Nécrologie

Décès de Seta Rajaofetra

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C’est avec une immense tristesse que nous apprenons la disparition de SETA RAJAOFETRA, décédé à l’âge de 66 ans. Pianiste et chef d’orchestre, il excellait aussi bien dans le jazz que dans la musique classique et liturgique.

Seta Rajaofetra, un homme de Droit, et musicien éclectique

A la fois mélomane éclectique et musicien raffiné, il était doté d’une personnalité attachante où la rigueur et la gentillesse étaient toujours de mise. Depuis les années 80 jusqu’à nos jours, il aura été un des piliers du Jazz Club de l’Université, groupe mythique dans l’histoire du jazz à Madagascar ; ceci aux côtés, entre autres, de Serge Henri Rodin, Abel Rabehanta, Rodin Rajohnson, José Rakoto, …

Il participera ainsi activement à plusieurs éditions du festival international Madajazzcar et notamment dans le cadre des fameux « Jazz à l’Université ». En 2015, il est promu Commandeur des Arts, des Lettres et de la Culture pour sa contribution au développement de la musique à Madagascar.

Outre sa passion pour la musique, Seta Rajaofetra était également un enseignant en droit à l’Université d’Antananarivo et à l’Université catholique de Madagascar et un expert en droit maritime qui faisait autorité en la matière.
Issu d’une famille où la musique à une grande place, il a su transmettre, avec son épouse, la chanteuse Voahangy Rajaofetra (Railovy), sa passion artistique à ses 2 enfants : le bassiste Mathieu Rajaofetra et la chanteuse de jazz Sandrine Rajaofetra.

Le festival Madajazzcar présente ses sincères condololéances à sa famille et ses proches. Miombom-pahoriana amin’ny fianakaviana ny komitin’ny festival Madajazzcar.
#Jazz #Madagascar #Madajazzcar

(source: madajazzcarfestival)

Décès du Professeur émérite Etienne RAKOTOMARIA

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Nodimandry teo amin’ny faha-80 taonany ny Minisitra teo aloha Etienne Rakotomaria, izay nisahana ny Fampianarana ambony sy ny Fikarohana siantifika, Efa filohan’ny Sekoly ambony Polyteknika-Vontovorona, Antananarivo. koa izy.

Mitondra ny anarany « Lalana Pr. Rakotomaria Etienne » ny ampahan-dalana mampifandray ny tanànan’Alakamisy (Fenoarivo, RN1) amin’ny CUR Vontovorona. Misoratra amin’ny IAC (Information Access Center) izay tranomboky taloha eo anivon’ity sekoly famolavolana injeniera ity ny anarany.

Injeniera nivoaka tao amin’ny INSA (Institut National des Sciences Appliquées) any Lyon Rakotomaria Etienne ny taona 1964 ; tamin’ny 1969 izy no nahazo ny maripahaizana Doctorat. Manana maripahaizana Licence amin’ny Toekarena tany Lyon ihany koa izy.

Nisahana asa aman’andraikitra maro Pr Etienne Rakotomaria fahavelony. Mpampianatra nandritra ny fotoana naharitra tao amin’ny Faculté des Sciences sy teny amin’ny ESPA – Polyteknika izy. Maro ny fikarohana nataony, ary ny 15 amin’ireo dia efa ananany « brevet ». Fizaka-manana avy amin’ny OMAPI  Izy no nanorina sy Tale voalohany nitantana ny CNRIT (Centre National pour la Recherche Industrielle et Technologique), izay niforona ny taona 1987.

Mpikambana tao amin’ny filankevi-pitantanana sy ny filankevitra siantifika ny SERDI (Société d’Etude et de Recherche pour le Développement Industrielle), ININFRA, ONE (Office National pour l’Environnement)… ary efa Minisitry ny fampianarana ambony ny taona 1986.

Miombona alahelo amin’ny Tontolo siantifika malagasy, ary mirary fionona feno ho an’ny Fianakavian’io olomangam-pirenena io.

