Pape François
Les Papes et l’hôpital Gemelli, un lien qui traverse l’histoire
François est le deuxième Souverain Pontife, après saint Jean-Paul II, à être hospitalisé à l’hôpital universitaire, que les Papes ont toujours visité depuis sa fondation.
Debora Donnini – Cité du Vatican
«Je remercie ce « Vatican numéro trois », ce centre hospitalier Gemelli pour tout le bien que j’ai rencontré ici, chez les professeurs, les médecins, les religieuses et tout le personnel»: lorsqu’il prononce ces mots, lors de l’Angélus du 13 octobre 1996, Jean-Paul II n’en est pas à sa première admission à l’hôpital romain. La première fois, c’était quinze ans plus tôt, en 1981, lorsqu’il y avait été conduit dans des circonstances dramatiques après l’attentat de la place Saint-Pierre. Il y est retourné ensuite plusieurs autres fois, avant et après 1996.
De 1981 à 2005, avec dix hospitalisations et trois visites, se déroule l’“histoire” de saint Jean-Paul II à l’hôpital Gemelli et à l’Université catholique. Il a visité l’hôpital à trois reprises: en 1984, il célébra la messe sur la place devant l’hôpital pour le 25e anniversaire de la mort du père Agostino Gemelli et le 20e anniversaire de la fondation de l’hôpital qui porte son nom. De nouveau, en 1988, il bénit la nouvelle unité de soins intensifs cardiaques et en 2000, dans l’auditorium de la Faculté de médecine de Rome, il participa à l’inauguration de l’année académique 2000-2001 de l’Université catholique.

Le lien entre les Pontifes et Gemelli s’est développé au fil du temps, avant et après le pontificat de Karol Wojtyla. L’histoire de l’hôpital universitaire Agostino Gemelli, un centre d’excellence sanitaire, a des racines anciennes. C’est Pie XI, en 1934, qui a fait don de 37 hectares sur la colline de Monte Mario pour la fondation de la faculté de médecine de l’université catholique du Sacré-Cœur. C’est saint Jean XXIII qui a inauguré la faculté de médecine en 1961. Trois ans plus tard, le complexe reçoit ses premiers patients et est officiellement inauguré le 10 juillet 1964.
Ils n’étaient pas des patients de Gemelli, mais Paul VI et Benoît XVI y sont allés. Le 17 juin 1976, à l’occasion de la fête du Corpus Domini, le Pape Montini a célébré la messe sur la place de l’hôpital : «cette citadelle des études de santé, des traitements propres à la science médicale, des souffrances humaines sont rassemblées ici dans l’expérience commune de la douleur humaine et dans l’espoir d’y trouver un sens et un remède», déclara-t-il à cette occasion.
Après son élection au Siège de Pierre, Benoît XVI s’est rendu à plusieurs reprises la Faculté de médecine et à Gemelli. Il y visita par exemple son frère Georg hospitalisé, et participa à l’inauguration de l’année académique 2005-2006 de l’Université catholique dans l’auditorium de la faculté de médecine.
Le Pape François est maintenant le deuxième Souverain Pontife à être admis à l’hôpital Gemelli. Une partie du dixième étage, celui-là même où Jean-Paul II a été accueilli, lui est réservée. L’histoire qui a lié Jean-Paul II à cet hôpital est symbolisée par une statue à son effigie, réalisée par le sculpteur toscan Stefano Pierotti et placée sur la place devant l’entrée de l’hôpital; depuis 2009, elle accueille chaque jour les patients, les membres de leur famille, les étudiants et tout le personnel de Gemelli.
(source: vatican.va/fr)
EKAR : La canonisation de Lucien Botovasoa en ligne de mire

