Wagner
L’ONU accuse Wagner et l’armée malienne d’un massacre
À Moura, village au centre du Mali, au moins 500 personnes étaient assassinées entre le 27 et le 31 mars 2022. Dans un rapport publié la semaine dernière, l’ONU met clairement en cause les forces maliennes et les mercenaires russes de Wagner. Des actes qui pourraient être qualifiés de crimes contre l’humanit
20.000 combattants russes tués en Ukraine depuis décembre, selon la Maison-Blanche

D’après les États-Unis, la moitié des soldats tués appartenaient au groupe paramilitaire russe Wagner. Ils étaient pour la plupart d’anciens prisonniers.
Les services de renseignement américains estiment que 20.000 combattants russes ont été tués en Ukraine depuis décembre, et 80.000 autres blessés au combat, a dit un porte-parole de la Maison-Blanche lundi 1er mai.
«Depuis décembre, nous estimons que la Russie a compté plus de 100.000 combattants tués ou blessés, dont 20.000 morts au combat», a dit John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, pendant une conférence de presse.
La moitié des soldats tués issus de Wagner
Il a précisé que la moitié des morts appartenaient au groupe militaire privé russe Wagner, et étaient pour la plupart d’anciens prisonniers «jetés dans les combats à Bakhmout (est de l’Ukraine) sans entraînement ni commandement militaire suffisant.» «La conclusion est que l’offensive de la Russie s’est retournée contre elle», a assuré John Kirby.
Il a en revanche refusé de se prononcer sur les pertes subies par l’Ukraine, soutenue par une coalition occidentale animée par les États-Unis. «C’est à eux qu’il appartient d’en parler ou non. Jamais je ne rendrai public quoi que ce soit qui leur complique la tâche. Ils sont les victimes, la Russie est l’agresseur», a-t-il expliqué.
La plupart des combats en Ukraine ces dernières semaines se sont concentrés sur la région orientale du Donbass, en particulier sur la ville de Bakhmout. Les Russes ont très progressivement avancé dans cette cité industrielle largement détruite, qu’ils affirment contrôler à hauteur d’environ 80%.
(source: lefigaro.fr)
Afrique, Ukraine : la marche sanglante des Wagner
Après le Mali, le Burkina Faso vient de demander à l’armée française de quitter son territoire. Arrivée au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat, le 30 septembre 2022, le deuxième en huit mois, la junte burkinabée dénonce l’accord qui permet aux forces spéciales françaises d’être présentes dans le pays pour lutter contre les groupes jihadistes. Ouagadougou dit notamment vouloir diversifier ses partenaires et envisagerait un rapprochement avec… Moscou. Paris a répondu attendre des clarifications de la part du président de transition, le capitaine Ibrahim Traoré.
Le Burkina Faso héberge actuellement un contingent de près de 400 hommes de la force française « Sabre ». Ce scénario rappelle celui de Bamako, dans un contexte qui a vu depuis le putsch de septembre, les manifestations contre la présence militaire française se multiplier à Ouagadougou sur fond de désinformation qui émanerait d’organisations financées par Moscou, avec un objectif : faire de la Russie la puissance d’influence au Sahel à la place de la France.
Des dessins animés de propagande russe circulent ainsi sur les réseaux sociaux. Dans l’un d’eux, on peut voir des soldats français représentés en zombies et en serpents, se présentant comme des « démons de Macron ». De l’autre côté, les mercenaires du groupe russe Wagner, eux, sont dépeints comme des libérateurs. Véritable cheval de Troie de l’influence de la Russie sur le continent africain, les hommes de Wagner, un groupe paramilitaire russe sans existence légale, ont été signalés au Burkina Faso mais leur présence n’est pas confirmée. Ils sont en revanche désormais bien implantés au Mali ainsi qu’en Centrafrique. Dans ce dernier pays, les mercenaires russes, proches de Vladimir Poutine, « intimident et harcèlent les civils », créant un climat de peur.
