Macron
Nucléaire iranien : Macron appelle à « accélérer » pour « aboutir à des progrès »
Des obstacles demeurent, notamment sur la question des garanties demandées par Téhéran aux Etats-Unis, pour s’assurer de la levée effective des sanctions

Le président français Emmanuel Macron a insisté sur « la nécessité d’accélérer » pour « aboutir à des progrès » dans les négociations sur le nucléaire iranien, lors d’un entretien téléphonique samedi avec son homologue iranien Ebrahim Raïssi, a indiqué l’Elysée dimanche.
« Sur l’accord nucléaire de 2015 », Emmanuel Macron « a réitéré sa conviction qu’une solution diplomatique est possible et impérative, et marqué que tout accord nécessitera des engagements clairs et suffisants de toutes les parties », a souligné la présidence française dans un communiqué, ajoutant qu’il avait aussi insisté « sur la nécessité d’accélérer pour aboutir rapidement à des progrès tangibles ».
« Plusieurs mois après la reprise des négociations à Vienne, il a insisté sur la nécessité d’accélérer pour aboutir rapidement à des progrès tangibles dans ce cadre », a-t-elle ajouté dans un communiqué.
Au cours d’un « long échange » avec son homologue iranien, Emmanuel Macron a souligné « la nécessité que l’Iran démontre une approche constructive et revienne à la pleine mise en œuvre de ses obligations ».

La présidence iranienne a de son côté indiqué, dans un communiqué, que « dans les négociations, la République islamique a prouvé sa volonté et son sérieux pour parvenir à un accord, et tout effort de l’autre partie à cet égard devrait inclure la levée des sanctions, la vérification et une garantie valable ».
La Commission européenne présente son projet de réforme de l’espace sans frontière de Schengen
Le texte prévoit davantage de pilotage politique et de coordination en cas d’événements exceptionnels. Il tire également les leçons de la pandémie de Covid-19 sur la question des restrictions de voyage.

Avant même la présidence française de l’Union européenne (UE), qui commencera le 1er janvier, le président de la République, Emmanuel Macron, va voir l’un de ses principaux souhaits satisfaits : la Commission européenne devait détailler mardi 14 décembre, au Parlement de Strasbourg, une proposition de réforme de l’espace sans passeport de Schengen.
Mis à mal successivement par les attaques terroristes qui ont visé le continent, la crise migratoire et la pandémie de Covid-19, le principe de la libre circulation a progressivement cédé la place aux thèmes de la fermeture, puis de la surveillance des frontières, internes comme externes. Et les récents épisodes, qui ont montré des migrants manipulés par la dictature biélorusse et dirigés vers les frontières polonaise, lettone et lituanienne, ont un peu plus agité la diplomatie européenne, confrontée à un nouveau type de menace « hybride ».
La Commission a dès lors pressé le pas et élaboré une proposition qui devait être explicitée mardi par le vice-président, Margaritis Schinas, et la commissaire aux affaires intérieures, Ylva Johansson. Selon les informations obtenues par Le Monde, le texte correspond assez largement aux vœux de Paris, où le chef de l’Etat disait, la semaine dernière, sa volonté d’une Union qui « sache protéger ses frontières » face aux crises migratoires, que le sujet soit l’objet d’un « pilotage politique » à travers des réunions ministérielles régulières et qu’existent des mécanismes de soutien solidaire en cas de crise à la frontière d’un pays membre.
Définir « un mécanisme de réponses communes »
La proposition évoque la possibilité, pour un pays, de refuser l’entrée de migrants sur son territoire et de les renvoyer vers un Etat voisin s’il existe « une indication claire » qu’ils en proviennent directement. Une manière de tenter de régler la question, toujours irrésolue,
(source: le Monde)
La France annonce un contrat à 80 Rafales avec les Émirats Arabes Unis
Un accord qui intervient alors qu’Emmanuel Macron est en visite en Dubaï.