La rencontre entre des évêques malgaches et le Pape François à Rome a évoqué la canonisation de Lucien Botovasoa.
Une délégation des évêques membres du bureau permanent de la Conférence épiscopale de Madagascar (CEM) est actuellement en mission à Rome. Ce déplacement intervient juste trois mois après la réunion des évêques en novembre dernier. Dans le cadre de cette mission, la délégation a été reçue en audience par le Pape François le lundi 10 février au matin. Lors de cette rencontre, les sujets de prédilection de l’Église catholique malgache ont été évoqués et le souverain pontife a insisté sur plusieurs points essentiels, selon les informations rapportées par le Père Séraphin Rafanomezantsoa.
L’un des axes majeurs abordés lors de l’entretien est la nécessité pour l’Église malgache de renforcer son implication dans l’éducation et la formation des enfants. Le Pape François a souligné l’importance d’intensifier les efforts pour permettre à tous les enfants d’accéder à un enseignement de qualité, tout en insistant sur la question de l’état-civil. En effet, de nombreux enfants malgaches ne disposent toujours pas d’un acte de naissance, un obstacle majeur à leur reconnaissance juridique et à l’exercice de leurs droits fondamentaux. Le Pape a rappelé que la résolution de cette problématique constitue une étape incontournable vers un développement durable et véritable. Il a également encouragé l’Église à poursuivre et renforcer les actions déjà entreprises en matière d’éducation et d’accompagnement des enfants.
Causes des saints
Un autre sujet d’importance abordé lors de l’audience concerne la canonisation des figures emblématiques de la foi malgache. Lire la suite »
Joe Biden remet la Médaille présidentielle de la Liberté au Pape François
Le président américain sortant s’est entretenu par téléphone avec François ce samedi 11 janvier. Les deux hommes devaient se rencontrer hier au Vatican, mais les incendies à Los Angeles ont entraîné l’annulation du voyage. Le choix de remettre cette médaille a été motivé par l’engagement du Souverain pontife en faveur de la paix, des enfants et de la protection de la planète. L’ancien président George W. Bush avait déjà remis cette distinction à Jean-Paul II en 2004.

Le président américain sortant Joe Biden a remis au Pape François la Médaille présidentielle de la Liberté «avec distinction», la plus haute distinction civile du pays. C’est ce qu’a annoncé le démocrate au Souverain pontife lors d’un appel téléphonique le samedi 11 janvier. Les deux dirigeants devaient initialement se rencontrer en personne au Vatican le 10 janvier, mais la situation d’urgence provoquée par les incendies de forêt à Los Angeles a contraint le président d’annuler son voyage en Italie, le dernier déplacement à l’étranger de son mandat
Un deuxième échange téléphonique
Joe Biden et le Pape François avaient déjà échangé par téléphone le 20 décembre dernier. Cette première conversation avait porté sur les droits de l’homme, en particulier sur les préoccupations du Pape concernant les condamnés à mort aux États-unis. Par la suite, le président américain a commué les peines de mort de 37 personnes, démontrant ainsi un engagement commun en faveur de la justice et de la compassion.
Lors de ces deux conversations, Joe Biden a exprimé sa gratitude pour les efforts inébranlables du Pape en vue de soulager la souffrance dans le monde, de promouvoir les droits de l’homme et de protéger les libertés religieuses. Des raisons également invoquées pour justifier l’attribution de la Médaille de la Liberté.
Cette année, la médaille a été décernée à 19 autres personnes distinguées, en reconnaissance de leur contribution exceptionnelle à la prospérité, aux valeurs et à la sécurité des États-Unis, à la paix dans le monde et à d’autres activités essentielles. Les observateurs avaient noté que la liste des récipiendaires de cette année semblait incomplète, un mystère désormais révélé puisque le démocrate avait réservé l’annonce de la reconnaissance du Pape pour cette occasion.
La motivation
La motivation, citée dans le communiqué de la Maison Blanche, est la suivante : «Jeune homme, Jorge Bergoglio cherchait à faire carrière dans les sciences avant que la foi ne le conduise à une vie chez les Jésuites. Pendant des décennies, il a servi les sans-voix et les vulnérables dans toute l’Argentine. En tant que Pape François, sa mission au service des pauvres n’a jamais cessé. Pasteur aimant, il répond avec joie aux questions des enfants sur Dieu. Enseignant inspirant, il nous ordonne de lutter pour la paix et de protéger la planète. Leader accueillant, il tend la main aux différentes confessions. Premier Pape de l’hémisphère sud, le Pape François est différent de tous ceux qui l’ont précédé. Il est avant tout le Pape du peuple: une lumière de foi, d’espoir et d’amour qui brille dans le monde entier».
Joe Biden a remis la distinction au nonce apostolique aux États-Unis, Christoph Pierre, comme indiqué par une photo publiée sur le compte du réseau social X du président américain. L’image est accompagnée d’un message du président qui dit: «Le Pape François, son humilité et sa grâce sont indescriptibles et son amour pour tous est inégalé. En tant que Pape du peuple, il est une lumière de foi, d’espoir et d’amour qui brille dans le monde entier. Aujourd’hui, j’ai eu l’honneur de remettre à Sa Sainteté le Pape François la Médaille présidentielle de la Liberté avec distinction».
Le précédent avec Jean-Paul II
Ce n’est pas la première fois qu’un pontife reçoit la distinction présidentielle américaine: le 4 juin 2004, le président George W. Bush avait déjà remis la médaille de la liberté au Pape Jean-Paul II lors de l’une de ses visites au Vatican.
(source: vaticannews.va/fr)
Dans un monde en crise, le Pape expose sa diplomatie de l’espérance