Disparition de Franck Raharison: pour la postérité

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Maneho ny fiaraha-miory sy mirary fiononana feno ho an’ny Fianakaviany

Franck Raharison is gone but the show must go on ! by James Ramarosaona

https://gw.geneanet.org/taniko_w?lang=fr&pz=x&nz=andriamanelo&p=franck&n=raharison

30 ans ! On se connaissait depuis 30 ans Franck Raharison et moi. Trois décennies durant lesquelles chacun de nous est demeuré journaliste avec, certes, un parcours peu similaire, mais avec la même conviction guidé par l’amour du métier et la défense de la profession. Je n’ai pas de mots à écrire (mais ils viendront plus tard…), étant encore un peu souffrant au moment où je rédige ces quelques lignes. D’où ma mise volontaire sur la liste des abonnés absents… momentanément. Aussi, je laisse la place à mon autre confrère de «Madagascar Tribune», James Ramarosaona, le soin de vous faire connaître un pan du parcours de combattant (dans tous les sens du terme) de mon rédacteur en chef à Ankorondrano, de 1988 à 2005 -17 ans-. Au revoir Franck !

Jeannot RAMAMBAZAFY

De gauche à droite : Adelson Razafy, Martial Vanivato (+), Stéphane Jacob (+), Franck Raharison (+), James Ramarosaona

 

Franck Raharison et Jeannot Ramambazafy
Franck Raharison et Jeannot Ramambazafy

Franck RAHARISON

Le parcours d’un enfant terrible du journalisme

Ce dimanche 19 janvier 2020, très tôt dans la matinée, un coup de fil du PDG de La Gazette, Lola Rasoamaharo, me met dans une situation plus qu’embarrassante : «Telle est la nouvelle : Franck est mort !». Je suis submergé par une vague d’émotions et de souvenirs. Une semaine auparavant, je venais de perdre mon beau-père, et je me retrouve dans un découragement lent et tenace comme une reddition imparable face à un coup qu’on a longtemps vu venir sans pouvoir l’éviter et évoquant la mort.

Franck Raharison, ancien DG de la Rédaction de «La Gazette de la Grande Ile» est décédé dans la force de l’âge -70 ans- après un bref séjour d’hospitalisation. Les mots me manquent pour exprimer mon désarroi. Bref, trêve de lamentations : ainsi va la vie !

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Décès de Dadah du Groupe Mahaleo

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Dadah Andrianabelina: fandevenana tany Betafo

L’hécatombe laisse sans voix les fans, l’hécatombe laisse surtout dans la douleur les membres du groupe et la famille de ceux qui sont partis… parce que Mahaleo est “à nous” public mais chaque membre du groupe a sa famille. L’hécatombe nous rappelle que la grande faucheuse ne prévient jamais et arrive à l’improviste.  On ne s’habitue jamais à la mort même si on sait qu’on y passera tous un jour.  Retenir peut être simplement que partir en laissant autant de bonheur autour de soi par la musique, par les textes,  par la joie de vivre, par la simplicité,  par l’humilité est un pansement au cœur pour ceux qui restent. On continuera d’écouter les chansons du groupe Mahaleo, on se souviendra de la particularité de chacun,  des timbres de voix, de sourires, des regards, d’humour, des autographes gardés précieusement sur des feuilles jaunies avec le temps…et toujours l’humilité exemplaire de chaque membre de ce groupe. Puissions nous encore avoir auprès de nous pour longtemps Charles, Dama et Bekoto.

Claude Rakelé (La gazette de la Grand-Ile)

Mirary fiononana feno ho an’ny fianakaviany sy ny Tarika manontolo!

Décès de Fafah du groupe Mahaleo

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Une voix d’or, celle qui a marqué toute une génération, s’est éteinte. Fafah, Famantanantsoa Rajaonarison, le chanteur du groupe Mahaleo, une formation musicale emblématique du folksong malgache, est décédé dimanche matin à l’âge de 65 ans. L’artiste a rendu son dernier souffle à l’hôpital HJRA Anosy à la suite d’une difficulté respiratoire.

