UE
Discours sur l’état de l’UE : Ursula von der Leyen expose son plan d’action
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a brossé mercredi 16 septembre dans son discours annuel sur l’état de l’Union un tableau sans éclat de l’Europe, confronté à la crise du coronavirus et à la pire récession de son histoire, mais elle s’est aussi voulue rassurante en fixant de nouveaux objectifs ambitieux pour le bloc soit plus solide et plus uni face aux prochaines crises.
Mohammad Javad Zarif : « Autoriser les Etats-Unis à détruire définitivement l’accord sur le nucléaire iranien serait retourner à la loi de la jungle »
En cherchant à torpiller définitivement l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, l’actuelle administration américaine menace d’anéantir ce qui reste du multilatéralisme et du droit international, affirme, dans une tribune au « Monde », le ministre des affaires étrangères de la République islamique d’Iran.

En Iran – pays qui est la cible des sanctions les plus vicieuses et aveugles –, ce que nous avons observé de l’administration actuelle des Etats-Unis est parfaitement clair : celle-ci n’offre aucune perspective quant à l’avenir de la communauté mondiale.
L’inflexibilité et l’imprévisibilité des Etats-Unis n’ont rien à voir avec la mise en œuvre de la théorie des jeux, où les acteurs sont censés prendre des décisions rationnelles. Qu’il s’agisse de sa mauvaise gestion interne du Covid-19 ou de l’affaiblissement de la paix et de la stabilité à l’étranger, le gouvernement actuel à Washington n’a aucun plan véritable, à part de s’en prendre aveuglément à tous ceux qui défendent l’Etat de droit.
Un parfait exemple en est la manière dont les Etats-Unis ont agi par rapport à la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a approuvé le Plan d’action conjoint – en anglais Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA) –, communément appelé « accord sur le nucléaire iranien ». En juillet 2015, l’Iran, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont signé cet accord historique pour répondre à toutes les préoccupations concernant le caractère exclusivement pacifique de notre programme nucléaire, tout en libérant le peuple iranien de sanctions inhumaines et injustes.
Ni souhaitable ni viable
Dans le même cadre, les Etats-Unis et d’autres signataires ont coparrainé conjointement la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée à l’unanimité, dont l’accord nucléaire est un élément indissociable et à laquelle sont jointes ses 90 pages, inscrivant ainsi cet accord dans le droit international. Cependant, en mai 2018, l’administration américaine a déclaré qu’elle avait décidé unilatéralement de « mettre un terme à sa participation » au JCPOA.
Depuis lors, l’Iran et le reste de la communauté internationale ont été laissés dans la position extraordinaire de voir les Etats-Unis devenir le premier Etat dans l’histoire de l’ONU à non seulement enfreindre une résolution contraignante qu’il a lui-même parrainée, mais à sanctionner également les gouvernements et les entreprises qui soutiennent le droit international en mettant en œuvre les dispositions de cet accord. Ainsi que j’ai eu l’occasion d’en prévenir le Conseil de sécurité le mois dernier, la prolongation de cette situation n’est ni souhaitable ni viable.
L’Union européenne annonce ne pas reconnaître le résultat de l’élection en Biélorussie
La pression s’accentue sur Alexandre Loukachenko. L’Union européenne ne reconnaît pas la réélection du président biélorusse et va sanctionner « bientôt » un nombre « substantiel » de responsables des fraudes électorales et des violences qui ont suivi le scrutin, a annoncé, mercredi 19 août, le président du Conseil européen, Charles Michel, à l’issue d’un sommet extraordinaire en visioconférence.
La présidentielle « n’était ni libre ni équitable et l’UE ne reconnaît pas le résultat », a déclaré Charles Michel. « Nous soutenons fermement le droit du peuple biélorusse à déterminer son propre destin », a-t-il insisté.
De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a exprimé, dans la foulée, son soutien aux manifestants biélorusses. « Nous ne doutons pas qu’il y ait eu des fraudes massives lors de la présidentielle », a-t-elle déclaré, ajoutant que pour l’UE, « il est clair que la Biélorussie doit trouver sa propre voie. Cela doit se faire par le dialogue et il ne doit y avoir aucune intervention extérieure ». La chancelière a par ailleurs révélé que le chef d’État contesté n’avait pas souhaité s’entretenir avec elle au téléphone.
