Politique

19ème sommet du COMESA à Antananarivo:

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Le 19ème sommet du COMESA a débuté ce 18 octobre à Antananarivo. « C’est la première fois que Madagascar accueille un sommet du COMESA, ou tout simplement un sommet tout court » : ce sont les mots du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, lors de son allocution de bienvenue au Centre de conférence internationale d’Ivato. La passation de la présidence du COMESA s’est déroulée lors de la cérémonie d’ouverture, marquée par la remise au Chef de l’Etat malagasy du Rapport de Présidence du COMESA et le drapeau de l’organisation par le Représentant du Président de la République Fédérale d’Ethiopie, le Ministre d’Etat éthiopien des finances et de la coopération internationale. Lire la suite »

Cao Bang: les soldats sacrifiés d’Indochine

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« Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le dépasse, c’en sera fini de tout un monde, peut-être de toute une civilisation » CDt Hélie de Saint Marc

Antonio Guterres, nouveau Secrétaire Général de l’ONU

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Antonio Guterres, nouveau patron de l'Organisation des Nations Unies
Antonio Guterres, nouveau patron de l’Organisation des Nations Unies

L’Assemblée générale des Nations Unies a désigné jeudi 13 octobre comme prochain secrétaire général le Portugais Antonio Guterres, qui succédera au Sud-Coréen Ban Ki-moon le 1er janvier 2017.

Réputé pour être un homme d’action, Antonio Guterres est un socialiste modéré, catholique et pro-européen. Ingénieur de formation né à Lisbonne le 30 avril 1949, il entame son parcours politique au sein des mouvements catholiques avant d’entrer au Parti socialiste portugais (PS), pour lequel il milite au lendemain de la Révolution des œillets de 1974, qui a mis fin à près de 50 ans de dictature.

« Avancer vers plus de démocratie »

En tant que Premier ministre, dès 1995, Antonio Guterres s’était déjà positionné sur le terrain international, comme le rapporte L’Express: il participe en 1996 à la création de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), et émet à cette occasion le souhait d’une refonte de l’ONU, « pour avancer vers plus de démocratie et une plus grande efficacité » de la communauté internationale, qui doit intensifier ses efforts dans la défense des droits humains et le maintien de la paix, selon lui.

Antonio Guterres, 67 ans, ex-Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés et ancien Premier ministre du Portugal, a été nommé pour une durée de cinq ans. Il avait été adoubé à l’unanimité par le Conseil de sécurité la semaine dernière. A peine désigné, il a promis de combattre « populistes » et « terroristes » tout au long de son mandat.

Point de vue: « La renaissance de l’ONU est la seule solution au chaos du monde »

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Lu sur l’Humanité Dimanche:

Vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, Jean Ziegler déplore la paralysie actuelle de l’ONU. Incapable d’assurer la sécurité collective, elle doit être réformée rapidement. Le chaos de notre monde actuel l’impose. Son espoir ? Le réveil de la société civile « porteuse d’une formidable espérance ».

L’Humanité Dimanche. Ukraine, Gaza, Irak, Syrie : les Nations unies et, plus précisément, le Conseil de sécurité chargé d’empêcher les conflits semblent « malades »…

Jean Ziegler, Professeur honoraire de sociologie de l’université de Genève,
Jean Ziegler, Professeur honoraire de sociologie de l’université de Genève

Jean Ziegler. C’est évident que les Nations unies sont paralysées et ne font pas ce pourquoi elles ont été fondées en juin 1945 : assurer la sécurité collective. Dans la charte de l’ONU, il y a le chapitre VII, qui est central et qui définit un ensemble de moyens à mettre en œuvre en cas de conflit. Cela va de l’embargo économique à l’envoi de troupes contre l’agresseur. Ce chapitre VII, c’est-à-dire l’ensemble des instruments à disposition pour assurer la paix, terminer un conflit et punir un agresseur, ne fonctionne pas et c’est lamentable. La faute au Conseil de sécurité et au droit de veto. Soyons clairs, lorsque l’ONU a été créée, ce droit de veto était nécessaire. À l’Assemblée générale, chacun des 194 États membres dispose d’une voix, quelle que soit sa population ou son poids économique : c’est la démocratie totale. Le plus petit État, le Vanuatu, 55 000 habitants, le plus grand, la Chine, 1,4 milliard d’habitants, chacun a une voix. Mais à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés (États-Unis, France, Royaume-Uni, URSS et Chine) n’ont pas fait entièrement confiance à ce principe démocratique, se rappelant que c’était par les urnes qu’Hitler avait accédé au pouvoir. Aussi ce droit de veto était-il justifié afin de se prémunir d’éventuelles décisions qui auraient pu être prises démocratiquement par l’Assemblée générale mais qui auraient été désastreuses pour la paix du monde. Aujourd’hui, ce droit de veto est totalement paralysant. Les cinq membres permanents qui en disposent suivent leurs propres raisons d’État. Vous prenez n’importe lequel des conflits actuels, Gaza, Syrie ou Ukraine, à chaque fois vous avez un pays qui utilise son droit de veto pour bloquer l’intervention de l’ONU.