Suite à ses récurrents problèmes de santé, la rumeur sur le décès de Fafah circulait depuis plusieurs semaines. Cette fois-ci beaucoup attendaient en vain une démentie de la famille ou des membres de la formation musicale. Malgré tout, Bekoto, a préféré laisser la famille faire l’annonce du décès de son ami. La voix de tête de Mahaleo s’en est allé pour toujours, rejoindre les Nônô et Raoul, deux autres membres fondateurs du groupe qui se sont déjà éteints.

Beaucoup espérait voir Fafah le 13 octobre lors d’un spectacle du groupe Mahaleo à Antsahamanitra. Malheureusement son état de santé qui s’est dégradé ne lui a pas permis de rejoindre le groupe sur scène. L’organisateur qui avait annoncé en grande pompe la présence sur scène de l’artiste, absent depuis plusieurs mois était même contraint de le remplacer.

Les fans du groupe Mahaleo, toute génération confondue, ont massivement rendu hommage à Fafah sur les réseaux sociaux depuis l’annonce de son décès hier. Avec la disparition de Fafah, le groupe Mahaleo a perdu un de ses grands piliers vocaux, difficile à remplacer, tant à cause de sa qualité vocale que grâce à son charisme.

(Madagascar Tribune)

L’inhumation de Rajaonarison Famantanantsoa, connu sous son nom d’artiste Fafah Mahaleo se tiendra le Mercredi 23 Octobre à Rangaina-Ilafy, Antananarivo Avaradrano. Avant cela, un dernier hommage aura lieu au temple de l’église FJKM Tranovato Faravohitra. Par ailleurs, un concert d’adieu en son honneur sera organisé par les autres membres du groupe Mahaleo au Palais des Sports et de la Culture à Mahamasina. Sa dépouille y sera accueillie à 10h pour une décoration à titre posthume. Une veillée funèbre s’est tenue au jardin d’Andohalo, le quartier où Fafah a grandi et qui a aussi marqué l’histoire du groupe.

Pape François: « Semeur de Paix et d’Espérance »

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Devise de sa visite apostolique à Madagascar: « Mpamafy fiadanana sy fanantenana ».

Nonciature Ivandry Antananarivo, 27 mars 2019. MgrJean-Claude Randrianarisoa, Secrétaire général de la Conférence des Évêques de Madagascar (CEM) explique la signification du Logo et de la Devise utilisés dans le cadre de la visite du Saint-Père François, du 06 au 10 septembre 2019 à Madagascar. (Jeannot Ramambazafy)


Hira faneva handraisana an’i Pape François

Indro àry ny tonon’ilay hira faneva ho an’ny famangian’ny papa Fransoa an’i Madagasikara. (Radio Don Bosco)

Vavaka manokana ho an’ny Tanintsika


Vatican: Les funérailles du pape François [26 Avril 2025]

Décès de Franck Ramarosaona, un homme du monde politique et des médias

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Maneho hy fiaraha-miory sy fiombonana alahelo, ary mirary fionona feno ho an’ny Fianakaviana namoy hava-malala. Namela marika tsy azo kosehina teo amin’ny fiaraha-monina fantatry ny maro tokoa i Franck Ramarosaona, na teo amin’ny heviny, na teo amin’ny asany.

A la mémoire de Laurent Ratsitohaina RAKOTOARIMANANA

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Le 17 janvier 2013, Laurent Ratsitohaina RAKOTOARIMANANA est parti se reposer pour l’éternité.

Toute une génération d’étudiants malgaches venus, comme lui, poursuivre leurs études en France (entre les années universitaires 1958-1976) connaît Laurent. Et ce, notamment à travers les valeurs auxquelles il était profondément attaché, et qu’il a appliquées modestement et avec persévérance, dans les actions qu’il a entreprises, aussi bien durant son séjour en France qu’une fois de retour au pays.