Le Souverain pontife a présenté ses vœux pour la nouvelle année aux membres du corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, jeudi 9 janvier, en Salle des Bénédictions. Le Pape argentin a exposé aux ambassadeurs, représentant 184 États avec lesquels le Saint-Siège entretient des relations, les lignes directrices d’une diplomatie de l’espérance, formée par les quatre piliers de la vérité, du pardon, de la liberté et de la justice.
Delphine Allaire – Cité du Vatican
Dans la solennité du décor de la Salle des Bénédictions donnant sur la loge centrale d’où le Successeur de Pierre s’adresse deux fois par an à la Ville et au monde, François a, selon l’antique coutume du début d’année, détaillé sa vision d’un monde de paix et d’espérance. Le dense discours d’une quinzaine de pages du Souverain pontife de 88 ans a été lu presque intégralement par Mgr Filippo Ciampanelli, sous-secrétaire du dicastère pour les Églises orientales, debout, à côté du Pape assis, et grippé, qui s’est limité à n’en lire que les deux premiers paragraphes. Les misères et malheurs du monde ont commencé à être égrainés par la reprise «d’actes odieux de terreur» récents, comme à Magdebourg en Allemagne, à la Nouvelle-Orléans aux États-Unis, ou dans un autre registre, les attentats contre le Premier ministre slovaque ou le président-élu Donald Trump, cités par François comme «exemples tragiques». Le climat général de polarisation et de peur dans les sociétés a donc été d’emblée dénoncé aussi pour sa propension à ériger «de nouvelles barrières» et à tracer «de nouvelles frontières».
Prôner la rencontre plutôt que la démarcation identitaire
«Les frontières modernes prétendent être des lignes de démarcation identitaires où la diversité est un motif de méfiance, de défiance et de peur», a regretté François dans ce texte, souhaitant que pour l’année jubilaire en cours «la logique de la rencontre» prévale sur «la logique de l’affrontement». Dans cette perspective, le Pape argentin a justifié la nécessité diplomatique à favoriser le dialogue «avec tous», «y compris avec les interlocuteurs considérés comme les plus “gênants” ou que l’on ne considère pas comme légitimes pour négocier». Cette méthode est selon lui «le seul moyen de briser les chaînes de la haine et de la vengeance qui emprisonnent», et «de désamorcer les dispositifs de l’égoïsme, de l’orgueil et de la fierté humaine à l’origine de toutes les volontés belliqueuses qui détruisent».
“Les frontières modernes prétendent être des lignes de démarcation identitaires où la diversité est un motif de méfiance, de défiance et de peur.”
Manipulation des masses et santé mentale à l’ère de l’IA
Après ces constats liminaires, l’évêque de Rome a exhorté cette année les ambassadeurs à devenir hérauts d’une «diplomatie de l’espérance», irriguée, d’abord, par la vérité. Un défi au siècle de l’intelligence artificielle, pouvant être utilisée abusivement «comme moyen de manipulation des consciences à des fins économiques, politiques et idéologiques». François estime que les limites et les pièges de ces nouveaux moyens de communication ne doivent pas être tus. Ils contribuent, d’après lui, souvent «au rétrécissement des perspectives mentales, à la simplification de la réalité, au risque d’abus, à l’anxiété et, paradoxalement, à l’isolement, en particulier par l’utilisation des réseaux sociaux et des jeux en ligne».
Plus concrètement, l’essor de l’IA amplifie les inquiétudes du Pape concernant les droits de propriété intellectuelle, la sécurité de l’emploi pour des millions de personnes, le respect de la vie privée et la protection de l’environnement contre les déchets électroniques (e-waste). François, dénonçant souvent la colonisation idéologique, regrette que la technologie alignée sur des intérêts commerciaux n’engendre encore plus une culture consumériste.
Détournements langagiers et instrumentalisation des documents
Cette diplomatie de la vérité doit indéniablement se manifester par le langage, particulièrement important dans les contextes multilatéraux où l’effet de chaque mot, des déclarations, des résolutions et, en général, des textes négociés, dépendent de cette condition. Lire la suite »
Message de Noël et Bénédiction Urbi et Orbi 25 décembre 2024- Pape François
Depuis la loge centrale de la basilique Saint-Pierre, message du Pape François, et bénédiction Urbi et Orbi
Message du Pape François pour la Journée mondiale de la paix 2025

