Politique

Betsiaka: Edgar Razafindravahy se tourne vers l’avenir

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Parmi les personnalités présentes aux funérailles de l’ancien président Albert Zafy samedi à Betsiaka figurait Edgard Razafindravahy, le chef du parti ADN. Une présence qui est loin d’être fortuite.

Edgar Razafindravahy et Ruffine Tsiranana aux obsèques du Président Zafy

Edgard Razafindravahy a tenu à raccompagner l’ancien président à sa dernière demeure, pour tout ce qu’il représente. « Il faut maintenant raviver l’héritage qu’il a laissé si on veut vraiment avancer et partir sur de nouvelles bases dans la pratique politique et la réconciliation nationale. C’est bien de louer ce qu’il a fait mais c’est mieux de concrétiser ses principes si on a vraiment la volonté de tourner la page. Autrement dit refonder la nation qui est le credo de l’ADN », a déclaré Edgard Razafindravahy en marge de ces funérailles.

Il pense à l’avenir plutôt qu’au passé et à mettre en pratique les valeurs laissées par le Professeur Albert Zafy. Si le pays se trouve là où il est aujourd’hui, c’est justement parce que le pays n’a jamais atteint le niveau recherché par le professeur Albert Zafy en terme de démocratie, de fédéralisme et de réconciliation nationale.

«Il va falloir réunir toutes les forces pour y parvenir », conseille Edgard Razafindravahy. [… lire une courte biographie >>]

(journal l’Express)

Législatives anticipées au Japon: Shinzo Abe gagne son pari

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La coalition formée par le Parti libéral-démocrate (PLD, droite) de Shinzo Abe et le parti Komeito (centre-droit) ont remporté une majorité des deux tiers à la chambre basse lors des élections législatives anticipées voulues par le premier ministre.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a largement gagné son pari (photo AFP)

Au pouvoir depuis fin 2012, après un premier exercice raté en 2006-2007, Shinzo Abe, 63 ans, devrait ainsi rester aux commandes de la troisième puissance économique mondiale jusqu’en 2021 et atteindre le record de longévité d’un chef de l’exécutif japonais.

Conditions réunies pour convoquer un référendum

Avant ces élections, sa coalition gouvernementale disposait de 318 sièges à la chambre basse du Parlement, mais des scandales à répétition avaient terni son image et faisaient courir le risque d’une défaite lors de législatives initialement prévues dans un an.
D’où la décision le mois dernier de Shinzo Abe de déclencher des élections anticipées, pour profiter d’une opposition morcelée, pendant qu’il était encore temps.
Avec sa nouvelle confortable majorité, il se trouvera encore davantage légitimé dans sa fermeté affichée vis-à-vis de la Corée du Nord, qui a déjà tiré deux missiles au-dessus de l’archipel nippon: il est favorable à la position de l’allié américain consistant à maintenir « toutes les options » sur la table, sous-entendu y compris militaire, contre Pyongyang.
Le Parti de l’espoir, récemment créé et dirigé par la charismatique gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, devrait remporter une cinquantaine de sièges. Soit moins que l’autre principale formation d’opposition, le Parti démocrate constitutionnel, qui gagnerait près de soixante sièges.
Yuriko Koike est restée vague sur son avenir à la tête de la formation: « En tant que fondatrice du parti, je prendrai mes responsabilités », a-t-elle déclaré. Cette femme de droite de 65 ans, une ex-vedette de la télévision au sens aigu de la communication, ancienne ministre de Shinzo Abe et elle aussi nationaliste, a vu sa cote de popularité fondre en ne se présentant pas au Parlement, dans un pays où la Constitution impose que le premier ministre soit choisi parmi les députés ou les sénateurs.

La coalition de Shinzo Abe serait donc en passe de maintenir sa majorité des deux tiers à la chambre basse, comme c’est déjà le cas au Sénat. Il s’agit là d’une condition nécessaire pour convoquer un référendum proposant de réviser la Constitution pacifiste, dictée en 1947 par les États-Unis après la reddition du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale et dont l’article 9 consacre la renonciation « à jamais » à la guerre. Un voeu cher aux nationalistes japonais qui soutiennent le premier ministre, lui-même partisan d’une ligne dure face à la Corée du Nord.

Tchéquie: les législatives remportées par le « Trump tchèque »

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Le mouvement ANO du milliardaire Andrej Babis, qualifié de «Trump tchèque» et qui a fait campagne sur la lutte contre la corruption, contre l’accueil des migrants et la zone euro, arrive largement en tête des élections législatives tchèques.

Andrej Babis, nouvel homme fort tchèque

ANO, qui a fait campagne sur la lutte contre la corruption, contre l’accueil des migrants et la zone euro, obtient 31,69% des voix, d’après les résultats dépouillés de 63% des bureaux de vote.

