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Le Kosovo vote la création de son armée
Balkans – Le Parlement du Kosovo a adopté vendredi une loi sur la création de forces armées au Kosovo. Dans un contexte tendu avec Belgrade.

Le Kosovo a décidé vendredi avec le soutien des Américains de se doter d’une armée pour affirmer sa souveraineté, décision accueillie avec colère par la Serbie, qui ne reconnait pas son indépendance.
Le président serbe Aleksandar Vucic a fustigé cette décision et appelé à une réunion d’urgence des 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est tenue à huis clos. A l’issue de la rencontre, des diplomates ont indiqué que la Russie, soutien de la Serbie, avait demandé qu’une session publique du Conseil de sécurité soit organisée en début de semaine prochaine. Le président serbe pourrait y assister, selon un diplomate qui a précisé que des pays européens étaient réticents à l’idée de tenir une session publique. Dans un communiqué, le chef de l’ONU, Antonio Guterres, exprime sa «préoccupation» et «appelle toutes les parties concernées à la retenue».
Le pacte sur les migrations approuvé à Marrakech
Maroc – L’accord de Marrakech sur les migrations doit désormais faire l’objet d’un ultime vote de ratification le 19 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies.
Quelque 150 pays ont adopté lundi à Marrakech (Maroc) le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies, en le défendant par de vibrants plaidoyers face aux critiques des nationalistes et partisans de la fermeture des frontières.
«Nous ne devons pas succomber à la peur», a exhorté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avant l’adoption formelle de ce texte destiné à renforcer la coopération internationale pour une «migration sûre, ordonnée et régulière».

Comme d’autres dirigeants présents à Marrakech, M. Guterres a aussi dénoncé les «nombreux mensonges» sur le Pacte qui a généré des tensions politiques dans plusieurs pays et fait éclater la coalition gouvernementale en Belgique, avec la démission des ministres issus du parti nationaliste flamand. Le document doit encore faire l’objet d’un ultime vote de ratification, le 19 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Prévue sur deux jours, la conférence intergouvermentale de Marrakech devait être une étape purement formelle du processus onusien. Mais le sujet déchaînant les passions, une quinzaine de pays (Autriche, Australie, Belgique, Bulgarie, Estonie, Hongrie, Italie, République tchèque, République dominicaine, Lettonie, Pologne, Slovaquie, Slovénie et Suisse) ont annoncé leur retrait ou le gel de leur décision après avoir approuvé le texte le 13 juillet à New York.
«Gouvernance mondiale»
Les Etats-unis, qui s’étaient retirés de l’élaboration du texte en décembre 2017 en le jugeant contraire à la politique d’immigration du président Donald Trump, ont lancé vendredi dernier une nouvelle salve contre le Pacte et contre toute forme de «gouvernance mondiale».
Le Burundi pointé du doigt par l’ONU – Rapprochement Ethiopie et Erythrée
(…) Proposition d’élections en Lybie
Comprendre les tensions entre les Comores et la France sur Mayotte
Aux yeux de nombreux Comoriens et de Français, la situation de Mayotte est une aberration. Cette île est un département français depuis 2011. Mais Mayotte fait historiquement partie d’un archipel plus grand composé de trois autres îles : Anjouan, Moheli et Grande Comore.
Le 22 décembre 1974, à l’occasion d’une consultation d’autodétermination des Comores, les habitants d’Anjouan, de Moheli et Grand Comore votent à plus de 95% pour l’indépendance. Seuls les habitants de Mayotte votent largement (64%) pour le maintien au sein de la République française. La France décide alors de prendre en compte les résultats île par île, et ce, en violation du droit international. L’ONU avait d’ailleurs mis en garde la France dans une résolution adoptée par l’Assemblée Générale quelques jours avant le scrutin.
Venezuela: 12 pays d’Amérique demandent à l’ONU d’intervenir
Ottawa – Les ministres des Affaires étrangères de 12 pays d’Amérique, réunis jeudi à Toronto, ont demandé à l’ONU de s’impliquer pour aider à résoudre la crise au Venezuela et sanctionner les violations des droits de l’Homme, selon une déclaration conjointe.
Dans ce communiqué, le « groupe de Lima« , regroupant l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panama, le Paraguay et le Pérou, « demande au Secrétaire général et aux Nations unies de contribuer à gérer la crise et les violations continues des droits de l’homme« .
Les ministres des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, et du Pérou, Ricardo Luna, ont été désignés pour aller rencontrer le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, afin de lui transmettre l’inquiétude du groupe de Lima face à la crise économique, politique et humanitaire que traverse le Venezuela.
Elections Madagascar 2018: l’ONU surveille le tryptique Processus-Corruption-Droits de l’Homme
Suite à l’entretien entre le Président S.E.M. Hery Rajaonarimampianina, et le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, en marge de la 72ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Haile Menkerios, a effectué une mission à Madagascar du 2 au 5 octobre 2017. L’objectif de la visite était d’explorer comment l’ONU pourrait davantage soutenir le processus électoral pour des élections paisibles et transparentes en 2018.