Le Message du Pape François pour la 58e Journée mondiale de la paix est désormais publié, avec le thème « Remets-nous nos dettes, donne-nous ta paix ».
Pour la Journée mondiale de la paix qui a lieu chaque 1er janvier, le Saint-Père adresse un Message de vœux et d’espoir aux chefs d’État et de gouvernement, aux chefs d’organisations internationales, aux chefs des différentes religions et à toute personne de bonne volonté.
L’espérance, qui caractérise également l’année jubilaire, est le thème prépondérant de ce 58ème message. Le Pape François nous invite à faire face aux nombreux défis qui mettent à l’épreuve la survie de l’humanité et de la Création avec un cœur plein d’espérance.
Pour ce faire, il est nécessaire de se remettre à la miséricorde de Dieu. En nous reconnaissant débiteurs envers Dieu, nous nous redécouvrirons tous enfants d’un même Père, et donc tous frères, unis sur le chemin de la paix.
De manière plus concrète, le Pape François recommande trois actions qui peuvent réellement construire un chemin de paix : la remise de la dette internationale ; l’abolition de la peine de mort ; la constitution d’un Fonds mondial pour éliminer définitivement la faim.
(source: humandevelopment.va/)
Le Vrai Pouvoir du Vatican : Enquête au Coeur d’une Diplomatie Singulière –Documentaire
Le Pape appelle les banques à l’effacement des dettes

Le Pape lance un appel aux banques à effacer les dettes. François a rencontré ce lundi matin au Vatican les délégations de plusieurs instituts bancaires italiens, soulignant leur responsabilité envers la justice sociale. Ils sont nécessaires pour un développement humain intégral, à condition que la finance ne cède pas à la tentation du profit à tout prix.
Xavier Sartre – Cité du Vatican
«Les instituts bancaires ont de grandes responsabilités pour encourager les logiques inclusives et pour soutenir une économie de paix. Le Jubilé à nos portes nous rappelle la nécessité d’effacer les dettes. C’est la condition pour générer de l’espérance et un futur pour la vie de nombreuses personnes». Le Pape François a été très clair en s’adressant ce lundi matin aux représentants de plusieurs banques italiennes, invités à «semer de la confiance». Il s’agit aussi d’une question de «justice sociale» a poursuivi le Saint-Père, incitant à «éduquer la conscience» pour que le poids des jours soit équitablement réparti sur les épaules de chacun comme l’écrivait le père Mazzolari, prêtre italien du XXe siècle, connu pour son engagement social envers les plus déshérités.
Dans son adresse, l’évêque de Rome a dressé le portrait d’un système bancaire et financier capable «d’inclure et de favoriser la durabilité» sans lequel il n’y a pas de développement humain intégral. Les retombées «concrètes» de l’économie et de la finance sur les territoires, les communautés civiles et religieuses, sur les familles sont «une bénédiction pour tout le monde» a-t-il affirmé, comparant la finance au système sanguin de l’économie. «La finance saine ne dégénère pas en comportements usuriers, en pure spéculation et en investissements qui abîment l’environnement et favorisent les guerres».
Le risque d’une finance non civilisée
Cet idéal est cependant battu en brèche dans notre monde globalisé dans lequel «la finance n’a plus un visage et s’est distanciée des gens. Quand l’unique critère est le profit, il n’y a que des conséquences négatives pour l’économie réelle.» Preuve en est, selon le Pape, les multinationales qui délocalisent, «la finance qui risque de se servir de critères usuriers quand elle favorise qui présente déjà des garanties et exclut qui est en difficulté». Autre risque, a estimé François, «la distance des territoires», qui poussent les gens à se sentir «abandonnés et instrumentalisés».
Pour le Pape, il faut davantage d’évangélisation sur les nouveaux médias

