Léon XIV

Conférence de presse du pape Léon XIV de retour de son voyage en Afrique

Publié le

Durant le vol qui le ramenait de Malabo (Guinée équatoriale) à Rome, ce 23 avril 2026, Léon XIV a donné une conférence de presse aux journalistes qui l’ont accompagné tout au long de son voyage en Afrique. Le Pape a notamment évoqué la position de la diplomatie vaticane face aux régimes autoritaires. Il a plaidé une nouvelle fois pour la voie du dialogue et le respect « du droit international » dans la guerre en Iran. Léon XIV a aussi évoqué la question de la bénédiction des couples de même sexe, souhaitant que le message de l’Église ne soit pas réduit à la seule morale sexuelle.


00:00 Impressions du pape Léon XIV sur le voyage apostolique 02:33 Est-ce que vous souhaitez un changement de régime en Iran ? 05:35 Que voudriez-vous dire à l’Espagne où l’accueil des migrants donne lieu à de forts débats ? 08:27 Il y a des rumeurs d’un voyage en Amérique du Sud (Argentine, Uruguay et Pérou) mais irez-vous voir la Vierge de Guadalupe (Mexique) ? 10:49 Comment pensez-vous préserver l’unité de l’Église sur le sujet de la bénédiction des unions homosexuelles, de l’Afrique à l’Allemagne ? 12:38 Condamnez vous l’exécution de la peine de mort pour les opposants en Iran ?

Léon XIV reçoit Emmanuel Macron au Vatican

Publié le

Léon XIV a reçu ce vendredi 10 avril au matin en audience le président français Emmanuel Macron. C’était la première rencontre officielle entre les deux hommes qui se sont entretenus pendant une heure en tête à tête. Selon la Salle de presse du Saint-Siège, les questions internationales ont été au cœur des discussions que le chef de l’État français a eu avec le cardinal Parolin et Mgr Gallagher à la Secrétairerie d’État.

Vatican News

Ce fut ce vendredi matin au palais apostolique la première entrevue officielle entre Léon XIV et Emmanuel Macron depuis le début du pontificat. Certes, ils se sont déjà croisés à Marseille et à Ajaccio lors des deux visites du Pape François, mais la rencontre de ce 10 avril fut vraiment l’occasion de mieux se connaitre. Accompagnée de son épouse, le président français est arrivé au Vatican par l’avenue de la Conciliation avant de pénétrer dans la cour Saint-Damase, porte d’entrée du palais apostolique pour les audiences des chefs d’État étrangers, vers 9h55.

L’entretien privé a duré presque une heure. Rien n’a filtré de cet échange à huis clos, mais selon le communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège, lors des «entretiens cordiaux» qu’Emmanuel Macron a eu ensuite à la Secrétairerie d’État avec le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, et Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les États et les organisations internationales, «il a été fait référence aux bonnes relations existant entre le Saint-Siège et la France». «L’accent a été mis sur des questions importantes d’ordre international, avec un échange de vues sur les situations de conflit dans le monde, souhaitant pouvoir rétablir la coexistence pacifique par le dialogue et la négociation», est-il aussi précisé.

Le Liban représenté lors de cette visite

Nulle précision n’a été apportée concernant les pays ou les régions évoquées mais le golfe Persique et le Proche-Orient ont sans aucun doute été abordés. L’intérêt de la France pour le Liban n’est pas un secret et la présence parmi la délégation officielle française de sœur Miriam An-Nour, directrice du collège Carmel Saint-Joseph au Liban et de Mgr Hugues de Woillemont, le directeur général de l’Œuvre d’Orient, qui revenait d’une mission au Liban cette semaine, le confirme.  Lire la suite »

États-Unis : catholicisme, pouvoir et polarisation politique

Publié le

De retour à la Maison-Blanche depuis un an, Donald Trump gouverne une Amérique profondément polarisée. Dans ce contexte, et pour la première fois dans l’Histoire, le Pape est natif des États-Unis. Cela fait-il pour autant de Léon XIV un pape « étatsunien » ?


Notre invitée, Blandine Chélini-Pont est professeure d’histoire contemporaine à l’université d’Aix-Marseille et spécialiste des religions aux États-Unis. Elle décrypte les enjeux de l’Église catholique américaine : entre les récentes nominations d’évêques, la présence croissante de catholiques conservateurs au sein de l’administration Trump et les prises de position d’une partie de l’épiscopat sur les politiques étrangères et migratoires du pays.