PETIT RAPPEL HISTORIQUE SUR LA RNS ORGANISÉE PAR L’AEOM

Le nom de Laurent RAKOTOARIMANANA ne dit rien à la plupart des Responsables de la RNS-CEN actuelle. Il est également inconnu par la grande majorité des Malgaches qui y participent.

Les gens savent que l’Association des Étudiants d’Origine Malgache (AEOM) est la première Association qui a eu le courage d’organiser pour la première fois, une grande Rencontre Sportive à l’intention de tous les Malgaches venus des quatre coins de la France et des pays périphériques comme la Suisse ou la Belgique.

Mais seuls les Membres et Responsables de l’AEOM, au niveau National et au niveau des Sections des années soixante-dix, dont un grand nombre est rentré à Madagascar, savent que c’est grâce surtout à la participation active de Laurent que la première RNS organisée par l’AEOM a pu se tenir à Toulouse, pendant les vacances de février 1975.

En fait, cette première RNS organisée par l’AEOM ne fut que l’aboutissement d’une longue et patiente éducation pour changer la mentalité qui prévalait alors chez les sportifs malgaches au sein même de l’AEOM.

Rappelons que dans les années 1960, Madagascar devint indépendant mais l’ancien colonisateur garda sa mainmise sur le pays par le truchement des Accords de coopération. L’AEOM eut à définir de nouvelles orientations, et Laurent y prit une part très active, notamment en tant que membre des comités préparatoires des activités nationales de l’Association, dont les camps de Nemours en 1965 et 1966, autour des thèmes « Intégration des intellectuels à la masse » et « Qu’exige le peuple malgache de ses intellectuels » ; puis le 13è Congrès de Montpellier-Bièvres en 1969.

En raccourcissant l’histoire, après son 13è congrès historique de 1969 de Montpellier-Bièvres, l’AEOM a fait un grand bond en avant.

En 1970, toutes les activités de l’AEOM ont retrouvé leurs vitesses de croisières.

Les différentes sections, dont celle de Paris, ont éprouvé le besoin de mettre ou de remettre sur pied, selon le cas, des activités sportives. Selon les points de vue de l’AEOM, les activités sportives font partie de l’éducation corporelle, physique et mentale, nécessaire à tout un chacun, et particulièrement à la jeunesse. « Un esprit sain dans un corps sain », dit-on. En outre, permettre aux étudiants malgaches qui se trouvent loin de leur famille, hébergeant souvent dans des chambres de bonne, ou chez l’habitant, ou en cité pour étudiant, de briser leur isolement et leur solitude, de retrouver des amis ou simplement de faire du sport avec des compatriotes, fait partie des activités syndicales de l’AEOM.

A Paris, en particulier, la Section a mis en place le foot, le volley, et le basket. Avec une troisième mi-temps où, à tour de rôle, les participants s’engagent à préparer un repas que l’on partage volontiers dans une atmosphère amicale et conviviale.

Le Sport de Masse respectueux de tous n’empêche en aucun cas les compétitions de haut niveau

Laurent faisait du foot. Une discipline qu’il appréciait car c’est un sport d’équipe, où chacun a sa place, et où personne ne doit faire du jeu personnel ou de l’héroïsme individuel pour faire gagner son équipe.

C’est en constatant le comportement de certains joueurs qui veulent gagner à tout prix, en faisant n’importe quoi, quitte à faire des tacles dangereux, que Laurent, avec ceux qui avaient les mêmes convictions que lui concernant l’esprit avec lequel on aborde et pratique le sport, a impulsé l’esprit du sport de masse, dit aussi sport pour tous.

Un esprit rassembleur, respectueux de la personne et de son intégrité ; un esprit qui donne à ceux qui sont encore maladroits la possibilité de progresser au lieu de rester sur la touche.

