Politique
SADC-atra (« embarrassé »)

Dix-sept ans après avoir été invitée par Marc Ravalomanana à agir en médiateur au début de la crise de 2009, la SADC est de nouveau dans nos murs pour tenter de résoudre les problèmes créés par une nouvelle crise politique, elle-même générée par un autre changement anticonstitutionnel de gouvernement. En dépit des artifices de langage utilisés par les nouvelles autorités et leurs partisans, aucune disposition de la Constitution en vigueur ne prévoit que des officiers de l’armée ne prennent le pouvoir, quelles que soient les circonstances, en dehors d’un cadre électoral.
On se demande avec curiosité ce que pense la SADC du cas malgache. Dix-sept ans après le coup d’État de 2009, la présence d’une délégation lourde, menée par un ancien chef d’État en la personne de la malawite Joyce Banda, montre que le pays n’a toujours pas réussi à se libérer des démons de son instabilité politique. Ce serait une solution facile de dire que la SADC a mal géré la médiation, mais ce serait une conclusion plus raisonnable de dire que les Malgaches sont incapables de tirer les leçons du passé.
Iraky ny SADC ho an’ny fandaminana eto amintsika: ireo dingana harahan’i Madagasikara
Marc Ravalomanana : « Madagascar se trouve hors du cadre constitutionnel »

Alors que la Grande Île s’enfonce dans une incertitude institutionnelle persistante, Marc Ravalomanana n’a pas mâché ses mots lors de sa rencontre avec la délégation de la SADC.
« Sommes-nous en période d’intérim ou de transition ? » C’est la question soulevée par l’ancien président de la République, Marc Ravalomanana, à l’issue de sa rencontre avec la délégation de la SADC, hier, à son domicile de Faravohitra. Une interrogation qui reflète, selon le président national du parti Tiako i Madagasikara (TIM), le flou persistant entourant la gestion actuelle des affaires nationales. D’emblée, Marc Ravalomanana affirme que Madagascar ne se trouve plus dans un cadre constitutionnel normal. « Les dirigeants actuels doivent reconnaître que Madagascar n’est plus régi par un régime légal tel que défini par la Constitution », a-t-il déclaré devant les représentants de la Communauté de développement de l’Afrique australe. Pour l’ancien chef de l’État, la situation en cours ne relève ni d’un véritable intérim ni d’une transition clairement établie.
Sepp Blatter suggests fans should not travel to US for World Cup
- Ex-Fifa boss shows support for boycott calls
- Security concerns over tournament have risen

Former Fifa president Sepp Blatter on Monday suggested he supports fans boycotting World Cup matches in the United States this year due to security concerns.
Blatter gave his support to comments from Swiss anti-corruption lawyer Mark Pieth, who worked with Fifa on potential reforms when Blatter was president, saying fans should stay away from the US for the tournament.
“I think Mark Pieth is right to question this World Cup,” Blatter said on social media.
Pieth cited the killing of protester Renee Good by an American immigration agent in Minneapolis earlier this month as one reason for supporters not to travel to the US. Blatter’s endorsement of Pieth’s comments comes in the wake of the death of a second US citizen, Alex Pretti, last weekend.
The World Cup is due to be hosted by the US, Canada and Mexico from 11 June to 19 July.
“What we are seeing domestically – the marginalisation of political opponents, abuses by immigration services, et. – hardly encourages fans to go there,” Pieth said in an interview with Swiss daily Tages-Anzeiger last week.
“For fans, just one piece of advice: avoid the United States! You’ll get a better view on television anyway. Upon arrival, fans should expect that if they don’t behave properly with the authorities, they will be immediately sent home. If they’re lucky …”
Blatter stepped down as Fifa president in 2015 amid several scandals and was replaced by Gianni Infantino, who has forged close ties with Donald Trump.
Blatter and former Uefa chief Michel Platini were last year acquitted definitively on charges stemming from a delayed payment of 2m Swiss francs ($2.5m) Fifa made to Platini in 2011 for consultancy services.
Former France star Platini said earlier this month that Infantino has “become more of an autocrat” and “he likes the rich and power. (source: theguardian.com)
Développement et Vie politique – L’armée veut être un acteur à part entière
Le chef d’état-major, le général Démosthène Pikulas, annonce que l’armée ne se taira plus face à la situation dans le pays. Sans remettre en cause les lois ni les institutions, il affirme que l’armée compte désormais être un acteur à part entière dans la gouvernance nationale.

