psychose de déstabilisation
Cas de disparition – Onze personnes mises en détention préventive
La justice passe à l’action face à la recrudescence des enlèvements. Onze personnes ont été écrouées après l’ouverture de dix dossiers, dont plusieurs concernent des victimes mineures.

Onze des seize suspects impliqués dans des affaires d’enlèvement ont été placés en détention préventive, les hommes à Tsiafahy et les femmes à Antanimora, a déclaré hier la procureure de la République, Narindra Navalona Rakotoniaina, cheffe du parquet d’Anosy.
Depuis le début du mois de juillet, dix dossiers ont été enregistrés par le ministère public, dont huit concernent des victimes mineures. Les ravisseurs agissent de différentes manières. Ils arrachent les enfants des bras de leurs parents, profitent des moments de jeu dans la cour ou attirent les plus jeunes avec des bonbons et des ballons.
Un enfant albinos
Grâce à la vigilance des habitants, les malfaiteurs ont pu être arrêtés. La procureure Rakotoniaina appelle les parents à redoubler de prudence et à ne jamais laisser leurs enfants seuls afin d’éviter de nouveaux enlèvements.
En parallèle, le dossier du meurtre d’un enfant albinos survenu à Ankiambe, Toliara, a été présenté en juin devant le parquet d’Anosy. Tous les suspects identifiés avaient alors été placés sous les verrous, mais certains complices présumés restaient introuvables.
Les forces de l’ordre ont finalement arrêté un ressortissant étranger, propriétaire d’une société d’exploitation de pierres précieuses à Ilakaka, soupçonné d’avoir commandité le crime.
Il a été déféré mardi 21 juillet et placé en détention préventive à Tsiafahy. Selon la procureure de la République, l’enquête a révélé que ce meurtre était motivé par des croyances superstitieuses. « Les auteurs pensaient que l’utilisation des organes d’enfants albinos favoriserait la prospérité de leurs activités et la découverte de pierres précieuses », explique la procureure de la République.
HOMMAGE NATIONAL
Le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, a déclaré le vendredi 24 juillet journée de deuil national sur l’ensemble du territoire de la République de Madagascar. Cette décision a été prise « en mémoire des victimes d’enlèvements et de meurtres perpétrés dans le but de déstabiliser la situation politique de l’État malgache », souligne un communiqué de la Présidence de la Refondation de la République, publié hier soir.
Durant cette journée de deuil, plusieurs mesures seront appliquées. Les drapeaux nationaux seront mis en berne sur l’ensemble du territoire. Les fêtes et manifestations publiques seront également interdites. Les établissements servant de l’alcool devront, par ailleurs, fermer leurs portes. La journée de deuil national sera chômée et payée.
(source Gustave Mparany – lexpress.mg)