Turquie

L’Otan s’excuse après des « incidents » ayant offensé Erdogan

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Le responsable de l’Otan a présenté vendredi ses excuses à la Turquie à la suite d’incidents lors de manoeuvres militaires en Norvège qui ont entraîné le retrait des soldats turcs et risquent d’aggraver les tensions entre Ankara et l’Alliance.

Le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé vendredi le retrait des 40 militaires turcs participant à un exercice de l’Otan en Norvège, après que le fondateur de la République turque, Mustafa Kemal Atatürk, et M. Erdogan eurent été présentés comme des « ennemis », selon le chef de l’Etat turc.

« Il n’est pas possible d’avoir une telle conception d’une alliance », a-t-il lancé lors d’un discours particulièrement virulent contre l’Otan, dont la Turquie est le membre le plus important en effectifs, après les Etats-Unis.

Cette annonce survient sur fond de vives tensions entre Ankara et certains de ses partenaires clés au sein de l’Otan, comme Washington et Berlin. En parallèle, la Turquie s’est rapprochée de la Russie avec laquelle elle coopère notamment sur le dossier syrien.

Signe que l’Otan prenait la situation au sérieux, son secrétaire général, Jens Stoltenberg, a présenté ses excuses « pour l’offense causée » par les « actions d’un individu et (qui) ne reflètent pas les opinions de l’Otan », une déclaration très inhabituelle.

Par ailleurs, le ministre norvégien de la Défense, Frank Bakke-Jensen, a indiqué qu’il « regrettait l’incident ».

Selon l’agence de presse étatique turque Anadolu, l’ire d’Ankara a en fait été causée par deux événements survenus lors des manoeuvres qui se sont achevées vendredi et consistaient à tester la structure de commandement de l’Otan sans déployer de troupes au sol.

D’une part, un portrait d’Atatürk aurait figuré dans un document de présentation des « dirigeants ennemis ». D’autre part, dans le cadre d’une discussion virtuelle faisant partie des simulations, un compte au nom de M. Erdogan, présenté comme un dirigeant « collaborant étroitement avec l’ennemi », aurait été créé.

(AFP)

La Turquie signe avec la Russie la fourniture de missiles antiaériens

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Le contrat, pour la somme de 2 milliards à 2,5 milliards d’euros, trouble les partenaires occidentaux d’Ankara.
La Turquie a signé avec la Russie un contrat majeur portant sur l’achat de systèmes de défense antiaérienne S-400, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan cité mardi dans les médias turcs. « Les signatures ont été faites pour l’achat de systèmes S-400 à la Russie », a déclaré M. Erdogan cité par plusieurs journaux dont le quotidien Hürriyet, ajoutant: « un acompte a également été versé pour autant que je le sache ». Le président russe Vladimir Poutine « et moi-même sommes déterminés sur cette question », a-t-il poursuivi, s’exprimant à la presse à bord de l’avion qui le ramenait d’une visite au Kazakhstan.

Cet accord d’armement suscite l’inquiétude des alliés de la Turquie au sein de l’Alliance atlantique.

Armements russes pour la Turquie (crédit photo: AFP)

Moscou a également confirmé l’accord: « Le contrat a été signé et on se prépare à le mettre en oeuvre », a déclaré à l’agence de presse russe TASS Vladimir Kojine, conseiller pour la coopération militaire et technique du Kremlin.

M. Kojine a expliqué que « les S-400 sont un des systèmes les plus compliqués, composé d’un ensemble de matériels techniques », d’où un grand nombre de « subtilités » à régler. Un système S-400 comprend plusieurs stations radar ainsi que des missiles de diverses portées et des équipements de maintenance.

La théorie de l’évolution de Darwin supprimée dans les écoles turques

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Les écoliers turcs n’entendront plus parler de Darwin et de sa théorie de l’évolution. C’est ce qu’a annoncé  Alpaslan Durmuş, l’un des responsables de l’enseignement en Turquie, dans une vidéo diffusée sur le site du ministère de l’éducation, mercredi 21 juin.

L’évolutioniste Charles Darwin

Le chapitre sur l’évolution sera donc supprimé des programmes de troisième. Le sujet pourra seulement être étudié à l’université. « Nous estimons que ces sujets dépassent la compréhension des élèves », a déclaré Alpaslan Durmuş.

Cette annonce était presque prévisible. Déjà en début d’année, le vice-premier ministre Numan Kurtulmus affirmait que la théorie de l’évolution était « archaïque et dépourvue de preuves« .