L’armée sort de sa réserve. À entendre le discours du général Démosthène Pikulas, chef d’état-major des armées, hier, c’en est terminé de la Grande muette. Selon lui, dorénavant, l’armée ne compte plus fermer les yeux, ni rester indifférente, ni garder le silence. Elle a l’intention de jouer pleinement sa partition dans la vie de la nation, notamment sur le plan politique.
“On dit souvent que l’armée est sourde, muette et aveugle. (…) L’armée s’exprime aujourd’hui dans ce pays. Elle ne se considère pas comme un simple acteur réclamant sa part, mais comme un véritable copropriétaire de la nation, détenteur d’une part légitime de responsabilité. Ainsi, il faut écarter l’idée que l’Armée resterait silencieuse à l’avenir. Elle aura son mot à dire sur toutes les situations à venir, elle ne restera ni passive, ni indifférente, ni muette”, déclare le général Pikulas, en abordant la rubrique “l’armée et la nation”, en ouverture des assises militaires, au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, hier.
Les propos du récemment promu général de corps d’armée marquent un tournant dans la posture, vis-à-vis des affaires nationales, de celle qui pourrait alors se départir de l’indicatif Grande muette. Un concept qui veut que l’armée soit une institution qui ne s’exprime pas sur les affaires politiques. Qui lui impose une neutralité politique et un devoir de réserve. Il y a aussi la subordination de l’armée au pouvoir civil légalement établi. À Madagascar, comme dans la plupart des pays du monde, le Président ou le Chef de l’État est érigé par la Constitution comme le Chef suprême des Forces armées.
De tradition, par ailleurs, il y a aussi l’idée que les militaires exécutent les ordres sans poser de questions. À écouter l’allocution du général Pikulas, ce concept de Grande muette n’a donc plus lieu d’être. Comme argument pour défendre sa position, il sort le principe de l’intérêt supérieur de l’État.
Nodimandry ny Colonel (ER) Razafintsalama Raymond
Maneho ny fiara-miory sy mirary fiononana feno ho an’ny Fianakaviany
«Si nous ne nous battons pas, le fascisme l’emportera» : à Minneapolis, les manifestants appellent à «abolir ICE»

Des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Minneapolis, la plus grande ville de cet État du nord des États-Unis, appelant à «abolir ICE» et à «laisser nos voisins tranquilles».
En dépit des températures glaciales, les opposants aux opérations anti-migrants dans le Minnesota se sont massivement mobilisés vendredi, et ce, malgré les tentatives des autorités américaines de calmer l’indignation provoquée par la détention d’un garçon de cinq ans par la police de l’immigration (ICE). Des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Minneapolis, la plus grande ville de cet État du nord des États-Unis, appelant à «abolir ICE» et à «laisser nos voisins tranquilles».
Un rassemblement s’est ensuite tenu sur le terrain de l’équipe locale de NBA. «Je suis ici parce que, si nous ne nous battons pas, (…) le fascisme l’emportera», a expliqué à l’AFP un manifestant souhaitant rester anonyme. La police de l’immigration est «brutale» et «ne respecte pas la loi», a déploré un autre, se présentant sous le prénom Aron.
Siteny-Tinoka Roberto : Réconciliation entre les deux députés de Toliara I

