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Vatican: les familles envoyées en mission dans le monde

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A l’issue de la Célébration Eucharistique marquant la clôture de la dixième rencontre mondiale des familles, samedi 25 juin en fin d’après-midi, un texte leur a été remis, les invitant à poursuivre leur chemin missionnaire.

A l’issue de la messe de clôture de la Xème rencontre mondiale des familles, le Pape François a lu le texte qui a été remis à chacune d’entre elle présente ce samedi soir sur la place Saint-Pierre. Voici le texte lu par le Saint-Père, qui sera également distribué ce dimanche à l’issue de l’Angélus:

«Chères familles,

Je vous invite à poursuivre votre chemin

à l’écoute du Père qui vous appelle :

Soyez des missionnaires sur les chemins du monde !

Ne marchez pas seul !

Vous, jeunes familles, laissez-vous guider par ceux qui connaissent le chemin,

vous qui marchez devant, soyez des compagnons de route pour les autres.

Vous qui êtes perdus à cause des difficultés,

ne vous laissez pas abattre par la tristesse,

faites confiance à l’amour que Dieu a placé en vous,

Implorez l’Esprit chaque jour pour le raviver.

 

Annoncez avec joie la beauté d’être une famille !

Annoncez aux enfants et aux jeunes la grâce du mariage

chrétien. Donnez de l’espérance à ceux qui n’en ont pas.

Agissez comme si tout dépendait de vous,

sachant que tout doit être confié à Dieu.

Soyez ceux qui « cousent » le tissu de la société et d’une Église

Synodale qui crée des relations en multipliant l’amour et la vie.

Soyez un signe du Christ vivant,

n’ayez pas peur de ce que le Seigneur vous demande,

ni d’être généreux avec Lui.

Ouvrez-vous au Christ, écoutez-le dans le silence de la prière.

Accompagnez les plus fragiles

Occupez-vous de ceux qui sont seuls, réfugiés, abandonnés.

 

Soyez la semence d’un monde plus fraternel !

Soyez des familles au grand cœur !

Soyez le visage accueillant de l’Église !

Et s’il vous plaît, priez, priez toujours !

 

Que Marie, notre Mère, vous vienne en secours quand il n’y aura plus de vin,

qu’elle vous accompagne dans le temps du silence et de l’épreuve,

qu’elle vous aide à marcher ensemble avec son Fils ressuscité».

Audience : «L’alliance entre les générations est notre don perdu»

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Le Pape François lors de l’audience générale du 23 février 2022 (Vatican Media)

Depuis la salle Paul VI, le Pape François a débuté ce mercredi 23 février un nouveau cycle de catéchèses, portant cette fois sur la vieillesse. «La grâce du temps et l’alliance des âges de la vie» était le thème d’ouverture. François a notamment attiré l’attention des fidèles sur les méfaits du manque de relations entre les jeunes et les personnes âgées.

C’est sur une situation qui concerne l’humanité tout entière que le Pape François a voulu attirer l’attention avec ce nouveau cycle de catéchèses. Un âge de la vie qui, depuis quelques décennies, «concerne un vrai “nouveau peuple”, les personnes âgées». «Avec les migrations, la vieillesse fait partie des questions les plus urgentes que la famille humaine doit affronter», a estimé le Souverain Pontife. Avec son lot de défis, notamment «le risque de rejeter cette catégorie de personnes considérées comme un “poids”». Le Saint-Père s’est désolé en particulier des situations de négligence dont les plus anciens ont été victimes durant la pandémie.

Contre le jeunisme

Aux yeux du Successeur de Pierre, le principal enjeu est «l’unité des âges de la vie». «Demandons-nous : existe-t-il une amitié, une alliance entre les différents âges de la vie, ou la séparation et le rejet prévalent-ils ?».

Et François de dénoncer une culture dominante qui exalte la jeunesse «comme le seul âge digne d’incarner l’idéal humain, associée au mépris de la vieillesse comme fragilité, déchéance, handicap». Cette vision déformée fut «l’icône dominante des totalitarismes du 20è siècle».

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Le Pape annonce le Jubilé de 2025, signe de renaissance après la pandémie

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Après deux années marquées par la souffrance, la peur ou les restrictions de liberté dues au virus, un premier remède a été trouvé, et le Pape estime que «l’épidémie pourra être surmontée». Dans une lettre adressée au président du Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, il souligne que le prochain jubilé favorisera grandement la recomposition d’un climat d’espérance et de confiance.

