Education

« Rebellion » de 1947: Le pardon de l’oubli, écrit par Rodolphe Razafimbahiny

Publié le Mis à jour le

Rodolphe Razafimbahiny

« Le pardon de l’oubli« , est un témoignage poignant de ces évènements, vécu dans sa chair, et écrit en 1995 par feu Rodolphe Razafimbahiny (frère cadet du célèbre R.R. Majunga) et de Jules Razafimbahiny, ancien ambassadeur plénipotentiaire de Madagascar à Washington, Londres, Bruxelles, Rome, etc…

(Exposition semaine de la Francophonie (Œuvres de Rodolphe Razafimbahiny – Alliance française, Mars 2010)

Raymond Razafimbahiny (R.R.Majunga)
S.E.M. Jules Razafimbahiny

L’Histoire s’écrit rarement au présent… Il faut souvent des mois, voire des années, parfois même des décennies, avant qu’éclate la «vérité» sur tels évènements passés!

Concernant les «évènements de 1947 à Madagascar», il est évident qu’à cette époque, l’Histoire a été écrite par le pouvoir colonial qui s’est empressé de clamer très fort à la face du monde entier, que «le peuple malgache s’est révolté» sous l’impulsion du parti MDRM, conduit par les trois parlementaires Raseta, Ravoahangy, Rabemananjara. C’était la fameuse «Rébellion», thèse officielle déjà contestée à l’époque, mais contestation timide par crainte des représailles, ou autres raisons politiques…La simple logique démolit cette thèse à partir de l’adage français: «Pour trouver l’auteur d’un crime, il faut chercher à qui il profite».

Il est clair que les seuls bénéficiaires de ces «évènements» ont été le pouvoir colonial, les colons français qui suivaient d’un œil inquiet l’heureuse évolution des interventions des trois parlementaires malgaches à l’Assemblée Nationale Française, réclamant le recouvrement de l’indépendance de Madagascar, pacifiquement, par voie légale. L’indépendance recouvrée signifiait l’abandon des riches concessions accaparées par les colons. Il fallait une «rébellion» pour faire avorter la demande des parlementaires malgaches. Est-ce à dire que cette «rébellion» a été provoquée par le pouvoir colonial?

L’avenir nous le dira, car les témoins, «les vrais», parlent de plus en plus. Parmi ces témoignages, le mien que j’apporte ici, accrédite pleinement cette thèse de la provocation. J’ai toujours eu une certaine répugnance à remuer ces pénibles souvenirs, vieux bientôt d’un demi siècle… Mais, aujourd’hui, pour la vérité de l’Histoire, surtout pour les générations futures, j’ai décidé de rompre un silence qui n’a que trop duré!

Le 29 mars 1947 à travers les yeux d’un témoin

Publié le Mis à jour le

Clémence Ramahavalisoa, fille d’Emmanuel Ramahavalisoa, victime de l’événement du 29 mars 1947 à Mananjary se souvient de l’arrestation de ses parents.

Au cours de la Semaine Sainte de 1947, un commissaire est venu arrêter Emmanuel Ramahavalisoa – membre du MDRM (Mouvement Démocratique pour la Rénovation de Madagascar) à Mananjary – chez lui, sous les yeux de sa femme et de ses deux filles (Clémence et Florence, NDLR). Pour quel motif ? Personne ne le sait, mais le fait qu’il ait été membre du mouvement aura probablement constitué un motif suffisant. Il a été isolé au Bureau du Trésor qui a servi de prison. Le même commissaire est venu demander l’avis des ses filles si elles veulent partir ou rester. Elles ont choisi de rester. Quelques jours après, la mère, Gabrielle Rafaraharimavo, a été également arrêtée et placée au Bureau de la Douane. Les deux filles, dépouillées de leurs biens n’avaient que ce qu’elles portaient sur elles. Leur oncle leur a donc offert son hospitalité, mais ce dernier a connu le même sort que les parents des deux jeunes filles.

Emmanuel Ramahavalisoa et sa femme Gabrielle Rafaraharimavo, martyrs pour l’Indépendance de Madagascar

Le 27 mars, la fille aînée a été appelée au chevet de sa mère, victime d’une hémorragie et ce fut le dernier jour où elle l’a vue. Le lendemain, les sœurs de l’Eglise de leur village ont exigé que tout le monde s’abrite dans l’église. « Cette nuit-là, c’est-à-dire le jour de la Pâques, nous avons entendu des rafales de mitrailleuses autour de l’église. La sœur nous a dit qu’il faut nous préparer puisque nos parents ne sont plus », raconte Clémence Ramahavalisoa. Elles ont quitté Mananjary le lendemain du carnage pour rejoindre leur tante et leur cousine. Leur grand-père a plus tard lancé un Sos à l’endroit des deux filles pour qu’elles reviennent dans la Capitale.