À tel point que, selon l’ONU, les victimes des violences de ces paramilitaires sont terrifiées à l’idée de saisir la justice par crainte de représailles. Wagner, une armée de l’ombre qui vient d’être classée par les Etats-Unis « organisation criminelle transnationale », sème la violence partout sur la planète depuis 2013. Avec souvent une même méthode pour s’implanter dans un pays : assurer la sécurité des pouvoirs en place en échange d’une prise de contrôle des mines d’or et de diamant. Avec derrière ces juteux contrats : Evgueni Prigojine. Surnommé le « cuisinier de Vladimir Poutine », le patron de Wagner est sorti de l’ombre pendant la guerre en Ukraine. Il a reconnu en septembre dernier avoir fondé le groupe de mercenaires et il multiplie depuis les apparitions dans les médias ainsi que sur le front ukrainien où ses hommes sont présents. Des déclarations et une omniprésence qui questionnent sur les ambitions de l’homme devenu milliardaire, qui n’a pas hésité ces derniers temps à critiquer l’efficacité de l’armée russe.
Alors Evgueni Prigojine serait-il en train de concurrencer son ami Vladimir Poutine ? Quelles sont les ambitions du patron de Wagner ? Que se passe-t-il au Burkina Faso ? Comment les hommes de Wagner sont-ils devenus incontournables en Afrique ? Enfin si RT France ferme, la chaîne russe est très active en Afrique. Quelle est sa stratégie sur le continent africain ?
Experts : – François Clemenceau, rédacteur en chef international Le Journal du Dimanche – Guillaume Ancel, ancien officier de l’armée française – Daphné Benoit, correspondante Défense à l’AFP – Paul Gogo, correspondant en Russie
Exclusif: arrivée des paramilitaires, l’Algérie autorise le survol de son Territoire par les Russes
« Groupe Wagner » connu comme « paramilitaires russes » au Mali ou ailleurs: l’une des multiples facettes de la « transition » géopolitique en Afrique.
Burkina : la Russie « disqualifiée » dans la lutte contre le jihadisme
Le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, le président de la transition, a déclaré que son pays ne compte pas sur l’aide militaire étrangère pour combattre le jihadisme.
Dans la guerre contre les jihadistes, le Burkina ne devrait placer ses espoirs que sur ses propres forces de défense et de sécurité. Telle est la position affirmée par l’actuel homme fort du pays. « Si les gens pensent que ce sont les Chinois, les Russes ou les Vietnamiens qui vont venir nous sauver, (ils se trompent). Ce sont de faux débats. C’est nous d’abord », a soutenu le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba.
Le président de la transition s’exprimait hier jeudi à Bobo-Dioulasso, dans le Sud-Ouest du pays, à 365 kilomètres de la capitale Ouagadougou lors d’une rencontre avec les militaires de cette ville de garnison. À travers cette déclaration, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba a répondu à une partie de ses compatriotes qui lui demandent de faire appel aux mercenaires russes pour contenir les assauts jihadistes devenus permanents. Car le Mali, confronté au péril jihadiste, s’est rapproché de la Russie via le groupe de sécurité privée Wagner.
En septembre 2021, le Premier ministre malien, Choguel Maïga, justifiait le recours « à d’autres voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires » par l’ « abandon en plein » de la France. Cependant, Bamako a toujours employé le terme « instructeurs » même si à l’occasion de plusieurs sorties médiatiques, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a reconnu que Wagner est présent au Mali sur une base commerciale.
En plus des Russes, dont la présence sur le théâtre des opérations est appréciée par l’opinion nationale selon une enquête réalisée par la fondation allemande, Friedrich Ebert, le Mali s’intéresse au modèle rwandais pour reprendre l’initiative sur le terrain. Une option qui n’emballe pas pour le moment Ouagadougou. Le chef de l’exécutif burkinabè est convaincu que « l’engagement du cœur va nous aider à gagner cette guerre.
C’est un idéal de patriotisme, de restauration et de sauvegarde de notre pays qui anime la transition ». Le 24 janvier dernier, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, à la tête du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR), a renversé Roch Marc Christian Kaboré, le président réélu, pour insuffisance de résultats dans la lutte contre le jihadisme.
(source: journaldugabon.com)
Mali : Emmanuel Macron organise un mini-sommet pour discuter de la présence militaire au Sahel
Paris tente actuellement de préparer les contours du futur dispositif militaire régional français.
