Science / Technologie

« A l’heure de la guerre mondiale de l’information, l’Union européenne paraît bien timide »

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Alors que l’Europe affiche sa volonté de développer ses capacités de défense, elle peine encore à y intégrer les armes informationnelles, que les empires autoritaires utilisent massivement. Dans une tribune au « Monde », Thibaut Bruttin, directeur de Reporters sans frontières, distingue à cet égard quelques enjeux qui lui semblent prioritaires.

Pendant que l’Europe achète des chars et des missiles pour plusieurs centaines de milliards d’euros, la Chine et la Russie s’emploient à constituer des régiments de trolls numériques, à recruter des faux journalistes et à soutenir le rayonnement de leurs médias internationaux. A l’heure de la guerre mondiale de l’information, l’Union européenne (UE) paraît bien timide et peine à entamer sa conversion aux nouveaux attributs de la puissance.

Photo diffusée par l’agence Sputnik qui montre Vladimir Poutine participant à une visioconférence de la commission pour la coopération militaire et technique avec les Etats étrangers au Kremlin, le 23 mai 2025. ALEXANDER KAZAKOV / AFP

Depuis mars 2022, les sanctions prises à l’encontre de certains médias d’Etat russes, fers de lance de la diffusion de désinformation à grande échelle, dont Russia Today et Sputnik, se sont révélées inefficaces, notamment sur Internet. La législation européenne sur le numérique – en l’occurrence le Digital Services Act (DSA) – est percluse de failles dont profitent les professionnels de la désinformation pour mener leurs opérations, en s’appuyant sur la passivité des principales plateformes américaines.

Pour mieux lutter contre les ingérences étrangères et la désinformation, la Commission européenne propose maintenant la mise en place d’un « bouclier européen de la démocratie ». Il faut saisir cette opportunité pour construire une autonomie européenne en matière informationnelle, fondée sur le journalisme fiable et indépendant.

(source: lemonde.fr)

Environnement: Les forêts sèches de l’Andrefana inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO

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Madagascar enrichit une fois de plus sa liste de sites classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le 26 mai , la cérémonie officielle concernant l’inscription des forêts sèches de l’Andrefana, acquise en 2023, s’est tenue à Befandefa, au cœur du territoire Mikea, dans la région Atsimo Andrefana. À cette occasion, le certificat d’inscription a été solennellement remis aux représentants de la communauté Mikea, en présence du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Max Andonirina Fontaine, et d’une délégation de l’UNESCO, selon l’Office National du Tourisme de Madagascar.

Cette inscription couronne les efforts de conservation menés depuis plusieurs années pour protéger cet écosystème unique, aujourd’hui reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle et ses liens étroits avec les communautés locales. Le site classé englobe plusieurs aires protégées majeures situées dans l’Ouest de Madagascar à savoir les Parcs Nationaux d’Ankarafantsika, de Bemaraha, de Tsimanampetsotsa et de Mikea, ainsi que les Réserves spéciales d’Ankarana et d’Analamerana.

Les forêts sèches, longtemps éclipsées par les forêts humides de l’est, sont aujourd’hui valorisées à leur juste valeur. Leur inscription au patrimoine mondial constitue non seulement une reconnaissance internationale, mais aussi un levier important pour renforcer leur protection, développer l’écotourisme et assurer un développement durable au profit des populations locales.

Ce nouveau classement vient s’ajouter à un patrimoine malgache déjà richement représenté à l’UNESCO. Trois autres sites figurent sur la liste du patrimoine mondial : la forêt humide de l’Atsinanana, sanctuaire de biodiversité situé à l’est du pays ; la réserve naturelle de Bemaraha, formation géologique spectaculaire ; et la colline royale d’Ambohimanga, haut lieu historique et spirituel.

Madagascar est également présent dans la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, avec le Hira Gasy, art vivant mêlant musique, théâtre et danse, et le Kabary, forme d’éloquence traditionnelle profondément ancrée dans la société malgache.

(source: madagascar-tribune.com)

Economie: Interdiction du démarchage téléphonique – Des milliers d’emploi menacés à Madagascar !

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©laverite.mg)

Coup de tonnerre. Le Sénat français vient d’entériner une mesure aux allures de séisme pour tout un pan de l’économie numérique locale. En effet, l’interdiction totale du démarchage téléphonique à compter de l’année 2026 est saluée en métropole comme une victoire contre le harcèlement commercial. Mais c’est tout un pilier entier de l’économie « offshore » qui s’apprête à trembler dans la Grande île. A Madagascar, où le secteur des centres d’appel fait travailler des milliers de jeunes, avec des estimations indiquant qu’il pourrait atteindre jusqu’à 80.000 emplois cette année.