« Le jour de notre arrivée, on nous a convoqué à Ambohitsirohitra où ma sœur a fait l’objet d’une enquête. Il lui a été formellement interdit de révéler quoi que ce soit, sinon nous risquions une grosse peine », a-t-elle poursuivi. Vers 1979, les deux filles se sont rendues à Mananjary pour ramener les dépouilles de leurs parents qui se reposent actuellement en paix aux Mausolées.

(Sources: “Le Quotidien” – Madagascar, et le Journal Témoignages de l’île de La Réunion)


Les massacres de Madagascar par la France en 1947


Le pardon de l’Oubli

« Le pardon de l’oubli« , est un témoignage poignant de ces évènements, vécu dans sa chair, et écrit par feu Rodolphe Razafimbahiny (frère cadet de R.R. Majunga) en 1995.

(Exposition semaine de la Francophonie (Œuvres de Rodolphe Razafimbahiny – Alliance française de Majunga, Mars 2010)

Protégé : La grotte du tombeau de Maraha (ou Grotte du Lait), nourrice d’Abraham.

Publié le Mis à jour le

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Biographie de Benoît de Nursie: Saint patron de l’Europe

Publié le Mis à jour le

Nom et Prénom : Benedictus (= Benoît), ce qui veut dire béni de Dieu.
Date de naissance : entre 480 et 490
Lieu : à Nursie dans les Apennins, en Ombrie.

Nourrice : Cyrilla
Fratrie : une petite sœur du nom de Scholastique.

Sa fête est le 11 Juillet

Adolescent, il est envoyé à Rome pour poursuivre ses études. Mais écoeuré par la vie de décadence qui l’entoure, il décide un beau jour de quitter la ville, à la recherche de Dieu.
Après une rencontre avec un moine du nom de Romain, il se retire dans la solitude dans une grotte de Subiaco. Par la suite, il est rejoint par des hommes qui veulent devenir ses disciples. Alors Benoît commence à organiser une petite communauté.

Puis, il est amené à quitter Subiaco pour aller au Mont Cassin. Il en deviendra Père Abbé et c’est là qu’il rédigera sa « Règle » pour préciser comment l’expérience spirituelle du moine doit être vécue au quotidien.

La vie de St Benoit

Introduction, par Saint Grégoire : « tout quitter pour le Christ »

Il y eut un homme de sainte vie, Benoît – BENEDICTUS – béni par la grâce et par le nom.

Dès le temps de sa jeunesse, il portait en lui un cœur digne de celui d’un vieillard (par la sagesse). Issu d’une bonne famille de Nursie, on l’envoya à Rome pour s’y livrer à l’étude des lettres. Mais il s’aperçut que c’était l’occasion de tomber dans l’abîme des vices. Méprisant donc l’étude des lettres, il se mit en quête d’un genre de vie sainte. Il se retira donc, savamment ignorant et sagement inculte.

Récit d’un 1er miracle accompli par saint Benoît
Ayant donc abandonné l’étude des lettres, il avait décidé de gagner le désert, et sa nourrice fut seule à le suivre. Comme ils étaient arrivés à un endroit qu’on appelle Effide et que plusieurs personnages fort honorables les retenaient charitablement, ils séjournèrent dans l’église saint Pierre. La nourrice emprunta un crible pour purifier le grain. Hélas il vint à tomber, se brisa, et le voilà en deux morceaux ! La nourrice se mit à pleurer à chaudes larmes en voyant que le crible était maintenant brisé. C’est alors que Benoît, enfant religieux et dévoué, voyant sa nourrice en larmes, fut ému de compassion : il emporta les morceaux du crible et se mit à prier en pleurant. Sa prière achevée, il se releva et découvrit à ses côtés le vase en bon état au point qu’on ne pouvait y voir aucune trace de l’accident.
Alors aussitôt, il consola sa nourrice avec tendresse et lui remit en bon état le crible qu’il avait emporté en morceaux. La chose fut connue de tout le monde. Pendant bien des années l’objet demeura là sous les yeux de tous suspendu à l’entrée de l’église jusqu’à l’époque des Lombards.
Retraite dans la grotte de Subiaco – Benoît revêt l’habit monastique

Benoît, plus désireux de se fatiguer dans les travaux de Dieu que d’être loué en ce monde, gagna une retraite dans un lieu désert, « Subiaco », à 40 milles de Rome.