Face aux défis de l’IA, le manifeste de Léon XIV pour un sursaut de l’humain

Publié le Mis à jour le

«Préserver les voix et les visages humains» est le thème choisi par le Pape Léon XIV pour la 60e journée mondiale des communications sociales qui aura lieu au printemps 2026.

L’Église catholique enrichit ses orientations et précise sa pensée sur la révolution de l’IA. Dans un dense message pour la 60e journée mondiale des communications sociales, paru le 24 janvier, fête de saint François de Sales, patron des journalistes, Léon XIV a évoqué l’immense défi anthropologique soulevé par les systèmes d’intelligence artificielle. Le Pape plaide pour une alphabétisation numérique d’ampleur afin d’y faire face sans voir se consumer la civilisation humaine sous nos yeux.

Delphine Allaire – Cité du Vatican

Préserver les voix et les visages humains. C’est en partant de l’identité incarnée de la personne humaine, caractéristique singulière et «sacrée», que Léon XIV a développé les enjeux anthropologiques sous-jacents à la révolution récente de l’IA, scrutée depuis plusieurs années au Vatican. Après de nombreuses prises de parole sur la technologie numérique, le Pape américain, diplômé en mathématiques et en philosophie, alerte dans ce texte sur le risque d’une modification radicale de certains des piliers fondamentaux de la civilisation humaine, en commençant par le niveau «le plus profond de la communication» qu’est celui de la relation entre les êtres humains. Car «nous ne sommes pas une espèce faite d’algorithmes biochimiques prédéfinis».

L’effondrement cognitif

Léon XIV cible d’abord le système de récompense émotionnelle intrinsèque aux réseaux sociaux alimentés par les algorithmes. Les expressions humaines qui nécessitent plus de temps, comme l’effort de compréhension et la réflexion, en sortent pénalisées. «En enfermant des groupes de personnes dans des bulles de consensus facile et d’indignation facile, ces algorithmes affaiblissent la capacité d’écoute et de pensée critique et augmentent la polarisation sociale», regrette le Pape, vilipendant de surcroît «la confiance naïve et acritique» dans l’intelligence artificielle, lorsqu’elle est considérée comme une «amie» omnisciente, dispensatrice de toutes les informations, archive de toutes les mémoires, «oracle» de tous les conseils. «Tout cela peut encore affaiblir notre capacité à penser de manière analytique et créative, à comprendre les significations, à distinguer la syntaxe de la sémantique», a-t-il ajouté.

“Ces algorithmes affaiblissent la capacité d’écoute et de pensée critique et augmentent la polarisation sociale.”

Créativité et génie humain, la grande régression

Ainsi, en dépit des nombreuses tâches d’assistance fournie par l’outil IA, se soustraire à l’effort de réflexion, «en se contentant d’une compilation statistique artificielle», risque bien à long terme d’éroder nos capacités cognitives, émotionnelles et communicatives. Léon XIV cite pour preuve le risque de démantèlement des industries créatives par une IA ayant pris le contrôle de la production de textes, de musique et de vidéos. L’homme devenant un simple consommateur passif «de pensées non réfléchies, de produits anonymes, sans paternité, sans amour»; tandis que les chefs-d’œuvre du génie humain dans le domaine de la musique, de l’art et de la littérature sont réduits «à un simple terrain d’entraînement pour les machines». Pour Léon XIV, renoncer au processus créatif et céder nos fonctions mentales et notre imagination aux machines revient aussi à enterrer les talents reçus afin de grandir en tant que personnes dans notre relation avec Dieu et les autres, revient «à cacher notre visage et à faire taire notre voix».

Être ou faire semblant: simulation des relations et de la réalité

Outre ce péril d’affadissement intellectuel, l’évêque de Rome met en garde contre les anthropomorphisations trompeuses des machines, autre terrain de vigilance. Léon XIV vise les «bots» (robots) et autres «influenceurs virtuels» particulièrement efficaces «dans la persuasion occulte», grâce à une optimisation continue de l’interaction personnalisée. «Cette anthropomorphisation, qui peut même être amusante, est en même temps trompeuse, surtout pour les personnes les plus vulnérables», souligne-t-il. «Les chatbots rendus excessivement ‘’affectueux’’, en plus d’être toujours présents et disponibles, peuvent devenir les architectes cachés de nos états émotionnels et ainsi envahir et occuper la sphère intime des personnes.»

