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La piscine de l’Université d’Antananarivo rouvre ses portes

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(©actu-orange.mg)

La piscine de l’Université d’Antananarivo, entièrement rénovée, a été officiellement inaugurée le lundi 24 novembre 2025, offrant désormais à la communauté universitaire un espace moderne dédié à la pratique et à l’apprentissage de la natation.

La priorité d’accès est accordée aux étudiants de l’École Normale Supérieure (ENS) en Éducation Physique et Sportive (EPS), mais l’ensemble de la communauté universitaire — étudiants, enseignants, personnels administratifs et techniques — pourra également en bénéficier sur adhésion. À l’occasion de l’inauguration, l’accès a été exceptionnellement gratuit, permettant au public de découvrir les infrastructures et de s’initier aux bases de la natation. L’événement s’est clôturé par des démonstrations réalisées par des enseignants, des étudiants expérimentés et le maître-nageur de l’établissement.

Les règles de fonctionnement et les modalités d’accès seront communiquées ultérieurement.

Pour renforcer la sécurité, des installations lumineuses supplémentaires seront prochainement mises en place, afin d’améliorer la visibilité et de réduire les risques liés au manque d’éclairage.

Présent lors de la cérémonie, le Directeur de Cabinet de la Présidence de l’Université, Victor James Rakotoarisoa, a souligné l’engagement de l’institution à valoriser non seulement la recherche et la pédagogie, mais également les activités culturelles et sportives.

(source: actu-orange.mg

France – Madagascar – Le dossier îles Éparses toujours d’actualité

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Une question sur les îles Éparses a été posée au colonel Randrianirina durant son interview par la télévision russe RT. Selon le Chef de l’État, les négociations sur ce dossier, avec la France, continuent « en coulisses ».

Le colonel Michael Randrianirina, Chef de l’État.

Toujours d’actualité. Telle est la situation du dossier des îles Éparses, à entendre la réponse du colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, durant l’interview qu’il a accordée à la branche francophone de la chaîne d’information russe Russia Today (RT).

Lors de cette interview qui date du 20 novembre et partagée par l’ambassade russe sur sa page Facebook, les relations bilatérales entre Madagascar et la France ont été parmi les sujets soulevés par la journaliste de RT. Sur ce plan, le dossier sur les îles Éparses est une des questions incontournables.

« C’est un sujet qui tient à cœur au peuple malgache. Pour l’instant, on est en train de négocier en coulisse », déclare alors le président de la Refondation de la République.

À entendre la réponse du locataire d’Iavoloha, il n’y a pas encore de certitude, ni sur l’issue des négociations, ni sur le chronogramme pour connaître l’avancée des négociations. « Vous allez voir ce que ça va donner dans quelques mois ou dans un an, ou je ne sais pas, on verra », ajoute en effet l’homme fort de l’État dans sa réponse. À la relance de la journaliste sur les chances que l’issue des négociations soit en faveur des revendications de Madagascar, il réplique : « souhaitons-le ».

Durant cette interview, le colonel Randrianirina a affirmé la politique diplomatique de Madagascar. Une diplomatie tous azimuts avec comme seule condition une coopération équilibrée et mutuellement bénéfique. Il s’agit d’une ligne diplomatique également mise en avant par ses prédécesseurs. De prime abord, la continuité de l’État pourrait également concerner le calendrier diplomatique de la Grande Île, dont le dossier des îles Éparses.

Les îles Éparses ont été soustraites du territoire malgache par la France, avec un décret qui date du 1er avril 1960, soit juste avant l’indépendance du pays. Madagascar revendique depuis plusieurs années leur restitution. Une première victoire diplomatique a été acquise au niveau de l’Organisation des Nations unies (ONU), avec la résolution de la 34e session de l’Assemblée générale, en 1979.