L’ONU adopte de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord
Nouvelle riposte aux programmes balistique et nucléaire nord-coréens, le texte représente un certain succès pour les États-Unis qui ont su convaincre leurs partenaires chinois – premier soutien de Pyongyang – et russe de renforcer la pression internationale contre la Corée du Nord, pays accusé d’être une «menace mondiale».

La résolution 2371 vise à interdire des revenus tirés des exportations nord-coréennes, notamment dans les secteurs du charbon, du fer et de la pêche.
Cette nouvelle résolution a pour objectif de pousser Pyongyang à la négociation après son premier tir d’un missile intercontinental le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine. La Corée du Nord a procédé le 28 juillet au tir d’un second engin similaire.
Ce nouveau texte «permet d’envoyer un message fort au régime nord-coréen», s’est félicité l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. Après ces essais, il est «plus que jamais urgent de mettre un terme aux programmes nucléaire et balistique nord-coréens et de ramener Pyongyang à la table des négociations», a renchéri son homologue français, François Delattre.
«Il sera impossible de résoudre ce conflit avec seulement l’adoption de sanctions», a toutefois souligné l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassili Nebenzia, en réclamant «une approche globale» et «une stratégie politique».
Les nouvelles sanctions visent à empêcher les exportations nord-coréennes de fer, de minerai de fer, de plomb, de minerai de plomb, de poisson et de crustacés. En revanche, elles ne concernent pas, comme évoqué à l’origine des négociations il y a un mois, les livraisons de produits pétroliers à la Corée du Nord.
Dans la résolution, la Corée du Nord est accusée de se livrer à un «détournement massif de ses faibles ressources» pour continuer à développer «des armes nucléaires et plusieurs programmes coûteux de missiles balistiques».
«Changer la donne»
Selon les Occidentaux, l’ensemble des nouvelles sanctions devrait conduire à priver la Corée du Nord «d’un milliard de dollars de recettes» venant de ses exportations. À condition que les nouvelles mesures soient respectées par tous les membres des Nations unies. Dans leur globalité, les exportations nord-coréennes rapportent au pays chaque année trois milliards de dollars.
«Toutes les parties doivent mettre en oeuvre les dispositions de la résolution», a réclamé l’ambassadeur chinois à l’ONU, Liu Jieyi. Dans le passé, la Chine a souvent été accusée de laisser la Corée du Nord contourner les résolutions de l’ONU.
Rex Tillerson préside le Conseil de sécurité de l’ONU sur le nucléaire nord-coréen
Consacrée à la Corée du Nord, la réunion des 15 pays membres Conseil de sécurité des Nations unies était la première présidée par le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson à l’ONU pour «la dénucléarisation de la péninsule coréenne»..
Le vendredi 28 avril, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a estimé que c’était «probablement une question de temps avant que la Corée du Nord développe la capacité de frapper le territoire des Etats-Unis». «Toutes les options en réponse à de futures provocations doivent rester sur la table», a-t-il poursuivi.
Le chef de la diplomatie américaine a exhorté Pékin à réagir : «Nous devons tous faire notre part, mais la Chine représente 90% des échanges commerciaux nord-coréens, la Chine a un levier économique sur Pyongyang qui est unique et son rôle est particulièrement important.»
Antonio Guterres, nouveau Secrétaire Général de l’ONU

