache perd ainsi un très grand pionnier mais Midi perd un de ses meilleurs amis. A sa femme et ses enfants, nous renouvelons nos sincères condoléances. Que la terre lui soit légère!
Condoléances attristées à toute sa famille
Disparition du professeur Jean Adolphe Randriantsoa DG de l’IMRA Natural Products
L’Institut malgache de recherches appliquées (Imra) perd un de ses piliers. Le professeur Jean Adolphe Randriantsoa, membre du Conseil d’administration de la Fondation Albert et Suzanne Rakoto Ratsimamanga et directeur général de l’Imra Natural Products, est décédé le 27 mars, à l’âge de 71 ans.

« Le professeur était l’homme de confiance du couple Ratsimamanga. Il n’aimait pas la gloire et ne s’intéressait pas à l’argent. Mais il aimait beaucoup aider son prochain. Il était très sociable. Il était un homme sans histoires », indique une source auprès de l’IMRA. Le pro fesseur Jonah Ratsimbazafy, président de l’international Primatological Society se rappelle de ce que le professeur Jean Adolphe Randriantsoa lui avait dit, en 2011. « Tu devrais aider les jeunes Rajonah! Evites, surtout, de maltraiter les étudiants! »
Cet enseignant-chercheur était spécialisé en pharmacologie. Ce professeur émérite des Universités enseignait, à la Faculté des Sciences, à la faculté de Pharmacie, à l’École vétérinaire, à l’École normale supérieure. Il était membre permanentant de l’Akademia Malagasy. Son corps a été inhumé, le 28 mars.
(source: l’Express de M/scar)
Média: Décès subit de Gilbert Raharizatovo
Le microcosme médiatique est en deuil. Gilbert Raharizatovo, un des visages du journalisme politique à Madagascar n’est plus. L’information est tombée, hier, en milieu de matinée.

L’homme à la voix rauque a été emporté par une bronchite aigüe, selon ses proches. Bien qu’il ne laissait paraître aucune méforme et encore moins de maladie qui le rongeait durant ses multiples interventions médiatiques ces dernières semaines, Gilbert Raharizatovo souffrirait de bronchite chronique depuis un certains temps. Un mal qui l’aurait conduit à être hospitalisé trois fois, dont la dernière a été de vendredi à mardi.
Une énième crise qui s’est déclenchée à son domicile, hier, aux alentours de 8 heures 30 minutes, a pourtant eu raison de Gilbert Raharizatovo. Il s’en est allé à l’âge de 72 ans. Dès l’annonce de son décès, les hommages se sont succédé sur les réseaux sociaux ou encore sur le plateau des journaux radiophoniques et télévisés. Il faut dire que l’homme à la voix rauque est un monument du journalisme. Plusieurs journalistes affirment avoir appris de lui et l’avoir eu comme modèle.
Nodimandry ny Depioten’Antanifotsy teo aloha: Dera Randrianasolo
Miondrika am-panajana amin’ny fahalasanany ary mirary fiononana feno ho an’ny Fianakaviany.
Léon Razafitrimo n’est plus: disparition d’un grand homme des médias