Un moine, Romain, le voit et l’interroge. Benoît lui confie son désir. Romain garde le secret et l’aide à réaliser son vœu. Il lui donne l’habit et lui rend tous les services possibles. L’homme de Dieu, Benoît, gagne une grotte où il demeure pendant 3 ans inconnu des hommes sauf du moine Romain.
Romain vivait dans un monastère non loin de là. Il portait le pain qu’il pouvait soustraire à sa propre portion à Benoît. Il n’y avait pas de chemin de la grotte au monastère de Romain, car un rocher très élevé la surplombait. Romain avait l’habitude de descendre le pain à l’aide d’une très longue corde sur laquelle il avait mis une petite sonnette attachée par une ficelle. Entendant la clochette, l’homme de Dieu était averti que Romain lui apportait du pain, alors il sortait pour le prendre.

Un prêtre rencontre Benoît le jour de Pâques

Le Dieu tout-puissant résolut désormais que Romain se reposerait de son labeur et que la vie de Benoît serait offerte en exemple aux hommes afin que brille la lumière posée sur le chandelier pour tous ceux qui sont dans la maison (cf. Matthieu 5,15).

Il daigna apparaître en vision à un prêtre qui demeurait un peu plus loin. – « Toi, tu te prépares un délice et mon serviteur, en ce lieu, est torturé par la faim ». Il se leva, en ce jour de Pâques, avec le repas qu’il s’était préparé et se mit en quête du serviteur de Dieu à travers les monts abrupts, les vallées encaissées et les terres défoncées. Il le trouva enfin caché dans la grotte. Ils prièrent ensemble, bénirent le Seigneur et s’assirent pour échanger de doux entretiens spirituels. Ensuite le prêtre dit :
« Mangeons ensemble car c’est Pâques aujourd’hui ».
L’homme de Dieu répondit : – « Je sais que c’est Pâques puisque j’ai la grâce de te voir ».

Vivant loin des hommes, Benoît ignorait qu’on fêtait en ce jour la solennité de Pâques. Le prêtre affirma : – « Oui vraiment c’est aujourd’hui le jour pascal de la Résurrection du Seigneur. Il ne convient pas de jeûner aujourd’hui. Le Seigneur m’a envoyé pour que nous partagions ses dons ».
Alors, ayant béni Dieu, ils prirent de la nourriture. Puis, ayant achevé le repas et l’entretien, le prêtre revint à l’église.

Saint Benoît est choisi comme Abbé d’un monastère

Le Père d’une communauté monastique à proximité mourut. Toute la communauté se rendit auprès du vénérable Benoît pour le supplier de venir diriger la communauté. Il refusa longtemps, prédisant qu’il ne pourrait s’accommoder de leurs mœurs. Un jour, vaincu par leurs prières, il consentit.

Néanmoins, comme il prenait garde à la vie régulière dans le monastère et qu’il n’accordait licence à personne comme auparavant de poser des actes illicites en déviant à droite ou à gauche du droit chemin, les frères devinrent fous de colère. Ils voyaient qu’avec Benoît l’illicite n’était plus licite. La vie des bons est toujours un poids pour les dépravés.

Ils cherchèrent ensemble un bon moyen pour le faire mourir. Ils mélangèrent du poison au vin. Le verre contenant le poison fut présenté au Père afin qu’il le bénisse selon la coutume du monastère. Benoît fit un signe de croix et le récipient tenu à distance se brisa à ce signe : le vase de la mort fut mis en pièces comme s’il avait reçu une pierre au lieu du signe de croix.
– « Que le Dieu Tout-puissant ait pitié de vous, frères ! Pourquoi avez-vous essayé de me tuer ? Ne vous avais-je pas dit dès le début que vos mœurs ne pourraient s’accommoder avec les miennes ? Allez donc trouver un père selon vos mœurs. Ne comptez plus sur moi. »

Benoît se retire à nouveau dans la solitude

Il revint alors au lieu de sa chère solitude et, seul sous le regard de Celui qui voit d’en-haut, il habita avec lui-même.

Il veillait sans cesse à sa propre garde, se voyant toujours sous les yeux de son Créateur. Il se maintint lui-même dans le cloître de sa pensée.

