Erdogan défie la communauté internationale en s’imposant par la force en Syrie
L’action militaire d’Ankara a provoqué un tollé international, plusieurs pays craignant une résurgence de l’EI. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies a eu lieu jeudi.
Les cinq membres européens du Conseil de sécurité de l’ONU ont demandé jeudi à « la Turquie d’arrêter [son] action militaire unilatérale » en Syrie, dans une déclaration à l’issue d’une réunion en urgence à huis clos tenue par cette instance.
A ce stade, France, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni et Pologne n’ont pas réussi à entraîner l’adhésion de l’ensemble de leurs partenaires du Conseil à leur déclaration, selon des diplomates.
Dans leur déclaration, les Européens estiment que l’action militaire turque risque « de favoriser une résurgence de Daech [acronyme arabe de l’EI], qui reste une menace significative pour la sécurité régionale, internationale et européenne ».
Dans une déclaration séparée, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, a affirmé que, si la Turquie, dans ses opérations, ne protégeait pas « les personnes vulnérables » ou « ne garantissait pas que l’EI n’exploitera pas la situation pour se reconstituer », il y « aura[it] des conséquences ». Elle n’a pas précisé lesquelles.
La diplomate américaine a répété la position de Washington, à savoir que le président Donald Trump, en retirant des militaires du nord de la Syrie, n’avait « en aucune manière endossé » l’offensive turque dans ce pays. « La Turquie a la responsabilité de s’assurer que tous les combattants de l’EI arrêtés restent en prison », a aussi déclaré Kelly Craft.
De son côté, Paris a demandé jeudi une « réunion d’urgence » de la coalition internationale sous commandement américain engagée dans la lutte contre l’EI, « parce que le combat contre Daech risque de reprendre », a déclaré le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur France 2.
La Premier ministre malgache à gauche du couple présidentiel américain
Actuellement aux États-Unis, un déplacement qui entre dans le cadre de la 74e Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre, également ministre des Affaires étrangères par intérim, Christian Ntsay, a effectué de nombreuses rencontres. Il a eu entre autres des entrevues avec le président américain, Donald Trump, le président irlandais, Michael Higgins, le directeur général de la FAO, Dongyu, des responsables du « Mercy Ships ».
Les Casques bleus de l’ONU sont présents sur l’île depuis 1974 (Florian Choblet/AFP)
Les dirigeants du nord de l’île décident en 1983 de créer une République turque de Chypre nord pour entériner le fait accompli. Dans la mesure où l’ONU a condamné plusieurs fois l’occupation turque, elle ne peut accepter ce qui résulte d’une guerre. Cet État n’est reconnu par personne sauf Ankara, encore aujourd’hui. Une position que ne peut tolérer l’ONU selon Joëlle Dalègre: «Le reconnaître reviendrait pour un État à accepter que des frontières puissent changer simplement par l’intervention militaire d’un État sans accord international. Quant aux Chypriotes grecs, le reconnaître serait annuler toute leur lutte depuis 1950.»
Un véritable casse-tête
En 2004, l’ONU avait proposé un plan de réunification, avec un vote par référendum. Il avait été largement approuvé par les Chypriotes turcs (près de 65 %), mais fermement rejeté par les Chypriotes grecs à plus de 75 %. Pour expliquer ce refus, Joëlle Dalègre propose une comparaison à un cas franco-allemand bien connu: «Imaginez qu’en 1900 on ait dit aux Français: “Les Allemands sont gentils, ils vous rendent l’Alsace-Lorraine mais leur armée restera au cas où”…»
Précision du Professeur Raymond Ranjeva sur les Îles Eparses.
