Arisoa Lala Razafitrimo nommée ambassadeur de Madagascar auprès des Nations unies à New York
Le conseil des ministres du 11 Janvier 2018 a nommé Arisoa Lala Razafitrimo ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Madagascar auprès de l’Organisation des Nations unies à New York. Elle assure également la représentation permanente de Madagascar auprès de l’ONU. Il s’agit de la troisième nomination d’ambassadeur pendant le quinquennat du Président H. Rajaonarimampianina après le professeur Alain Djacoba Tehindrazanarivelo à Addis Abeba, et l’ancien ministre de la Culture Mialy Mireille Rakotomalala à Tokyo.

Arisoa Lala Razafitrimo, femme d’expériences et « diplomate chevronnée », remplace ainsi Zina Andrianarivelo-Razafy en poste depuis 2002. Ancien membre du gouvernement de Roger Kolo en tant que Ministre des Affaires étrangères, elle a occupé le poste de Directeur des Relations Internationales auprès de la présidence de la Haute autorité de transition.
Avant cette nomination, Arisoa Lala Razafitrimo a occupé le poste de conseillère spéciale du président de la Commission de l’Union africaine.
Tennis Seniors Féminins- France: Tessah Andrianjafitrimo dans le Top 10
La Fédération française de tennis a dévoilé son classement annuel des meilleures joueuses françaises. Sans surprise, il est dominé par Caroline Garcia, actuellement sur une dynamique impressionnante et qui s’est imposée, dimanche, lors du tournoi de Pékin. L’autre surprise vient de l’entrée dans le Top 10 de la Nogarolienne Tessah Andrianjafitrimo. Elle pointe au neuvième rang, soit un bond de quatre places par rapport à la saison passée (13e).

Au classement WTA, la Gersoise pointe à la 277e place mondiale. Au cœur de l’été, elle avait atteint la 243e place.
Pour cette année 2017, Tessah Andrianjafitrimo compte un bilan parfaitement équilibré avec 18 victoires et 18 défaites enregistrées sur les 18 tournois auxquels elle s’est alignée.
Si elle avait été sortie dès son entrée en lice à Roland-Garros par la Canadienne Abanda, la Nogarolienne a réalisé de jolies performances au cours des derniers mois. Notamment à Marseille où elle a épinglé Danka Kovinic (107e mondiale et tête de série n. 3 du tournoi marseillais). Elle a atteint à quatre reprises le stade des quarts de finale et deux fois les demi-finales à Clare (Australie) et à Getxo (Espagne).
La tournée américaine a été fructueuse également avec une place de quart de finaliste à Lexington (où elle a sorti Laura Robson, tête de série n. 3 et 180e au classement WTA).

Le père, Teddy, est aussi son entraîneur. Malgache d’origine, il fut un excellent joueur de tennis, champion de son île puis d’Afrique, mais manqua de soutien financier pour passer «pro». Venu en métropole pour entraîner en club, il se consacre maintenant exclusivement à sa prometteuse fille, aînée de trois enfants. Née à Montpellier, Tessah est arrivée à Nogaro en 2010.
«C’est un super-club, idéal pour travailler au calme et où nous avons de très bons résultats par équipe (N.D.L.R. : l’équipe 1 dames vient d’accéder à la Nationale 4)», confie la jeune championne. Par choix, elle évolue en marge des pôles France fédéraux, et suit sa scolarité par correspondance.
«Elle aurait pu intégrer l’Insep à la rentrée dernière, mais nous préférions ne pas tout chambouler alors qu’elle a trouvé son équilibre ici», justifie son père.
Les résultats lui ont donné raison, puisque Tessah vient d’intégrer le Top 100 mondial des juniors, une hiérarchie mêlant tous les aspirants champions de moins de 19 ans. La Gersoise d’adoption va maintenant s’envoler pour New York, y découvrir l’US Open junior, après avoir fait ses débuts à Roland-Garros et Wimbledon cette année. «C’est pour disputer ces tournois-là qu’on fait des sacrifices quotidiens, conclut l’adolescente, lucide par ailleurs : toutes les joueuses rêvent de gagner un Grand chelem un jour, mais il y a peu d’élues à l’arrivée.»
(extraits de La Dépêche.fr: Tessah la perle de Nogaro)
Nouvel épisode dans la crise américano-pakistanaise: le «bouc émissaire»
Huit jours après que les autorités américaines ont pris la décision de priver le Pakistan de leur considérable aide financière, Islamabad suspend la coopération avec les USA dans les domaines des services militaires et du renseignement, car il ne veut pas être un «bouc émissaire».