HD. Que faire alors ?
J. Z. Tout le monde est conscient, en tout cas nous au Conseil des droits de l’homme, que ce droit de veto ne peut plus durer. Il faut qu’il disparaisse et que le système de sièges permanents évolue. Le plan de réforme, qui est sur la table et qui n’avance pas depuis huit ans, est celui de Kofi Annan. Il propose que les sièges permanents soient « tournants ». Exemple : les sièges permanents de la France et de la Grande-Bretagne seraient supprimés et l’on créerait un siège permanent pour l’Europe occidentale qui serait occupé successivement par les principaux États d’Europe occidentale. Même chose pour la zone Asie, le siège permanent de la Chine serait confié par rotation au Japon, à l’Inde, au Pakistan, etc. Idem pour l’Europe de l’Est, les Amériques, etc. Et évidemment, plus de droit de veto.

(… Cliquer pour lire l’intégralité de l’interview)

La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) reçue par le Président

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La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) est en place. Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a reçu ses membres, ce 11 Octobre 2016, au Palais d’Etat d’Iavoloha.

La CNIDH est une institution composée de 11 personnalités qui représentent diverses entités, telles que l’Exécutif, le Parlement et les organisations de la société civile. Elle a notamment pour mission de promouvoir et de défendre les Droits de l’Homme, que ce soit les Droits de la Femme, de l’Enfant, ceux des personnes handicapées et les Droits Humains en général. La CNIDH a également la responsabilité de conseiller le Gouvernement et le Parlement sur la politique d’Etat par rapport aux Droits de l’Homme. L’objectif est de collaborer avec l’Etat et lui fournir une aide effective, en termes de respect des Droits de l’Homme. En ce sens, la commission peut fournir des recommandations sur des projets de lois, règlements et pratiques en la matière.

La délégation est venue annoncer officiellement au Chef de l’Etat que la CNIDH est désormais effective, et que ses membres prêteront serment ce jeudi 13 octobre.

Les premiers membres du CNIDH avec le Président au Palais d'Etat d'Iavoloha
Les premiers membres du CNIDH avec le Président au Palais d’Etat d’Iavoloha (Crédit photo: Présidence)

Les membres de la CNIDH, sans aucun ordre de préséance :

  • IMBIKI Anaclet, représentant de l’Assemblée Nationale ;
  • Mme MATAVIMANA Ravao Georgine, représentant du Sénat ;
  • RANADIALSON Angelo, représentant de l’Exécutif ;
  • Mme RANDRIANTAVY Lovamalala Mahefanirina, représentant des Professeurs de droit des universités publiques ;
  • Mme RABENORO Mireille, représentant des Organisations de la Société Civile œuvrant dans la protection des Droits de la Femme ;
  • RASAMOELY Andrianirainy, représentant des Organisations de la Société Civile œuvrant dans la protection des Droits de l’Enfant ;
  • Ny Hanitra Johnson Ramarolahy Rasidimanana, représentant des Organisations de la Société Civile œuvrant dans la protection des Droits des personnes vivant avec handicap ;
  • RAKOTONIRINA Andriamanana, représentant des Organisations de la Société Civile œuvrant dans la protection des Droits Humains en général ;
  • Mme ARMANDINE, représentant des Organisations de la Société Civile œuvrant dans la protection des Droits Humains en général ;
  • ANDRIAMAROHASINA Seth, représentant de l’Ordre des Journalistes ;
  • Me RABETOKOTANY Andrianjafindrakoto Mamy, représentant de l’Ordre des Avocats.

Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ?