Cela ne veut cependant pas dire que les joueurs de haut niveau vont régresser ! Ceux qui ont de très bonnes compétences techniques continuent d’entretenir et d’améliorer toujours davantage leurs performances ; attentifs aux moins avancés, et désireux de les faire progresser, ces sportifs de haut niveau partagent volontiers et sans condescendance avec eux leurs savoir-faire.

En réalité, le sport de masse bien compris permet à ceux qui aiment le sport de devenir de véritables sportifs, dans le sens le plus noble du terme : c’est-à-dire compétents, mais surtout animés d’un bon esprit. Les générations successives au sein de l’AEOM (responsables et simples membres) convaincus de la justesse de l’esprit du sport de masse par leurs propres expériences, ont essayé de le perpétuer.

« Firahalahiana aloha vao Fifaninanana » ou « Amitiés d’abord, compétition après ! »

Tel est le mot d’ordre qui résume l’esprit et la philosophie du sport de masse.

L’on s’applique à mieux se connaître et à s’aider mutuellement pour que chacun puisse faire toujours mieux et pour que l’on puisse se faire confiance les uns les autres, sans craindre les coups, ou blessures, venus intentionnellement du camp opposé.

Ce n’est que dans une ambiance sereine qu’il est possible à chacun de développer pleinement et faire évoluer sa compétence. Et ne peuvent être estimés comme les meilleurs que les joueurs compétents qui respectent avant tout les autres et cultivent d’abord l’amitié et la fraternité et non ceux qui se croient être les meilleurs mais n’hésitent pas à tout faire pour gagner à tout prix, quitte à blesser moralement ou physiquement les autres, et à provoquer des bagarres lorsque leur équipe est battue sur le terrain.

Il est à noter que parallèlement, les différentes sections de l’AEOM, dont la section de Paris, pratiquaient des rencontres ou des tournois sportifs dénommés TOURNOI DE L’AMITIÉ ENTRE LES PEUPLES (TAP) avec d’autres organisations d’étudiants originaires d’autres pays, dites Organisations Sœurs, avec le même esprit résumé par « AMITIÉ D’ABORD, COMPETITION APRÈS »

La première RNS organisée par l’AEOM à Toulouse, un pari dont l’enjeu valait d’être risqué.

Comme nous l’avons dit plus haut, la première RNS organisée par l’AEOM, pendant les vacances de février en 1975, à Toulouse fut l’aboutissement, d’une longue et patiente éducation pour changer la mentalité de certains sportifs malgaches dans les débuts des années soixante–dix, en impulsant l’esprit du sport de masse, au sein de l’AEOM même : dans la section de Paris d’abord, puis dans d’autres sections, lors des échanges d’expériences ou rencontre entre deux ou trois sections d’une même région appelées alors rencontre régionale. Enfin une Rencontre Sportive, au niveau de « toute la France » et des pays voisins a été décidé lors du conseil d’administration de l’AEOM en 1974 ; d’où la Rencontre « Nationale » (puisque sous la responsabilité du Bureau National ou Bureau Central de l’AEOM) Sportive, à Toulouse en février 1975 .

Malgré les difficultés et l’envergure des tâches qu’exige, d’une petite organisation comme l’AEOM, la réalisation d’une telle Rencontre, malgré le peu de moyens financiers dont elle dispose, Laurent a su insuffler et transmettre, au niveau de l’Association, l’importance d’une telle activité, au service de tous nos compatriotes. En ce temps-là, le Milieu Malgaches en France, était surtout constitué d’Étudiants. Si loin du pays et de leurs familles, isolés parfois ! Retrouver des amis que l’on n’a pas vus depuis un certain temps, faire des rencontres sportives avec ses compatriotes même si on en pratique déjà ailleurs, se replonger dans une ambiance bien malgache pour se ressourcer ! Rien de plus légitime ! De plus, une telle rencontre ne ferait que renforcer la compréhension mutuelle, l’amitié et l’unité entre tous les Malgaches.

Non seulement, Laurent a su persuader et motiver l’organe de décision de l’Association, mais, comme tous les membres, il s’est également investi, dans les commissions préparatoires pour aider le Bureau Central, ainsi que la Section de Toulouse, hôte de la première RNS, tant au niveau des préparatifs qu’au niveau de l’organisation générale.

