ECAR Saint-Joseph
Léon XIV: «Le Christ ressuscité encourage à être les acteurs d’une nouvelle société»

Olivier Bonnel – Envoyé spécial à Luanda
Première messe pour le Pape Léon XIV ce dimanche matin sur l’esplanade de Kilamba, un quartier de la périphérie de Luanda, connu pour ces quartiers d’immeubles encore partiellement habités, en raison du prix élevé des loyers. Devant plusieurs dizaines de milliers de fidèles, le Pape a d’abord effectué un tour en papamobile sous les cris joyeux et les chants de la foule.
En ce troisième dimanche de Pâques, Léon XIV est revenu dans son homélie prononcée en portugais sur le récit des disciples d’Emmaüs, rapporté par l’Évangile de Luc. Des disciples qui sont dans l’incompréhension devant les questions de leur compagnon de route, enfermés dans leur tristesse, «au risque toutefois de rester prisonniers de la douleur, fermés à l’espérance». Le Pape a dressé un parallèle avec l’Angola: «je vois dans cette scène d’ouverture de l’Évangile le reflet de l’histoire de l’Angola, de ce pays magnifique et meurtri, qui a soif et faim d’espoir, de paix et de fraternité», a-t-il expliqué. «En effet, la conversation des deux disciples sur le chemin qui repensent avec découragement à ce qui est arrivé à leur Maître, rappelle la douleur qui a marqué votre pays: une longue guerre civile avec son cortège d’hostilités et de divisions, de ressources gaspillées et de pauvreté».

Le Christ ressuscité marche à nos côtés
Poursuivant le parallèle avec le récit de l’Évangile, Léon XIV a souligné que «quand on est plongé depuis longtemps dans une histoire ainsi marquée par la douleur, on court le risque des deux disciples d’Emmaüs: perdre l’espoir et rester paralysé par le découragement». Mais la Bonne Nouvelle est précisément celle-ci: «Il est vivant, Il est ressuscité et Il marche à nos côtés tandis que nous parcourons le chemin de la souffrance et de l’amertume, ouvrant nos yeux pour que nous puissions reconnaître son œuvre et nous accordant la grâce de repartir et de reconstruire l’avenir».
Au contraire, en accompagnant les disciples d’Emmaüs, le Christ «les aide à rassembler les morceaux de cette histoire, à regarder au-delà de la douleur, à découvrir qu’ils ne sont pas seuls sur le chemin et qu’un avenir, où habite encore le Dieu de l’amour, les attend».
Mise en garde contre les superstitions
L’Eucharistie est le lieu où nous rencontrons véritablement Dieu, a poursuivi le Souverain pontife, et de mettre en garde ainsi les fidèles: «il faut toujours veiller sur ces formes de religiosité traditionnelle qui appartiennent certes aux racines de votre culture, mais en même temps risquent de confondre et de mélanger des éléments magiques et superstitieux qui n’aident pas dans le chemin spirituel». «Restez fidèles à ce que l’Église enseigne, ayez confiance en vos pasteurs et gardez le regard fixé sur Jésus qui se révèle en particulier dans la Parole et dans l’Eucharistie» a averti Léon XIV.
La certitude de ne pas être seul pousse à l’engagement, a encore expliqué le Pape, et à être «capable d’apaiser les blessures et de raviver l’espoir». Lire la suite »
Léon XIV: «Je ne suis pas un homme politique, je parle de l’Évangile»