Pays-Bas-Turquie: escalades de crises diplomatiques

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La Turquie vient d’interdire le retour de l’ambassadeur hollandais à Ankara en représailles aux interdictions faites à ses ministres de tenir meeting aux Pays-Bas, et aux réactions des dirigeants de  l’Allemagne que le président Erdogan a comparé aux « nazis »

Visite d’Etat à Madagascar du Président turc Recep T. Erdogan

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Communiqué conjoint

Les présidents turcs et malagasy au Palais d'Etat d'Iavoloha
Les présidents turcs et malagasy au Palais d’Etat d’Iavoloha

1. A l’invitation de Son Excellence M. Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar, Le Président de la République de Turquie, Son Excellence M. Recep Tayyip ERDOGAN a effectué une visite officielle à Antananarivo les 24 et 25 janvier 2017, à la tête d’une délégation de haut niveau.

2. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement et de la consolidation des liens d’amitié et de coopération entre la République de Turquie et la République de Madagascar.

3. Durant son séjour à Madagascar, Le Président de la République de Turquie a eu un entretien avec Son Excellence M. Hery Rajaonarimampianina au cours duquel les deux Chefs d’Etat se sont félicités de l’excellence des liens d’amitié et de solidarité qu’entretiennent les deux pays et ont exalté la qualité des sentiments d’estime et de respect mutuels qui caractérisent les rapports entre les deux peuples.

4. Les deux Chefs d’Etat ont par ailleurs mis l’accent sur la nécessité de renforcer le dialogue politique entre les deux pays en vue de redynamiser les relations bilatérales. A ce titre, un mécanisme des consultations politiques régulières entre les deux pays sur les questions bilatérales et internationales d’intérêt commun a été institué. Lire la suite »

Diplomatie: la Turquie renoue avec la Russie et menace les Etats-Unis

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Des relations turco-américaines très tendues

« Si Gülen n’est pas extradé, les Etats-Unis sacrifieront les relations (bilatérales) à cause de ce terroriste », a déclaré Bekir Bozdag à l’agence de presse progouvernementale Anadolu, soulignant que le sentiment antiaméricain au sein de la population turque avait atteint un pic en raison de ce différend entre les deux alliés de l’Otan. « Il appartient à la partie américaine d’empêcher que ce sentiment se transforme en haine », a poursuivi le ministre.

erdogan-poutine
A l’évidence, les deux présidents « jouent » avec l’Occident

Fethullah Gülen est un prédicateur exilé aux Etats-Unis depuis 1999. Ankara l’accuse d’avoir fomenté le putsch raté du 15 juillet dernier. L’ancien imam nie pour sa part toute implication.

Cette tentative de coup d’Etat, qui a fait 273 morts et 2.000 blessés, a brutalement envenimé les relations turco-américaines. Un ministre turc n’avait pas hésité à affirmer que « les Etats-Unis sont derrière la tentative de coup », tandis qu’un ancien chef d’état-major accusait la CIA d’avoir été à la manœuvre.

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L’Organisation de la coopération islamique (OCI) condamne fermement l’Iran pour terrorisme:

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COMMUNIQUE FINAL DE LA 13ème CONFÉRENCE AU SOMMET DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DES ÉTATS MEMBRES DE L’OCI (SESSION DE L’UNITÉ ET DE LA SOLIDARITÉ POUR LA JUSTICE ET LA PAIX)

Il faut rappeler que cette organisation regroupe plus de 50 pays musulmans dans le monde. Extraits du communiqué:

1. Les Chefs d’État et de Gouvernement des États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) ont tenu leur conférence ordinaire au Sommet (13ème Sommet islamique, sur le thème « Unité et solidarité pour la justice et la paix ») à Istanbul, République de Turquie. Le Sommet a été présidé par S. E. M. Recep Tayyip Erdogan, Président de la République de Turquie.(Adopté)

2. La Conférence a exprimé sa considération à la République Arabe d’Egypte pour avoir présidé avec compétence la 12ème Conférence islamique au Sommet et pour sa conduite avisée de l’OCI tout au long de son mandat. (Adopté)

