Refondation

Processus de CONCERTATIONS – Le lancement officiel ajourné

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La ministre Hanitra Razafimanantsoa, durant l’atelier qui s’est tenu à Ambohidratrimo, le 6 mai.

Rendez-vous en juin. Prévu initialement le 20 mai, le lancement officiel du processus des concertations est ajourné. Sauf nouveau changement de programme, la cérémonie y afférente se tiendra le 3 juin.

Maître Hanitra Razafimanantsoa, ministre chargée de la Refondation, a fait part de l’information durant un atelier de partage d’expérience en vue de la concertation nationale, à Ambohidratrimo, le 6 mai. Elle a donné plus de précisions sur les raisons de cet ajournement durant un échange lors de la réception à l’occasion de la Journée de l’Europe, le 7 mai, à Mahatony. « Nous avons repoussé de quelques jours la cérémonie afin de permettre à toutes les parties prenantes d’être présentes », explique-t-elle.

La membre du gouvernement indique que le chef de l’État et le Premier ministre auraient un planning relativement chargé dans les prochains jours. Un report de la cérémonie en juin leur permettrait d’aborder l’événement plus sereinement. Par ailleurs, le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) prévoit de tenir une assemblée générale du 18 au 21 mai. Se préparer afin que tous les acteurs puissent aborder les concertations dans un esprit d’apaisement est justement le but de ce rendez-vous du FFKM.

Selon une communication faite par la ministre chargée de la Refondation en Conseil des ministres le 28 avril, la cérémonie initialement prévue le 20 mai et reportée début juin donnera le top départ des concertations au niveau des fokontany. Ce sera également le coup d’envoi officiel de la concertation sur la gouvernance électorale et de celle sur la refondation des institutions.

(source: Garry Fabrice Ranaivoson – lexpress.mg)

Élections – La CENI prévoit le référendum et la présidentielle en juin et octobre 2027

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante annonce une prévision de chronogramme électoral pour 2027. Le référendum est prévu en juin, suivi de l’élection présidentielle en octobre.

Thierry Rakotonarivo, président de la CENI, accompagné de Florent Rakotoarisoa, président de la HCC, devant la presse, à Anosy, hier.

C’est dit. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) fixe le cap pour les prochaines échéances électorales. L’institution prévoit l’organisation d’un référendum au mois de juin 2027, suivi de l’élection présidentielle en octobre de la même année.

Cette prévision de chronogramme électoral a été indiquée par Thierry Rakotonarivo, président de l’organe constitutionnel, hier, à l’issue de la prestation de serment des nouveaux commissaires électoraux, à la Cour suprême, à Anosy. En réponse à la presse sur le déroulement de la refonte de la liste électorale, l’administrateur civil déclare donc : « Il est prévu que cette refonte de la liste électorale s’achève le 25 avril 2027. Ces actions permettront d’organiser le référendum au mois de juin 2027, ainsi que l’élection présidentielle au mois d’octobre 2027. »

Le président de la CENI donne ainsi des indications plus précises sur les échéances électorales de fin de Transition, par rapport au Programme de la refondation de la République. Le chronogramme inscrit dans ce document indique en effet que le référendum devrait se tenir entre mai et juillet 2027, et de septembre à novembre pour la présidentielle, et jusqu’en décembre en cas de second tour. Lire la suite »

Marc Ravalomanana : Déception face au processus de Refondation

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Tout en réitérant son soutien au régime de Refondation, Marc Ravalomanana a affirmé, samedi à Mahajanga, que le TIM va se positionner comme un observateur rigoureux.

Le leader du parti Tiako i Madagasikara (TIM) poursuit sa tournée de remobilisation à travers la Grande île. Après l’étape de Toliara, Marc Ravalomanana a posé ses valises à Mahajanga samedi dernier. Un déplacement marqué par un constat amer sur le processus de Refondation et une mise en garde ferme envers l’Exécutif.

La ferveur était au rendez-vous à Mahajanga. Pour Marc Ravalomanana, ce déplacement n’était pas une simple visite de courtoisie, mais une véritable offensive politique. Alors que l’année 2026 s’ouvre sous le signe de multiples défis, le patron du TIM a dressé un bilan sans concession de la situation actuelle. Son constat est amer : le décalage entre les discours officiels et la réalité vécue par les Malgaches se creuse dangereusement. Il n’a pas caché sa déception face au processus de Refondation.

Paralysie inquiétante. Au cœur des griefs de l’ancien chef de l’État se trouve le fameux chronogramme ou « feuille de route de la Refondation », validé sous l’égide de l’Union africaine et de la SADC. Si le TIM a accepté de jouer le jeu du processus international pour sortir le pays de l’ornière, Marc Ravalomanana dénonce aujourd’hui une paralysie inquiétante des institutions. « La vision actuelle ne correspond pas à ce qui a été promis », a-t-il martelé. Lire la suite »

Nomination du Premier ministre : plusieurs profils évoqués, la course aux ministères lancée

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(©madagascar-tribune.com)

Refondation : pas de nouveau meuble avec de vieilles planches

Plusieurs noms sont actuellement cités pour le poste de Premier ministre : Tahina Razafinjoelina, ancien candidat à la mairie d’Antananarivo, Laza Razafiarison, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2013, Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice sortante, José Andrianoelison, ancien ministre de la Production agricole et de la Réforme agraire sous la présidence de Didier Ratsiraka, ainsi que Serge Jovial Imbeh, économiste et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018. À mesure que se rapproche l’annonce officielle du chef du gouvernement, ces personnalités figurent parmi celles dont les noms reviennent le plus souvent dans les discussions politiques.

D’autres profils sont également mentionnés dans les débats, à commencer par Hery Rajaonarimampianina, ancien président de la République. Les spéculations citent aussi Rivo Rakotovao, ancien président du Sénat et ancien chef d’État par intérim, Christine Razanamahasoa, ministre des Affaires étrangères sortante, ainsi que Mamitiana Rajaonarison, actuel directeur général du Service de renseignement financier (SAMIFIN) et ancien officier de la gendarmerie. Lire la suite »

Les évêques malgaches sur la situation sociopolitique: «L’espérance est là»

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Le Pape et le bureau de la Conférence épiscopale malgache. (@VATICAN MEDIA)
Le bureau de la Conférence Épiscopale de Madagascar reçu par le Pape, lundi 02 mars dernier, relate la situation de l’église locale et le lien avec le Saint-Siège dans l’accomplissement de la mission de l’Église universelle au niveau local.

Jean-Paul Kamba, SJ  et Fabrice Bagendekere, SJ – Cité du Vatican

Vécu de la foi, marche de l’Eglise aux côtés de la société et situation sociopolitique dans le pays. La présidence de la Conférence Épiscopale de Madagascar a rendu compte au Saint-Père et aux différents dicastères directement concernés par le dynamisme ecclésial actuel dans le pays, dans le cadre de relations périodiques Saint-Siège – Eglise locale. Le Souverain pontife, en tant que celui qui préside à la charité de toutes les Eglises, a donné en retour un ensemble d’éclairages et de directives aux évêques sur la façon de l’Eglise d’être Eglise dans le contexte de temps et de lieu. «L’Église de Madagascar est en bonne santé», affirme le Père Séraphin Rafanomezantsoa, coordonateur de la Conférence épiscopale de Madagascar, revenant sur les points saillants des échanges entre les évêques et le Saint-Siège.

Un mois après le cyclone Fytia, le pays est en reconstruction

Environ un mois après le passage du cyclone Fytia sur la grande île de l’océan indien, déclenchant de vastes inondations et des destructions dans le nord-ouest de l’île, la reconstruction est en cours, affirme le Père Rafanomezantsoa. Le coordonateur de la Conférence Episcopale Malgache exprime la gratitude de toute l’Eglise et du pays pour la promptitude manifestée après leur appel à la solidarité pour les familles qui ont subi des pertes dans cette calamité. «Nous sommes en train de recevoir des dons de presque partout», assure l’ecclésiastique. Aussi loue-t-il la solidarité manifestée par les fidèles dans le pays qui, «malgré la pauvreté, se sont dépensés pour venir en aide à leurs frères et sœurs sinistrés».

La transition politique à Madagascar, un chemin long mais bien engagé

Le Madagascar doit aussi se remettre des vagues de violence qui ont secoué l’appareil étatique, débouchant à la destitution du président sortant, Andry Rajoelina, par l’armée et l’avènement à la tête du pays du colonel Michaël Randrianirina, investi «président de la refondation».

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Refondation de Madagascar : un programme en quatre phases pour bâtir la Vème République, remis à la SADC

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Le « Programme de la Refondation de la République de Madagascar » a été officiellement transmis le 28 février 2026 à la délégation de la SADC. Présenté comme un document structurant, il détaille les étapes, le calendrier et les mécanismes appelés à conduire à l’avènement de la Vème République.

Copyright Image : © Prrm

Un document cadre pour baliser la transition

Conformément aux orientations formulées lors du sommet des chefs d’État de la SADC en décembre 2025, les autorités malgaches ont remis hier le Programme de la Refondation à la délégation régionale. Les responsables tiennent à distinguer ce document de la « feuille de route » de 2009 : le contexte politique et institutionnel actuel, affirment-ils, ne saurait être assimilé à celui de la précédente transition.

Dans son préambule, le texte réaffirme le droit du peuple malgache à disposer de lui-même et fixe comme objectif central l’adoption d’une nouvelle Constitution fondée sur la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, le pluralisme politique et l’État de droit. Le Programme est présenté comme un outil opérationnel, permettant de visualiser le parcours à suivre, d’identifier les ressources nécessaires et de fixer les échéances

Construction de la Vème République

La première étape repose sur l’organisation d’une concertation nationale souveraine. Elle doit recueillir, sur l’ensemble du territoire et à tous les niveaux de la vie sociale, les aspirations et propositions des citoyens sur les grandes thématiques de la refondation. Le processus prévoit une phase préparatoire avec constitution et déploiement d’équipes dans les 24 régions, suivie de sessions de concertation aux niveaux communal, régional et national.

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Refondation : Militarisation des rouages du pouvoir

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Les participants lors des deuxièmes assises militaires lancées le lundi 26 janvier dernier.

De la Présidence aux établissements publics, des ministères aux agences stratégiques, l’administration se restructure autour d’un noyau militaire dur.

Le pouvoir se redessine, en treillis. Depuis la prise de pouvoir d’octobre dernier, la militarisation des rouages de l’État s’accélère et se structure à tous les niveaux de l’appareil institutionnel. Au sommet, le chef de l’État, Michaël Randrianirina, colonel de l’armée, gouverne aux côtés de quatre hauts conseillers militaires, dont deux généraux de brigade et deux autres colonels, formant le noyau dur du nouveau centre de décision. Une architecture du pouvoir clairement marquée par l’empreinte des forces armées. Lire la suite »

Dissolution de la HCC, du Sénat…: 103 partis politiques à l’unisson

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Alors que le début de la concertation nationale se fait attendre, les partis politiques annoncent déjà la couleur de la refondation en vue de la période de la transition. 103 partis politiques viennent de signer un mémorandum d’entente visant à dissoudre la Haute cour constitutionnelle (HCC), le sénat et d’autres institutions.

Les partis politiques veulent avoir voix au chapitre de la refondation et de la transition. Dans cette optique, 103 partis politiques en concertation hier au stade Barea, estiment que la dissolution de la HCC et du Sénat, est un passage obligé pour refonder la gouvernance et la démocratie à Madagascar.
Selon les initiateurs de cet accord politique, ces institutions ne remplissent plus leur rôle et représentent désormais un frein à la refondation du système politique. Leur dissolution s’inscrit ainsi comme la première étape d’une transition politique dont la durée est limitée à trois ans.
Et ces deux institutions ne sont pas les seules en mauvaise posture. Ce mémorandum d’entente prévoit également la dissolution de l’Assemblée nationale, du gouvernement et de plusieurs autres institutions. En contrepartie, la mise en place d’une Haute Autori­té de la Refondation dirigée par Michaël Randrianirina est annoncée pour assurer la conduite des affaires de l’Etat durant la transition. Celle-ci sera accompagnée d’un gouvernement d’union nationale, dont le nombre de ministres sera réduit.

Haute cour de la Refondation

Sur le plan judiciaire, le remplacement de la HCC par une Haute Cour de la Refon­da­tion et la reconnaissance de la Cour Suprême comme plus haute autorité en matière judiciaire, pourrait refléter un changement structurel majeur. L’accord prévoit également la suppression des organes de lutte contre la corruption tels que le Bianco et le Samifin, une décision qui suscite des interrogations quant à l’avenir du combat contre la corruption et à la préservation de l’Etat de droit.
Concernant les élections, plusieurs options sont évoquées, dont la restitution de leur organisation au ministère de l’Intérieur ou la création d’une juridiction électorale spéciale. Le plafonnement des dépenses de campagne et l’obligation pour les candidats d’être investis par des partis politiques sont présentés comme des mesures visant à renforcer la transparence, mais qui pourraient également restreindre l’ouverture du jeu démocratique.
A noter que l’Irmar n’y a pas apposé sa signature, bien qu’ayant pris part aux discussions initiales. Selon le coordinateur Guy Maxime Ralaise­heno, ce texte constitue la base des discussions à venir lors des assises nationales.

(source: S.A – newsmada.com)

Refondation – La concertation nationale à boucler en un an

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Le ministère d’État chargé de la refondation veut boucler la concertation nationale avant la fin de l’année. Une proposition de calendrier y afférent a été présentée à la presse, hier.

Maître Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État auprès de la Présidence, chargée de la refondation.

“Cette année sera celle de la concertation nationale.” Cette phrase a été déclamée avec enthousiasme par maître Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État auprès de la Présidence, chargée de la refondation, durant un petit-déjeuner de presse organisé au siège de son département, à Ambohitsorohitra, hier.

Durant cette sortie médiatique, la ministre d’État a présenté une proposition de calendrier pour la tenue de la concertation nationale. “Nous comptons boucler toutes les étapes de la concertation avant la fin de cette année”, déclare l’avocate. Dans cette proposition, l’année 2026 est découpée en deux tranches de six mois. Pour la première tranche, les trois premiers mois serviront à la conception d’un cadre méthodologique.

Les trois autres mois seront destinés au renforcement de capacités de ceux qui conduiront les débats. Selon les explications, ce temps imparti pour un renforcement de capacités est nécessaire puisque la concertation démarrera à partir des fokontany. “Il y aura plusieurs milliers de personnes à former”, note la membre du gouvernement. La concertation proprement dite se tiendra ainsi durant la deuxième tranche des six mois. Lire la suite »