Le Pakistan suspend la coopération avec les États-Unis dans les domaines des services militaires et du renseignement, rapporte le journal local Dawn se référant au ministre pakistanais de la Défense, Khurram Dastgir Khan.
«Nous suspendons la coopération à grande échelle [avec les États-Unis] dans les domaines des services militaires et du renseignement», a déclaré Khurram Dastgir Khan.
Selon le ministre, les États-Unis «subissent un échec en Afghanistan, malgré des milliards de dollars dépensés».
Le ministre a suggéré que Washington essaye de faire du Pakistan un «bouc émissaire» pour expliquer ses échecs militaires en Afghanistan, indique le Dawn.
Début janvier, Washington a pris la décision de priver le Pakistan de son aide financière considérable. D’après Nikki Haley, représentante permanente des États-Unis à l’Onu, le Pakistan travaille avec les États-Unis et en même temps «soutient des terroristes qui attaquent nos troupes en Afghanistan».
(sputnikfrance)
Emmanuel Macron invite les religions à s’impliquer dans les débats de société

Emmanuel Macron a présenté ce 4 janvier 2018 ses premiers vœux aux autorités religieuses, reçues à l’Élysée.
Delphine Allaire – Cité du Vatican
Les principaux responsables des cultes catholique, orthodoxe, protestant, juif, musulman, et bouddhiste de France, étaient présents lors de ces vœux, devenue une tradition républicaine.
Après la rencontre avec les cultes du 21 décembre 2017, Emmanuel Macron a réaffirmé ce 4 janvier sa volonté de poursuivre ces rendez-vous de manière régulière, d’autant plus que l’année 2018 sera marquée par les révisions des lois de bioéthique à l’automne.
Prendre le temps d’un débat en profondeur
À ce sujet, Emmanuel Macron a déclaré, lors de ces vœux, vouloir «donner le temps d’un vrai débat philosophique dans la société avant de légiférer».
«J’aurai à cœur que notre société puisse s’adapter aux évolutions qui sont en cours, que la loi puisse refléter celles-ci dans le cadre de ce qui est son esprit constant et que nous puissions aussi tout en accompagnant les évolutions technologiques, leur donner un cadre éthique indispensable», a-t-il assuré, garantissant la participation des autorités religieuses au débat.
Emmanuel Macron a ainsi annoncé qu’il réunirait «de manière régulière, non médiatisée, ceux qui ont œuvré sur le travail de ces lois de bioéthique, en particulier le comité consultatif national d’éthique, ainsi que les représentants désignés par les responsables religieux, selon les sujets».
Le président français a également confirmé son souhait de débattre de l’accueil des réfugiés, des aumôneries en particulier dans les prisons, et de l’école, avec les leaders religieux.
À propos de son discours sur la laïcité, il a rappelé que celui-ci demeurerait «dépassionné, direct et exigeant», insistant sur la nécessité de mener un travail sur la structuration de l’islam en France, «condition même pour que cette religion ne tombe pas dans les rets de ses propres divisions et de la crise qu’elle est en train de vivre sur le plan international».
Emmanuel Macron remercie le Pape pour son action pour les réfugiés et le climat
Quelques heures après ses vœux aux autorités religieuses, Emmanuel Macron s’est adressé en cette nouvelle année aux ambassadeurs accrédités auprès de la République française.Comme c’est la tradition, Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France et doyen du corps diplomatique, a introduit l’échange.
À cette occasion, Emmanuel Macron l’a remercié, adressant «ses vœux de bonheur et de santé au Très Saint-Père», et lui signifiant combien «son action courageuse est ici admirée, qu’il s’agisse de son voyage récent en Birmanie, de son action en faveur des migrants ou de son plaidoyer pour le climat et la planète».
(RV)
Jours fériés 2018 à Madagascar:
Calendrier des jours fériés 2018 à Madagascar.
| Date | Journée | Jour férié |
|---|---|---|
| 1 janvier | lundi | Jour de l’An |
| 8 mars | jeudi | Journée internationale de la femme * |
| 29 mars | jeudi | Commémorative du 29 mars 1947 |
| 1 avril | dimanche | Pâques |
| 2 avril | lundi | Lundi de Pâques |
| 1 mai | mardi | Fête du Travail |
| 10 mai | jeudi | Ascension |
| 20 mai | dimanche | Pentecôte |
| 21 mai | lundi | Lundi de Pentecôte |
| 15 juin | vendredi | Id al Fitr * |
| 26 juin | mardi | Fête de l’Indépendance |
| 15 août | mercredi | Assomption |
| 21 août | mardi | Id al Adha * |
| 1 novembre | jeudi | Toussaint |
| 25 décembre | mardi | Jour de Noël |
Remarque:
— Ajouter: 10 Janvier, journée exceptionnelle d’assinissement.
— Id el Fitr et Id el Adha sont des jours fériés observés uniquement par les musulmans.
— La fête des femmes est une fête observée par les femmes seulement.
— et éventuellement les jours d’élection présidentielle en 2018, 1er tour et 2ème tour.
Maître Michel Ducaud, « un digne fils de Majunga », s’en est allé