Après sa victoire, Andrej Babis, cité par Reuters, a toutefois souligné que son parti restait pro-européen et ne remettait pas en cause l’appartenance de Prague à l’Union européenne et à l’OTAN.

Le SPD du Tchéco-Japonais Tomio Okamura arrive en seconde position avec 11,308%.

Il est talonné de très près par le parti de droite ODS, qui obtient 10,29%, alors que le Parti social-démocrate (CSSD) du Premier ministre sortant Bohuslav Sobotka accuse une chute brutale et n’arrive que 6e, avec 7,67% des voix, selon ce classement provisoire basée sur les résultats partiels.

Qui est Jacinda Ardern, la nouvelle Premier ministre de Nouvelle-Zélande

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Leader de l’opposition, la chef du parti travailliste vient d’être désignée Premier ministre à l’âge de seulement 37 ans. Portrait

Jacinda Ardern, nouvelle Premier Ministre de Nouvelle Zélande; au milieu

Une ascension politique express. Entrée au Labour à l’âge de 17 ans, elle devient à 23 ans vice-présidente des Jeunes Travaillistes. A 25 ans, elle part à New York comme volontaire dans une ONG qui défend les droits des travailleurs et organise des soupes populaires. L’année suivante, elle se fait embaucher comme conseillère du cabinet de Tony Blair à Londres, avant de se faire élire à 28 ans au Parlement néo-zélandais, devenant ainsi son plus jeune membre. Désignée en mars 2017 vice-présidente du Parti travailliste, elle en prend la tête le 1er août dernier, après la démission d’Andrew Little. En cause : les sondages le plaçant largement vaincu à deux mois des élections législatives.

Une grande popularité. La « Jacindamania » est à l’œuvre : en quelques semaines le parti travailliste est remonté dans les intentions de vote, passant de 26 à 43 % d’intentions de vote, devançant même le parti National, crédité de 41 % des voix. Une remontée qui a porté ses fruits : elle vient de devenir la troisième femme à accéder à ce poste après Jenny Shipley (1997-1999) et Helen Clark (1999-2008). C’est la plus jeune à occuper ce poste, à l’âge de 37 ans seulement.

Une cible du sexisme. Alors qu’elle n’a pas d’enfant à 37 ans, des médias n’ont pas hésité à l’interroger sur ses projets de grossesse. Et sur comment elle occuperait le poste de Premier ministre si elle tombait enceinte. « C’est une question qu’un employeur poserait à une femme qu’il veut embaucher », justifiait le journaliste Mark Richardson. « C’est totalement inacceptable qu’en 2017 une femme a à répondre à cette question sur son lieu de travail. C’est sa décision de choisir quand elle veut avoir un enfant. Cela ne doit pas prédéterminer si elle décroche, ou non, le job », a-t-elle rétorqué. Des questions sexistes qui n’ont pas manqué de choquer l’opinion.

Une défenseure de l’avortement. Alors que l’IVG n’est autorisé que pour des raisons thérapeutiques (si la santé de la mère ou du fœtus est menacée) ou dans les cas d’incestes, Jacinda Ardern s’est prononcé lors d’un duel télévisé le 4 septembre pour une dépénalisation de l’avortement. « Je veux que les gens puissent prendre leur propre décision. J’accepte qu’il y ait des personnes contre, et elles ont le droit de ne pas le faire, mais il y a aussi des femmes qui veulent y avoir accès et c’est également leur droit », a-t-elle déclaré.

Une DJ reconnue. Si elle a été invitée à mixer dans des festivals, cette fan de musique, qui vit avec le présentateur de télé Clarke Gayford, reste modeste : « Oui, j’aime aller à des concerts… et oui j’en ai fait quelques-uns. Cela m’a valu un titre de DJ, quelque peu immérité. » Le site Spinoff a même créé une playlist sur Spotify rassemblant les morceaux les plus présents dans ses mix.

(Grazia)

Raqqa, la capitale du Califat de l’Etat Islamique libérée

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Les forces antidjihadistes soutenues notamment par les États-Unis ont repris ce mardi 17 Octobre le « contrôle total » de Raqqa, chassant Daech de « sa » capitale. Les combattants majoritaires de la coalition anti-daesh, artisans de cette victoire, sont les kurdes syriens. Parmi les  questions à suivre est de savoir si leur sort suivra celui réservé à leurs compatriotes d’Irak?

 

XIXème Congrès du Parti communiste en Chine

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Organisé tous les cinq ans, c’est un congrès politique qui n’a rien de comparable avec ceux que l’on peut observer dans les autres pays du monde. Quand le Parti communiste chinois (PCC) se rassemble, c’est pour réfléchir à la destinée des quelque 1,4 milliard d’habitants du pays le plus peuplé de la planète.

 Jusqu’au 24 octobre, les cadres dirigeants du PC chinois, le « plus grand parti du monde » avec 89 millions de membres, vont effectuer un bilan du mandat de cinq ans de Xi Jinping et définir les orientations pour les prochaines années.