Europe: Accord des 27 dirigeants de l’UE sur un plan de relance de 750 milliards d’euros
Au cinquième jour d’une bataille acharnée à Bruxelles entre les pays « frugaux » et le couple franco-allemand, les 27 ont trouvé un accord, mardi matin, sur un plan de relance post-coronavirus de 750 milliards d’euros, basé pour la première fois sur une dette commune. Emmanuel Macron a aussitôt salué un « jour historique pour l’Europe ».
« Nous avons un accord. Et un bon accord ! Avec un budget 2021-2027 de 1 074 milliards et un plan de relance de 750 milliards, jamais l’Union européenne n’avait décidé d’investir de manière aussi ambitieuse dans l’avenir », a expliqué la Première ministre belge Sophie Wilmes.
Pour soutenir l’économie européenne, qui affronte une récession historique, le plan prévoit un fonds de 750 milliards d’euros, qui pourront être empruntés par la Commission sur les marchés. Il se décompose en 390 milliards de subventions, qui seront allouées aux États les plus frappés par la pandémie. Ce sera la dette commune à rembourser par les 27.
Cette émission de dette commune, une première, repose sur une proposition franco-allemande, qui suscitait une farouche opposition de la part des pays dits « frugaux » (Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède) rejoints par la Finlande.
Outre ces subventions, 360 milliards d’euros seront disponibles pour des prêts, remboursables par le pays demandeur. Le plan est adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027), qui prévoit une dotation de 1 074 milliards d’euros, soit 154 milliards d’euros par an.
Diplomatie.Coronavirus : l’Union européenne accuse la Chine de désinformation
Dans le cadre d’un nouveau plan présenté ce mercredi 10 juin par la Commission européenne, Bruxelles a cité Pékin comme une source de désinformation sur les sujets liés au coronavirus. Comme l’indique la presse internationale, c’est la première fois que l’UE “dénonce” officiellement l’attitude de la Chine.

Ursula von der Leyen l’avait annoncé. Sa Commission serait “géopolitique”, ce qui veut dire qu’elle prendrait des positions fortes sur la scène internationale. Et c’est bien ce qu’a fait l’exécutif bruxellois ce mercredi 10 juin, lorsqu’il a annoncé son plan visant à lutter contre les mensonges en ligne liés à la crise du coronavirus.
“Pour la première fois, la Commission européenne a mentionné Pékin comme une source de désinformation en ligne dont l’objectif est de saper les démocraties occidentales et de semer des divisions en son sein, annonce Politico sur son site. L’Union européenne a longtemps reproché à la Russie de diffuser de la désinformation en ligne. Maintenant, elle cite également la Chine.”
“Arme biologique”
Une prise de position sans malentendu possible puisque à cette occasion, comme le rapporte le média bruxellois, la vice-présidente de la Commission, Vera Jourova, a déclaré, en faisant référence à Pékin : “Si l’on a des preuves, on ne doit pas avoir peur de le dire et de dénoncer la situation.”
Des “tactiques copiées du ‘style’ russe”
“Avec la crise du Covid-19, nous avons observé un type de communication beaucoup plus agressif de la part de la Chine, indique Mareike Ohlberg, membre d’un think tank, dans les colonnes de Politico. Il s’agit souvent de tactiques copiées du ‘style’ russe.”
De son côté, Pékin a évidemment promptement (et sobrement) réagi aux accusations de l’Union européenne, en affirmant par la voie de son porte-parole au sein de la mission chinoise auprès de l’Union européenne :
« La Chine s’est toujours opposée à la fabrication et à la dissémination de la désinformation par tout individu ou toute organisation. La Chine est une victime de la désinformation, pas une instigatrice.”
(source: courrier international)
La Commission européenne propose un plan de relance de 750 milliards, empruntés en commun
Il s’agit là d’une véritable révolution dans l’histoire communautaire : face à l’opposition radicale de l’Europe du Nord, jamais la Commission n’avait proposé l’émission d’une dette mutualisée européenne de grande ampleur. Mais la négociation s’annonce difficile.