Ce jeudi 28 novembre, le Pape François a reçu des centaines de représentants du ministère «El Sembrador», dédié à la nouvelle évangélisation dans les pays hispanophones. Il les a remerciés «d’avoir aidé tant de frères et sœurs à prier, à suivre la messe depuis chez eux s’ils ne peuvent pas voyager, à recevoir une formation chrétienne et des nouvelles ecclésiales».
Plus de 300 fidèles engagés dans l’évangélisation ont été reçus le jeudi 28 novembre par le Pape François dans la salle Clémentine du Palais apostolique. Ils font partie du réseau ESNE, «El Sembrador – Nueva Evangelización» («Le Semeur – Nouvelle Évangélisation») qui évangélise notamment à travers sa chaîne de télévision, et propose des formations sur le catéchisme, la prière et l’importance des sacrements.
L’abandon à la Providence
Le Pape François a d’abord salué le fondateur de l’organisation, Noel Díaz. Il s’est souvenu de leur précédente rencontre dans l’avion qui les emmenait de Rome à Cuba, puis au Mexique, en février 2016, «frappé par son regard de foi et son dévouement à la Providence». Le Saint-Père a également rappelé qu’après avoir fait le tour de tous les journalistes dans l’avion, Noel Díaz s’est jeté sur ses propres chaussures et les a nettoyés: «Noel avait promis à sa mère qu’il nettoierait les chaussures du Pape».
En effet, né au Mexique, le jeune Noel Díaz est élevée par sa mère seule, vendeuse de fleurs à Tijuana. Pour survivre, Noel Díaz a dû ciré lui-même des chaussures dans cette ville mexicaine. Ce geste devant le Pape était un hommage à tous les enfants obligés de travailler pour survivre, a-t-il expliqué ensuite.
La confiance dans la Providence a guidé la vie de ce jeune garçon, arrivé ensuite comme immigré clandestin à Los Angeles, a estimé le Pape François. «C’est ainsi qu’a commencé ce rêve ESNE, qui est possible et se poursuit grâce à l’engagement de cette communauté de communicants, de vous qui êtes ici et de tant d’autres collaborateurs. Merci de continuer à rêver!», a encouragé le Saint-Père.

Une communauté de missionnaires
L’orgine de «El Sembrador» remonte à 1984, à Los Angeles aux États-Unis quand Noel Díaz décide de consacrer sa vie à Dieu, et organise quelques jours plus tard un groupe de réflexion sur la Bible.
À l’Université, la leçon du Pape pour une connaissance en chair et en cœur
Dans un discours fleuve de près d’une heure, le Souverain pontife a délivré sa vision du monde académique jésuite, méditant sur les écueils d’une spiritualité liquide «cocacolisée», désincarnée. Pour la première fois entre les murs de l’athénée pontifical le plus ancien de Rome, François a plaidé pour une humanisation de la connaissance et, dans le sillage de son approche du Cœur de Jésus, pour transformer chaque espace académique en «maison du cœur»

