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EISA-HDA : « L’éducation numérique doit être une priorité nationale »

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(©midi-madagasikara.mg)

Le nombre d’internautes malgaches a connu une croissance de 2,8 millions d’utilisateurs en 2022 en passant à près de 6,6 millions en 2025.

Pareille augmentation témoigne de l’essor du numérique mais pose aussi la question de son encadrement politique et citoyen. Si les réseaux sociaux servent avant tout à communiquer, diversifier les opinions et accéder à l’information, ils posent des problèmes en termes de liberté d’expression, de gouvernance et de sécurité.

Moins de 30 ans

Face à ces enjeux, une conférence de presse a eu lieu hier au Pavé Antaninarenina pour marquer la finalisation du projet « MAHASAKY », initié par l’ONG « Human Development Action » (HDA), en partenariat avec EISA Madagascar (Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrique). Une initiative qui dépasse la simple sensibilisation et s’inscrit dans un débat plus large sur l’avenir démocratique du pays. Coordonné par Herimanantsoa, ce projet a ciblé principalement les jeunes de moins de 30 ans, à travers des enquêtes, focus groups, séances d’information dans les écoles et associations, mais aussi via des supports multimédias adaptés.

« Fake news » 

Au-delà de la lutte contre la désinformation, « MAHASAKY » interpelle directement les responsables politiques : Comment garantir une utilisation saine et citoyenne des réseaux sociaux, tout en protégeant la liberté d’expression ? Lire la suite »

Fiscalité – Le basculement vers la facturation électronique officialisé

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Ce décret ne doit pas être vu comme une charge, mais comme un levier pour structurer les relations commerciales

Le Conseil des ministres a validé cette semaine le décret officialisant la mise en œuvre du système de facturation électronique, baptisé « e-Facturation ». Une avancée majeure pour l’administration fiscale malagasy, qui entend ainsi mieux encadrer les transactions commerciales, réduire la fraude et élargir l’assiette fiscale. Ce nouveau dispositif, prévu à l’article IV-21 du code des procédures fiscales, impose désormais aux industriels, artisans, prestataires de services et commerçants de délivrer des factures numériques conformes à des normes strictes. Fini les notes griffonnées à la va-vite ou les reçus sans valeur légale. Désormais, toutes les opérations, qu’elles soient en gros ou au détail, doivent faire l’objet d’une facture régulière, numérotée, datée, signée, et surtout traçable en ligne. “C’est une réforme attendue depuis longtemps. On ne peut pas moderniser notre économie sans une visibilité réelle sur les flux commerciaux”, affirme un responsable au sein de la Direction générale des impôts (DGI). Cette e-Facturation s’appliquera également à tous les achats de produits destinés à la revente ou à la transformation, obligeant les professionnels à exiger des factures conformes auprès de leurs fournisseurs.

Transparence 

L’objectif est clair et il faut instaurer une transparence accrue dans les échanges économiques et réduire les pratiques d’évasion fiscale qui gangrènent encore une large partie du secteur informel. Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement de contrôler, mais aussi d’assainir le climat des affaires. “Ce décret ne doit pas être vu comme une charge, mais comme un levier pour structurer les relations commerciales, sécuriser les recettes de l’Etat et offrir une meilleure traçabilité aux entreprises sérieuses”, soutient un conseiller technique du ministère des Finances. Reste que l’adoption ne sera pas sans défis. Beaucoup de TPE/PME ne disposent pas encore des outils informatiques adaptés. Des campagnes de formation et d’accompagnement sont prévues, selon les autorités, pour éviter une exclusion des petits opérateurs. “Il ne faut pas qu’on soit laissé sur le côté juste parce qu’on n’a pas d’ordi ou de connexion stable”, s’inquiète un artisan menuisier du centre-ville d’Antananarivo. Un avis que le Gouvernement semble prendre au sérieux. Ce virage numérique de la fiscalité pourrait bien, s’il est appliqué avec pragmatisme, marquer le début d’un nouveau rapport entre les contribuables et l’administration.

(source: laverite.mg)

Développement numérique: un besoin de 40.000 techniciens à combler d’ici 2028

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Madagascar fait face à une pénurie de compétences numériques, comme indiqué dans le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028 élaboré par le ministère du Développement numérique, de la poste et des télécommunications (MNDPT). Selon ce plan, le pays enregistre un déficit de 40.000 techniciens, indispensables pour accomplir une véritable transformation numérique sur le territoire.

Selon le PSN, l’un des principaux facteurs contribuant à la pénurie de compétences numériques réside dans l’incapacité des établissements de formation, qu’ils soient privés ou publics, à répondre de manière adéquate aux besoins du pays en matière de compétences numériques. Actuellement, ces établissements produisent seulement 900 diplômés par an, un chiffre jugé insuffisant. Le document du MNDPT souligne également la fuite des cerveaux (10%) comme l’un des principaux facteurs appauvrissant les compétences numériques à Madagascar. La difficulté de recruter des enseignants qualifiés dans des domaines avancés tels que l’Intelligence Artificielle (IA) est également mentionnée.

Cette lacune est particulièrement ressentie au sein de l’administration, souligne le MNDPT, qui met en lumière la difficulté d’attirer et de retenir des individus talentueux, avec un taux de rotation de 70% lors des changements administratifs liés aux alternances politiques.

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