Emission d’un grand emprunt européen, augmentation sans précédent des transferts au sein du budget communautaire, mise en place de ressources propres qui permettraient à la Commission de se financer indépendamment des Etats membres… Le plan de relance qu’a présenté, mercredi 27 mai, Ursula von der Leyen, la présidente de l’exécutif communautaire, pour aider l’Europe à surmonter les ravages de la pandémie de Covid-19, fait tomber des dogmes qui ont jusqu’ici empêché l’Union d’aller vers plus d’intégration. « Pour l’instant, ces mécanismes sont ciblés sur la gestion de la crise. Mais oui, ce plan pose les jalons d’une nouvelle manière de fonctionner », reconnaît un diplomate.
Mme von der Leyen a annoncé que la Commission emprunterait 750 milliards d’euros pour aider le continent à sortir d’une récession sans précédent. Pour prendre la mesure de l’effort annoncé, il faut rappeler que le budget européen en cours de discussion, avant le plan de relance, représentait un total de 1 100 milliards d’euros sur la période 2021-2027.
Avant de se lancer, l’ex-ministre d’Angela Merkel a beaucoup consulté, souvent tergiversé. Plusieurs fois, elle a repoussé ses annonces, ne voyant pas quelle martingale constituerait une base de négociations acceptable pour les Vingt-Sept. Entre une Europe du Nord opposée à toute mutualisation de la dette et très soucieuse de ses deniers et une Europe du Sud demandant plus de solidarité à ses partenaires, l’équation semblait impossible.
Coronavirus : l’Union européenne ouvre un pont aérien vers la Centrafrique
Un premier avion rempli de matériel de santé et de travailleurs humanitaires a atterri à Bangui. Le Niger, le Cameroun et le Burkina doivent aussi bénéficier de cette aide.

Un pont aérien – un de plus. Dans la dernière décennie, la Centrafrique en a connu au moins deux autres, au plus fort de la crise politico-militaire de 2013-2014. Cette fois-ci, ce n’est pas l’instabilité sécuritaire mais la crise sanitaire qui justifie la décision humanitaire. Même si les cas officiels de Covid-19 y sont encore relativement limités (94 patients testés positifs au 7 mai), le nombre de malades augmente de plus en plus vite dans ce pays où les infrastructures sanitaires sont parmi les plus précaires de la planète.
« La Centrafrique a été choisie parmi les quatre pays bénéficiaires de ce pont aérien parce qu’il s’agit d’un pays vulnérable, avec une crise humanitaire déjà aiguë, explique Samuela Isopi, ambassadrice de l’Union européenne (UE) à Bangui. Le premier impact du Covid-19 a été de bloquer et d’empêcher l’acheminement de l’aide humanitaire. C’est pour cette raison que la France a insisté pour que la Centrafrique soit le premier pays concerné par ce pont aérien. » Le Niger, le Cameroun et le Burkina Faso seront les trois autres destinations de ces vols d’assistance.
L’UE a tenu à marquer l’importance de ce pont aérien, organisé en concertation avec l’ensemble des Etats membres, en dépêchant sur place son commissaire à la gestion des crises, qui a rencontré ce vendredi 8 mai le président Faustin-Archange Touadéra à l’aéroport de Bangui M’Poko durant les deux heures d’escale. Juste le temps de permettre le déchargement de la cargaison, qui comprend bien sûr du matériel de protection classique (gants, masques chirurgicaux, gel hydroalcoolique, etc.), mais aussi de réanimation, avec des bacs à oxygène.
« Nous étions en sous-effectif »
En tout, 40 tonnes d’équipements seront acheminées en trois vols successifs à destination de Bangui. Une partie du matériel sera donnée aux agents de santé centrafricains, mais la cible privilégiée par l’UE, ce sont les agences onusiennes et les ONG internationales, afin qu’elles puissent continuer leur travail de terrain. « Nous allons réceptionner 5 000 masques et du matériel de protection pour nos équipes les plus exposées, confirme Ferran Puig, directeur pays pour Oxfam. Nous travaillons dans des camps de déplacés où la densité de population est importante et où il y a un risque énorme de propagation du virus. »
Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, Oxfam vient également de passer un contrat avec l’UE pour la mise en place d’une vingtaine de points d’eau, indispensables à la gestion sanitaire de l’épidémie.
Europe and China were on course for a reset. Coronavirus changed all that

(CNN) – Before coronavirus brought the world to its knees, 2020 was slated to be a crucial year for the European Union and China.
