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« Shylock » : Quelle est cette référence antisémite utilisée par Trump pour défendre sa loi budgétaire

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La loi budgétaire de Donald Trump a été promulguée ce vendredi, après le blocage d’une partie des Républicains au Congrès.

CHIP SOMODEVILLA / Getty Images via AFP Pour défendre sa loi budgétaire, Donald Trump a utilisé l’expression « Shylock », considérée comme antisémite.

ÉTATS-UNIS – Nouvelle polémique pour le président américain. Donald Trump est accusé d’avoir utilisé une expression à caractère antisémite lors d’un meeting jeudi 3 juillet, dans l’Iowa, afin de défendre sa « belle et grande loi » budgétaire, qu’il a promulguée le lendemain.

« Pas de taxe sur la mort. Pas de taxe sur les successions. Pas besoin d’aller voir les banques et d’emprunter auprès, dans certains cas, d’un bon banquier et dans d’autres, de Shylocks », a déclaré le président américain lors de ce discours. Une sortie qui lui a valu de vives critiques et des accusations d’antisémitisme.

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Plus de 400 personnalités d’Hollywood dénoncent la montée de l’antisémitisme

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Photo d’illustration : Des manifestants anti-Israël devant l’entrée de l’Université de Columbia, le 21 avril 2025. (Luke Tress/Times of Israel)

Le monde de la musique est également représenté avec des artistes de renom tels qu’Ozzy Osbourne (Black Sabbath), Jonny Greenwood (Radiohead), Gene Simmons (KISS), ou encore la compositrice multi-nommée aux Oscars Diane Warren.

Plus de 400 figures influentes de l’industrie du divertissement ont signé une lettre ouverte publiée le 28 mai 2025, condamnant la recrudescence de l’antisémitisme qu’ils estiment attisée par la désinformation pro-palestinienne depuis le 7 octobre 2023. Parmi les signataires figurent les actrices Mayim Bialik (The Big Bang Theory), Uzo Aduba (Orange Is the New Black), Julianna Margulies (The Good Wife), ainsi que les acteurs Dean Cain (Lois & Clark) et Joshua Malina (Scandal).

Le monde de la musique est également représenté avec des artistes de renom tels qu’Ozzy Osbourne (Black Sabbath), Jonny Greenwood (Radiohead), Gene Simmons (KISS), ou encore la compositrice multi-nommée aux Oscars Diane Warren.

Des producteurs et figures majeures de l’audiovisuel hollywoodien se joignent aussi à cet appel, dont Jenji Kohan (créatrice de Weeds et Orange Is the New Black), Greg Berlanti (producteur de Arrow et Riverdale), ainsi que le magnat israélo-américain Haim Saban, connu notamment pour avoir lancé la franchise Power Rangers.

Publiée par l’organisation Creative Community for Peace (CCFP), cette lettre fait notamment référence à l’attentat perpétré à Washington D.C. le 21 mai 2025, où deux employés de l’ambassade d’Israël, Sarah Milgram et Yaron Lishinsky, ont été tués. Lire la suite »

Chems-Eddine Hafiz répond à Manuel Valls sur l’antisémitisme : « Les musulmans seront les premiers boucliers des Juifs »

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Le recteur de la Grande Mosquée de Paris en profite également pour prendre la défense du président algérien Abdelmadjid Tebboune, accusé d’antisémitisme.

Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris, et Haïm Korsia, grand rabbin de France, à l’Elysée, à Paris, le 13 novembre 2023. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)

Invité de Sud Radio ce 28 mars, Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a été interrogé sur la montée de l’antisémitisme en France. Il a notamment affirmé : « Je dis, comme Dalil Boubakeur, les musulmans seront les premiers boucliers des Juifs. »

Cette affirmation est une réponse aux déclarations de Manuel Valls. Sur Europe 1/CNews lundi, le ministre des Outre-mer a expliqué, au milieu d’un long développement sur l’antisémitisme : « Ce qui a changé depuis 25 ans, c’est qu’elle vient essentiellement du monde arabo-musulman, cette haine des Juifs, en France comme ailleurs. L’islamisme fait de la haine des Juifs sa matrice et son principal objectif. »

Une déclaration qui a heurté le responsable religieux : « Non, la haine des Juifs ne vient pas du monde arabo-musulman. Manuel Valls est un ami, je suis un peu déçu. Quelles sont les preuves ? »