3. La Conférence a souligné la centralité de la cause de la Palestine et d’Al Qods Al Sharif pour l’Oummah islamique. Elle a réaffirmé son soutien de principe au droit du peuple palestinien au recouvrement de ses droits nationaux inaliénables, y compris le droit à l’autodétermination et à l’établissement d’un Etat palestinien indépendant et souverain sur le territoire occupé depuis Juin 1967, et avec pour capitale la ville d’Al Qods Sharif. Elle a également réaffirmé le droit des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs foyers en conformité avec les principes de la légalité internationale et avec les dispositions de la résolution 194 (III) adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 11/12/1948. (Adopté)

(…)

30. La Conférence a souligné la nécessité d’établir des relations de coopération entre les Etats islamiques et la République islamique d’Iran fondées sur les principes de bon voisinage, de non-ingérence dans les affaires internes, de respect de l’indépendance et de la souveraineté territoriale des Etats, et de résolution des différends par des moyens pacifiques, conformément aux chartes de l’OCI et de l’ONU et aux principes du droit international, et en s’abstenant de tout recours ou menace de recours à la force. (Adopté)

31. La Conférence a condamné les agressions contre les missions diplomatiques du Royaume d’Arabie Saoudite à Téhéran et Machhad en Iran, qui constituent une violation flagrante de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, de la Convention de Vienne sur les relations consulaires, et du droit international qui garantit l’inviolabilité des missions diplomatiques(Adopté)

32. La Conférence a rejeté les déclarations incendiaires de l’Iran consécutives à l’exécution des jugements prononcés contre les auteurs de crimes terroristes au Royaume d’Arabie Saoudite, considérant ces déclarations comme une ingérence flagrante dans les affaires intérieures du Royaume d’Arabie Saoudite et comme une violation de la charte de l’Organisation des Nations Unies, de la Charte de l’OCI et de l’ensemble des conventions et traités internationaux (Adopté)

33. La Conférence a déploré l’ingérence de l’Iran dans les affaires intérieures des États de la région et des autres États membres, y compris au Bahreïn, au Yémen, en Syrie, et en Somalie, et a dénoncé son soutien continu au terrorisme (Adopté)

34. La Conférence a souligné la nécessité de bannir tous les agendas sectaires et confessionnels compte tenu de leur impact destructeur et de leurs graves répercussions sur la sécurité et la stabilité des États membres et sur la paix et la sécurité internationales. Elle a souligné l’importance du renforcement des relations de bon voisinage entre les États membres pour le bien et dans l’intérêt bien compris des peuples, et dans le respect de la Charte de l’OCI. (Adopté)

[source: site web de l’OCI, http://www.oic-oci.org/oicv3/topic/?t_id=11094&t_ref=4364&lan=fr]

Migrations: l’Europe mise sur la Turquie pour sauver l’espace Schengen

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Ce n’est plus qu’une question de jours avant une décision officielle et la mise en branle d’un mécanisme concerté pour essayer d’enrayer les flux massifs d’émigrés vers l’Europe. Les chefs d’Etat et de gouvernements de l’UE, réunis le jeudi 12 Novembre à La Valette (Ile de Malte), ont programmé autour du 30 novembre le sommet décisif avec Recep Tayyip Erdogan, rendez-vous qui est déjà un succès personnel pour le président turc.

La Turquie, à elle seule, est presque assurée d’une aide de 3 milliards d’euros dans les deux ans pour «fixer» sur son territoire les candidats à l’asile européen et démanteler de prospères filières de passeurs. Les pays africains, quant à eux, lieux de mouvements de réfugiés depuis plusieurs années, ne peuvent espérer que 1,8 milliards d’euros de l’Europe.

«Nous entrons dans une nouvelle phase» de la gestion de crise, a reconnu Angela Merkel, pressée de freiner rapidement les arrivées de réfugiés qui submergent son pays depuis l’été. François Hollande s’y associe, puisqu’à ce rythme, la situation deviendrait rapidement «insupportable pour certains pays». Avec à la clef, un coup de plus porté à Schengen, de nouvelles restrictions aux frontières (comme viennent de le faire la Slovénie, la Suède et même l’Allemagne), le discrédit pour l’UE et partout la poussée de l’extrême-droite.

Reste à formuler les détails de la part du contrat qui revient à Ankara. «Des engagements doivent être pris de part et d’autre (…) en vue de mesures rapides», insiste le chef de l’Etat turc. Il n’y a encore ni objectif chiffré sur les réfugiés, ni calendrier de mise en œuvre. «L’offre européenne se précise, la contrepartie turque reste floue», note un responsable européen.