Le retrait des soldats français au Mali sur la table. Le président français Emmanuel Macron va réunir mercredi soir un mini-sommet avec plusieurs dirigeants africains et européens, ont annoncé mardi l’Elysée et le porte-parole du gouvernement. A l’ordre du jour de cette réunion : la présence militaire au Sahel, en particulier au Mali, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, alors que Paris et ses partenaires européens pourraient annoncer leur retrait du Mali, sous pression de la junte au pouvoir à Bamako.
Des annonces « seront faites ensuite rapidement », a précisé Gabriel Attal. Le statu quo n’est « pas possible dans un contexte très dégradé au Mali, avec la prise de pouvoir par une junte, le refus d’appliquer un calendrier de retour à l’ordre démocratique qui avait pourtant été annoncé et le recours à une milice privée russe », a souligné le porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres.
La question du retrait des troupes reste « ouverte »
« Ce n’est pas un sujet franco-malien », « nous avons européanisé notre présence au Sahel avec l’appui d’une dizaine de pays européens qui sont venus nous rejoindre », « c’est dans ce travail de concertation avec tous ses partenaires que les décisions doivent être prises », a-t-il ajouté.
Sur un éventuel retrait du Mali, « la question est ouverte, elle n’est pas tranchée », a précisé l’Elysée. Mais tous les pays « sont préoccupés par la fuite en avant des autorités de transition maliennes » et expriment « un scepticisme de plus en plus grand pour maintenir leur engagement » dans le pays. Il y a toutefois « une volonté collective de rester engagé dans la durée au Sahel », dont les pays sont « demandeurs de davantage d’appui et de partenariat », selon la présidence.
Qui participera au sommet ?
Ont été invités à l’Elysée les présidents des pays du G5 Sahel : le Niger, le Tchad et la Mauritanie, à l’exception du Mali et du Burkina Faso, suspendus des instances de l’Union africaine à la suite de coups d’Etat. Seront également présents les dirigeants des pays d’Afrique de l’Ouest, en particulier ceux bordant le golfe de Guinée (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo et Bénin), confrontés à une menace terroriste grandissante.
Du côté européen, l’Elysée accueillera les présidents du Conseil européen Charles Michel et de la Commission Ursula Von der Leyen, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, ainsi que les dirigeants des pays participant ou soutenant les différentes opérations sur le terrain comme Takuba (forces spéciales), EUTM (formation militaire) ou la mission de l’ONU Minusma. Le chef du gouvernement italien Mario Draghi sera présent, mais pas le chancelier allemand Olaf Scholz.
(source: 20minutes.fr)
La France dénonce des propos « indécents » sur un abandon du Mali
Ses accusations reviennent à “s’essuyer les pieds sur le sang des soldats français”, a déploré la ministre des Armées.

INTERNATIONAL – La France a fermement rejeté ce lundi 27 septembre les accusations “inacceptables” et “indécentes” d’“abandon” du Mali portées par le Premier ministre malien à la tribune de l’ONU, qui reviennent à “s’essuyer les pieds sur le sang des soldats français”, dont un est mort vendredi.
“Il n’y a pas de désengagement français, je tiens à commencer par rétablir des contre-vérités (…) Quand on a 5000 soldats et qu’on se désengage de trois emprises, et qu’on a l’intention d’en laisser encore plusieurs milliers, lorsqu’on déploie au Sahel des blindés dernier cri (…) ce n’est pas l’attitude normale d’un pays qui a l’intention de s’en aller”, a fait valoir la ministre des Armées Florence Parly lors d’une conférence devant des étudiants de Sciences-Po Paris.
Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a accusé samedi à l’ONU la France d’un “abandon en plein vol” avec la réorganisation de sa présence militaire au Sahel, et ainsi défendu la décision de Bamako d’engager des discussions avec la société paramilitaire privée russe Wagner.
“C’est beaucoup d’hypocrisie, c’est beaucoup de mauvaise foi, beaucoup d’indécence surtout parce que ces propos ont été tenus le samedi 25 septembre, or le vendredi 24 septembre un 52e militaire français a donné sa vie pour combattre le terrorisme au Sahel”, s’est indignée Florence Parly.
“Consultations avec les autorités sahéliennes et maliennes”
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