Ouverture de la Porte Sainte lors du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde.

Le Pape annonce la tenue du Jubilé de 2025. Dans une lettre adressée au Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle évangélisation -l’organisateur de cette future Année Sainte- le Pape François appelle à mettre en œuvre une préparation qui permettra au peuple chrétien de vivre pleinement l’événement, dans toute sa force pastorale.

Après deux ans de pandémie, le Souverain Pontife espère que ce moment de grande importance spirituelle, ecclésiale et sociale, favorisera «la recomposition d’un climat d’espérance et de confiance».

Ces deux dernières années, il n’y a pas eu un seul pays qui n’ait été bouleversé par «l’épidémie soudaine qui, en plus d’avoir touché du doigt le drame de la mort dans la solitude, l’incertitude le caractère provisoire de l’existence, a modifié notre mode de vie».

Comme les écoles ou les usines, les églises ont été fermées. Comme leurs frères et sœurs, les chrétiens ont éprouvé la souffrance, la peur ou les restrictions de liberté.

Conjuger la dimension spirituelle du Jubilé avec la vie sociale

Mais aujourd’hui, un premier remède a été trouvé et «nous avons pleinement confiance», écrit François. «L’épidémie pourra être surmontée», et cela sera «plus facilement réalisable» si les populations les plus pauvres ne sont pas «négligées» et que les découvertes scientifiques sont partagées.

François souhaite que le Jubilé annoncé soit le signe d’une «renaissance renouvelée dont nous ressentons tous l’urgence», écrit-il. D’où le thème choisi pour l’année sainte: «Pèlerins d’espérance». L’espérance, une flamme donnée aux chrétiens et qu’ils doivent garder allumée «pour que chacun retrouve la force et la certitude de regarder l’avenir avec un esprit ouvert, un cœur confiant et une intelligence clairvoyante».

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Urbi et Orbi: demander à l’Enfant Jésus la force de «s’ouvrir au dialogue»

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En ce 25 décembre 2021, le Pape François a donné sa bénédiction Urbi et Orbi -à la ville et au monde-, depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre. Dans un contexte plus qu’incertain, caractérisé par une multiplicité de crises complexes et interminables, le Souverain Pontife appelle à toujours choisir la voie du dialogue pour les résoudre.

Apparu dans le monde «comme un chuchotement», «comme le murmure d’une brise légère», le Verbe de Dieu fait chair dans le sein de la Vierge Marie est venu «pour dialoguer avec nous», et ce faisant, pour nous montrer «la voie de la rencontre et du dialogue». Ce chemin est plus que jamais nécessaire en ces temps de pandémie, où «la tendance se renforce à se replier sur soi»; même au niveau international, note le Saint-Père, l’on semble privilégier le choix «des raccourcis» plutôt que celui du dialogue, alors qu’il conduit «réellement à la résolution des conflits et à des bénéfices partagés et durables».

Syrie, Irak, Yémen, Terre Sainte

«Alors que l’annonce de la naissance du Sauveur résonne autour de nous et dans le monde entier, nous voyons encore beaucoup de conflits, de crises et de contradictions (…) Et nous ne les remarquons presque plus. Nous nous y sommes tellement habitués que d’immenses tragédies passent désormais sous silence», déplore François, qui a ensuite énuméré plusieurs situations emblématiques, au premier rang desquelles la Syrie, en guerre depuis une décennie et l’Irak «qui peine toujours à se relever après un long conflit». «Nous entendons le cri des enfants s’élever du Yémen où une terrible tragédie, oubliée de toute le monde, se déroule en silence depuis des années, faisant des morts chaque jour», poursuit-il.

Le Pape évoque aussi «les tensions permanentes entre Israéliens et Palestiniens», qui s’éternisent avec des «conséquences sociales et politiques toujours plus importantes».

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Audience générale: avec saint Joseph, redécouvrir la valeur du silence

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Saint Joseph, homme du silence, totalement ouvert à l’action de l’Esprit-Saint: ce trait si caractéristique de l’époux de Marie a été exploré par le Pape ce mercredi devant les fidèles et pèlerins réunis en salle Paul VI du Vatican pour l’audience générale hebdomadaire.

