C’est une victoire pour le parti au pouvoir Rêve Géorgien, Salomé Zourabichvili a remporté le second tour de l’élection présidentielle. Ancienne ambassadrice française, âgée de 66 ans, Salomé Zourabichvili a recueilli près de 60 % des suffrages.
Salomé Zourabichvili
Defiant and unwavering: Georgia’s president Salome Zourabichvili is focus for hope
Géorgie : le nouveau chef de l’Etat, Mikheïl Kavelashvili, prête serment, la sortante Salomé Zourabichvili réaffirme être « la seule présidente légitime »
Le pays est plongé dans une crise politique depuis les législatives d’octobre, remportées par Rêve géorgien, le parti au pouvoir, mais dénoncées comme entachées d’irrégularités par l’opposition pro-occidentale.
En Géorgie, deux présidents pour un même poste
Refusal to leave palace for successor backed by autocratic Georgian Dream party on day of departure stirs protesters

In a recent interview, the BBC’s Russia editor, Steve Rosenberg, asked Zourabichvili: “But what if Georgian Dream ignores this, ignores you?” She answered: “What if we ignore them?”
Zourabichvili’s transformation has taken place in a political climate created by an increasingly audacious ruling party. Under the de facto leadership of oligarch Bidzina Ivanishvili, Georgian Dream has systematically undermined the country’s institutions. The recent election of Kavelashvili as president epitomises this. Lacking qualifications and public support, Kavelashvili is a figurehead whose loyalty to Ivanishvili is his primary credential. His selection reveals Ivanishvili’s disdain for the presidency as an institution and his broader goal of consolidating power while dismantling the already weak democratic checks and balances in Georgia.
The election in October – which Georgian Dream won but which many Georgians believe was rigged – deepened the crisis. The ruling party violated constitutional norms, manipulated the electoral process, and dismissed domestic and international concerns. The government’s isolationist agenda has also alienated Georgia from the EU, which once saw the nation as a promising candidate for membership.

Predictably, the response from the Georgian public has been fierce. For months, protests have swept the country, the most recent being unprecedented in their scale and persistence. The government’s crackdowns, including the use of force and torture, have only strengthened the protesters’ resolve.
With the streets of Tbilisi alive, protesters’ hopes of victory grow stronger by the day. For many of us, joining the marches has become a daily ritual. It feels like stepping into a colourful festival of unity and solidarity. Among the sea of protesters, even without spotting a familiar face, there is an unspoken bond, a shared purpose that makes everyone feel like family.
Géorgie : la présidente Salomé Zourabichvili dénonce une « falsification totale » des élections législatives et accuse la Russie
La présidente, en rupture avec le parti au pouvoir, appelle à manifester contre le résultat du scrutin validé par la commission électorale. L’ancien président Mikheïl Saakachvili, aujourd’hui emprisonné, demande également des « manifestations massives » pour défendre la liberté.
En images : les résultats des élections législatives contestés en Géorgie
La présidente géorgienne, Salomé Zourabichvili, figure pro-occidentale en rupture avec le gouvernement, a dénoncé dimanche 27 octobre une « falsification totale » des élections législatives de la veille, qui ont été remportées par le parti prorusse au pouvoir mais sont contestées par l’opposition. « Nous sommes témoins et victimes d’une opération russe spéciale, une forme moderne de guerre hybride contre le peuple géorgien », a-t-elle déclaré, sans préciser ses allégations. Le parti au pouvoir, vainqueur des élections, est accusé par ses détracteurs de vouloir rapprocher ce pays du Caucase de Moscou.
La dirigeante a par ailleurs appelé à manifester lundi contre le résultat de ce scrutin. Plus tôt, l’ex-président Mikheïl Saakachvili, aujourd’hui emprisonné et également très critique envers le gouvernement, avait lui aussi appelé à des « manifestations massives » afin de « montrer au monde que nous luttons pour la liberté ». Lire la suite »
Géorgie : pourquoi une foule se dresse contre un projet de loi sur les « agents de l’étranger » ?
Depuis le début de la semaine, à Tbilissi, la capitale de Géorgie, la tension monte. Des milliers de Géorgiens protestent contre un projet de loi controversé, calqué sur une loi russe, visant médias et ONG. Dès son adoption mardi soir, des heurts avaient éclaté entre opposants et policiers.
Des milliers de personnes se sont rassemblées mercredi dans le centre de la capitale géorgienne Tbilissi pour protester pour une deuxième journée consécutive contre un projet de loi sur les « agents étrangers » considéré par ses détracteurs comme le signal d’un virage autoritaire dans le pays.
Pour la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili, le texte « menace l’avenir européen » du pays.
Salomé Zourabichvili; « La force de Poutine est de multiplier les provocations »
Alors que la tension monte à l’est, à la frontière de l’Ukraine où les troupes russes sont massées, la présidente de la Géorgie reste prudente sur la situation. « Personne n’est en mesure de dire si Poutine passera à l’acte ou non », estime-t-elle, même si « sa grande force est de multiplier les provocations
Salomé Zourabichvili : « Je veux que la Géorgie intègre l’Union européenne »
Élue présidente de la Géorgie en décembre, l’ancienne diplomate française dévoile ses ambitions pour son pays et sa vision de l’Europe. Entretien.
Quand elle arpentait les couloirs du Quai d’Orsay, elle se rêvait ambassadrice de France en Géorgie. Ce pays que ses aînés quittèrent en 1921 pour fuir l’Armée rouge. Se rêvait-elle présidente ? Certainement pas, mais c’est elle, l’ancienne Française devenue géorgienne, qui occupe désormais les bureaux du palais présidentiel de Tbilissi, la capitale. Son passé, l’Europe, le Brexit, les Gilets jaunes… Salomé Zourabichvili dévoile sa vision d’une Géorgie dans l’Europe.