INTERNATIONAL – Emmanuel Macron tient-il sa revanche après la crise des sous-marins? Ce vendredi 3 décembre, l’Élysée a annoncé que Les Émirats Arabes Unis ont signé un accord pour acquérir 80 avions de combat Rafale, construits par le groupe français Dassault Aviation, à l’occasion de la visite du chef de l’État à Dubaï.
Outre les Rafale, les Émirats ont également signé un accord pour l’achat de 12 hélicoptères Caracal. “Il s’agit d’un aboutissement majeur du partenariat stratégique entre les deux pays”, s’est félicitée la présidence française.
“Le plus gros contrat d’armement de l’Histoire”
De son côté, Dassault Aviation a applaudi un “contrat historique”, perçu comme “l’aboutissement de plus de 45 ans d’une relation de confiance entre les Émirats Arabes Unis” et le groupe français. “Ce contrat est une très bonne nouvelle pour la France et pour son industrie aéronautique, pour tout l’écosystème des 400 entreprises, grandes et petites, qui contribuent au Rafale”, a renchéri Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation.
Selon le porte-parole du ministère des Armées, cet accord représente “le plus gros contrat d’armement de l’Histoire” à l’échelle de la France, et son montant global avoisine les 16 milliards d’euros. “Ces 80 Rafale seront livrés entre 2026 et 2031”, précise-t-il. Ces avions seront livrés au standard F4, un programme en développement de près de deux milliards d’euros livrable en 2024 et présenté comme un “saut technologique, industriel et stratégique”.
Ils auront vocation à remplacer les 60 Mirage 2000-9 acquis en 1998 par les Emirats. À noter que ce succès commercial à l’international n’est pas sans contrepartie en termes d’image. En 2019, une note des renseignements militaires révélée par la presse montrait que des armes vendues par la France (dont des Mirage 2000) avaient été utilisées dans le conflit au Yémen, où l’Arabie saoudite et ses alliés des Émirats arabes unis sont soupçonnés de crimes de guerre par des ONG comme Amnesty International.
(source: huffingtonpost.fr)
La relation franco-italienne, une histoire animée entre deux sœurs latines

Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican
Après un long hiver diplomatique, Paris et Rome actent leur coopération renforcée dans un contexte européen instable, entre Brexit et transition politique en Allemagne. Cette relation franco-italienne est complexe, ambiguë… Elle a survécu à de nombreux malentendus, depuis la présidence du général de Gaulle jusqu’à la récente coalition au pouvoir en Italie des 5 étoiles et de la Ligue (2018-2019) qui avait provoqué un rappel de l’ambassadeur de France, un fait inédit entre deux pays de l’Union européenne.
Jean-Yves Frétigné, maître de conférences en Histoire à l’Université de Rouen, éditeur scientifique des Cahiers de prison d’Antonio Gramsci (Gallimard), et auteur d’une Histoire de la Sicile récemment traduite en italien. Il revient sur les dernières décennies de relations entre les deux pays, à commencer par celles de l’après-guerre.
Entretien avec Jean-Yves Frétigné, historien de l’Italie contemporaine
Traité France – Italie signé à Rome par E. Macron et M. Draghi
Conférence de presse du Président Emmanuel Macron et du Président du Conseil Mario Draghi
Crise diplomatique franco-algérienne : Alger juge désormais «raisonnable» la position de Macron
Le chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra a salué des déclarations de la France, jugées respectueuses, à l’égard de son pays, dans le cadre d’une crise diplomatique qui se poursuit depuis début octobre entre Paris et Alger.

Le climat se réchauffe-t-il entre Paris et Alger ? Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a en tout cas estimé le 10 novembre que «contrairement aux déclarations à l’origine de la crise», les récents propos d’Emmanuel Macron étaient «raisonnables» et comportaient «des idées montrant du respect pour l’Algérie, son histoire, son passé, son présent et aussi pour la souveraineté algérienne».
Le haut diplomate a en outre annoncé que l’Algérie prendrait part à la conférence internationale sur la Libye, le 12 novembre à Paris, précisant toutefois que les conditions n’étaient «pas réunies» pour que le président algérien Abdelmadjid Tebboune y participe personnellement. Plus tôt dans la semaine, le président français avait joué la carte de l’apaisement après plusieurs semaines de tensions entre les deux pays, déclenchées par les propos d’Emmanuel Macron contre «le système politico-militaire» algérien que l’actuel locataire de l’Elysée avait accusé de jouir d’une «rente mémorielle».
Vers une sortie de crise diplomatique ?
>Dans un communiqué publié le 9 novembre par l’Elysée, Emmanuel Macron a regretté «les polémiques et les malentendus» avec l’Algérie et a assuré avoir «le plus grand respect pour la nation algérienne et son histoire». Dans le même communiqué, l’Elysée affirme que le chef d’Etat français est favorable à un développement des relations bilatérales «au bénéfice des populations algérienne et française mais également pour répondre aux grands défis régionaux, à commencer par la Libye».
Selon l’Elysée, Abdelmadjid Tebboune a été invité à Paris pour la conférence visant à aider la Libye à sortir de la crise en préparant l’élection présidentielle prévue le 24 décembre. C’est finalement Ramtane Lamamra qui représentera l’Algérie à cette conférence. Il s’agira du premier déplacement à Paris d’un responsable algérien de ce rang depuis le 3 octobre date à laquelle l’Algérie a rappelé son ambassadeur en France en signe de protestation après les déclarations d’Emmanuel Macron rapportées dans Le Monde. Alger avait également interdit le survol de son territoire aux avions militaires français desservant le Sahel, où sont déployées les troupes de l’opération anti-djihadiste Barkhane.
Le président algérien a prévenu le 6 novembre qu’il ne ferait pas «le premier pas» pour tenter d’apaiser les tensions avec son homologue français qui, avec ses propos, avait «rouvert un vieux conflit de manière totalement inutile». «Pourquoi a-t-il dit ça ? Je pense que c’était pour des raisons électorales stratégiques», analysait-il dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.
(source: francais.rt.com)
Kamala Harris et Emmanuel Macron actent la réconciliation France-États-Unis
Deux mois après la crise des sous-marins australiens, la vice-présidente américaine et le chef de l’État français ont souhaité afficher une image d’unité.