Le saint homme croissait en vertus et en miracles et beaucoup furent attirés et se rassemblèrent pour servir le Dieu Tout-puissant.

Miracle de l’obéissance des disciples de Benoît

Un jour, Placide sortit pour puiser de l’eau dans le lac. Il fit avec son seau un geste imprudent et tomba dans l’eau. Aussitôt le courant l’entraîna vers le large. L’homme de Dieu, à l’intérieur de sa cellule, eut aussitôt conscience de ce qui s’était passé et appela Maur en toute hâte :
« Cours ! Placide est allé puiser de l’eau, il est tombé dans le lac ! »

Chose admirable et qui ne s’était pas reproduite depuis l’apôtre Pierre ! Maur demande la bénédiction de Benoît et court. Se croyant toujours sur la terre ferme, il continue sa course sur l’eau jusqu’à l’endroit où était l’enfant. Il le saisit par les cheveux et revint toujours en courant. A peine eut-il touché terre et repris ses esprits qu’il jeta un regard derrière lui… Étonné et tout tremblant, il vit quel miracle avait été accompli !

De retour chez le Père, il lui rendit compte de cet exploit. Le vénérable homme de Dieu, Benoît, lui, se mit à attribuer la chose non à ses propres mérites mais à l’obéissance de son disciple. Maur, au contraire, disait que c’était dû uniquement à son ordre : il était bien conscient que cela ne venait pas de sa propre vertu puisqu’il avait agi inconsciemment.
Dans cet assaut d’humilité réciproque et amical, l’enfant sauvé intervint comme arbitre.
« Moi, lorsque j’étais retiré de l’eau, je voyais au-dessus de ma tête le capuchon du Père Abbé, c’était lui qui me tirait hors de l’eau. »

Empoisonner saint Benoît par jalousie

Le feu de l’amour de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ grandissait. Beaucoup de gens quittaient la vie du siècle et se mettaient sous le joug du Rédempteur. Il est courant que les méchants jalousent le bien spirituel des autres.

Un prêtre de l’église voisine, se mit à envier les vaillantes entreprises du saint homme, à vilipender son genre de vie et à barrer la route à ceux qui lui rendaient visite. La jalousie l’aveugla au point qu’il fit parvenir au serviteur du Dieu Tout-puissant un pain farci de poison sous couleur d’offrande bénite ! L’homme de Dieu le reçut avec action de grâce, mais la peste que recelait ce pain n’eut pas de secret pour lui.

A l’heure du repas, un corbeau avait coutume de venir prendre du pain dans sa main. Il vint comme d’habitude. L’homme de Dieu jeta devant lui le pain que le prêtre lui avait fait parvenir :
« Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, prends-moi ce pain et jette-le là où personne ne puisse le retrouver ».
Alors, ouvrant la bouche, étendant les ailes, le corbeau se mit à sautiller autour du pain et à émettre de petits croassements. Il voulait bien obéir mais ne pouvait accomplir cet ordre.
Va, sois tranquille, jette ça dans un endroit impossible à trouver ».

Après de longues hésitations, le corbeau prit ce pain empoisonné dans son bec, il s’envola et s’éloigna. Au bout de trois heures, le pain ayant été jeté, le corbeau revint et l’homme de Dieu lui donna sa pitance accoutumée.

Une supercherie démasquée par Saint Benoît

Le roi Totila avait entendu dire que le saint homme avait l’esprit de prophétie. Il fit annoncer son arrivée au monastère. Comme il avait l’esprit retors, il voulut tester si Benoît avait vraiment l’esprit de prophétie. Il revêtit un de ses soldats de ses habits royaux et lui donna l’ordre de se présenter à l’homme de Dieu. Il lui donna une escorte pour faire croire que c’était lui le roi Totila.

Totila, roi des Goths, règne 10 ans (542-552) Quand l’homme de Dieu le vit venir, il dit :
– « Mon fils, quitte ces vêtements qui ne sont pas à toi !  »
Ils retournèrent tous au plus vite vers Totila épouvantés et lui racontèrent en tremblant avec quelle rapidité ils avaient été découverts.
Totila n’osait pas approcher de l’homme de Dieu. Il demeurait prosterné à distance. Benoît, serviteur du Seigneur Jésus-Christ, s’approcha en personne, le releva et lui fit des reproches sur son inconduite.
« Tu fais beaucoup de mal, tu en as fait déjà beaucoup. Maintenant tâche de mettre un frein à l’injustice. Tu entreras dans la ville de Rome, tu traverseras la mer, tu régneras 9 ans encore et tu mourras la 10ième. »

A ces mots, le roi fut terrifié. Il demanda une prière de bénédiction et s’en alla. Il fut désormais moins cruel. La prophétie de Benoît se réalisa, il mourut la 10ième année.