Chems-Eddine Hafiz a aussi rappelé ses liens avec le Grand Rabbin de France Haïm Korsia : « On a essayé de prendre des initiatives, mais on nous a attaqués. Lui par sa communauté, moi par la mienne », après avoir affirmé que « les actes antisémites d’aujourd’hui ne sont pas commis par des musulmans au nom de la religion. Ils sont commis par des antisémites, des haineux ! »

Proche du président algérien, le recteur de la Grande Mosquée de Paris a aussi tenu à défendre Abdelmadjid Tebboune, rappelant qu’il avait permis la visite de Patrick Bruel, chanteur juif d’origine algérienne : « On essaie de faire passer le président pour un antisémite, c’est injuste. »

Dans l’affaire Boualem Sansal, il affirme que « personne, sous l’autorité du président Tebboune, n’a refusé » l’entrée dans le pays à son avocat, François Zimeray, « parce qu’il est Juif ». Un problème de procédure aurait ainsi justifié ce refus. À ce jour, une nouvelle demande a été faite et elle est toujours sans réponse. Boualem Sansal a quant à lui été condamné à cinq ans de prison pour « atteinte à l’unité nationale, outrage à corps constitué, pratiques de nature à nuire à l’économie nationale et détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité du pays ».

(source:  fr.timesofisrael.com)

En Allemagne, les députés adoptent une résolution contre l’antisémitisme liant la protection des juifs à la défense d’Israël

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La définition de l’antisémitisme figurant dans le texte a soulevé des débats dans une partie du monde académique, culturel et associatif.

Le Bundestag, à Berlin, le 7 novembre 2024. LIESA JOHANNSSEN / REUTERS

En pleine crise politique, les députés allemands ont adopté à une large majorité, jeudi 7 novembre, une résolution contre l’antisémitisme au terme de plus d’un an de débats. Proposé par les groupes parlementaires du SPD (sociaux-démocrates), de la CDU-CSU (conservateurs), du FDP (libéraux) et des Verts dans le sillage de l’attaque commise par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023, ce texte se voulait à l’origine un simple message de soutien déclaratif aux juifs d’Allemagne. Mais il s’est vite enlisé dans des débats portant sur la définition de l’antisémitisme et sur les mesures répressives proposées pour le combattre, ratant au bout du compte en partie son objectif. Prévu pour l’été, puis pour le premier anniversaire du 7-Octobre, il a finalement été conclu à temps pour le 9 novembre, date du grand pogrom antisémite de 1938 connu sous le nom de Nuit de cristal.

Au cœur des discussions figurait la définition de l’antisémitisme proposée par le texte, jugée glissante par une partie du monde académique, culturel et associatif, où l’on craint une entrave à la liberté d’expression concernant l’Etat d’Israël. La résolution s’appuie en effet sur la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) selon laquelle, entre autres, « l’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’Etat d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive. Cependant, critiquer Israël comme on critiquerait tout autre Etat ne peut pas être considéré comme de l’antisémitisme ».

Cette définition fait l’objet de débats au motif qu’elle considère la critique d’Israël comme de l’antisémitisme. « Les définitions ne sont pas des vérités ultimes, mais des instruments de travail », affirme la rectrice du Collège scientifique de Berlin, Barbara Stollberg-Rilinger, qui s’est exprimée dans différents médias depuis un an, notamment après que le Land de Berlin a entrepris de conditionner ses financements à une profession de foi contre l’antisémitisme reprenant cette même définition. Or, à ses yeux, celle-ci est vague, ce qui la rend « incroyablement vulnérable aux abus ». L’accusation d’antisémitisme est « un excellent moyen de réduire au silence et de diffamer les opposants politiques », juge l’historienne.

« L’Etat ne peut pas faire autorité en la matière »

Un groupe de juristes et de chercheurs a tenté de remédier aux lacunes de la résolution du Bundestag en formulant, fin octobre, une série de propositions dans le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung. « La définition exacte de l’antisémitisme et les situations dans lesquelles il se manifeste font l’objet d’une réflexion scientifique et sociale permanente ; l’Etat ne peut pas faire autorité en la matière », soulignent-ils, invitant à utiliser la définition de l’IHRA comme une « orientation » et à plutôt promouvoir le financement « de chaires de recherche sur la Shoah et d’études sur le Proche-Orient ».

(source: lemonde.fr)