îles éparses
Litiges Madagascar-France: le président malgache en parle sur Tv5Monde
Depuis son élection à la tête du pays en 2014, le Président Hery Rajaonarimampianina parle pour la première fois sur les médias internationaux de cette épineuse question entre les deux pays, après moultes pressions de son opinion publique et des médias nationaux
Iles éparses: renvoyées une fois de plus à la 72ème session de l’ONU

Le 71ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies qui se tient actuellement à New York a renvoyé, une fois de plus la question des îles éparses de Madagascar figurant au 59ème point de son ordre du jour, à la prochaine session de l’Organisation. Il s’agit des îles malgaches Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassa da India . Le Bureau recommande que cette question soit inscrite à l’ordre du jour provisoire de la prochaine session de l’Assemblée générale, c’est-à-dire la 72ème.
La juriste internationale Arlette Ramaroson, présidente de l’Association Nosy Malagasy (ANM) a noté qu’un soutien d’autres pays membres est nécessaire dans ce genre de revendication. Or, on ne peut demander un soutien sans l’aval officiel des autorités en place. Ce que ces dernières ont, apparemment, manqué de faire, ou peut-être ont-elles choisi une autre approche?
De fait, pour ne pas décevoir une bonne partie de l’opinion publique, le Président Hery Rajaonarimampianina a appelé la France, lors de sa prise de parole devant l’Assemblée, à poursuivre les discussions engagées depuis le mois de Juin 2016 pour la restitution de ces îles dans le strict respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale des Etats, conformément aux dispositions de la Déclaration de Manille sur le règlement des différends internationaux, énoncée par la résolution 37/10 du 15 novembre 1982 de I’Assemblée générale des Nations Unies.
Dans sa conclusion, le Président a rendu hommage au Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki Moon, qui arrive en fin de mandat, pour son engagement pour la paix et le développement dans le monde.
Pour mémoire, il faut se rappeler qu’en conséquence de la politique de décolonisation appliquée par les puissances coloniales au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, différents statuts ont été créés pour les PTOM (Pays et Territoires d’Outre-Mer), indépendamment des Etats qui ont recouvré leur indépendance formelle des Etats colonisateurs avec leurs frontières ex-ante. Voir la carte mondiale de ces PTOM à ce jour en cliquant sur ce lien:
L’invasion de Madagascar en 1895: récits du corps expéditionnaire français
LES ÉVÉNEMENTS DE MADAGASCAR
SEPTEMBRE
19. – Le général Duchesne télégraphie par voie d’Andriba, le 23
septembre :
Premier et deuxième groupe de la colonne légère ont enlevé
aujourd’hui, 19 septembre, le passage des monts Ambohimena. Le
général Metzinger a trouvé la route occupée par toutes les forces
hovas, avec 30 canons. Mais l’apparition des troupes du général
Voyron, qui, parti avant le jour, avait réussi à dérober sa marche, a
suffi pour déterminer la déroute complète de l’ennemi.
Nos pertes sont nulles. – Nos avant-postes sont sur l’Antoby.
Entrain troupes remarquable, peu d’éclopés, malgré grandes fatigues.
– D’autre part, le Times publie la dépêche suivante, venue de
Tananarive, 23 septembre :
Les Français sont à trente milles de la capitale et s’avancent vivement.
Le cimetière anglais et l’observatoire français ont été détruits(1).
——————————————————————
(1) L’observatoire avait été construit il y a quatre ans à peine par la
Compagnie de Jésus sur la colline d’Ambohidempona, située à 2.500 mètres environ de Tananarive.
Cet établissement, bâti sur les plans de M. Lequeux, se composait d’un octogone central de 8 mètres de diamètre au-dessus duquel s’élevait une grande coupole surmontée d’une boule d’un mètre de diamètre qui servait de point géodésique et de signal pour l’heure. Trois pavillons flanqués de tours étaient adossés sur trois côtés de l’octogone.
Fort ignorants et superstitieux à l’excès, dit le P. Colin, directeur de
l’observatoire, les visiteurs malgaches, qui voient dans cette lunette les personnes et les objets renversés, les étoiles traversant le champ au moment indiqué, même en plein jour, sont persuadés qu’il y a dans nos études et nos instruments quelque pratique secrète de la sorcellerie.