Résultats .

Après cette première RNS, qui fut dans l’ensemble positive, l’AEOM en organisa onze autres entre 1976 et 1994. Chaque RNS durait 5 à 7 jours, selon les années.

S’il est vrai que l’esprit « amitié d’abord, compétition après » apparaissait très utopique et même rebutait certains, avec le temps et l’expérience, de plus en plus de gens ont compris la justesse du mot d’ordre et se le sont approprié.

La RNS organisée par l’AEOM est devenue au fil du temps une véritable « institution » attendue avec beaucoup d’intérêt par la Communauté malgache.

Le sport malagasy s’est développé. Les niveaux se sont perfectionnés davantage. L’ambiance toujours saine et amicale aussi bien au cours des matchs que dans la vie quotidienne, où tout le monde participe sans rechigner à l’entretien des locaux et à la propreté de l’environnement.

Avec le nombre de participants qui progressait chaque fois, toutes les générations qui se sont succédées au sein de l’AEOM ont toujours essayé de tirer des leçons pour améliorer toujours et trouver les solutions adéquates à tous les niveaux pour satisfaire les attentes de nos compatriotes. Et le fait d’assumer des responsabilités leur sert d’expériences sur le terrain qui s’avèrent très enrichissantes pour l’avenir.

D’autres RNS ont pris la relève.

En 1994, le calendrier des vacances a changé. Il était difficile de trouver une semaine de vacances communes à toutes les académies. La XIIè RNS, organisée par l’AEOM, a été malgré tout tenue, à la demande d’un grand nombre de gens qui disaient regretter les RNS qu’ils avaient connues avec l’AEOM ou dont ils ont entendu parler par leurs parents.

Aujourd’hui, la RNS- CEN a pris en main le flambeau. Puisse l’héritage transmis par les anciens, à savoir : l’esprit de « l’amitié d’abord compétition après » être conservé précieusement.

QUI ÉTAIT LAURENT RAKOTOARIMANA

Question pertinente! Aussi, va-t-il de soi d’y répondre très simplement et succinctement.

Né le 8 septembre 1937, Laurent est le deuxième enfant d’une fratrie de huit (cinq garçons et trois filles) de Dr Denis RAKOTOARIMANANA et de Dr Beby Razanamihanta Marie SALOMON, l’une des deux premières femmes médecins (l’autre étant Dr RALIVAO-RAMIARAMANANA), sorties de Befelatànana.

Comme tout parent aimant, les parents de Laurent ont inculqué à leurs enfants l’Amour avec un grand A (amour entre Fratries, amour du prochain, amour de la Patrie, amour de son Peuple, amour de la Droiture, de l’honnêteté, de la Vérité et de la Justice) ; le Respect des Aïeux, le Respect de l’autre ; la Solidarité.

Après les études secondaires au Lycée Galliéni d’Antananarivo, puis propédeutiques, Laurent a obtenu, après le Bac série Sciences Expérimentales, le Certificat d’Études Littéraires Générale (CELG) en 1958. La même année, il partit pour la France, à Paris, poursuivre ses études.

« Ny rivotra hono faritin’ny heriny, fa ny olona kosa faritin’ny toetrany » (Le vent dit-on est défini par sa force, mais l’homme est défini par sa façon d’être).

A ce sujet, on peut souligner quelques traits caractéristiques de Laurent :

. Il a su rester simple, modeste, très proche des gens, plein d’égard et de respect envers chaque personne, quel que soit l’âge, quelle que soit la situation économique et sociale de celle-ci.

. Il savait écouter les gens, même ceux qui avaient des opinions différentes des siennes. Il restait toujours calme et attentif.

. Un bon pédagogue : pas dogmatique mais très concret ; calme et patient. Pour se faire comprendre, il faisait des références ou des transpositions dans la vie de tous les jours, en prenant des exemples parmi les centres d’intérêts de son interlocuteur.