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Les événements s’accélèrent autour de la crise syrienne et révèlent l’ampleur du conflit entre le camp atlantiste et le bloc russo-chinois. Après avoir observé le risque grandissant de guerre généralisée conventionnelle, voire nucléaire, Thierry Meyssan analyse les manœuvres des États-Unis et les réponses de la Russie.

Après la destruction du fleuron de la Marine des Émirats arabes unis, le 1er octobre, les armées des pétro-dictatures du Golfe hésitent à poursuivre seules la guerre contre la République arabe syrienne. Il est clair pour tous que le missile sol-mer qui a détruit le catamaran perce-vagues est une arme extrêmement sophistiquée que l’on n’avait jamais vue sur un champ de bataille. Il n’a été tiré ni par les Houthis, ni par les partisans de l’ancien président Saleh, qui ne disposent pas d’une telle arme, mais par la Russie, qui est secrètement présente depuis l’été au Yémen.

L’idée d’une coordination des jihadistes sans intervention des États-Unis, par leurs seuls alliés locaux, est d’autant plus difficile à imaginer que la rivalité entre l’Arabie saoudite et le Qatar n’a cessé de miner les étapes précédentes de la guerre.

Washington envisage donc sérieusement l’unique option restante : la confrontation militaire directe.

(… lire l’intégralité de l’article du réseau Voltaire)

Le Sénat américain approuve $1,15 milliards de ventes d’armes à l’Arabie Saoudite

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Le Sénat américain a voté le 22 Septembre le rejet d’une loi visant à bloquer un contrat de 1,15 milliard de dollars pour la vente d’armes à l’Arabie Saoudite, selon Reuters.

salmanLe vote du Sénat (71 à 27) met fin à l’effort conjoint des sénateurs Rand Paul (Républicain) et Chris Murphy (Démocrate), de bloquer cet accord.

« Si vous voulez vraiment arrêter l’afflux des extrémistes qui recrutent à travers le monde, alors vous devez comprendre que cette… forme d’Islam, qui se propage via l’Arabie Saoudite dans le monde entier, est une partie du problème« , a déploré Murphy, lors du débat qui a précédé le vote.

Le Pentagone a annoncé début août que le Département d’Etat américain avait approuvé la vente potentielle de plus de 130 chars de combat de type « Abrams » ainsi que de 20 véhicules militaires de dépannage et d’autres équipements à l’Arabie saoudite.

(source: i24news/reuters)

Iles éparses: renvoyées une fois de plus à la 72ème session de l’ONU

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Arlette Ramaroson, présidente de l'ANM.
Arlette Ramaroson, ancienne juge internationale, Présidente de l’ANM.

Le 71ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies qui se tient actuellement à New York a renvoyé, une fois de plus la question des îles éparses de Madagascar figurant au 59ème point de son ordre du jour, à la prochaine session de l’Organisation. Il s’agit des îles malgaches Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassa da India . Le Bureau recommande que cette question soit inscrite à l’ordre du jour provisoire de la prochaine session de l’Assemblée générale, c’est-à-dire la 72ème.

La juriste internationale Arlette Ramaroson, présidente de l’Association Nosy Malagasy (ANM) a noté qu’un soutien d’autres pays membres est nécessaire dans ce genre de revendication. Or, on ne peut demander un soutien sans l’aval officiel des autorités en place. Ce que ces dernières ont, apparemment, manqué de faire, ou peut-être ont-elles choisi une autre approche?

De fait, pour ne pas décevoir une bonne partie de l’opinion publique, le Président Hery Rajaonarimampianina a appelé la France, lors de sa prise de parole devant l’Assemblée, à poursuivre les discussions engagées depuis le mois de Juin 2016 pour la restitution de ces îles dans le strict respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale des Etats, conformément aux  dispositions de la Déclaration de Manille sur le règlement des différends internationaux, énoncée par la résolution 37/10 du 15 novembre 1982 de I’Assemblée générale des Nations Unies.

Dans sa conclusion, le Président a rendu hommage au Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki Moon, qui arrive en fin de mandat, pour son engagement pour la paix et le développement dans le monde.

Pour mémoire, il faut se rappeler qu’en conséquence de la politique de décolonisation appliquée par les puissances coloniales au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, différents statuts ont été créés  pour les PTOM (Pays et Territoires d’Outre-Mer), indépendamment des Etats qui ont recouvré leur indépendance formelle des Etats colonisateurs avec leurs frontières ex-ante. Voir  la carte mondiale de ces PTOM à ce jour en cliquant sur ce lien: