Liz Truss

Mise en garde contre un éventuel transfert de l’ambassade britannique à Jérusalem

Publié le

L’archevêque de Westminster a avertit la nouvelle Première ministre britannique qu’une telle décision compromettrait les chances d’une solution à deux États

L’archevêque de Westminster et président de la Conférence des évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles Vincent Gerard Nichols devant la basilique Saint-Pierre lors d’une réception pour la canonisation du cardinal Newman au Collège urbain pontifical, au Vatican, le 13 octobre 2019. (Crédit : Franco Origlia/AP)

Le plus haut dirigeant catholique d’Angleterre a écrit à la nouvelle Première ministre britannique, Liz Truss, pour l’exhorter à ne pas déplacer l’ambassade du pays de Tel Aviv à Jérusalem.

« Un tel transfert de l’ambassade du Royaume-Uni serait gravement préjudiciable à toute possibilité de paix durable dans la région et à la réputation internationale du Royaume-Uni », a écrit le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, jeudi sur Twitter.

Les responsables du Parti conservateur ont indiqué à plusieurs reprises qu’ils envisageraient de transférer l’ambassade à Jérusalem, tout récemment lors de la conférence des Conservative Friends of Israel à Birmingham, dimanche.

Lors d’une réception organisée par Conservative Friends of Israel à l’occasion de cette conférence, Truss a déclaré qu’elle était « une grande sioniste et une grande partisane d’Israël » et s’est engagée à « renforcer les relations entre le Royaume-Uni et Israël ».

Le président du Parti conservateur, Jake Berry, a promis de soutenir Israël « dans sa lutte pour assurer sa sécurité et pour que la capitale, Jérusalem, soit le siège de notre nouvelle ambassade ».

Mais le cardinal Nichols a réitéré la conviction de l’Église que la ville sainte devrait être internationale, et non détenue par l’une ou l’autre des parties.

« Le pape François et les dirigeants des églises de Terre Sainte demandent depuis longtemps que le statu quo international sur Jérusalem soit maintenu, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies. La ville doit être partagée comme un patrimoine commun, sans jamais devenir le monopole exclusif d’une partie », a-t-il écrit.

« Je ne vois aucune raison valable d’envisager un déménagement maintenant. Je demande sincèrement à la Première ministre de reconsidérer l’intention qu’elle a exprimée et de concentrer tous les efforts sur la recherche d’une solution à deux États, dans laquelle Jérusalem aurait un statut spécial garanti », a déclaré Nichols.

Lundi, le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, a fait part de son inquiétude quant à l’éventualité d’un déménagement.

(source: fr.timesofisrael.com)

Liz Truss désignée pour succéder à Boris Johnson

Publié le Mis à jour le

Souvent comparée à Margaret Thatcher, l’actuelle cheffe de la diplomatie britannique deviendra dans les prochaines heures la troisième femme Première ministre de l’histoire du Royaume-Uni.

Une nouvelle locataire pour le 10, Downing Street. La ministre britannique des affaires étrangères, Liz Truss, a été désignée cheffe du Parti conservateur, ce lundi 5 septembre. Elle deviendra donc mécaniquement, dans quelques heures, la troisième femme Première ministre du Royaume-Uni, succédant à Boris Johnson.

« Merci d’avoir placé vos espoirs en moi pour diriger le parti conservateur, le meilleur parti du monde », a-t-elle remercié à la tribune après une standing ovation. Elle a félicité son adversaire Rishi Sunak, contre qui elle a mené une « campagne difficile ». Liz Truss l’a emporté avec 57,4% des voix contre 42,6% pour Rishi Sunak.


Liz Truss, ministre des Affaires étrangères, devrait succéder à Boris Johnson au poste de Premier ministre. Conservatrice, pro-Brexit, elle veut imposer un style dur à la Thatcher.

NIKLAS HALLE’N / AFP Liz Truss est la favorite pour remplacer Boris Johnson à Downing Street le 5 septembre 2022.

ROYAUME-UNI – L’heure de la succession est arrivée. Ce lundi 5 septembre, Boris Johnson va connaître le nom de son remplaçant au 10 Downing Street après sa démission contrainte début juillet causée par les départs en cascade des ministres excédés par ses scandales à répétition. Sauf coup de théâtre, Liz Truss, actuelle ministre des Affaires étrangères, devrait être choisie par les membres du parti conservateur pour le remplacer.

Endurcie par un riche parcours politique, Liz Truss s’est imposée comme la grande favorite dans la course à Downing Street face à Rishi Sunak, ex-ministre des Finances qui a été l’un des premiers à démissionner et resté prisonnier de son image de riche banquier technocrate.

Le vote s’est terminé vendredi et les résultats seront connus ce lundi à la mi-journée. « Cela sera une très très grande surprise si elle ne gagne pas », explique à l’AFP John Curtice, politologue à l’université de Strathclyde, relevant la capacité de la ministre à « séduire politiquement les adhérents conservateurs et articuler un message clair pour eux ».

Ralliée au conservatisme et au Brexit sur le tard la ministre de 47 ans a séduit la base du parti au pouvoir, 160 000 adhérents surtout des hommes âgés et blancs très à droite, qui départagent les finalistes à la succession de Boris Johnson. Ses références régulières à Margaret Thatcher y sont pour beaucoup.

Contre le Brexit en 2016

Liz Truss a derrière elle une carrière politique parfois tortueuse. Née le 26 juillet 1975 dans une famille très à gauche, elle a d’abord milité au parti centriste Libéral-Démocrate avant de rejoindre en 1996 les conservateurs, pour qui elle devient députée en 2010, pour la circonscription de South West Norfolk (est de l’Angleterre).

Depuis 2012, elle a enchaîné les postes dans les ministères (Éducation, Environnement, Justice puis secrétaire en chef du Trésor). Elle a connu défaites et revers : elle a failli perdre l’investiture aux législatives en raison d’une aventure extraconjugale et a été rétrogradée par Theresa May après un passage difficile à la Justice.

Elle aurait pu aussi payer son vote contre le Brexit en 2016. Mais elle en est devenue l’une des plus ferventes supportrices, négociant et vantant de nouveaux accords de libre-échange au ministère du Commerce international.

Margaret Thatcher, un modèle

Nommée en 2021 à la tête de la diplomatie britannique – manière pour Boris Johnson de contrôler ses ambitions -, elle se montre intransigeante face à l’Union européenne sur l’Irlande du Nord, et incarne avec Boris Johnson la fermeté contre la Russie après l’invasion de l’Ukraine. Une position contraire à celle d’Emmanuel Macron, partisan du dialogue avec Vladimir Poutine. Lire la suite »