Un très illusoire monde de miroirs  Lire la suite »

Léon XIV: Marie révèle le visage désarmé de la paix de Dieu

Publié le Mis à jour le

Messe du Pape en la solennité de sainte Marie Mère de Dieu (@Vatican Media)

En la solennité de Marie, Très Sainte Mère de Dieu, et à l’occasion de la 59e Journée mondiale de la Paix, ce 1er janvier, le Pape Léon XIV qui a présidé la messe en la basilique Saint Pierre, a invité les fidèles à accueillir la nouvelle année comme un chemin de liberté et de renaissance, éclairé par le visage «désarmé et désarmant» de Dieu révélé en Jésus.

Jean-Paul Kamba, SJ – Cité

«Que le Seigneur te bénisse et te garde! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage … qu’Il t’apporte la paix!». Commentant ce passage du livre des Nombres, le Souverain pontife rappelle qu’il s’inscrit dans l’histoire d’un peuple libéré, appelé à marcher vers l’avenir après l’esclavage.

Libéré d’Égypte, a-t-il poursuivi, le peuple d’Israël a connu la perte de certaines garanties matérielles, mais a reçu en échange un don plus grand: la liberté, la Loi comme chemin de sagesse et la promesse d’une terre nouvelle. Pour le Saint-Père, cette expérience éclaire le sens du commencement d’une nouvelle année:

“Chaque jour peut devenir, pour chacun, le début d’une vie nouvelle grâce à l’amour généreux de Dieu, à sa miséricorde et à la réponse de notre liberté”

Marie, Mère de Dieu et icône de la confiance

Au cœur de cette célébration se trouve le mystère de la Maternité divine de Marie. Par son «oui», explique l’évêque de Rome, elle a «contribué à donner un visage humain à la Source de toute miséricorde et de toute bienveillance: le visage de Jésus dont l’amour du Père nous touche et nous transforme».

Le Pape souligne ensuite combien Marie accompagne les croyants dans leur marche, elle qui a accueilli le mystère de Dieu dans la simplicité de sa vie quotidienne, jusqu’à la croix et à la résurrection. En elle, a-t-il souligné, toute défense tombe, toute prétention s’efface, pour laisser place à un don total.

Un Dieu “désarmé et désarmant”, source de paix  Lire la suite »

Veillée de Noël 2025: l’homélie du Pape Léon XIV à la Basilique Saint Pierre

Publié le Mis à jour le

Cliquer, en cours de lecture, sur le petit écran blans avec tirets, ou la roue à dents en bas à droite de la vidéo pour la traduction en Français (paramètres).


« A l’approche de la fin de l’Année du Jubilé, Noël devient pour nous un temps de Gratitude et de Mission pour le DON reçu, et mission d’en témoigner devant le monde ».

Comme le chante le psalmiste: « Racontez Sa Gloire parmi les Nations et Ses hauts faits parmi tous les peuples. Frères et Soeurs, la contemplation du Verbe fait chair éveille dans toute l’Eglise une proclamation nouvelle et vraie Annonçons donc Noël, Fête de la foi, de la charité et de l’espérance. » 


Angélus: comme Joseph, faisons preuve de miséricorde et de foi à Noël

Publié le

Depuis la fenêtre des appartements pontificaux, le Pape Léon XIV a livré, avant la prière de l’Angélus, une méditation sur la figure de saint Joseph. «Pitié et charité, miséricorde et abandon: telles sont les vertus de l’homme de Nazareth que la liturgie nous propose aujourd’hui, afin qu’elles nous accompagnent durant ces derniers jours de l’Avent» a-t-il déclaré.


Vatican News

En ce quatrième dimanche de l’Avent, le Pape a invité les fidèles à méditer sur la figure de saint Joseph. La liturgie le présente «au moment où Dieu lui révèle, dans un songe, sa mission» (cf. Mt 1, 18-24). L’Évangile du jour selon saint Mathieu décrit un homme «fragile et faillible, comme nous» souligne le Pape, «mais en même temps courageux et fort dans la foi».