La reine a prononcé un discours dans un kabary : « Les Français
sont près de vous, a-t-elle dit ; vous avez dit que vous combattriez
pour moi, mais n’avez pas combattu. Je ne fuirai pas ; je mourrai
dans mon palais. »
Les Hovas s’apprêtent à tenter une dernière défense à Ambohimanga.
(… lire ce document de 73 pages)

Madagascar: Les îles éparses à la 71è AG de l’ONU?
COMMUNIQUE DE PRESSE
La Résolution nationale de 14 pages issue du Symposium national pour la restitution des îles malgaches (îles éparses), qui s’est tenu à l’Hôtel de ville de la capitale de Madagascar le 23 juillet 2016, a été remise officiellement auprès du Ministère des Affaires Étrangères afin d’être enrôlée à la 71ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies pour être débattue et ensuite adoptée par les membres de l’Assemblée générale.
Par application de la résolution 34/91 du 12 décembre 1979 et de la résolution de 35/123 du 11 décembre 1980 de l’Assemblée générale des Nations Unies et selon sa résolution nationale déposée à l’Assemblée générale des Nations Unies, les participants au Symposium national pour la restitution des îles malgaches (îles éparses) ont demandé au Gouvernement français :
- d’annuler toutes les décisions portant atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de Madagascar notamment la loi n°2007-224 du 21 février 2007 déclarant que les îles malgaches font désormais partie des îles antarctiques françaises ;
- de cesser immédiatement toute mesure en cours qui porterait atteinte à la souveraineté de Madagascar et qui pourraient affecter la recherche d’une solution juste au différend opposant le Gouvernement malgache au Gouvernement français ;
- de procéder à la restitution immédiate et sans condition des îles malgaches détenues arbitrairement par le Gouvernement français et en écartant toute autre solution, notamment celle d’une cogestion des îles malgaches par le Gouvernement français avec le Gouvernement malgache.
France-Madagascar: Symposium national pour la restitution des Iles Eparses
L’ANM est très honorée d’accueillir cette auguste assemblée, témoin d’une nouvelle ère qui s’ouvre pour Madagascar. Nous avons parcouru les 5 provinces pour sensibiliser les Malgaches sur leur possession des iles malgaches. Au cours de nos tournées, nous avons vu les visages renaître, aller de la stupéfaction pour ceux qui ignoraient l’existence et l’historique de ces îles, vers un espoir vivant, une réalité palpable, que la misère journalière touche à sa fin Nous osons vous assurer que la revendication pour le retour des iles malagasy fait actuellement tâche d’huile dans tout Madagascar, non seulement grâce aux radios trottoir, aux medias, aux multiples associations de revendication des iles; mais aussi grâce aux forumistes ici présents et dont nous remercions le travail harassant, la foi, le patriotisme et la bonne volonté. Cette revendication agit tel un élément fédérateur réalisant l’union sacrée de tous les Malgaches, du nord au sud, de l’est à l’ouest, et s’avère être un fort facteur, sinon le meilleur facteur pour la réconciliation nationale.
La restitution des îles malagasy est un combat pour la vie de 22 millions de malgaches et pour l’avenir de nos futures générations, un combat pour la vérité et nous n’aurons de cesse que lorsque nos iles nous seront restituées.
Depuis l’avènement des deux résolutions (de l’ONU) de 1979 qui nous ont accorde la propriété pleine et entière de ces îles et encouragé fermement leur restitution aux Malgaches, rien de concret n’ a été fait. Pendant 36 ans, les gouvernements successifs ont gardé un silence de cathédrale entrecoupé de soubresauts de revendication de ces iles.
Le 29 mars 1947 à travers les yeux d’un témoin
Clémence Ramahavalisoa, fille d’Emmanuel Ramahavalisoa, victime de l’événement du 29 mars 1947 à Mananjary se souvient de l’arrestation de ses parents.