Un jour où Benoît ne fit pas ce qu’il avait choisi… Dieu écoute les prières des humbles

Benoît avait une sœur, Scholastique, consacrée au Dieu tout-puissant depuis son enfance. Elle rendait visite à son frère une fois par an et l’homme de Dieu descendait à sa rencontre, dans la propriété du monastère.

Une fois, elle vint comme d’habitude et son vénérable frère, accompagné de ses disciples, descendit à sa rencontre. Ils passèrent la journée à parler de Dieu et à le louer. Le soir ils prirent ensemble leur nourriture en prolongeant leurs entretiens spirituels. Soudain Scholastique demanda :
– « Je t’en prie, reste cette fois jusqu’au matin pour que nous puissions parler encore des délices de la vie céleste.
-« Que dis-tu là, ma sœur ? Impossible ! « 

Le ciel était serein, aucun nuage dans l’air…
Devant le refus de son frère, la sainte femme joignit les doigts, posa les mains sur la table et s’inclina pour prier le Seigneur Tout-puissant. Quand elle releva la tête, éclairs et tonnerre éclatèrent avec une telle force et l’inondation fut telle que ni le vénérable Benoît, ni les frères qui l’accompagnaient ne purent mettre le pied dehors pour remonter au monastère.

Scholastique avait répandu sur la table des fleuves de larmes qui avaient attiré un déluge de pluie ! Au milieu des éclairs, du tonnerre et du déluge de pluie, Benoît, contrarié, commença à se plaindre :
-« Que le Dieu Tout-puissant te pardonne ! Ma sœur, qu’as-tu fait ? »
« Je t’ai prié et tu n’as pas voulu m’écouter. J’ai prié mon Seigneur et lui m’a entendu. Eh bien sors si tu peux ! Rentre dans ton monastère. »

 

IVème République: fomba fampihavanam-pirenena?

Publié le Mis à jour le

Adihevitra taorian’ny Fikaonandoham-pirenena teny amin’ny CC International d’Ivato

Mpisehatra: Saraha Georget Rabeharisoa (Présidente Parti Vert Hasin’i Madagasikara), Augustin Andriamananoro (Vice-Président MAPAR), Prince Révérend Ndriana Rabarioelina (Filoha mpanorina ny Fiombonamben’ny Zanak’Andriana eto Madagasikara), Idéalson (Magistrat d’Ordre Administratif, Komity teknika mpikarakara)

Comment les maths ont vaincu Hitler

Publié le Mis à jour le

Et si le débarquement de Normandie n’avait été possible que grâce à un mathématicien antimilitariste et anticonformiste, dont le rêve était de construire un cerveau artificiel ? Le doux rêveur en question s’appelle Alan Turing et son domaine d’études est la branche la plus fondamentale des mathématiques : la logique. Bien loin, en principe, de toute application concrète. Comment ce savant excentrique a-t-il pu contribuer à la victoire des Alliés ? La réponse se trouve dans la petite ville de Bletchley Park, dans la grande banlieue londonienne. C’est ici que s’est jouée pendant la Seconde Guerre mondiale une vaste partie d’échecs dont l’enjeu était le décryptage des communications secrètes de l’armée allemande. Une partie dont la pièce maîtresse a justement été Alan Turing – l’inventeur de ce qui ne s’appelait pas encore l’ordinateur. Esprit plus que brillant, Turing sera pourtant traité de manière odieuse au lendemain de la guerre : son homosexualité lui ayant valu des poursuites judiciaires, il se suicidera en 1954 après avoir dû subir une castration chimique.

La guerre des codes

L’accès récent à de nouvelles archives permet aujourd’hui de porter un regard neuf sur la bataille de l’Atlantique, la campagne d’Afrique ou encore le débarquement de 1944. Ce documentaire mêle avec vivacité et pertinence des archives, des entretiens avec des historiens et des séquences en animation. À la lueur d’une guerre des codes longtemps restée secrète, il propose de relire un épisode historique sur lequel tout semblait avoir été dit.

Alan Turing: The Scientist Who Saved The Allies | Man Who Cracked The Nazi Code