Le Point : Comment votre famille s’est-elle liée à la France ?
Salomé Zourabichvili : Quand les armées russes ont occupé la Géorgie en 1921, le gouvernement et les élites politiques associées à la lutte pour l’indépendance – dont faisaient partie mes parents – sont forcées de quitter le pays. 2 000 personnes quittent la Géorgie sur un bateau français et se réfugient d’abord en Turquie avec l’idée que cette occupation russe serait de courte durée. Elle ne le fut pas. En 1922, la Turquie reconnaît la nouvelle Russie et demande aux réfugiés géorgiens de quitter le territoire turc. C’est là que la France est devenue un nouvel eldorado.
En 1924, lors de sa visite diplomatique, le président du Conseil Édouard Herriot reconnaît la nouvelle Russie sauf dans les territoires où son autorité n’était pas installée, parmi lesquels la Géorgie où s’organisaient des insurrections à répétition. Il n’a donc pas pu visiter la Géorgie et c’est cette position qui permit le maintien de l’ambassade géorgienne en France qui venait de s’ouvrir. Une situation qui a pu perdurer jusqu’en 1935 et le traité franco-soviétique d’assistance mutuelle. Pendant toute cette période, l’émigration géorgienne avait, en quelque sorte, pignon sur rue avec une ambassade d’où elle pouvait continuer un combat politique pour son indépendance. La France a toujours été pour la Géorgie le lieu d’accueil de la Géorgie libre même si une partie des émigrés filèrent aussi vers les États-Unis. C’est là qu’a été ouverte la première Église géorgienne à l’étranger.
Présidentielle en Géorgie : victoire de l’ex-diplomate française Salomé Zourabichvili
Après dépouillement de 99 % des bulletins de vote, l’ex-ambassadrice française l’a emporté face à Gregol Vachadzé.
Elle a reçu les félicitations de Paris, mais déjà l’opposition a contesté ces résultats et parle de fraude massive. Son discours de victoire a prôné l’unité :
« Notre choix est celui d’une Géorgie en paix, un pays uni avec des citoyens égaux. Nous choisissons de dialoguer avec tous les membres de la société qui, aujourd’hui, n’ont pas voté pour moi et qui, aujourd’hui, ne sont pas d’accord avec nous. Car nous sommes tous citoyens d’un même pays. »
Son adversaire a du mal à accepter la défaite. Il est issu du Mouvement national uni fondé par l’ancien président Mikheïl Saakachvili aujourd’hui en exil. Grigol Vachadzé était chef de la diplomatie pendant la guerre russo-géorgienne en 2008.
Il dénonce des fraudes et critique le régime oligarchique mis en place par Rêve géorgien, parti créé par le milliardaire et ancien Premier ministre Bidzina Ivanichvili.
(euronews)