Le climat s’est apaisé entre le président de l’Assemblée nationale (PAN), Siteny Randrianasoloniaiko, et le député Tinoka Roberto. Tous les deux élus dans la circonscription de Toliara I, après une période marquée par des malentendus, les deux hommes ont affiché hier leur volonté commune de tourner la page. Le PAN a reconnu l’existence de tensions dans le passé. Il a fait remarquer que « des paroles ou des gestes peuvent parfois être mal interprétés », tout en soulignant que le différend est désormais réglé. « Tout a été clarifié. La confiance et le respect mutuel sont rétablis », a-t-il affirmé.
Intérêt général
Cette réconciliation intervient alors que l’Assemblée nationale est appelée à privilégier la cohésion et la sérénité pour se consacrer pleinement à ses missions. Le président de la Chambre basse a insisté sur l’importance du dialogue et du respect entre élus, rappelant que les divergences internes ne doivent jamais primer sur l’intérêt général. La rencontre entre Siteny Randrianasoloniaiko et Tinoka Roberto est ainsi perçue comme un signal d’apaisement à Tsimbazaza, traduisant la volonté de renforcer l’unité et la stabilité au sein de l’institution parlementaire. Le président de l’Assemblée nationale a également évoqué le retour de la confiance et du respect mutuel avec son « grand frère Toto », affirmant que le lien de fraternité et le fihavanana sont de nouveau scellés.
(source: Nadia R. – Midi M/kara)
Haute Cour Constitutionnelle : Florent Rakotoarisoa maintenu à son poste à l’issue d’âpres négociations et pressions
Le vote de destitution du président de la HCC s’est soldé en quelque sorte par un « azo raisina fa tsy mitombina », pour reprendre la formule en vogue à Ambohidahy.
5 pour, 3 contre.

Sur les 9 membres de la HCC, 5 ont voté pour la destitution de Florent Rakotoarisoa. 3 se sont prononcés contre, et 1 haut conseiller a voté blanc. S’agissant d’un vote secret, on ignore qui a voté pour ou contre. En tout cas, il est sûr que le concerné ne figure pas parmi le « 5 majeur » qui voulait le renverser. Il n’est pas logique non plus qu’il ait glissé un bulletin blanc dans l’urne, d’autant moins que la voix du président est prépondérante en cas d’égalité, même si ce n’était pas le cas puisque la majorité absolue (5 sur 9) a été atteinte le jour du vote, qui a été bel et bien acté.
Amende honorable
Seulement, lorsque les hauts conseillers ont voulu procéder le lendemain au vote du nouveau président, ils n’ont pas eu accès aux lieux, car le portail a été verrouillé par des militaires issus du service de sécurité de l’institution, avec des renforts provenant de l’extérieur. Le siège de la HCC ayant été fermé, le vote n’a pu avoir lieu ce jour-là. Un sursis pour Florent Rakotoarisoa, qui a été finalement maintenu à son poste à l’issue d’âpres négociations, sur fond de fortes pressions. Qui plus est, l’intéressé aurait fait amende honorable devant les membres de la haute juridiction.
Climat délétère.
Quand bien même il aurait fait profil bas, Florent Rakotoarisoa n’est pas à l’abri d’une nouvelle procédure de destitution pendant le reste de son mandat, car il n’a plus la majorité au sein de la HCC où cette tentative avortée laissera forcément des traces. Le climat risque de devenir délétère, si ce n’est déjà le cas, à Ambohidahy où la motion de destitution a pêché par le manque de transparence. Aucune information n’a été publiée sur le site de la HCC, même si l’affaire a fait le buzz sur les réseaux sociaux, où le maintien de Florent Rakotoarisoa au poste de président ne manquera pas d’affoler la toile, où les internautes vont « liker » de différentes manières cette destitution manquée. Reste à voir si le nombre de « j’aime », ou pas, sera en rapport avec les résultats du vote des 9 membres de la HCC.
(source: R.O – Midi M/kara)
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