Nous présentons nos très sincères condoléances à son épouse Rachelle et à ses enfants, ainsi qu’aux familles Rasamoely et Raseta.
Biographie: Cardinal Rakotomalala Louis Jérôme (1914-1975)
Le 28 mars 1969, Monseigneur Jérôme Rakotomalala était nommé Cardinal par le Pape Paul VI. La nomination du premier Cardinal malgache marque une date importante dans l’histoire de l’Église Catholique à Madagascar et il est intéressant de suivre les différentes étapes de la carrière religieuse du Prince de l’Eglise, Cardinal Jérôme Rakotomalala.

Né le 14 juillet 1914 dans l’Ile Sainte-Marie, Jérôme Rakotomalala était le troisème d’une famille de huit enfants dont le tombeau ancestral se trouve à Alasora, dans la banlieue est de Tananarive (Antananarivo). Ses parents étaient de ces premiers chrétiens ayant reçu des missionnaires une formation solide et mettant en conformité leur vie et leurs convictions religieuses. Son père, Paul Razafy, mourut en 1939 emporté par la peste alors que son fils Jérôme était au grand séminaire, tandis que sa mère, Cécile, eut la joie de voir son fils accéder à l’épiscopat.
Très tôt, il avait manifesté le désir d’être admis au petit séminaire d’Ambohipo, mais Mgr. de Saune, le jugeant trop jeune, lui avait demandé d’attendre un an. Entre-temps, il fit ses études chez les Frères des Écoles Chrétiennes à Andohalo où il obtint le C.E.S.D. (Certificat d’Études du Second Degré), diplôme qui couronnait alors les études dans les établissements d’enseignement malgache.
En 1935, il fut admis au Grand Séminaire d’Ambatoroka. Il prit goût pour les sciences et les mathématiques qu’il étudia seul. Ses connaissances furent telles qu’au cours de ses années de philosophie et avant d’avoir commencé lui-même le cycle des études théologiques, il fut chargé, à partir de 1939, de l’enseignement des sciences et des mathématiques au séminaire. Dès cette époque se manifestèrent certains traits dominants de son caractère. Dur et austère envers lui-même, il se montrait également exigeant envers ses élèves, exigences dont la valeur éducatrice n’était pas toujours comprise. Jérôme Rakotomalala fur ordonné prêtre le 31 juillet 1943, un an avant la date régulière, en raison des services qu’il avait rendus comme professeur.
Pendant les quatre années qui suivirent son ordination, il continua ses activités d’enseignant au séminaire d’Ambatoroka, mais surtout, il assura en même temps un ministère paroissial comme vicaire à la cathédrale d’Andohalo. C’était le banc d’essai de son futur programme pastoral: responsabilité donnée aux laïcs, sessions de formation sociale aux chrétiens, etc.
En 1947, le Père Jérôme Rakotomalala fut chargé du vaste district d’Ambohimiadana, au sud-est de Tananarive. Les évènements de cette année avaient jeté bien des perturbations dans ce secteur. Pendant sept ans, il appliqua son programme pastoral transposant en milieu rural l’expérience acquise dans une paroisse urbaine. Tout en s’intéressant au mieux-être des habitants, aux intérêts économiques et sociaux des paysans, il s’attachait au développement de l’enseignement religieux et au catéchuménat. Dans son esprit, il ne devrait pas y avoir de coupure entre la vie de foi et la vie ordinaire; le progrès spirituel devait bénir les mariages des jeunes que si ceux-ci avaient une maison, un terrain de culture, une rizière; en relevant le niveau des études dans les écoles de la Mission, il s’efforçait d’enrayer l’exode rural: pour entretenir l’esprit d’union et d’entraide qui est dans la tradition malgache et pour autofinancer l’Église locale, il imposait aux chrétiens des travaux communautaires. Par ailleurs, s’il compta à son actif le baptême de plusieurs centaines d’adultes, et il se montra particulièrement exigeant dans la formation de ces derniers.
En 1953, il se vit confier la responsabilité du Collège Saint-Pierre Canisius à Ambohipo, établissement qui forme les futurs instituteurs de la Mission Catholique. Il fit de cette École Normale un des meilleurs centres d’instruction de l’Ile tant par la valeur de l’éducation qui y est dispensée, que par les succès remportés aux examens. Tout y concourait pour donner à de futurs éducateurs une formation chrétienne de qualité: niveau élevé des études, exigences spirituelles profondes, entraînement physique vigoureux par le sport et la vie dure.