Question de souveraineté

Dans cette résolution, les Nations unies utilisent explicitement le terme « îles malgaches » pour désigner les îles Éparses. Ainsi, l’ONU « réaffirme la nécessité de respecter scrupuleusement l’unité nationale et l’intégrité territoriale d’un territoire colonial au moment de son accession à l’indépendance [et] invite le gouvernement français à entamer sans plus tarder des négociations avec le gouvernement malgache en vue de la réintégration des îles précitées, qui ont été séparées arbitrairement de Madagascar ».


Les négociations entre Madagascar et la France sur les îles Éparses ont concrètement été engagées durant l’administration Rajoelina, via une commission mixte. Jusqu’ici, il y a eu deux réunions entre la partie malgache et celle française au sein de cette commission mixte. La première manche s’est tenue à Antananarivo, au palais d’Andafiavaratra, le 18 novembre 2019. Un premier round durant lequel les deux parties ont acté « un différend sur la question de la souveraineté ». Lire la suite »

Amendements à la Loi de Finances – La TVA sur le pétrole et l’alimentation animale supprimée

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Les députés ont adopté des exonérations de TVA et de droits de douane sur des produits essentiels. Ces mesures visent à alléger le coût de la vie et soutenir l’économie.

Les débats se poursuivaient jusque tard dans la soirée à l’Assemblée nationale.

Le débat sur l’adoption du Projet de loi de finances initiale (PLFI) 2026 s’est poursuivi jusque tard dans la soirée d’hier à l’Assemblée nationale. Au-delà des amendements déjà adoptés en commission, plusieurs modifications substantielles ont été proposées par les députés, notamment en matière de fiscalité appliquée aux produits d’importation jugés essentiels pour les ménages et pour les filières productives.

L’une des mesures phares concerne la suppression de la TVA sur certains produits pétroliers. Le pétrole lampant, dont la TVA sur les produits pétroliers (TVAPP) était initialement fixée à 20 %, voit désormais cette taxe ramenée à 0 % dans la version amendée du texte. Cette décision s’inscrit dans un contexte de hausse généralisée du coût de la vie et vise à alléger les dépenses énergétiques des foyers les plus modestes.

Concernant le gasoil, la Taxe sur les produits pétroliers (TPP) a été ajustée : elle passe de 285 à 228 ariary par litre. Les députés expliquent cette décision par la volonté de diminuer les coûts de transport et, par ricochet, l’inflation sur les produits de première nécessité.

Allégements fiscaux

Au-delà du secteur énergétique, plusieurs produits stratégiques bénéficient également d’exonérations. Le blé, matière première essentielle pour la production de farine, est désormais exempté de droits de douane et de TVA. Cette décision vise à stabiliser le prix des dérivés céréaliers, dont la hausse récurrente est source de tensions sociales.

Dans le secteur de l’élevage, l’importation de provendes pour volailles voit également la suppression de la TVA initialement fixée à 20 %. Les sous-produits tels que les sons de blé ou de riz importés sont, eux aussi, exonérés de TVA et de droits de douane. L’objectif affiché est de réduire les coûts de production pour les éleveurs et de soutenir la relance de la filière avicole, fortement impactée par la flambée des prix des intrants.

Les députés ont également supprimé toutes les dispositions qui prévoyaient d’appliquer une TVA de 20 % sur les préparations alimentaires pour nourrissons et enfants en bas âge (purées, bouillies infantiles). La retaxation programmée des compléments diététiques pour enfants, comme les sirops multivitaminés, a elle aussi été annulée. Les élus estiment que ces produits relèvent de la santé publique et ne doivent pas être alourdis par une fiscalité supplémentaire.

Au moment où nous mettions sous presse, les discussions se poursuivaient en séance plénière. Les députés réclament notamment des réaménagements de crédits en faveur de secteurs jugés prioritaires, tels que l’éducation ou l’agriculture. Pour l’éducation, ils revendiquent une augmentation significative du nombre de postes budgétaires, qui est de neuf mille0 dans le PLFI 2026. Ces revendications ont été discutées pendant près de deux heures à huis clos avant la reprise des débats.