«Homme juste», pieux Israélite observant la Loi et fréquentant la synagogue, Joseph de Nazareth fait également preuve de sensibilité et d’humanité. En témoigne sa réaction face à l’Ange qui lui relève le mystère qui s’accomplit en Marie. «Face à une situation difficile à comprendre et à accepter» explique le Saint-Père, «il ne choisit pas, à l’égard de sa future épouse, la voie du scandale et de la condamnation publique, mais celle, discrète et bienveillante, du la répudiation secrète» (cf. Mt 1, 19). En faisant cela, Joseph montre qu’il saisit le sens le plus profond de sa propre observance religieuse: celui de la miséricorde. Lire la suite »

Deuxième prédication de l’Avent: la communion n’est pas l’uniformité

Publié le Mis à jour le

Deuxième prédication de l’Avent du père Roberto Pasolini, en salle Paul VI, le 12 décembre 2025. (@VATICAN MEDIA)
«Reconstruire la maison du Seigneur. Une Église sans oppositions» était le thème de la deuxième méditation de l’Avent du prédicateur de la Maison pontificale. Ce vendredi en salle Paul VI, devant le Pape et les membres de la Curie romaine, le père Roberto Pasolini a rappelé que l’unité de la foi n’est pas l’uniformité. «La véritable communion ne craint pas la confrontation, car la différence est la grammaire de l’existence».

Isabella Piro – Cité du Vatican

De quelle unité doit-on être témoin? Comment offrir au monde une communion crédible qui ne soit pas, de manière générique, la fraternité? Ces questions ont jalonné la deuxième des trois méditations de l’Avent du père Roberto Pasolini, prédicateur de la Maison pontificale. Le frère mineur capucin l’a proposée à Léon XIV et à ses collaborateurs de la Curie romaine ce matin, vendredi 12 décembre, dans la salle Paul VI. Le thème choisi pour les trois réflexions est: «Attendre et hâter la venue du jour de Dieu».

La tour de Babel et la peur de la dispersion

Après la première méditation du 5 décembre consacrée à la Parousie du Seigneur, le père Pasolini a articulé sa réflexion autour de trois images ce vendredi: la tour de Babel, la Pentecôte et la reconstruction du temple de Jérusalem. La tour de Babel –celle d’une ville fortifiée et d’une tour très haute– est l’emblème d’une famille humaine qui, après le déluge, cherche à exorciser «la peur de la dispersion». Mais ce projet cache «une logique mortelle», car l’unité est recherchée «non pas à travers la composition des différences, mais à travers l’uniformité».

La pensée unique des totalitarismes du XXe siècle

«C’est le rêve d’un monde où personne n’est différent, où personne ne prend de risques, où tout est prévisible», a observé le père Pasolini, à tel point que pour construire la tour, on n’utilise pas de pierres irrégulières, mais des briques toutes identiques. Le résultat est certes l’unanimité, mais elle est apparente et illusoire, car «obtenue au prix de l’élimination des voix individuelles». De là, la pensée du prédicateur s’est tournée vers les temps modernes et contemporains, c’est-à-dire vers les totalitarismes du XXe siècle qui ont imposé «la pensée unique», en réduisant au silence et en persécutant la dissidence. Mais «chaque fois que l’unité se construit en supprimant les différences, a-t-il ajouté, le résultat n’est pas la communion, mais la mort».

Le consensus rapide des réseaux sociaux et de l’IA

Aujourd’hui encore, «à l’ère des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle», les risques d’homogénéisation ne manquent pas, bien au contraire: ils se présentent sous de nouvelles formes, dans lesquelles les algorithmes créent des «bulles d’information» uniques, des schémas prévisibles qui réduisent la complexité humaine à des normes, des plateformes qui visent le consensus rapide, pénalisant ainsi la «dissidence réfléchie». Il s’agit d’une tentation qui «n’épargne même pas l’Église», a expliqué le capucin, rappelant les nombreuses fois où, au cours de l’histoire, l’unité de la foi a été confondue avec l’uniformité, au détriment du «rythme lent de la communion qui ne craint pas la confrontation et n’efface pas les nuances».

La différence est la grammaire de l’existence


Un monde construit sur l’utopie de copies identiques entre elles, a poursuivi le père Pasolini, «est l’antithèse de la création», car «Dieu crée en séparant, en distinguant, en différenciant» la lumière des ténèbres, les eaux de la terre, le jour de la nuit. En ce sens, «la différence est la grammaire même de l’existence» et la refuser signifie inverser «l’élan créateur» à la recherche d’une fausse sécurité qui est en réalité «un refus de la liberté».