Au mois d’août 1959, le Père Jérôme Rakotomalala fut désigné par Mgr. Sartre, archevêque de Tananarive, pour les fonctions de vicaire général. C’était la première fois qu’un prêtre malgache accédait à une charge aussi importante dans le diocèse.
Lorsque l’année suivante Mgr. Sartre offrit à Rome sa démission pour permettre au clergé autochtone d’accéder aux plus hautes responsabilités de l’Église, ce fut le Père Jérôme Rakotomalala qui fut nommé archevêque de Tananarive. Il reçut la consécration épiscopale des mains mêmes de Jean XXIII, le 8 mai 1960, en même temps que d’autres évêques africains et asiatiques. En tant qu’évêque, il entendait exercer pleinement ses responsabilités: le clergé malgache prenait la charge du diocèse tandis que les missionnaires s’effaçaient pour devenir des auxiliaires.
Neuf ans plus tard, le Pape Paul VI procéda à la désignation de nouveaux cardinaux afin que la composition du Sacré Collège fut davantage à l’image de l’Église dans le monde. C’est ainsi que le 28 mars 1969, Mgr. Jérôme Rakotomalala fut promu au rang de prince de l’Église. De grandioses cérémonies consacrèrent les nouveaux cardinaux à Rome, le mois de mai suivant.
Le Cardinal Jérôme Rakotomalala avait un tempérament entier et exigeant et on a parfois critiqué sa sévérité et son autoritarisme. Il savait endosser critiques et jugements sévères sans se départir de la ligne de conduite qu’il avait jugé bonne et il tenait fermement à ce qu’il estimait être son devoir, mais il n’hésitait pas à revenir, en toute humilité, sur un jugement ou une prise de position s’il s’apercevait qu’il s’était trompé ou que les circonstances l’exigeaient.
Il avait une haute conscience de la mission dont il était chargé (de propager l’Évangile), et il avait pris comme devise de Cardinal Opus fac evangelistae (Sois dévoué jusqu’au bout à l’Évangile). Il eut à appliquer les réformes préconisées par Vatican II afin de donner à l’Église de Madagascar un visage authentiquement malgache.
Il était d’un grand attachement et d’une soumission sans réserve à l’égard du Saint-Siège. Il le montra notamment au sujet de l’œcuménisme. A la lumière des rivalités qui opposèrent dans le passé catholiques et protestants à Madagascar, il avait dénoncé, lors du Concile Vatican II, le scandale que constituait aux yeux des païens la division des chrétiens. Conscient des difficultés du mouvement œcuménique, il estimait toutefois prématuré son application à Madagascar, mais, devant l’insistance de Rome, il s’inclina. Donnant l’exemple, il assista personnellement au sacre de deux évêques anglicans à Tananarive, en octobre 1975.
Il était d’une grande austérité et d’une grande simplicité de vie et sa nomination de Cardinal n’avait rien modifié en cela. Lors de ses tournées en brousse, il n’hésitait pas à aller à pied ou à bicyclette et on le voyait circuler dans les rues de Tananarive au volant de sa 2 cv.
Lors des événements qui endeuillèrent la capitale malgache au mois de mai 1972 et provoquèrent le changement de Gouvernement, le Cardinal Jérôme Rakotomalala intervint avec les autres chefs spirituels chrétiens auprès du Gouvernement afin de mettre un terme aux troubles et pacifier les esprits.
Comme le premier évêque malgache Mgr. Ramarosandratana, le premier Cardinal malgache mourut en plein travail apostolique et dans des circonstances semblables. Le Cardinal était rentré de Rome le 31 octobre 1975 et le lendemain 1e novembre, il se rendit à Ikazolava pour visiter le district et administrer la confirmation. Après la messe solennelle de la Toussaint, il répondit aux discours de bienvenue et se rendait à la maison des Sœurs quand il se plaignit brusquement de violents maux de tête et s’effondra sur le gazon. Quelques minutes après, il expirait. Il avait soixante-et-un ans.
Les funérailles du Cardinal Jérôme Rakotomalala furent célébrées le 5 novembre par Mgr. Cecchini, nonce apostolique, entouré des évêques des dix-sept diocèses de Madagascar. Le Président de la République Malgache, M. Didier Ratsiraka, était présent ainsi que les membres du corps diplomatique, l’évêque anglican et les présidents de la Fédération Protestante, et Adventiste. Le corps du Cardinal fut inhumé dans la cathédrale, à côté des anciens vicaires apostoliques, NN.SS. Cazet, de Saune, et Fourcadier.
Lire aussi: Cardinal Armand Gaëtan Razafindratandra
Bibliographie
B. Leurent, Le Cardinal Jérôme Rakotomalala, Archevêque de Tananarive Chine-Madagascar, 1976, Lille.
P. Rémy Ralibera s.j., Le Cardinal Jérôme Rakotomalala. Maduré-Madagascar, Nº 159, avril 1976, Paris.