Cette nouvelle soulève autant d’inquiétudes que d’interrogations. « On comprend que ce soit pénible pour les particuliers français de se faire appeler dix fois par jour. Mais ici, ces appels, c’est notre pain quotidien », témoigne Lova, 27 ans, télé-opérateur dans un petit call center sis à Itaosy. Pour lui, comme pour beaucoup de jeunes diplômés, parfois sans autre perspective d’emploi, le centre d’appels constitue un filet de sécurité sociale, aussi précaire soit-il. Si les grandes entreprises d’externalisation comme Webhelp, Vivetic ou encore Konecta (anciennement Comdata) semblent plutôt sereines, c’est une autre histoire pour les micro-structures et prestataires indépendants qui vivent principalement de la prospection téléphonique « B to C » (« Business to Consumers »),qualifiant les relations de professionnels vers des consommateurs finaux.

Tarissement des missions

« Ce sont surtout les petits « call centers » de couloir qui vont payer cher, parce qu’ils bossent presque uniquement sur du démarchage pur, donc vers les particuliers. La raison étant que le taux de transformation de ces démarchages en vente ou en rendez-vous est infime. Ce qui représente un risque de non atteinte d’objectif qui n’intéresse pas les grandes enseignes », confie un ancien cadre dirigeant de Konecta, sous couvert d’anonymat. Dans les grandes enseignes, le démarchage ne représente qu’environ 10 % de l’activité globale, sans compter les prises de rendez-vous « B to B » (« Business to Business »)  qui échappent aux contours de la nouvelle loi. Ces dernières pourront donc continuer à exister sous des formes indirectes. Néanmoins, à court terme, l’impact ne sera pas nul. L’interdiction française risque en effet de servir d’exemple à d’autres pays européens, ce qui pourrait accentuer le tarissement des missions déléguées vers des plateformes « offshore ». « Si cette nouvelle mesure s’étend à la Belgique ou à la Suisse, on sera perdu », résume crûment Faniry, manager dans un centre d’appels indépendant d’Ambodivona. Il reste à savoir si le secteur saura pivoter vers d’autres formes d’externalisation plus durables comme le support client, l’animation de communautés ou encore la gestion de contenus digitaux. Mais la transition ne sera pas simple pour tout le monde. En attendant, une partie de la jeunesse malagasy risque de voir disparaître, encore une fois, un maigre mais vital débouché professionnel. « On est toujours les premiers à trinquer quand les riches décident de changer les règles », conclut Lova, désabusé.

(source: laverite.mg)

Russian-led cybercrime network dismantled in global operation

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Arrest warrants issued for ringleaders after investigation by police in Europe and North America

Cyber-attacks aimed at destabilising governments or simple theft and blackmail are becoming increasingly pernicious. Photograph: Andrew Brookes/Getty Images/Image Source

Cyber-attacks aimed at destabilising governments or simple theft and blackmail are becoming increasingly pernicious. The high-street retailer Marks & Spencer is one of the most high-profile and recent victims in the UK this month.

The Europeans led by the German crime agency, Bundeskriminalamt (BKA) released public appeals in its attempts to track down 18 suspects believed to be involved in the Qakbot malware family along with a third malware known as Trickbot.

BKA and its international counterparts said the majority of the suspects were Russian citizens. The Russian national Vitalii Nikolayevich Kovalev, 36, already wanted in the US, is one of BKA’s most wanted.

He is allegedly behind Conti, considered to be the most professional and best-organised ransomware blackmail group in the world with Kovalev described as one of the “most successful blackmailers in the history of cybercrime” by German investigators. Lire la suite »

Pharmalagasy: Sept nouveaux médicaments en phase test

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(©newsmada.com)

L’entreprise pharmaceutique nationale Pharmalagasy vient de lancer la phase test commerciale de sept nouveaux médicaments. La présentation officielle de ces nouveaux produits a fait l’objet d’une cérémonie officielle, hier au Stade Barea Mahamasina.

Les sept nouveaux médicaments sont ac­tuellement en phase d’expérimentation commerciale. Cette étape précède leur production à grande échelle, en attente de l’Au­torisation de mise sur le marché (AMM), selon les normes malgaches et internationales. Cette initiative s’inscrit dans la politique générale de l’Etat, portée par le Président Andry Rajoe­lina, qui constitue un pilier essentiel de la souveraineté industrielle et sanitaire.

«L’objectif fixé consiste à garantir un accès équitable et à prix abordable aux médi­caments essentiels, tout en réduisant la dépendance aux importations», assure Holijaona Raboana, président du Conseil d’administration de l’usine Pharma­lagasy.
Pharmalagasy s’appuie sur la richesse de la pharmacopée traditionnelle malgache. Elle développe des Médicaments Traditionnels Améliorés (MTA) et des Re­mèdes Traditionnels Amé­liorés (RTA), alliant savoir ancestral et rigueur scientifique.

Transfert de compétences

L’entreprise a rappelé son rôle lors de la crise sanitaire mondiale, avec la mise sur le marché du CVO+ Gélules, utilisé dans le protocole national contre le Covid-19. Ce succès renforce aujourd’hui son ambition d’élargir son offre thérapeutique.

Pharmalagasy travaille main dans la main avec des partenaires techniques et financiers pour assurer le transfert de compétences, renforcer les capacités locales et stimuler la création d’emplois. L’entreprise am­bitionne également d’obtenir les certifications de qualité internationales, notamment la norme GMP de l’OMS, gage de crédibilité à l’export.
En valorisant les ressources nationales et le savoir-faire local, Pharmalagasy se positionne comme un acteur clé de l’autonomie sanitaire de Madagascar. Ce projet, à fort impact social et économique, ouvre la voie à une industrie pharmaceutique ancrée dans l’identité malgache.

(source: newsmada.com)

Coupures de courant – Les entreprises à bout de souffle

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Les salons de coiffure ne sont pas épargnés par les coupures de courant.

Les coupures de courant dans le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) s’aggravent. Elles plongent des entrepreneurs dans une situation critique.

À bout. Plusieurs chefs d’entreprise à Antananarivo tirent la sonnette d’alarme face à des interruptions de courant de plus en plus longues et fréquentes, qui paralysent leur activité. « Notre société est à l’arrêt depuis trois jours, avec des coupures pouvant durer jusqu’à dix heures par jour. Si cela continue, nous devrons fermer nos portes. Nous n’aurons plus les moyens de payer nos employés, nos loyers, ni même la facture de la Jirama, qui ne baisse pas malgré l’interruption du service », s’insurge Xavier Rahajasoa, gérant d’une entreprise de bois à Tanjombato.

D’autres entrepreneurs envisagent sérieusement de suspendre leur activité. « Nous avons déjà été obligés d’interrompre temporairement notre production l’an dernier à cause des délestages. Notre chaîne de fabrication dépend entièrement de l’électricité, notamment pour la conservation de nos produits qui doivent rester congelés. Aujourd’hui, cette chaîne du froid est rompue, ce qui a fait chuter nos ventes. Nos clients n’ont plus confiance », témoigne Bodo Rakotonirina, propriétaire de M’endy Mdg, une entreprise de fabrication de frites précuites installée à Itaosy, l’un des quartiers les plus touchés par le délestage.

Conséquences graves

Ces coupures ont des conséquences économiques majeures : chute de la production, hausse des coûts, pertes de rentabilité. Certaines entreprises ont réduit leurs effectifs, d’autres fonctionnent au ralenti, et certaines ont même cessé définitivement leurs activités. Les petites et moyennes entreprises, en particulier, peinent à survivre, faute de moyens pour faire face aux délestages.

Les entrepreneurs devront encore patienter avant d’espérer une amélioration.

Lundi, la Jirama a annoncé que des coupures récurrentes, alternées ou prolongées, pourraient se produire dans les quartiers alimentés par la sous-station Tanà-Sud et le RIA durant les deux prochaines semaines. Un transformateur de 25 MVA, situé à la sous-station d’Anosizato, est en panne depuis le week-end dernier. « Il doit être acheminé à Ambodivona pour réparation. Les travaux devraient être achevés d’ici quinze jours », a précisé Manda Ny Aina Nomena, directeur général adjoint chargé de l’électricité à la Jirama.

À cette défaillance technique s’ajoutent d’autres difficultés, notamment la baisse du niveau d’eau dans le barrage d’Andekaleka, principale source hydroélectrique du pays, qui entraîne des délestages tournants dans le RIA. Hier encore, de nouvelles pannes ont été signalées dans plusieurs secteurs, selon la Jirama.

(source: Miangaly Ralitera – lexpress.mg)

Donald Trump annonce la construction d’un bouclier antimissiles «Dôme d’or» pour les États-Unis

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Donald Trump a annoncé mardi que les États-Unis allaient construire un système de défense antimissiles sur le modèle du «Dôme de fer» israélien, et que le président américain a baptisé «Dôme d’or».

«J’ai le plaisir d’annoncer que nous avons officiellement sélectionné une architecture pour ce système dernier cri», a déclaré Donald Trump à la presse dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, précisant que le Canada rejoindra cette initiative qui sera opérationnelle d’ici la fin de son mandat et aura un coût total d’«environ 175 milliards de dollars une fois terminée».

«Une fois achevé, le Dôme d’or sera capable d’intercepter des missiles même s’ils sont lancés de l’autre côté de la Terre et même s’ils sont lancés depuis l’espace», a-t-il ajouté. «C’est très important pour la réussite et même la survie de notre pays», a assuré le républicain.

Donald Trump a annoncé lors de cette conférence de presse que le général Michael Guetlein de la Force spatiale américaine serait le principal responsable du programme de défense visant à bloquer les menaces chinoises et russes. Fin janvier, Donald Trump avait signé un décret pour développer un «Dôme de fer américain», soit selon la Maison Blanche un bouclier de défense antimissiles total pour protéger le territoire américain. La Russie et la Chine avaient alors critiqué cette annonce, Moscou y voyant un plan «comparable à la guerre des étoiles» soutenu par Ronald Reagan durant la Guerre froide.

Les démocrates inquiets du rôle de SpaceX

Les législateurs démocrates ont pour leur part exprimé leurs inquiétudes quant au processus d’approvisionnement et à l’implication de SpaceX, entreprise d’Elon Musk, qui s’est imposé comme un favori aux côtés de Palantir et Anduril pour la construction des composants clés du système.

Donald Trump avait déjà évoqué ce projet de bouclier antimissiles dans sa campagne, mais les experts soulignent que ces systèmes sont conçus à l’origine pour répondre à des attaques menées à courte ou moyenne distance, et non pas pour intercepter des missiles à portée intercontinentale susceptibles de frapper les États-Unis.

(source: lefigaro.fr)

Des scientifiques révèlent enfin les secrets de l’ADN du premier empereur de Chine

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Au plus profond de la province chinoise du Shaanxi se cache l’un des plus grands mystères de l’histoire : le tombeau scellé de Qin Shi Huang, premier empereur de Chine. Tandis que le monde s’émerveille devant l’armée de terre cuite, la dernière demeure de l’empereur demeure intacte.


On raconte qu’elle recèlerait des rivières de mercure, des pièges mortels et des trésors inimaginables. Récemment, des rumeurs choquantes concernant le séquençage de l’ADN des restes de l’empereur ont fait surface, mais dans quelle mesure est-il vrai ? Découvrez avec nous la véritable histoire derrière ces titres sensationnels, les technologies révolutionnaires utilisées pour percer les secrets du tombeau et pourquoi cette merveille archéologique reste scellée plus de 2 000 ans plus tard.

Energie: Projet Sahofika : signature de deux accords clés

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(©madagascar-tribune.com)

Deux accords structurants ont été signés mardi au Palais d’État d’Iavoloha, marquant une avancée significative dans la mise en œuvre du projet hydroélectrique de Sahofika, l’un des projets énergétiques majeurs de Madagascar.

Le premier accord, un Share Purchase Agreement (SPA), officialise l’entrée de l’État malagasy, via le Fonds Souverain Malagasy, à hauteur de 49 % dans le capital de la société en charge du développement du projet. Le second, un avenant à la concession du projet Sahofika, ouvre la voie à son exécution effective.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du président Andry Rajoelina et de Kevin Kariuki, vice-président de la Banque Africaine de Développement (BAD), en charge de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte.

Dans son discours, le président Rajoelina a souligné les défis liés à l’accès à l’électricité, rappelant que près de 70 % de la population malgache n’en bénéficie toujours pas. Il a également présenté le projet Sahofika comme un levier pour le développement économique et social du pays. Cette centrale, une fois opérationnelle, devrait alimenter le réseau interconnecté d’Antananarivo avec une électricité d’origine renouvelable, à moindre coût, et contribuer à la réduction des subventions publiques dans le secteur énergétique.

De son côté, la BAD a réaffirmé son soutien au projet. Kevin Kariuki a annoncé que l’institution financera l’intégralité de la dette liée au projet, garantira les paiements de la JIRAMA grâce à une garantie de risque partielle, et apportera un financement de 80 millions de dollars pour la construction des lignes de transmission vers la capitale.

Le projet Sahofika, dont le coût global est estimé à plus d’un milliard de dollars, prévoit une capacité de production d’environ 200 MW. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de transition énergétique, incluant également le développement de parcs solaires pour une capacité additionnelle de 100 MW d’ici fin 2025, avec des investissements supplémentaires attendus jusqu’à 700 MW dans les années à venir.

Les autorités malgaches voient dans ces engagements une étape décisive vers une plus grande souveraineté énergétique, tout en soutenant les ambitions d’industrialisation et de croissance inclusive du pays.

(source: madagascar-tribune.com)