(source: Tsilaviny Randriamanga – lexpress.mg)

Coupures de courant prolongées : le gouvernement dénonce une série d’actes de « sabotage»

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Le week-end a été particulièrement sous tension pour la Jirama. Alors que les abonnés, en particulier ceux d’Antananarivo, pensaient en avoir terminé avec les délestages programmés, une nouvelle vague de coupures a plongé de nombreux quartiers dans l’obscurité. Et d’après les autorités, il ne s’agit plus d’un problème technique, en évoquant une situation « anormale ».

Samedi soir, sur la chaîne nationale, le ministre de l’Energie et des Hydrocarbures, Ny Andro Jurice Ralitera, a été ferme dans ses propos. Selon lui, les coupures actuelles d’électricité dans la capitale et ses environs, ne relèvent pas d’un manque de production.
« Le réseau interconnecté d’Antananarivo n’est plus en déficit de production. Les coupures sont anormales », a-t-il évoqué.
En effet, depuis quel­ques semaines, Antanana­rivo comme plusieurs villes du pays, a subi des coupures inattendues et prolongées d’électricité. Et elles in­terviennent à peine quel­ques jours, après la fin des délestages tournants annoncés par les têtes pensantes de la Jirama et du MEH.

Production suffisante

Au niveau de la production, les autorités affirment pourtant que la situation s’est nettement améliorée. La centrale hydroélectrique d’Andekaleka fonctionne désormais à pleine capacité. Elle fournit 116 MW, contre 40 MW quelques semaines plus tôt. Les petits déficits résiduels, estimés entre 5 et 10 MW, peuvent, selon les autorités, être compensés par les autres centrales.
Les travaux sur le CTA2 progressent également. Un premier groupe a été remis en service et un second en cours de réparation. « Dans ce contexte, il ne devrait y avoir aucun délestage économique », précise le ministre.

« Actes de sabotage »

Face à la multiplication des coupures de courants, le gouvernement évoque un tout autre scénario, plus pré­cisément un acte de sa­botage sur le réseau électri­que. «La situation que nous subissons, n’a rien avoir le dé­lestage, mais des simples coupures suspectes», insiste Ny Andro Jurice Ralitera.
En cinq jours, plus de 17 poteaux électriques ont été arrachés, plusieurs lignes sectionnées et des transformateurs volontairement en­dommagés. Une situation qualifiée de « préoccupante ».
La Jirama se voit contrain­te d’intervenir à tout mo­ment, «comme des pompiers», selon le ministre. Des équipes sont mobilisées jour et nuit pour tenter de stabiliser un réseau fragilisé. Les autorités appellent la popu­lation à signaler toute activité suspecte afin d’éviter une aggravation de la crise.
Pour de nombreux abonnés, ils expriment à nouveau leur ras-le-bol dans les rues. Comme c’était le cas samedi soir, dans certains quartiers, notamment à Ambohipo et à Anka­ditoho Tsimbazaza.

(source: Arh. – newsmada.com)

Litchis – Timide démarrage de la campagne

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(©laverite.mg)

La campagne d’exportation des litchis a officiellement débuté hier à 15h. Une ouverture très attendue par les opérateurs de Toamasina qui suivent de près l’évolution de la maturité des fruits depuis plusieurs semaines. Selon le Centre technique horticole de Toamasina (CTHT), les prospections menées sur plus de 1.500 pieds ont montré qu’environ 70 % des fruits avaient déjà amorcé leur mûrissement, avec une majorité affichant une coloration jaune-rose et seulement une petite proportion encore verte. Même si aucun fruit n’était considéré comme totalement mûr, le diamètre moyen de 27 mm et le ralentissement de croissance observé sur une partie du peuplement indiquaient une récolte imminente.