La mauvaise nouvelle est tombée comme un couperet. Léon Razafitrimo, Directeur de publication du Groupe Ultima Média (Groupe Andriantsitohaina), membre et formateur au sein du Groupement des Editeurs de Presse d’Information et Multimédias de Madagascar (Gepimm), a définitivement déposé sa plume hier.
Difficile de trouver les mots justes en de telles circonstances. Dire qu’il y a encore quelques mois, ce chroniqueur émérite des journaux Les Nouvelles et Taratra lançait encore de nouvelles rubriques, «Lokanga sy Valiha», «Mercredi des idées en goguette», relayées sur les ondes d’Alliance 92. Mais le destin en a décidé autrement : Léo Raz, cette grande signature, s’en est allé.
Diplômé de Droit, de Sciences de l’information de l’Institut français de Presse, Léon Razafitrimo était un vrai homme de médias. Sortant du Studio école de l’Ocora (Office de coopération radiophonique), rédacteur-présentateur, documentariste à la TVM, ainsi qu’en France. Depuis 2005, il officie en tant que chroniqueur et responsable au sein de divers organes de presse à Antananarivo. De 2010 à 2014, il était notamment Directeur de publication chez Madagascar Matin. Il retrouve en 2014 une de ses premières amours en prenant activement part à la mise en place de la station radio Alliance 92, appartenant au Groupe Ultima Média.
DP, comme l’appelaient affectueusement les journalistes d’Ultima Media, était adepte d’un style de rédaction élaborée. Et ses écrits, ses idées toujours empreints de bon sens. Ecrire le passionnait. Partager aussi. Léon Razafitrimo faisait par exemple partie des formateurs du «Passeport vers le journalisme» initié par le Gepimm et Africamédias en octobre 2019. Et, dans tout ce qu’il faisait, sa bienveillance n’avait d’égal que sa franchise.
Ultima Média a perdu un des siens. Les Nouvelles s’associe à la douleur de la famille et proches dans cette épreuve.
La Rédaction
Décès du Professeur Elie Rafidinarivo
Condoléances attristées à toute sa famille et à ses collègues.
Le Jazz en deuil avec la disparition d’Anna Razafimbahiny
Une terrible nouvelle qui endeuille le jazz de Madagascar et d’ailleurs, puisque que nous apprenons le décès aujourd’hui 4 septembre 2020 de la chanteuse de jazz ANNA RAZAFIMBAHINY.
Née en 1957 à Paris, Anna Maria Norosoa Razafimbahiny appartenait à une famille de musiciens sur 5 générations.
Elle était la fille du diplomate Jules Razafimbahiny, ambassadeur de Madagascar dans différentes pays (Cameroun, Etats-Unis, Angleterre, Belgique, …) et qui était également pianiste, contrebassiste et compositeur.
Son oncle était le célèbre compositeur RR Majunga (Raymond Alphonse Razafimbahiny) à qui l’on doit de nombreuses chansons populaires dans le style bà gasy et kalon’ny fahiny notamment.
Mais pour Anna Razafimbahiny, c’est sur la musique jazz qu’elle jettera essentiellement son dévolu pour en faire un véritable sacerdoce. Fan de Billy Holliday ou encore de Carmen Mac Rae, que sa voix bluesy et grave n’est pas sans évoquer elle était animée par une vrai passion pour le jazz, dont elle était une farouche défenseuse, tout en restant une passionnée des autres musiques telles que celle de Jimi Hendrix ou encore de Stevie wonder.
Grâce aux activités professionnelles de son père diplomate, elle parcourt le monde durant son enfance et sa jeunesse et gardera en elle le goût du voyage et des rencontres humaines. A 25 ans , alors qu’elle terminait ses études à Bruxelles, elle part pour New York et y entame une carrière musicale et découvre le gotha du jazz new yorkais dont le pianiste Kenny Baron avec lequel elle se liera d’amitié.
Après les Etats-Unis, s’en suivront d’autres longs séjours dans différents pays : Angleterre, Belgique, France, Canada, Antigua (Caraïbes), En Europe, elle se fait remarquer au sein du big-band « Original Eushtown Rumours » et tournera en Belgique, en Allemagne puis en Hollande. Elle se produira également en France notamment avec le quartet du contrebassiste Bibi Louison.
En 2002, elle décide avec sa fille de revenir à Madagascar et de s’y installer. Animée par sa forte détermination de contribuer au développement du jazz de la Grande Ile, elle devient ensuite la directrice de la Radio Lazan’Iarivo (RLI), du temps où la station n’émettait exclusivement que du jazz. Différentes innovations furent ainsi instaurées par Anna Razafimbahiny et son équipe : le fameux « Jazz Train » qui sillonnait les campagnes de l’Imerina avec différents jazz bands dans les wagons, les « Portes Ouvertes du Jazz » rassemblant musiciens et aficionados du jazz au Centre culturel français d’Antananarivo, l’émission télévisée mensuelle Jazzine sur la TV Plus , le concours découvertes du jazz RLI qui a révélé des jeunes prodiges tels que Joël Rabesolo et Tabiha Mahatozo qui en ont été successivement les lauréats, la mise en place d’un partenariat entre le festival Madajazzcar et la RLI en tant que radio officielle ; une belle aventure à la tête de la RLI qu’elle voulait être « plus qu’une Radio », selon son slogan, et qui durera de 2003 à 2006.
Nombreux sont les musiciens malagasy qui ont joué avec elle : Samy Andriamanoro, Hajazz, Haja et Andry Ravaloson, Solo Andrianasolo, les groupes « Tana Jazz Band », « « Why not ? Seta Ramaroson, Solofo Bota, Andry Michael Randriantseva, Josia Rakotondravohitra, Ndriana Kely, Hasina Rakotoarimalala, Sanda Ranaivosoa, Richard Razafindrakoto, Radanz, Elysée et bien d’autres.
En 2015, elle est promue Officier des Arts, des Lettres et de la Culture pour sa contribution au développement de la musique à Madagascar.
Diplômée en langue et littérature anglaises, Anna Razafimbahiny exerçait, outre ses activités jazzistiques, le métier de Traductrice interprète, et travaillait pour différentes ambassades (USA, Afrique du Sud, …), organisations internationales (Banque Mondiale, FMI, COMESA, …) et compagnies internationales.
Anna Razafimbahiny était de religion bouddhiste. Son corps partira de sa résidence à Dorodosy avant la crémation qui aura lieu au Fasan’ny Karana le samedi 5 septembre à 13h.
Le Comité d’organisation présente ses sincères condoléances à toute sa famille et ses proches et tout particulièrement à sa fille Uwase.
Very olo-manga, feo iray ary mahatsiaro kamboty indray ny Jazz malagasy. Manoloana ny fahalasan’i Anna Razafimbahiny dia miondrika am-panajana sy maneho fiaraha-miory aminy ankohonany sy ny fianakaviana rehetra ary ny mpiangaly sy mpankafia Jazz sy izahay ao amin’ny komity mpikarakara ny festival Madajazzcar !
Rest in peace évoquer, and thanks for all the beautiful music !