Le parcours de réflexion sur saint Joseph, que propose le Pape depuis quelques semaines, s’est arrêté ce mercredi sur un aspect fondamental de cette figure: le silence. Les Évangiles ne rapportent en effet aucune parole du père adoptif de Jésus. Mais il serait faux d’imputer cette attitude à un caractère «taciturne», ou d’assimiler ce silence à du «mutisme», a précisé d’entrée François. Il s’agit plutôt d’un silence «plein d’écoute», qui révèle «sa grande intériorité» et par lequel Joseph nous invite à «laisser la place à la présence du Verbe fait chair», le Christ. C’est en effet dans le silence que Dieu se manifeste.

Ayant grandi à cette «école» à Nazareth, Jésus n’aura de cesse de chercher des espaces de silence durant ses journées, tout en enjoignant ses disciples à faire de même. «Comme il serait beau que chacun de nous, à l’exemple de saint Joseph, parvienne à retrouver cette dimension contemplative de la vie ouverte précisément par le silence», a alors lancé le Pape aux fidèles, reconnaissant toutefois que cette expérience n’est guère facile, et pour cause: «le silence nous fait un peu peur, car il nous demande d’entrer en nous-mêmes et de rencontrer la partie la plus vraie de nous-mêmes».

Or, de ces espaces de silences peut «émerger une autre parole, celle de l’Esprit Saint qui habite en nous». Cette Voix est souvent confondue «avec les milliers de voix des préoccupations, des tentations, des désirs et des espoirs qui nous habitent». Et sans cet entrainement qui vient de la pratique du silence, «même notre parole peut devenir malade», se transformer même en une «arme dangereuse» -«qui tue plus que l’épée»- lorsqu’elle se confond avec la «flatterie, vantardise, (le) mensonge, médisance et calomnie», a pointé le Pape.

En cultivant le silence, à l’instar de saint Joseph, nous «donnons à l’Esprit la possibilité de nous régénérer, de nous consoler, et nous corriger», «et le bénéfice pour nos cœurs guérira aussi notre langage, nos mots et nos choix», a assuré l’évêque de Rome qui a conclu par une courte prière à saint Joseph, l’homme «qui a uni le silence à l’action»:

“Saint Joseph, homme du silence, toi qui, dans l’Évangile, n’a prononcé aucune parole, apprends nous à nous abstenir de paroles vaines, à redécouvrir la valeur des mots qui édifient, encouragent, consolent, soutiennent. Sois proche de ceux qui souffrent des mots qui blessent, comme les calomnies et les médisances, et aide-nous à toujours unir nos paroles à nos actes. Amen. ”

(source: vaticannews.va)

La Garde suisse: Soldiers of the Pope

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For the first time an exclusive visit behind Vatican walls records the history, traditions and daily life of the smallest army in the world, the Swiss Guard, whose duty is to defend the Holy Father at any cost, giving their own lives if necessary.

The film captures the highlights of a typical year for the Swiss Guard, including their ceremonial duties as well as some more intimate moments. Here is their story through the lives of the members of the Swiss Guard, offering a window on the Vatican not seen before.


Le Pape François est protégé par sa Garde Suisse, et ce depuis 500 ans. Mais pourquoi des Suisses ? Sont-ils de vrais soldats ou s’agit-il simplement d’une unité apparat ? Le Vatican les a-t-il déjà envoyé au combat ? Voici l’Histoire de la garde suisse pontificale.

Le Pape félicite l’UNESCO pour son 75e anniversaire

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Dans un message vidéo adressé à Audrey Azoulay, la directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, le Pape François exprime ses félicitations pour l’anniversaire de cette organisme fondé en 1946.

Le Pape aux côtés d’Audrey Azoulay lors d’une audience privée, en décembre 2018 au Vatican

Dans ces mots d’encouragement, le Pape se félicite du «rapport privilégié» que l’Église entretient avec l’UNESCO. «En effet, l’Église est au service de l’Évangile, et l’Évangile est le message le plus humanisant que l’Histoire connaisse. Message de vie, de liberté, d’espérance, qui a inspiré dans toute époque et dans tout lieu d’innombrables initiatives éducatives, et a animé la croissance scientifique et culturelle de la famille humaine», insiste François.