Les conditions climatiques entre fin octobre et début novembre ont joué un rôle déterminant dans cette évolution rapide, avec une pluviométrie jugée suffisante et une montée notable des températures qui ont favorisé le développement du fruit. Ce démarrage, d’abord annoncé comme tardif, n’est finalement que légèrement décalé, ce qui soulage les exportateurs qui s’inquiétaient d’un impact sur la saison. Un technicien du CTHT explique que « l’équipe est mobilisée pour s’assurer que seuls les fruits répondant au cahier des charges seront prélevés, car la réputation des litchis malagasy dépend encore beaucoup de la qualité à l’embarquement ».

Rentrée de devises

Sur le plan économique, l’enjeu dépasse largement le simple calendrier de récolte. La filière « litchi » fait vivre des milliers de familles et représente chaque année une rentrée de devises importante pour le pays, ce qui en fait un secteur stratégique pour l’économie nationale.

Les exportateurs espèrent maintenir la dynamique positive observée lors de la campagne précédente, qui avait permis une progression notable des recettes. Le Gouvernement insiste désormais sur une meilleure transparence dans la répartition des quotas d’exportation à partir de la prochaine saison, afin d’éviter la concentration des avantages entre quelques opérateurs dominants et soutenir davantage les petits producteurs, qui restent les plus exposés aux variations du marché international. Dans les zones de production, on ressent un mélange d’espoir et de prudence.

Beaucoup de travailleurs saisonniers comptent sur ces quelques semaines pour stabiliser leur budget annuel, même si certains reconnaissent que les prix payés à la récolte ne montent pas toujours au même rythme que les demandes des acheteurs internationaux. Le lancement de cette saison 2025 devient ainsi un test pour toute la filière, qui doit prouver sa capacité à s’adapter, à maintenir un bon niveau de qualité et à rester compétitive, tout en assurant un meilleur partage des gains entre les différents acteurs.

(source: laverite.mg)

Autonomie rizicole – PAPRIZ3 : 84 000 hectares de rizières donnent 5 tonnes de riz par hectare

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Copyright Image : © Nature Et Voyage

Le projet PAPRIZ3 a officiellement clos sa phase pilote le 19 novembre 2025 à Antananarivo. Le MINAE a annoncé que les résultats sont très satisfaisants.

Un partenariat efficace

Le projet, mené en partenariat avec l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), a amélioré la production de riz à Madagascar et renforcé la sécurité alimentaire. Les agriculteurs ayant suivi les techniques du projet ont récolté 5 tonnes de riz par hectare. Le Paquet Technique PAPRIZ a été adopté au niveau national comme méthode de référence pour la production rizicole. L’initiative a touché 23 régions, dont 12 nouvelles, et mobilisé 400 formateurs des Directions Régionales de l’Agriculture et de l’Élevage (DRAE) ainsi que 4 000 formateurs paysans.
Au total, 2 400 plaines irriguées, couvrant plus de 200 000 hectares, ont appliqué les techniques PAPRIZ3. Parmi elles, 84 000 hectares ont suivi la méthode de façon complète, a précisé la source.

Modernisation après la récolte

La formation a constitué un axe central du projet. 60 étudiants de Master II ont reçu un encadrement spécialisé, a-t-on expliqué. La production de semences de base a progressé grâce à FOFIFA et l’accès aux semences certifiées s’est facilité via SOC. Ces mesures garantissent qualité et fiabilité pour les producteurs. Par ailleurs, la méthode a renforcé la chaîne de valeur rizicole, a précisé un formateur. Ce dernier a modernisé les chartes locales, consolidé les partenariats avec six fédérations, 80 associations d’usagers de l’eau et 17 coopératives. La gestion financière et l’entretien des infrastructures hydrauliques ont aussi été améliorés. Après la récolte, l’introduction de batteuses motorisées, la modernisation des systèmes de stockage et l’application des méthodes 5S/Kaizen, notamment à Mahitsy, ont optimisé la production et la collecte.
Le MINAE considère ce programme comme un modèle national pour la promotion de la riziculture, a annoncé un responsable au sein du département. Selon lui, la diffusion des techniques se poursuivra dans tout le pays pour soutenir l’autonomie rizicole et la sécurité alimentaire.

(source: moov.mg)