L’Union européenne pour un nouveau partenariat avec l’Afrique
Ursula von der Leyen et plusieurs commissaires européens vont discuter de la stratégie de l’Union européenne pour l’Afrique avec leurs homologues de l’Union africaine.
C’est déjà le deuxième voyage officiel de la nouvelle présidente de la Commission européenne au siège de l’Union africaine. Cette fois, elle sera accompagnée de 22 des 27 commissaires européens, pour un sommet avec leurs homologues de l’UA.
Ces visites à Addis Abeba témoignent de l’importance qu’accordent les institutions européennes à l’Afrique, avec laquelle Bruxelles souhaite multiplier les « partenariats » dans le cadre de sa nouvelle stratégie.
« Partenariat d’égal à égal »
Les temps changent, il ne suffit plus aux Européens d’arriver pour annoncer une série de mesures ou des plans à destination de l’Afrique, il faut désormais aussi savoir écouter les besoins et les exigences des partenaires africains.
Voilà comment on pourrait résumer la nouvelle ligne de Bruxelles qui veut une relation davantage axée sur les intérêts politiques et économiques réciproques que sur l’aide au développement.
La Commission européenne a établi une ébauche de stratégie pour l’Afrique qui sera discutée ce jeudi 27 février à Addis-Abeba et présentée officiellement le 4 mars.
Nucléaire : Macron propose aux Européens « un dialogue stratégique » sur le rôle de la dissuasion française
Vendredi matin, Emmanuel Macron a proposé aux pays européens « un dialogue stratégique » sur « le rôle de la dissuasion nucléaire française » dans la sécurité de l’Europe. Sans préciser si le Royaume-Uni post-Brexit était concerné ou non par cette proposition.

Le président Emmanuel Macron a exhorté vendredi les Européens à développer une « plus grande capacité d’action » face aux désordres mondiaux, avec un moyen : en participant pleinement aux futures négociations sur le contrôle des armements et en s’associant à un « dialogue stratégique » sur le rôle de la dissuasion nucléaire française.
Discours très attendu
Les Européens ne peuvent pas « se cantonner à un rôle de spectateurs » face à la course aux armements nucléaires dont le Vieux continent risque d’être de nouveau le théâtre, a-il lancé lors d’un discours sur la stratégie de défense et la dissuasion françaises devant un parterre d’officiers français et d’attachés de défense, en présence des ministres Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères) et Florence Parly (Armées).
« La dernière décennie a vu les équilibres stratégiques, politiques, économiques, technologiques, énergétiques et militaires largement remis en cause et nous voyons aujourd’hui poindre à nouveau ce qui pourrait mettre à mal la paix acquise après tant de drames sur notre continent », a-t-il averti dans un tour d’horizon des bouleversements post-Guerre froide.
Ce discours très attendu – qui a duré une heure et quart – est un exercice imposé pour chaque président français, chef des armées et maître de la doctrine de dissuasion nucléaire, considérée par la France comme la clé de voûte de sa stratégie de défense et la garantie ultime de ses intérêts vitaux.
Arsenal « inférieur à 300 » têtes
La France est le seul pays de l’Union européenne doté de l’arme atomique depuis la sortie du Royaume-Uni. Les forces nucléaires françaises « renforcent la sécurité de l’Europe par leur existence même et à cet égard ont une dimension authentiquement européenne », a-t-il souligné. « Les intérêts vitaux de la France ont désormais une dimension européenne », que la menace d’emploi du feu nucléaire vise précisément à défendre.
Sans aller jusqu’à proposer une dissuasion partagée – sujet très sensible sinon tabou – le chef de l’Etat a proposé aux partenaires européens qui le souhaitent de s’associer aux « exercices des forces françaises de dissuasion ». Un responsable des conservateurs allemands d’Angela Merkel avait plaidé lundi pour que l’UE dispose à l’avenir de sa propre force de dissuasion nucléaire, suggérant une mise en commun de l’arsenal atomique français.
La France, qui prône une dissuasion « strictement suffisante », a « réduit la taille de son arsenal, aujourd’hui inférieur à 300 armes nucléaire », a précisé Emmanuel Macron, en vantant le « bilan exemplaire » du pays en matière de désarmement.