Science / Technologie

Pourquoi les États-Unis refusent d’utiliser le système métrique

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Depuis plus de deux siècles, le système métrique s’est imposé comme la référence mondiale… sauf dans trois pays. Parmi eux, les États-Unis, qui continuent de mesurer en pouces, en gallons et en pieds. Mais pourquoi la première puissance mondiale refuse-t-elle d’adopter un système inventé en France et utilisé partout ailleurs ? Et comment la France a-t-elle imposé le mètre comme unité universelle ? Retour sur l’incroyable conquête du système métrique.

Précisions en réponse à vos questions : -Non, le système métrique n’a pas été créé par les égyptiens, et la théorie de la goutte d’eau n’est pas fiable. Une goutte d’eau peut mesurer moins qu’un centimètre, ce n’est pas une mesure universelle -Jefferson demande bien à la France de lui présenter son invention avant que le mètre ne soit finalement défini.

Les scientifiques français avaient créé des prototypes avec d’autres méthodes (comme une pendule battant une seconde) -Le BIPM est physiquement situé sur le territoire de Saint-Cloud, mais son adresse postale est rattachée à Sèvres. -Il y a eu d’autres tentatives de créer un système international avant la France. Comme celle de l’Anglais John Wilkins. Mais cela n’a jamais abouti. -Napoléon n’a pas imposé le système métrique, mais a contribué à sa diffusion en Europe continentale. À la place, il a imposé les « mesures usuelles », basées sur le système métrique. -L’ambassadeur français envoyé aux États-Unis s’appelle Joseph Dombey. Selon certaines sources, il aurait été attaqué par des pirates (plus précisément des corsaires anglais).

Évidemment, ce n’est pas la raison principale pour laquelle les États-Unis ne sont pas passés au mètre, mais plutôt à cause d’autres raisons politiques et économiques.

Quelle place pour l’IA à l’école ? – Le débat du 7/10

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Élisabeth Borne était en visite en Normandie ce vendredi 7 février. Sur le plateau de France 3 Normandie, nous avons abordé avec la ministre de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche le sujet de l’intelligence artificielle. La question clé : comment contrôler cette technologie et ses possibles dérives lorsque cela touche à l’éducation ?


 

 

JD Vance warns Europe against AI regulation

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Britain has snubbed France by joining the US in refusing to sign the Paris AI summit declaration, deepening global splits over artificial intelligence.


IA : Elon Musk propose près de 100 milliards de dollars pour prendre le contrôle d’OpenAI

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Un groupe d’investisseurs, avec Elon Musk à sa tête, a des vues sur OpenAI. Dado Ruvic / REUTERS

Selon le Wall Street Journal, le consortium emmené par l’homme le plus riche du monde aurait formulé son offre lundi au conseil d’administration d’OpenAI qui a refusé.

Un groupe d’investisseurs dirigé par Elon Musk tenterait de racheter l’organisation à but non lucratif qui contrôle OpenAI, d’après le Wall Street Journal, signe que le patron de Tesla et proche de Donald Trump n’a pas dit son dernier mot dans le conflit qui l’oppose au créateur de ChatGPT.

Selon le quotidien économique, le consortium emmené par le milliardaire a proposé 97,4 milliards de dollars (environ 94,48 milliards d’euros) lundi au conseil d’administration pour l’acquisition de l’entité. Cette offre non sollicitée arrive alors que Sam Altman, le patron d’OpenAI, essaie de lever des fonds et de transformer sa start-up en société à but lucratif.

«Non merci mais nous rachèterons Twitter pour 9,74 milliards de dollars si tu veux», a écrit Sam Altman lundi sur X, le réseau social qu’Elon Musk a ainsi rebaptisé après l’avoir acheté pour 44 milliards. «Escroc», a répondu l’homme le plus riche du monde.

Critiques de Stargate

Elon Musk, qui fait partie des cofondateurs d’OpenAI, s’en prend régulièrement à Sam Altman, à qui il reproche notamment d’avoir dévoyé la mission initiale de la start-up, axée sur un développement raisonné de l’IA. Il est lui-même partie prenante dans la course à l’intelligence artificielle (IA), notamment avec sa start-up d’IA générative, xAI, lancée en 2023. Les deux hommes se font face dans un procès.