ILES MALGACHES
Mise au point
Le professeur Raymond Ranjeva, ancien Juge et vice-Président de la Cour Internationale de Justice (CIJ) à La Haye
L’article de M. N.Razafilahy « Iles éparses ; Qu’est-ce qu’on en fera ? » publié dans votre édition du 31 mai 2019 p.3 a attiré mon attention compte tenu des erreurs, inexactitudes, manques d’information, interprétations insinuantes…
Par ailleurs la tentation est grande de tenir pour vérité objective la perméabilité à l’esprit des temps, un juriste non un glossateur reste mal à l’aise face à une assimilation de l’état de droit au bureaucratisme ou à la répression ou à l’amalgame intellectuel. Aussi ai-je tenu à rétablir la vérité des faits avec cette mise au point sur la situation.
1° J’ai pris en charge le pilotage du dossier des petites îles depuis juin 1973 avec la note verbale malgache qui prend acte du contentieux territorial opposant les deux Parties sur la question de la souveraineté de ces îles. Cet acte est le première mesure initiatrice du règlement du différend entre la France t Madagascar. Depuis la remise officielle de cet acte, la revendication de restitution de ces îles est sans objet car déjà établie et connue.
2° J’ai présenté et défendu les droits et revendications malgaches sur ces îles devant l’Organisation de l’Unité africaine, les Pays non-alignés, l’Assemblée générale des Nations Unies. Toutes ces institutions ont validé la légitimité des droits de souveraineté malgache.
3°J’ai été l’auteur principal de la résolution de 1979 qui définit avec précision le cadre juridique du règlement au fond du différend territorial pendant :
31* Les îles ont un nom officielle :ILES MALGACHES DE L’OCEAN INDIEN, leur qualification et désignation sous le vocable d’Iles éparses a été répudiée car reflètent une approche obsolète qui relève d’une vision coloniale de ces espaces. Politiquement non correcte dira-t-on aujourd’hui.
32* Les prescriptions créatrices d’obligations juridique pour les deux Parties sont claires : négocier les modalités de retour de ces îles à Madagascar qui en détient les titres de souveraineté.
33* La question du titre de souveraineté étant close, les Parties ont l’obligation de négociaer en respectant les règles de droit y afférentes.
4°) Dans l’avis de 2019 , affaire des Chagos, la Cour internationale de Justice s’est référée à la résolution sur les îles malgaches de 1979 , dont elle a rappelé la portée juridique obligatoire et donc contraignante, pour asseoir les droits de Maurice sur Chagos. La résolution constitue ainsi la charte fondamentale en la matière.
Pour conclure, à la date d’aujourd’hui le volet diplomatie juridique internationale relatif au titre de souveraineté sur ces îles est résolu de manière définitive.
N.D.A. : A l’AGONU de 1979, seuls 8 Etats ont voté contre la résolution introduite par Madagascar.
Le principal contradicteur des thèses malgaches au titre de la France a été M. Gilbert Guillaume que Raymond Ranjeva a rejoint comme collègue à la Cour internationale de Justice.
Raymond Ranjeva
Professeur de l’Université d’Antananarivo ER
Ancien Juge et vice Président de la Cour internationale de Justice
Lors de la visite de Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations-Unies à Caracas la semaine passée, une délégation de la Conférence épiscopale vénézuelienne lui a remis un courrier dans lequel ils s’inquiètent devant l’état du pays.
Une délégation de la Conférence épiscopale du Venezuela a été reçue le 21 juin dernier par la Haut Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet, lors de sa visite dans le pays. À l’occasion de cette rencontre avec l’ancienne président chilienne, les évêques lui ont remis une lettre signée par la présidence de la conférence épiscopale, dans laquelle l’Église réitère sa dénonciation et sa position face à la grave crise humanitaire, économique, politique et sociale que traverse le pays. Crise humanitaire dénoncée, lit-on dans le document, «depuis 2004».
Dans leur missive, les évêques vénézueliens rappellent qu’ils sont «défenseurs de la vie sous tous ses aspects», et se disent «à l’écoute du cri de notre peuple». Ils dénoncent également la dégradation des conditions de vie au Venezuela qui a conduit à un exil massif de population et fait naître de nouvelles formes d’esclavage comme la traite des personnes ou la prostitution.