INTERNATIONAL – “Le début d’une nouvelle ère.” Deux mois après la crise des sous-marins et la manœuvre du trio Australie, Royaume-Uni, États-Unis, Emmanuel Macron et la vice-présidente américaine Kamala Harris ont souhaité afficher, mercredi 10 novembre, une sérénité retrouvée et insister sur le commencement d’une nouvelle idylle entre la France et l’Amérique d’un Joe Biden pourtant très vivement critiqué au moment des faits.
“Nous sommes d’accord pour dire que nous sommes au début d’une nouvelle ère et que notre coopération est absolument cruciale”, a déclaré le président français en démarrant un “entretien substantiel”, selon l’Élysée, de 1h30 avec Kamala Harris, arrivée à Paris mardi 9 novembre pour une visite de cinq jours.
Elle y assistera notamment aux cérémonies du 11 novembre, au Forum de Paris pour la Paix et à une Conférence sur la Libye. Sa visite doit permettre de parachever la réconciliation entre les deux pays amorcée par la rencontre entre Emmanuel Macron et Joe Biden en marge du G20 de Rome le 29 octobre.
Le président algérien accuse Macron d’avoir « repris le même discours » que Zemmour
Dans ces conditions, “je ne serai pas celui qui fera le premier pas”, prévient le chef de l’Etat algérien. “Sinon je vais perdre tous les Algériens ».