Le Pape rappelle donc que l’UNESCO «est un interlocuteur privilégié du Saint-Siège dans le service commun de la paix et de la solidarité entre les peuples, le développement intégral de la personne humaine, et dans la protection du patrimoine culturel de l’humanité», avant de bénir les membres de la « communauté de travail» qui œuvrent au service de cette organisation basée à Paris, et qui avait été visitée par Jean-Paul II le 2 juin 1980.

Récemment, les contacts se sont intensifiés entre le Saint-Siège et l’UNESCO, notamment à l’occasion de la visite du Pape en Irak et du lancement, le 7 octobre dernier, d’un cycle d’études dédiées à l’écologie intégrale, à l’Université pontificale du Latran.

(source: vaticannews)

Protégé : Communication

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Al-Tayyeb d’Al-Azhar: « Fratelli tutti », une encyclique importante aussi pour les musulmans

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Le Grand Imam d’Al-Azhar parle aux médias du Vatican de sa relation avec François : «Dès la première minute de notre rencontre, j’ai eu la confirmation qu’il est un homme de paix et d’humanité. Son encyclique est un appel à créer une véritable fraternité où il n’y a pas de place pour la discrimination sur la base de différences de religion, de race, de sexe ou d’autres formes d’intolérance».

Le grand Imam Ahmad Al-Tayyeb

«Chacun de nous s’est découvert une grande sensibilité spirituelle et réfléchie à l’égard des crises qui affligent l’homme contemporain… ». Ahmad Muhammad Al-Tayyeb, Grand Imam d’Al-Azhar, lors de son séjour à Rome pour participer à certains événements importants aux côtés du Pape François et d’autres chefs religieux, a visité les studios de Radio Vatican – Vatican News et a répondu à quelques questions sur sa relation avec le Souverain Pontife, un an après la publication de l’encyclique Fratelli tutti.

Cohérence du message des religions

Le Grand Imam raconte : «après l’élection de notre cher frère le Pape François, Al-Azhar a pris l’initiative de le féliciter, et nous avons reçu une belle réponse de François. Une réponse qui nous a encouragés à recommencer une relation. J’ai donc décidé de rendre visite au Pape au Vatican en mai 2016. Au cours de cette visite, chacun d’entre nous a découvert une grande écoute spirituelle et réfléchie des crises qui affligent l’homme contemporain, et en particulier des pauvres, des orphelins, des malades, des veuves, des victimes de guerres et des sans-abri». «Cette harmonie entre lui et moi, poursuit Al-Tayyeb, peut apporter beaucoup pour atténuer ces crises. A partir de ce moment, il n’y a plus eu d’hésitation. Personnellement, je n’ai pas hésité à tendre la main. Dès la première minute de notre rencontre avec lui, j’ai eu la confirmation qu’il est un homme de paix et d’humanité par excellence. Les choses se sont bien passées et en trois ans seulement, nous avons organisé six sommets. Lors du cinquième, nous avons signé le document sur la fraternité humaine».

Le Grand Imam souligne que «le message de la religion ne peut porter les fruits escomptés que s’il est proclamé par des croyants fidèles qui sont d’abord réconciliés entre eux. Parmi ceux qui apportent ce message à l’humanité, il doit y avoir la paix, l’harmonie et la coopération. Car si la division et le conflit règnent entre eux, ils sont incapables de transmettre le message de paix au peuple. Nous connaissons le célèbre proverbe qui dit : “Celui qui n’a pas quelque chose, ne peut pas le donner”».

À propos de l’encyclique Fratelli tutti, publiée il y a un an, M. Al-Tayyeb assure : «Cette encyclique est certainement d’une énorme importance, surtout en ce moment, tant pour les musulmans que pour les non-musulmans. Je peux dire que cette encyclique s’inscrit dans le cadre de nos rencontres et s’en inspire. Le Pape lui-même le mentionne, je crois dans la préface. L’encyclique va dans le même sens, celui du dialogue et de la coexistence entre les hommes : il s’agit, en somme, d’un appel à appliquer les principes moraux des religions pour créer une véritable fraternité où il n’y a pas de place pour la discrimination sur la base de différences de religion, de confession, de race, de sexe ou d’autres formes d’intolérance. L’encyclique est utile pour les musulmans et en même temps pour les autres, car elle dit que nous sommes tous frères. Et le Coran dit aux musulmans : vous avez des frères et vous êtes égaux en humanité. Nous disons que l’homme est semblable ou égal à moi et qu’il est mon frère en humanité. Il peut être un frère en religion, mais il peut aussi être un frère pour moi en humanité».