Affaiblis par rapport à leurs compétiteurs russe et chinois, les États-Unis retrouvent leurs réflexes historiques. En matière de relations étrangères, ils abandonnent l’ordre libéral international et reviennent à la doctrine exceptionnaliste. En remettant en cause leur propre engagement au Conseil de sécurité, ils viennent d’ouvrir la voie à une déconstruction du Droit international et à la fin des Nations unies. Cette évolution, qui surprend les Européens de l’Ouest et les plonge dans le désarroi, avait été anticipée par la Russie et la Chine qui s’y préparaient.
Le 26 mars 2019, les États-Unis dédisent leur engagement au Conseil de sécurité des Nations unies et affirment leur exceptionnalisme : ils reconnaissent la conquête territoriale du Golan par Israël.
L’ancien ambassadeur à l’Onu du président Bush Jr. et actuel conseiller de sécurité nationale du président Trump, John Bolton, est opposé à un aspect particulier des Nations Unies. Il n’est pas question pour lui que quiconque puisse contraindre son pays sur quelque sujet que ce soit. Par conséquent, les cinq puissances membres permanentes du Conseil de sécurité de New York forment un directoire mondial qui dit le droit entre les nations… mais ne peut pas imposer aux États-Unis quoi que ce soit.
Cette opinion, l’« exceptionnalisme », a toujours été celle de Washington, même si le reste du monde ne s’en est pas encore rendu compte [1]. Elle réapparait aujourd’hui dans un contexte international particulier et va bouleverser le monde que nous connaissons.
L’« exceptionnalisme » états-unien se réfère au mythe des « Pères pèlerins » : des Puritains, persécutés en Angleterre où ils étaient perçus comme de dangereux fanatiques, se sont réfugiés aux Pays-Bas, puis aux Amériques où ils arrivèrent à bord du Mayflower (1620). Ils y édifièrent une société nouvelle, fondée sur la crainte de Dieu. Ce fut « la première nation démocratique », une « Lumière sur la colline », appelée à éclairer le monde. Les États-Unis sont donc à la fois un « exemple » pour les autres et ont une « mission », celle de convertir le monde à la Volonté Divine.
Bien sûr la réalité historique est très différente de cette narration, mais ce n’est pas le sujet.
Depuis deux siècles, tous les présidents des États-Unis, sans exception, se sont référés à cette falsification historique. En vertu de quoi, ils négocient, signent et adoptent des traités tout en émettant des réserves afin de ne pas les appliquer en droit interne ; ils préjugent qu’ils suivent la « Volonté de Dieu » tandis que leurs ennemis s’y refusent et donc les condamnent pour les mêmes faits avec plus de sévérité qu’eux-mêmes (double standard) ; ils refusent toute juridiction internationale qui s’applique à leurs affaires intérieures.
Cette attitude porte à quiproquo, d’autant que les Européens sont persuadés être ouverts d’esprit alors qu’ils ne font aucun effort pour comprendre les particularités des autres.
Le Conseil de sécurité des Nations unies est composé de cinq membres permanents (États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, France, République populaire de Chine, Royaume uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) et de dix membres élus par l’Assemblée générale (actuellement : la Guinée équatoriale, le Koweït, le Pérou, la Pologne et la Côte d’Ivoire élus pour 2018 et 2019 et la République dominicaine, l’Allemagne, l’Indonésie, l’Afrique du Sud et la Belgique élus pour 2019 et 2020).
La présidence du Conseil échoit chaque mois, alternativement, à un de ses membres. Le calendrier 2019 prévoit qu’elle sera exercée en mars par la France et en avril par l’Allemagne.
Dans une vidéo commune, l’Allemagne et la France ont annoncé qu’ils exerceraient ensemble cette présidence.
Concrètement, l’un ou l’autre des représentants permanents ou de ses adjoints pourront présider les séances ; les deux ambassadeurs signeront conjointement les « déclarations présidentielles » (c’est-à-dire les déclarations du Conseil n’ayant pas de valeur juridique) ; et prépareront conjointement la séance de réflexion générale que chaque État exerçant la présidence est autorisé à organiser.
Les ambassadeurs peuvent à tout moment être remplacés par leur ministre des Affaires étrangères et, pour l’Allemagne, par sa chancelière, pour la France par son président de la République.
Communication de la présidence franco allemande à l’Onu
C’est la première fois que deux États décident d’exercer conjointement la présidence du Conseil de sécurité. Ce faisant, ils soutiennent réciproquement leur politique étrangère.
C’est la Française Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l’Onu sur les exécutions sommaires ou arbitraires, qui va la piloter.
Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné le 2 octobre. Osman Orsal/REUTERS
La Française Agnès Callamard, la rapporteure spéciale de l’ONU sur les exécutions sommaires ou arbitraires, va conduire l’enquête indépendante internationale sur la mort de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien assassiné au consulat de son pays à Istanbul. La rapporteure spéciale a dit qu’elle sera assistée dans sa tâche par Helen Kennedy, une avocate britannique, et Duarte Nuno Vieira, un scientifique portugais spécialiste de la médecine légale. Tous se rendront en Turquie du 28 janvier au 3 février, a annoncé l’ONU. «Mes conclusions et préconisations seront transmises au Conseil des droits de l’homme de l’ONU lors de la session de juin 2019», a dit Agnès Callamard. Elle sera notamment chargée d’évaluer les circonstances du crime et la nature et l’ampleur de l’implication des États et des individus responsables du meurtre.
L’Espagne, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont donné « huit jours » à Nicolas Maduro pour convoquer des élections, faute de quoi ils reconnaîtraient l’opposant Juan Guaido comme « président » du Venezuela pour qu’il organise ce scrutin. Washington appelle aussi à soutenir Guaido.…
Comme pour la Syrie, la Russie et la Chine refuse cette position.
Voici la retranscription d’un entretien avec Alex Newman publié par The New American sur le thème de la migration de masse souhaitée par le « Nouvel Ordre Mondial » dans les pays occidentaux. La vidéo renvoie vers une publication certainement passionnante sur l’« Etat profond».– J.S.
Un entretien avec Alex Newman sur les raisons de la migration de masse
Bill Jasper, TNA : Avec l’ONU, Peter Sutherland et George Soros ont été déterminants pour déclencher la crise des migrants en Europe en 2015. Comment ce processus s’articule-t-il avec le Nouvel Ordre Mondial et le rôle joué par l’Union européenne ?
Alex Newman :
Il est intéressant que vous ayez mentionné le nom de Peter Sutherland : je vois que vous avez le communiqué de presse diffusé par les Nations unies après l’entretien mené avec lui alors qu’il était représentant spécial de l’ONU pour les migrations. Il a déclaré lors de cet entretien que les frontières sont un obstacle, qu’il faut se débarrasser des « vaches sacrées » de la souveraineté nationale et que nous devons nous rendre compte que les Etats-nations qui se cachent derrière des murs sont derrière nous. Il nous faut avancer vers le Meilleur des mondes (ce n’est pas le terme qu’il avait employé) – en substance, une seule humanité gouvernée par une seule entité. Je pense que nous avons eu affaire là à la meilleure synthèse présentant le véritable plan en cours.
Avant tout, il faut savoir qu’ils mentent. Je crois qu’il est important de l’établir. D’abord, ils ont essayé l’angle humanitaire, affirmant avoir un vrai souci de tous ces gens qu’il fallait faire entrer en Europe et aux Etats-Unis par le biais de l’ONU. C’est si visiblement frauduleux que cet argument n’est plus employé. Lire la suite »