Ce XIXe congrès du Parti communiste chinois rassemble environ 2 300 délégués. Ils sont chargés de désigner le comité central (205 membres), sorte de parlement du Parti, qui, lui, consacre en son sein le noyau dirigeant : les 25 membres du bureau politique, dont le secrétaire général – Xi Jinping depuis le précédent congrès en 2012. Ce dernier est attendu pour un nouveau mandat de 5 ans.

En pratique, le pouvoir est entre les mains des sept membres permanents du Bureau politique. Jusqu’à cinq membres d’entre eux pourraient être remplacés cette année. Comme dans tous les systèmes de type soviétique, le Parti prime l’État : ainsi, Xi Jinping tient son pouvoir de ses fonctions de secrétaire général du PCC, auxquelles il a accédé en 2012, avant celles de président de la République populaire (il a été élu par le parlement en 2013).

Rivo Rakotovao nommé au Sénat et Harison Randriarimanana au Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage

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Le nouveau patron de l’Agriculture « du grenier de l’Océan Indien ».

Harison Edmond Randriarimanana remplace Rivo Rakotovao à la tête du Ministère auprès de la Présidence de la République en charge de l’Agriculture et de l’Elevage. Le décret n°2017-953 relatif à sa nomination a été rendu public hier par le Secrétaire Général auprès de la Présidence de la République. Harison Edmond Randriarimanana fait donc son « come-back » au sein de ce département, car il a déjà été ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche sous le régime du Président Ravalomanana, et aussi Ministre de l’environnement des eaux et forêts et du tourisme de Madagascar.. Il était particulièrement connu pour l’importation de 1 000 vaches de Nouvelle-Zélande, et des chèvres Agora pour la relance des tapis Mohair dans le Sud. Avant cette nouvelle nomination, Harison Edmond Randriarimanana était Chef du Collège des Conseillers du président Hery Rajaonarimampianina.

Rivo Rakotovao: un tremplin pour être numéro 2 de l’Etat?

Le nouveau sénateur Rivo Rakotovao

Au titre du quota présidentiel au Sénat, le président national du parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM), siègera à la Chambre haute, en remplacement d’Ahmad. Ancien vice-président du Sénat, l’actuel président de la Confédération africaine de football (CAF), a démissionné de l’institution d’Anosy, pour cause d’incompatibilité de fonction.

Pour sa part, le Premier Ministre Solonandrasana Olivier Mahafaly a assuré que: « C’est comme pour une équipe. Il y a toujours des modifications à apporter à l’effectif. Il est nommé au Sénat pour affirmer son statut de chef de parti. Ce n’est pas le poste qui est important, mais la réalisation de la mission confiée par le Président de la République »

Les analystes sont d’avis que c’est un remplacement en vue de l’intérim à la présidence de la République, dans le cas d’une candidature de Hery Rajaonarimampianina, à la présidentielle, tel que prescrit à l’article 46 de la Consti­tution. En marge du forum économique de Rome, le chef de l’État a déclaré qu’il s’agit d’une nomination pour compléter le siège vacant, à Anosy.

Indépendance de la Catalogne: l’Espagne attend la réponse de Puigdemont

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Le leader indépendantiste catalan Puigdemont

Tous les regards en Espagne sont de nouveau braqués lundi sur le dirigeant séparatiste catalan qui doit choisir entre proclamer l’indépendance de la Catalogne, et pousser le gouvernement à prendre le contrôle de cette région autonome, ou reculer et déclencher la colère de ses troupes.

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy l’a sommé de donner sa réponse d’ici 10h00 locales (08h00 GMT). Si M. Puigdemont refuse de renoncer à l’indépendance, ou reste évasif, Madrid lui laissera un ultime délai jusqu’à jeudi matin avant de suspendre l’autonomie de la Catalogne, en vertu de l’article 155 de la Constitution.

Cette prise de contrôle risque de pousser dans la rue des Catalans attachés à leur autonomie retrouvée après la dictature de Francisco Franco (1939-1975), même s’ils restent très divisés sur la question de l’indépendance.

Le gouvernement espagnol, les dirigeants européens et les milieux d’affaires ont appelé le leader catalan à faire marche arrière, alors que des centaines d’entreprises ont commencé à fuir la région.

Les alliés de M. Puigdemont et les puissantes associations séparatistes, à l’inverse, l’encouragent à aller de l’avant pour proclamer sans équivoque la naissance de la « République de Catalogne ».

La télévision catalane TV3 a rapporté dimanche que M. Puigdemont donnerait « une réponse plus élaborée » qu’un simple « oui ou non », ce qui risquerait de prolonger la plus grave crise politique que traverse l’Espagne depuis le retour de la démocratie en 1977.

Boîte de Pandore

(…  Lire l’intégralité de l’article de courrier-picard)