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IA – Cédric Villani : « C’est une ambition européenne qu’il faut pour l’intelligence artificielle »

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Cédric Villani, mathématicien, lauréat de la médaille Fields, ancien député, est l’invité de l’Atelier Politique. Il répond aux questions de Frédéric Rivière.

Taolanaro, Ehoala Park – La première unité éolienne installée

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Une première turbine suivie par d’autres.

L’installation du premier parc éolien à Madagascar est en bonne voie. Une première éolienne, installée dans le cadre du projet Ehoala Park, géré par Rio Tinto QMM, sera bientôt opérationnelle.

Wind of change. Comme chantait le groupe de rock allemand « Scorpions ». Le souffle du changement effleure l’Anôsy. Par l’installation réussie de la toute première turbine éolienne de 50 mètres de hauteur à Ehoala Park, zone industrialo-portuaire initiée et gérée par la compagnie minière Rio Tinto QMM. Ce nouvel équipement énergétique, sortant des clichés habituels, devrait être entièrement opérationnel dès ce mois de février.

« Cette première turbine fait partie intégrante d’un projet ambitieux comprenant dix-neuf unités de 850 kW chacune, cumulant ainsi une puissance totale de 16 MW. Ce parc éolien représente non seulement le premier du pays, mais aussi un symbole d’innovation et d’engagement envers les énergies renouvelables », se félicitent les promoteurs suite à l’achèvement des travaux de mise en place de cet équipement, d’une lourdeur certaine, mais qui ne sera pas un fardeau pour les solutions de la transition énergétique.

Loin s’en faut. Selon toujours les détails des explications données à cette belle construction, « la réalisation de ce projet a commencé au cours du mois d’août 2023, après de longues démarches administratives et sectorielles et des consultations approfondies avec les communautés locales, menées dès novembre 2021. Les responsables ont noté que ces préparatifs étaient nécessaires pour garantir que chaque aspect du projet soit respectueux de l’environnement et socialement responsable ».

Avancée majeure

Au passage, Rio Tinto a indiqué « que l’initiative s’inscrit dans le cadre des engagements du groupe et de sa filiale à Madagascar à réduire significativement leur empreinte carbone et représente une avancée majeure pour un avenir plus vert et durable ». Lire la suite »

Les « DOGE Kids », ces disciples d’Elon Musk mandatés pour « hacker » l’Etat fédéral des Etats-Unis

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Le milliardaire a rassemblé une jeune garde, dont les noms ont été révélés par les médias américains, qui ont exigé et obtenu l’accès à tout ou partie des données dans plusieurs administrations et agences fédérales.

Elon Musk, à Washington, le 20 janvier 2025. SAUL LOEB / AFP

Ce sont des hommes très jeunes, dont tout le monde ignorait jusque-là l’existence, qui se retrouvent à la une des médias américains depuis qu’ils sont soupçonnés d’avoir pris les manettes de systèmes informatiques vitaux de l’Etat fédéral américain.

Akash Bobba, Edward Coristine, Luke Farritor, Gautier Cole Killian, Gavin Kliger et Ethan Shaotran, âgés de 19 à 24 ans, ont été épinglés, le 2 février, par le magazine américain Wired comme travaillant pour le DOGE, le « département de l’efficacité gouvernementale » créé le 20 janvier par un décret présidentiel signé par Donald Trump. Le surlendemain, on apprenait, toujours par Wired, qu’un certain Marko Elez, 25 ans et passé par SpaceX, aurait un accès administrateur à des systèmes informatiques manœuvrant les paiements fiscaux du Trésor américain.

Les contours précis du DOGE, dirigé par Elon Musk depuis Washington, sont pourtant particulièrement flous. Il ne dispose d’aucun site officiel, en dehors d’un compte X. Et l’identité de ses employés était, jusqu’aux révélations de la presse ces derniers jours, totalement inconnue.

(source: lemonde.fr)

Guerre en Ukraine : la fin de l’Otan – Général Vincent Desportes

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Le second mandat de Donald Trump va-t-il rebattre les cartes du conflit qui oppose la Russie de Vladimir Poutine à l’Ukraine de Volodymyr Zelensky ? Les ambitions du président américain passent-elles par l’OTAN, dans un monde où l’occident est en perte de vitesse ? L’Europe et la France sont-elles armées pour faire face aux enjeux géostratégiques du futur ? Nous recevons l’ancien directeur de l’École de guerre et général Vincent Desportes.

L’objectif de maintien du réchauffement sous 2°C «est mort», selon un éminent climatologue

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Les chercheurs évaluent que la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (Amoc), un système de courants marins jouant un rôle majeur dans la régulation du climat, devrait cesser «au cours des 20 à 30 prochaines années» du fait notamment de la fonte des glaces. NASA OMG / REUTERS

James Hansen, ancien chef climatologue de la Nasa, publie avec plusieurs scientifiques une étude concluant que certains phénomènes qui sous-tendent le changement climatique ont été sous-estimés.

L’objectif de maintien à long terme du réchauffement climatique sous le seuil des +2°C par rapport à la période préindustrielle, la limite haute fixée par l’accord de Paris, «est mort», a estimé mardi 4 février un éminent climatologue américain.

James Hansen, ancien chef climatologue de la Nasa, publie cette semaine avec plusieurs scientifiques une étude concluant que certains phénomènes qui sous-tendent le changement climatique ont été sous-estimés. Selon leur analyse de la situation actuelle et leurs projections, «l’objectif des 2°C est mort», a déclaré mardi James Hansen lors d’une présentation. L’un des scénarios ambitieux du Giec – le groupe d’experts du climat mandatés par l’ONU –, tablant sur une nette diminution des émissions de gaz à effets de serre permettant possiblement de contenir le réchauffement sous ce seuil, est «aujourd’hui impossible», a-t-il estimé.

En cause, explique-t-il, la consommation énergétique mondiale qui «augmente et continuera d’augmenter», avec une «majeure partie de l’énergie provenant encore des combustibles fossiles», principaux émetteurs de gaz à effets de serre. En plus de cette transition énergétique trop lente, le scientifique et son équipe pointent dans leur étude «un manque de réalisme dans l’évaluation du climat», estimant que ce dernier est plus sensible aux émissions de gaz à effet de serre que ce qui est envisagé aujourd’hui.

«Une élévation du niveau de la mer de plusieurs mètres»

Dans leur analyse, Hansen et ses collègues se sont également penchés sur le rôle d’un changement de régulation dans le secteur maritime en 2020, dont les effets sur le climat auraient selon eux été minimisés. Ce changement s’est traduit par une réduction des émissions de soufre, qui réfléchissaient la lumière du soleil vers l’espace et participaient ainsi à refroidir l’atmosphère.

Les chercheurs évaluent par ailleurs que la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (Amoc), un système de courants marins jouant un rôle majeur dans la régulation du climat, devrait cesser «au cours des 20 à 30 prochaines années» du fait notamment de la fonte des glaces. Une telle disparition entraînerait «des problèmes majeurs, notamment une élévation du niveau de la mer de plusieurs mètres», préviennent-ils, parlant d’un «point de non-retour».

Selon leurs prévisions, les températures moyennes mondiales devraient rester égales ou supérieures à +1,5 °C par rapport à celles préindustrielles dans les années à venir, avant d’atteindre le seuil des +2°C d’ici à 2045. Adopté il y a près de dix ans par la quasi-totalité des pays, l’accord de Paris dont Washington a récemment annoncé se retirer pour la deuxième fois, vise à maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale «bien en dessous de 2°C» par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5°C. Cela dans l’objectif de limiter significativement les conséquences les plus catastrophiques du réchauffement climatique. Le monde s’est déjà réchauffé de 1,3°C en moyenne et le seuil des 1,5°C a été dépassé pour la première fois ces deux dernières années selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

(source: lefigaro.fr)