Interprétations corrompues du message divin

En ce qui concerne le rôle des religions dans la promotion de la paix et de la fraternité et dans la lutte contre la haine et le terrorisme, le Grand Imam déclare : «Il est inexact de dire que les religions révélées par Dieu le Très-Haut ont été la cause de guerres dans l’histoire, car ce que l’on appelle des conflits au nom de la religion sont en réalité des conflits politiques qui ont volé le nom de la religion en le chargeant d’interprétations corrompues pour obtenir des conquêtes et des intérêts mondains, qui n’ont aucun lien, même lointain, avec la vraie religion. Je dois dire que ceux qui répandent la haine parmi les gens aujourd’hui, et pratiquent la violence et l’effusion de sang au nom de la religion ou de Dieu, sont des menteurs et des traîtres aux religions dont ils brandissent les bannières, quelles que soient ces religions ou doctrines ou confessions au nom desquelles ils parlent».

Enfin, répondant à une question sur la dignité des femmes et les signes inquiétants qui montrent la résurgence d’un fondamentalisme qui ne les respecte, Al-Tayyeb déclare que «ce qui est énoncé dans le document sur la fraternité humaine est ce qui est établi par l’islam en ce qui concerne le respect des femmes et le plein respect de leurs droits. J’affirme également que personne ne peut priver les femmes d’un seul de leurs droits, qui ont été établis par le prophète de l’islam Mahomet, et qui se trouvent dans sa phrase claire et concise : “Les femmes sont égales aux hommes”…. Face à cette vérité, aucun musulman fidèle à ses convictions ne peut retirer aux femmes les droits garantis par l’islam. Nous devons dire que tout ce qui est soulevé aujourd’hui dans ce domaine n’est rien d’autre que la victoire d’habitudes et de coutumes dépassées et anciennes, qui portent atteinte à la loi de l’islam et à ses règles». Le Grand Imam tient également à souligner que «nous devons et faisons une distinction» entre «les droits façonnés par les civilisations contemporaines qui ignorent la morale religieuse et les sentiments de la nature humaine, et d’autres droits formulés dans des sociétés où la religion constitue une base solide dans la construction de leur culture et de leurs modes de vie».

Andrea Torniellivaticannews.va

Détournement d’aumône au Vatican: la promesse d’un procès retentissant

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Dix responsables seront jugés par le tribunal du Saint-Siège dès le 27 juillet au sujet du rôle supposé qu’ils auraient joué dans une affaire d’investissements douteux.

Le pape François a déjà engagé des réformes pour assainir la situation. | Isabella Bonotto / AFP

Samedi 3 juillet, la salle de presse du Saint-Siège signalait l’inculpation de dix personnes et quatre sociétés pour des faits graves: «extorsion», «corruption», «escroquerie», «blanchiment d’argent», «détournement de dons», «abus de pouvoir».

Fait sans précédent, l’acte d’accusation de près de 500 pages, couronnant deux ans d’enquête, cite des personnalités proches du pape François ou qui furent ses plus proches collaborateurs, dont le cardinal Angelo Becciu, déchu des droits et devoirs liés au cardinalat en septembre 2020. La première audience de ce procès se tiendra le 27 juillet prochain.

Le denier de Saint-Pierre investi dans l’immobilier

Tout commence en 2013, quelques semaines après l’élection du pape argentin. La secrétairerie d’État (administration similaire à celle du Premier ministre français) décide l’investissement de 200 millions de dollars (168,9 millions d’euros) dans Athena Capital Global Opportunities, un fonds régi par un intermédiaire italien, Raffaele Mincione.

Cet argent provient du denier de Saint-Pierre, organisme qui gère les dons remis au pape pour ses œuvres en faveur des pauvres. Il est convenu de placer 100 millions dans un immeuble détenu jadis par Harrod’s à Chelsea, quartier chic de Londres, et de répartir les 100 millions restants dans divers placements. La secrétairerie d’État est alors dirigée par le cardinal Parolin et son substitut aux affaires générales (équivalent du ministre de l’Intérieur), Angelo Becciu, un diplomate de carrière, en poste depuis 2011.

Le cardinal déchu Angelo Becciu, qui clame son innocence, est au cœur des accusations visant le Vatican. | Andreas Solaro / AFP

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