Salvatore Cernuzio – Sur le vol Rome/Alger
«Bonjour à tous, bienvenue à bord!». Léon XIV s’est montré serein et clairement enthousiaste à l’orée de ce troisième voyage apostolique international en Afrique qui débute ce lundi 13 avril. Une longue tournée qui emmènera le Pape américain en pèlerinage jusqu’au jeudi 23 avril prochain en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale. Des lieux où il portera «le message de l’Église, le message de l’Évangile: heureux les artisans de paix». Car tel est le rôle du Pape: non pas celui d’un «homme politique», a affirmé Léon XIV aux quelque 70 journalistes qui l’accompagnent dans ce déplacement et qu’il a salués un par un, une heure après le décollage, pendant le vol vers Alger. Une coutume de tous les voyages apostoliques, l’occasion d’échanger des cadeaux et aujourd’hui aussi de commenter -à la demande des journalistes eux-mêmes– les déclarations virulentes à son encontre de la part du président américain Donald Trump sur son réseau social Truth.
S’élever haut et fort contre la guerre
«Je ne considère pas mon rôle comme celui d’un homme politique, je ne suis pas un homme politique, je ne souhaite pas entrer en débat avec lui», a fait remarquer le Souverain pontife, en référence au président états-unien. «Je ne pense pas que le message de l’Évangile doive être détourné comme certains le font. Je continue à m’élever haut et fort contre la guerre, en essayant de promouvoir la paix, en encourageant le dialogue et le multilatéralisme avec les États pour trouver des solutions aux problèmes. Trop de gens souffrent aujourd’hui, trop d’innocents ont été tués et je crois que quelqu’un doit se lever et dire qu’il existe une meilleure voie».
Le message que l’évêque de Rome tient à réitérer est donc «toujours le même: la paix. Je le dis à tous les dirigeants du monde, pas seulement à lui: essayons de mettre fin aux guerres et de promouvoir la paix et la réconciliation».
Artisans de paix
À une journaliste américaine qui lui posait la même question, le Pape a réaffirmé: «Je n’ai pas peur de l’administration Trump. Je continuerai à proclamer haut et fort le message de l’Évangile, celui pour lequel l’Église œuvre». «Nous ne sommes pas des politiciens –répète Léon XIV–, nous ne regardons pas la politique étrangère avec la même perspective. Mais nous croyons au message de l’Évangile en tant qu’artisans de paix». Lire la suite »
Le pape Léon XIV répond aux critiques de Trump : « Je n’ai pas peur de son administration »
En visite en Algérie, le pape a adressé une réponse pacifique aux violentes déclarations de Donald Trump à son encontre.
Relations avec le Vatican
Volet méconnu de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique
Pope Leo Issues Strong Warning to Trump on Iran War in Powerful Algeria Speech
Les enjeux du voyage de Léon XIV en Afrique
Onze jours, quatre pays, douze villes et 17.771 kilomètres parcourus en avion pour un total de plus de 30 heures de vol… Voilà les chiffres du long voyage que le pape Léon XIV commence ce matin, et qui le conduira en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale. Philippine de Saint Pierre, envoyée spéciale à bord de l’avion papal et directrice générale de KTO, présente les grandes étapes du voyage et les enjeux de ce premier périple africain de Léon XIV. Elle est l’invitée de la Matinale de KTO Radio.
Algérie : le Pape sur la terre de Saint Augustin
Dans quelques jours, Léon XIV foulera, pour la première fois dans l’histoire des papes, le sol algérien. Un voyage chargé de sens sur la terre de saint Augustin. Notre invité, Mgr Michel Guillaud, évêque de Constantine et Hippone, nous plonge dans les réalités des quelques milliers de fidèles que compte l’Église catholique, dans un pays où l’islam est religion d’État. Il revient également sur l’héritage spirituel de saint Augustin, les enjeux du dialogue interreligieux et les attentes suscitées par cette première visite pontificale. Entre héritage chrétien, défis pastoraux contemporains et témoignages de foi discrète, la communauté catholique en Algérie – dans la diversité de ses origines – incarne une présence de rencontres et de gratuité.
Pr Raymond Ranjeva: fandaharana « Zoma Masina 2026 »
Mifandraika indrindra amin’ny fanambaran’ireo Raiamanadreny lehibe eto amin’ny Firenena.
Veillée pascale de la Sainte Nuit
Chemin de Croix au Colisée de Rome, présidé par le Pape Léon XIV
Nodimandry Ravonisoafara Marie Jeannine (Fara)
Maneho ny fiaraha-miory sy mirary fiononana feno ho an’ny Fianakaviany
La traite des esclaves africains proclamée « plus grave crime contre l’humanité » par l’ONU
Pendant 4 siècles, des millions de personnes ont été arrachées à l’Afrique, et déportées vers les Amériques pour alimenter le commerce triangulaire. Ce mercredi, l’Assemblée générale de l’ONU a proclamé « la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains » comme « les plus graves crimes contre l’humanité ».123 pays ont voté pour la résolution. Etats-Unis, Argentine et Israël ont voté contre. Les explications de notre correspondante à New York, Emilie Musset.