Delphine Allaire – Cité du Vatican
Aux accents programmatiques comme tout discours dense, la leçon ignatienne du Pape François à l’Université pontificale grégorienne ce 5 novembre, mémoire liturgique des saints et bienheureux jésuites, a débuté par un néologisme. Le péril de la «cocalisation» de la recherche et de l’enseignement conduirait à la «cocacolisation» spirituelle. «Il y a malheureusement beaucoup de disciples du Coca-Cola spirituel!», a déploré François faisant sourire l’auditoire érudit par l’emploi de cette formule. À l’invitation du père général de la Compagnie de Jésus et vice-chancelier de l’université, le père Arturo Sosa, SJ, le Pape a réfléchi sur la mission contemporaine de la Grégorienne à l’aide d’un prolifique co-fondateur de la Compagnie, apôtre de la mission, saint François-Xavier.
La formation, une action de charité précieuse et délicate
«Saint François Xavier aurait voulu aller dans toutes les universités de son temps et crier comme un fou partout, pour secouer ceux qui avaient plus de science que de charité et les exhorter à devenir missionnaires pour l’amour de leurs frères et sœurs, en leur disant du fond du cœur: « Seigneur, me voici, que veux-tu que je fasse »?»
Entre les murs de l’ancien «Collège romain» fondé en 1551, le Pape souhaite ainsi rappeler aux professeurs et aux près de 3 000 étudiants aujourd’hui leur devoir d’être missionnaires pour l’amour des frères et d’être disponibles à l’appel du Seigneur. «La mission, c’est le Seigneur qui l’inspire et la soutient. Il ne s’agit pas de prendre sa place avec nos prétentions qui rendent le plan de Dieu bureaucratique, autoritaire, rigide et sans chaleur, superposant souvent des agendas et des ambitions aux plans de la Providence», a-t-il relevé, mais de faire de l’université un lieu où la mission doit s’exprimer avant tout à travers l’action formative, avec passion. «Former, c’est avant tout prendre soin des personnes, et donc une action de charité discrète, précieuse et délicate», a pointé le Pape, avant de mettre en garde contre quelques plaies propres à ces milieux.
Intellectualisme, égotisme, luxure spirituelle
«L’intellectualisme aride», «le narcissisme pervers», «une véritable luxure spirituelle où les autres n’existent que comme spectateurs applaudissant, boîtes à remplir de l’ego de ceux qui enseignent» doivent être évités. Et François de raconter une anecdote éloquante illustrant ces méfaits et Lire la suite »
Le président ukrainien reçu pour la troisième fois au Vatican

Arrivé légèrement en retard au Vatican, escorté par de nombreux véhicules dans une Rome blindée, le chef d’État ukrainien a été reçu par François pour la troisième fois ce vendredi 11 octobre au palais apostolique. Au terme de l’entretien qui a duré 35 minutes, Volodymyr Zelensky a offert en cadeau au Saint-Père un tableau sur le massacre de Boutcha. Le président a ensuite échangé avec des membres de la Secrétairerie d’État sur la manière de parvenir à une «paix juste et stable» en Ukraine.
Salvatore Cernuzio – Cité du Vatican
L’horreur de Boutcha a été mise en avant par le président ukrainien lors de l’audience accordée par le Pape François à Volodymyr Zelensky ce vendredi matin. Le président ukrainien, après un entretien privé d’environ 35 minutes dans la salle de la bibliothèque, a offert au Pape une peinture à l’huile représentant une petite fille, Marichka, qui, avec ses yeux ternes, son écharpe et son manteau marron, voit des soldats russes tuer sa famille sous ses yeux. L’enfant imaginaire représente tous les habitants de Boutcha qui ont dû assister aux scènes de pillages, de torture, d’enlèvements ou de viols, y compris sur des mineurs. Il y a deux ans, plus de 630 civils ont été massacrés dans la petite ville, située à quelques kilomètres au nord de Kiev; un massacre que les autorités ukrainiennes qualifient de «génocide» et pour lequel elles ont demandé une enquête approfondie à la Cour pénale internationale. Une brochure reconstituant les événements en détails accompagnait la peinture.
En offrant cette œuvre au Pape, Volodymyr Zelensky a voulu attirer une fois de plus l’attention du monde sur les atrocités vécues par son peuple. Un peuple qui, depuis plus de deux ans et demi, espère la paix. La paix est «une fleur fragile» indique l’inscription sur le bronze offert par le Pape au dirigeant ukrainien.
Appel à l’aide pour les prisonniers ukrainiens
Lors de leur entretien, le retour des prisonniers ukrainiens dans leur pays fut également abordé. «Pour nous tous en Ukraine, la question des personnes capturées et déportées reste incroyablement douloureuse. Il s’agit d’adultes et d’enfants, de nombreux civils qui sont aujourd’hui détenus dans des prisons et des camps en Russie». Sur sa chaîne Télégram, puis sur le réseau social X, le président Zelensky évoque la mort il y a deux jours de Viktoria Roshchina, pigiste de 27 ans, dans une prison russe dans des circonstances qui n’ont pas encore été élucidées. «Nous comptons sur l’aide du Saint-Siège pour ramener les Ukrainiens qui ont été faits prisonniers par la Russie», écrit le dirigeant à l’issue de son audience avec François. Cette demande d’aide fait suite à l’appel lancé l’année dernière en faveur du retour des milliers de mineurs ukrainiens emmenés de force en Russie.

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