Au cours de la Semaine Sainte de 1947, un commissaire est venu arrêter Emmanuel Ramahavalisoa – membre du MDRM (Mouvement Démocratique pour la Rénovation de Madagascar) à Mananjary – chez lui, sous les yeux de sa femme et de ses deux filles (Clémence et Florence, NDLR). Pour quel motif ? Personne ne le sait, mais le fait qu’il ait été membre du mouvement aura probablement constitué un motif suffisant. Il a été isolé au Bureau du Trésor qui a servi de prison. Le même commissaire est venu demander l’avis des ses filles si elles veulent partir ou rester. Elles ont choisi de rester. Quelques jours après, la mère, Gabrielle Rafaraharimavo, a été également arrêtée et placée au Bureau de la Douane. Les deux filles, dépouillées de leurs biens n’avaient que ce qu’elles portaient sur elles. Leur oncle leur a donc offert son hospitalité, mais ce dernier a connu le même sort que les parents des deux jeunes filles.

Le 27 mars, la fille aînée a été appelée au chevet de sa mère, victime d’une hémorragie et ce fut le dernier jour où elle l’a vue. Le lendemain, les sœurs de l’Eglise de leur village ont exigé que tout le monde s’abrite dans l’église. « Cette nuit-là, c’est-à-dire le jour de la Pâques, nous avons entendu des rafales de mitrailleuses autour de l’église. La sœur nous a dit qu’il faut nous préparer puisque nos parents ne sont plus », raconte Clémence Ramahavalisoa. Elles ont quitté Mananjary le lendemain du carnage pour rejoindre leur tante et leur cousine. Leur grand-père a plus tard lancé un Sos à l’endroit des deux filles pour qu’elles reviennent dans la Capitale.
« Le jour de notre arrivée, on nous a convoqué à Ambohitsirohitra où ma sœur a fait l’objet d’une enquête. Il lui a été formellement interdit de révéler quoi que ce soit, sinon nous risquions une grosse peine », a-t-elle poursuivi. Vers 1979, les deux filles se sont rendues à Mananjary pour ramener les dépouilles de leurs parents qui se reposent actuellement en paix aux Mausolées.
(Sources: “Le Quotidien” – Madagascar, et le Journal Témoignages de l’île de La Réunion)
Les massacres de Madagascar par la France en 1947
Le pardon de l’Oubli
« Le pardon de l’oubli« , est un témoignage poignant de ces évènements, vécu dans sa chair, et écrit par feu Rodolphe Razafimbahiny (frère cadet de R.R. Majunga) en 1995.
(Exposition semaine de la Francophonie (Œuvres de Rodolphe Razafimbahiny – Alliance française de Majunga, Mars 2010)
Communiqué conjoint de CRAM et Emergence de Madagascar
La feuille de route proposée ce 18 décembre aux Députés par l’Emergence de Madagascar et le CRAM ne s’arrête pas aux Nosy Malagasy. Une fois acquise la souveraineté effective de Madagascar sur les Nosy Malagasy, l’impact direct et à court, moyen et long termes sur les ménages Malagasy y est garantie par les 29 objectifs stratégiques et les 248 actions du Plan Stratégique de Développement à Croissance Accélérée pour l’Emergence de Madagascar.
Au cours de leur rencontre avec l’Assemblée Nationale qui s’est déroulée en séance plénière ce vendredi 18 décembre 2015 au Palais de Tsimbazaza (Salle des Séances), les responsables de l’Emergence de Madagascar et du Cercle de Réflexion pour l’Avenir de Madagascar ont dans un premier temps défini les contours du différend territorial qui oppose la France à Madagascar au sujet des Nosy Malagasy avant d’expliquer la solution juridique et diplomatique adéquate pour que Madagascar puisse recouvrer sa souveraineté effective sur les Nosy Malagasy.
Fait majeur de l’explication fournie par le Président du Cercle de Réflexion pour l’Avenir de Madagascar Joël Harison, après l’étape de l’Assemblée Nationale, la France se verra poser un ultimatum d’un mois pour la suppression des deux Décrets n°60-555 du 1er avril 1960 et n°78-146 du 3 février 1978.
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