Dieu rend leur dignité aux singularités  Lire la suite »

Selon le Pape, l’archéologie chrétienne est un instrument pour l’œcuménisme

Publié le Mis à jour le

Le Pape lors de l’audience à l’Institut pontifical d’archéologie chrétienne. (@Vatican Media)

À l’occasion du centenaire de la création de l’Institut pontifical d’archéologie chrétienne, Léon XIV a reçu ses membres jeudi 11 décembre au Vatican. Rappelant les origines de cette institution créée par Pie XI, le Pape a souligné que son travail n’était pas un simplement historique mais avait une dimension théologique et de dialogue.

À l’occasion du centenaire de la création de l’Institut pontifical d’archéologie chrétienne, Léon XIV a reçu ses membres jeudi 11 décembre au Vatican. Rappelant les origines de cette institution créée par Pie XI, le Pape a souligné que son travail n’était pas un simplement historique mais avait une dimension théologique et de dialogue.

Xavier Sartre – Cité du VaticanLe centenaire de l’Institut pontifical d’archéologie chrétienne est doublement célébré ce jeudi 11 décembre. Tout d’abord par une lettre apostolique de Léon XIV sur l’importance de l’archéologie et par cette rencontre au Vatican avec les enseignants, les employés et les étudiants de l’institut. Créée par Pie XI en 1925, pendant le Jubilé de la paix, cette institution en rejoint deux autres qui traitent elles aussi de la recherche matérielle du passé: la Commission pontificale d’archéologie sacrée et l’Académie pontificale romaine d’archéologie. L’objectif est bien celui d’étudier les monuments de l’Antiquité chrétienne.

L’archéologie chrétienne ne doit pas être confondue avec l’archéologie médiévale, estime Léon XIV dans son adresse. Il suggère ainsi aux membres de l’institut de soutenir «la spécificité» de leur discipline, «dans laquelle l’adjectif “chrétien” ne veut pas exprimer une perspective confessionnelle mais bien qualifier la discipline elle-même avec une dignité scientifique et professionnelle propre».

Le souvenir de Nicée 

Au-delà de la discipline archéologique de base, le Pape voit aussi dans cette archéologie chrétienne une autre dimension. Dans la mesure où elle étudie «la période historique de l’Église unie», elle peut être «un instrument valide pour l’œcuménisme» estime Léon XIV. «Les différentes confessions peuvent reconnaître leurs communes origines Lire la suite »

«Notre-Dame de Guadalupe, une mère pour notre temps», affirme le Pape

Publié le Mis à jour le

Le Pape a présidé la messe en l’honneur de Notre-Dame de Guadalupe dans la basilique Saint-Pierre, ce vendredi 12 décembre 2025. (ANSA)

Léon XIV a présidé vendredi 12 décembre en la basilique Saint-Pierre la messe en mémoire de Notre-Dame de Guadalupe, patronne des Amériques, apparue à un jeune Indien en 1531. Dans son homélie le Saint-Père a invité les fidèles à redécouvrir la tendresse maternelle de Marie et la joie de se savoir aimés de Dieu. Un message de paix et d’unité adressé à une humanité en quête d’espérance dans un monde marqué par les «divisions et les épreuves».

Augustine Asta – Cité du Vatican

La tradition a été une fois de plus respectée, ce vendredi 12 décembre. Alors que l’Église fait mémoire de Notre-Dame de Guadalupe, Léon XIV a célébré une messe en la basilique Saint-Pierre, en présence de milliers de fidèles venant notamment du continent américain où la Vierge apparut en 1531 à un indien pauvre près de la ville de Mexico, alors capitale de la Nouvelle-Espagne.

Lors de cette apparition au 16eme siècle, la Vierge invite Juan Diego à cueillir des roses fleuries par ses soins. Il obéit, les rassemble dans sa tilma (un vêtement porté en guise de manteau dans la tradition aztèque), et les montre à son évêque pour le convaincre de construire une église sur le lieu des apparitions. De l’humble vêtement du paysan tombent les fleurs parfumées, mais l’évêque découvre surtout l’image de la Mère de Dieu, imprimée sur le tissu. Il sera convaincu. L’église sera construite trois ans plus tard, au pied de la colline de Tepeyac, et deviendra l’actuel sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe où est exposée, aujourd’hui encore, la tilma intacte endossée par saint Juan Diego.

La Sagesse de Dieu incarnée dans le Christ et accueillie par Marie

S’appuyant sur la tradition chrétienne et sur le récit fondateur des apparitions de 1531 au Mexique, le Pape a rappelé que la présence maternelle de Marie est comme un signe constant de la tendresse de Dieu dans l’histoire humaine. Lire la suite »