INTERNATIONAL – Le président algérien Abdelmadjid Tebboune prévient ce samedi 6 novembre qu’il ne fera pas “le premier pas” pour tenter d’apaiser les tensions provoquées par des propos critiques d’Emmanuel Macron sur la “nation” algérienne.
“Je n’ai pas de regrets. Macron a rouvert un vieux conflit de manière totalement inutile”, dénonce le dirigeant algérien dans une interview accordée à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.
Emmanuel Macron a déclenché la colère d’Alger après des propos rapportés le 2 octobre par le quotidien Le Monde accusant le système “politico-militaire” algérien d’entretenir une “rente mémorielle” en servant à son peuple une “histoire officielle” qui “ne s’appuie pas sur des vérités”.
“Macron s’est placé du côté de ceux qui justifient la colonisation”
D’après Le Monde, le président français avait également affirmé que “la construction de l’Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française? Ça, c’est la question (…)”.
“On ne touche pas à l’histoire d’un peuple, et on n’insulte pas les Algériens”, déplore le président algérien. “Pourquoi (Emmanuel Macron) a-t-il dit ça? Je pense que c’était pour des raisons électorales stratégiques”, estime Abdelmadjid Tebboune.
“C’est le même discours que le journaliste d’extrême droite Éric Zemmour utilise depuis longtemps: l’Algérie n’était pas une nation, c’est la France qui en a fait une nation”, fait-il valoir. Selon Abdelmadjid Tebboune, “avec cette déclaration, Macron s’est placé du côté de ceux qui justifient la colonisation”.
“Si (le polémiste d’extrême droite Eric) Zemmour dit quelque chose comme ça, qu’importe, personne ne fait attention. Mais quand un chef d’État déclare que l’Algérie n’était pas une nation distincte, c’est très grave”, fustige-t-il.
“Je ne serai pas celui qui fera le premier pas”
Dans ces conditions, “je ne serai pas celui qui fera le premier pas”, prévient le chef de l’Etat algérien. “Sinon je vais perdre tous les Algériens, il ne s’agit pas de moi, mais d’un problème national”. “Aucun Algérien n’accepterait que je contacte ceux qui nous ont insultés”, explique Abdelmadjid Tebboune.
Existe-t-il une perspective de dénouement avec la France? L’interroge le Spiegel. “Non, si les Français veulent aller au Mali ou au Niger maintenant, ils devront juste faire neuf heures de vol au lieu de quatre”, rétorque Abdelmadjid Tebboune, assurant toutefois qu’une “exception” serait faite pour “le sauvetage de personnes blessées”.
“Mais pour tout le reste, nous ne sommes plus obligés de coopérer les uns avec les autres, c’est peut-être terminé maintenant”, prévient-il, accusant Emmanuel Macron d’avoir “porté atteinte à la dignité des Algériens”.
Abdelmadjid Tebboune se dit prêt à venir en aide au Mali si le pays, en proie à l’extension de groupes jihadistes, “demande de l’aide”. “L’ONU peut se tourner vers nous ou même vers l’Union africaine. Si les Maliens sont confrontés à une attaque demain, nous interviendrons à leur demande”, assure-t-il. “Mais nos soldats sont des Algériens qui ont des familles, je ne les enverrai pas mourir pour les intérêts des autres. Assez d’Algériens sont morts dans le passé”, tempère Abdelmadjid Tebboune.
Éloges pour Merkel
En colère contre Emmanuel Macron, le président algérien tresse des lauriers à l’Allemagne d’Angela Merkel.
“Les Allemands nous ont toujours traités avec respect, ils ne nous ont jamais traités avec arrogance, il n’y a jamais eu de désaccords en matière de politique étrangère”, salue-t-il, disant “admirer” la “persévérance et la modestie d’Angela Merkel”.
“Je suis vraiment désolé de la voir partir” dans les prochaines semaines, après 16 années au pouvoir, conclut Abdelmadjid Tebboune, qui avait suivi un traitement médical durant plusieurs mois en Allemagne en 2020 et début 2021.
(source: huffingtonpost.fr)
Au-delà de la repentance américaine, la France doit comprendre qu’elle compte de moins en moins
Pour Sébastien Boussois, la France aurait tort de se réjouir du repentir exprimé par Joe Biden ce 29 octobre, quelques semaines après la crise des sous-marins nucléaires. Car l’enjeu est bien ailleurs : l’impuissance de Paris dans le jeu mondial.

La mise en scène théâtrale qui a eu lieu hier à Rome pour la première rencontre, depuis la crise des sous-marins, entre le président américain Joe Biden et le président français Emmanuel Macron avait des airs de film plus hollywoodien qu’italien. Beaucoup d’effets spéciaux pour masquer un scénario très faible à l’opposé des films de Cinecittà. En effet, depuis que Paris a appris l’abandon de la commande de l’Australie, qui a préféré se concentrer sur le front de l’alliance tripartite dans le Pacifique avec ses alliés anglais et américain, la France se plaint dans le monde entier d’avoir été trahie, se victimise probablement un peu à outrance.
Là pour le coup, il y a un peu de la comedia dell’arte dans cette affaire. On a parfois davantage eu le sentiment de se retrouver même dans une tragédie grecque, en écoutant les dirigeants français, où la trahison vécue par la France renvoyait l’Hexagone non seulement à l’humiliation de tout un peuple, mais à un ruminement de guimauve romantique, bien éloigné de la pure realpolitik qui guide les Etats dans un monde de plus en plus instable. Washington a abandonné l’émotionnel depuis longtemps, la France y croit encore et on l’a envoyée paître.
« Washington a abandonné l’émotionnel depuis longtemps, la France y croit encore et on l’a envoyée paître »
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Montpellier – Sommet Afrique-France : Emmanuel Macron « bousculé » par la jeunesse •
Au dernier jour du sommet Afrique-France, vendredi à Montpellier, Emmanuel Macron a reçu plusieurs jeunes Africains afin qu’ils s’expriment sur des sujets aussi variés que la démocratie dans leurs pays respectifs, mais aussi les relations entre leur pays et la France. Le président français a aussi été interpellé sur le sort des migrants en Méditerranée, sur la restitution des œuvres d’art pillées au Bénin, ou sur la réduction du nombre de visas pour les ressortissants du Maghreb.
« Si la relation entre les pays d’Afrique et la France était une marmite, elle serait sale »
Sommet France-Afrique : l’échange sans concession des jeunes avec Emmanuel Macron
« L’intervention militaire étrangère n’a jamais réglé un problème »