. Il avait l’art de faire découvrir à une personne les richesses que celle-ci avait en elle ; ce qui lui donnait plus de confiance en soi et l’envie d’apprendre et d’avancer toujours plus.

. Laurent est quelqu’un qui a entièrement respecté les structures organisationnelles, quelle que fût la place qu’il occupait, au sein d’une organisation, en tant que dirigeant ou simple membre de base.

. C’est une personne humble ; il n’a jamais cherché ni les honneurs ni la gloire.

. « Lier la parole à l’acte et agir en conscience » ; « savoir s’adapter à chaque condition sans compromettre ses idéaux ». Ce sont là de précieux enseignements parmi d’autres qu’on peut retenir de Laurent et que l’on peut mettre en pratique.

Les engagements de Laurent :

Laurent fait partie de ces intellectuels qui ont choisi de servir réellement les intérêts de leurs peuples. Il fut convaincu que les intellectuels des pays comme Madagascar, notamment ceux qui ont eu le privilège de poursuivre leurs études à l’extérieur ont un devoir envers leur Peuple. Il s’appliquait à faire prendre conscience aux étudiants comme lui, du rôle des intellectuels, et de la nécessité, dès leur séjour à l’étranger, de s’y préparer.

Aussi, Laurent a-t-il lui-même mis à profit son séjour en France, pour acquérir non seulement des formations universitaires, mais aussi, d’autres formations extra-universitaires dans différents domaines.

Dans le cadre des études Universitaires il a obtenu la Licence libre de Lettres ; le Diplôme d’Études Supérieures (DES) de Philosophie ; la Licence de Psychologie ; la Licence de sociologie.

Ses Études Post-Graduate : de 1972 à 1974 au Centre d’Étude sur la Planification de l’École Pratique des Hautes Études (E.P.H.E) Sorbonne Paris et de 1974 à 1976 au Centre d’Études sur les Modes d’Industrialisation de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (E.H.E.S.S.) Paris avec obtention du passage en 2è année de Doctorat de 3è cycle. En 1976, de retour au pays pour des recherches et de documentation, Laurent n’a pu sortir de Madagascar que plus de vingt ans après.

Au niveau de la Communauté Malgache en France, on l’a connu dans les débuts des années soixante, comme pionnier du club ORIMBATO, une organisation des jeunes de l’Eglise Protestante Malgache de Paris (Fikambanan’ny Tanora Orimbato) où se regroupaient des jeunes de l’Eglise Protestante Malgache de Paris, mais aussi des jeunes Malgaches de toutes les confessions, de toutes les conditions, et de toutes les sensibilités. Grâce à des activités diverses (travaux manuels, discussions, informations sur l’histoire de Madagascar, ciné-club, chants, chorale, danses folkloriques, ohabolana, haiteny etc.) les jeunes prenaient des responsabilités, s’organisaient méthodiquement, et prenaient peu à peu conscience du rôle que peut jouer la jeunesse dans le développement de notre pays.

Laurent est également connu pour ses activités militantes au sein de l’AEOM, où non seulement, il a joué un rôle important dans les différentes analyses, orientations et écritures des rapports de différentes instances, mais aussi dans les activités destinées à l’ensemble de nos compatriotes, comme les Festivals Culturels, les camps « Tsimialonjafy », etc.. Il a partagé volontiers son savoir-faire et ses compétences avec ceux qui ont travaillé avec lui.

Rentré au pays, Laurent est resté ferme dans ses convictions et ses options fondamentales. La place ne nous permet pas de nous étendre sur ses activités et sur ses œuvres reconnus au niveau national et international. On peut seulement dire que, pour lui, l’amour de son pays et de son peuple n’est pas des mots en l’air ; il l’a vécu profondément et s’est donné à fond pour le mettre en acte, en toute humilité, notamment dans le domaine du développement et de la lutte contre la pauvreté.

Raivo ANDRIAMBOAVONJY