L’Assemblée générale des Nations Unies a désigné jeudi 13 octobre comme prochain secrétaire général le Portugais Antonio Guterres, qui succédera au Sud-Coréen Ban Ki-moon le 1er janvier 2017.
Réputé pour être un homme d’action, Antonio Guterres est un socialiste modéré, catholique et pro-européen. Ingénieur de formation né à Lisbonne le 30 avril 1949, il entame son parcours politique au sein des mouvements catholiques avant d’entrer au Parti socialiste portugais (PS), pour lequel il milite au lendemain de la Révolution des œillets de 1974, qui a mis fin à près de 50 ans de dictature.
« Avancer vers plus de démocratie »
En tant que Premier ministre, dès 1995, Antonio Guterres s’était déjà positionné sur le terrain international, comme le rapporte L’Express: il participe en 1996 à la création de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), et émet à cette occasion le souhait d’une refonte de l’ONU, « pour avancer vers plus de démocratie et une plus grande efficacité » de la communauté internationale, qui doit intensifier ses efforts dans la défense des droits humains et le maintien de la paix, selon lui.
Antonio Guterres, 67 ans, ex-Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés et ancien Premier ministre du Portugal, a été nommé pour une durée de cinq ans. Il avait été adoubé à l’unanimité par le Conseil de sécurité la semaine dernière. A peine désigné, il a promis de combattre « populistes » et « terroristes » tout au long de son mandat.
Point de vue: « La renaissance de l’ONU est la seule solution au chaos du monde »
Lu sur l’Humanité Dimanche:
Vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, Jean Ziegler déplore la paralysie actuelle de l’ONU. Incapable d’assurer la sécurité collective, elle doit être réformée rapidement. Le chaos de notre monde actuel l’impose. Son espoir ? Le réveil de la société civile « porteuse d’une formidable espérance ».
L’Humanité Dimanche. Ukraine, Gaza, Irak, Syrie : les Nations unies et, plus précisément, le Conseil de sécurité chargé d’empêcher les conflits semblent « malades »…

Jean Ziegler. C’est évident que les Nations unies sont paralysées et ne font pas ce pourquoi elles ont été fondées en juin 1945 : assurer la sécurité collective. Dans la charte de l’ONU, il y a le chapitre VII, qui est central et qui définit un ensemble de moyens à mettre en œuvre en cas de conflit. Cela va de l’embargo économique à l’envoi de troupes contre l’agresseur. Ce chapitre VII, c’est-à-dire l’ensemble des instruments à disposition pour assurer la paix, terminer un conflit et punir un agresseur, ne fonctionne pas et c’est lamentable. La faute au Conseil de sécurité et au droit de veto. Soyons clairs, lorsque l’ONU a été créée, ce droit de veto était nécessaire. À l’Assemblée générale, chacun des 194 États membres dispose d’une voix, quelle que soit sa population ou son poids économique : c’est la démocratie totale. Le plus petit État, le Vanuatu, 55 000 habitants, le plus grand, la Chine, 1,4 milliard d’habitants, chacun a une voix. Mais à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés (États-Unis, France, Royaume-Uni, URSS et Chine) n’ont pas fait entièrement confiance à ce principe démocratique, se rappelant que c’était par les urnes qu’Hitler avait accédé au pouvoir. Aussi ce droit de veto était-il justifié afin de se prémunir d’éventuelles décisions qui auraient pu être prises démocratiquement par l’Assemblée générale mais qui auraient été désastreuses pour la paix du monde. Aujourd’hui, ce droit de veto est totalement paralysant. Les cinq membres permanents qui en disposent suivent leurs propres raisons d’État. Vous prenez n’importe lequel des conflits actuels, Gaza, Syrie ou Ukraine, à chaque fois vous avez un pays qui utilise son droit de veto pour bloquer l’intervention de l’ONU.
HD. Que faire alors ?
J. Z. Tout le monde est conscient, en tout cas nous au Conseil des droits de l’homme, que ce droit de veto ne peut plus durer. Il faut qu’il disparaisse et que le système de sièges permanents évolue. Le plan de réforme, qui est sur la table et qui n’avance pas depuis huit ans, est celui de Kofi Annan. Il propose que les sièges permanents soient « tournants ». Exemple : les sièges permanents de la France et de la Grande-Bretagne seraient supprimés et l’on créerait un siège permanent pour l’Europe occidentale qui serait occupé successivement par les principaux États d’Europe occidentale. Même chose pour la zone Asie, le siège permanent de la Chine serait confié par rotation au Japon, à l’Inde, au Pakistan, etc. Idem pour l’Europe de l’Est, les Amériques, etc. Et évidemment, plus de droit de veto.
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