Birmanie
Pourquoi les États-Unis refusent d’utiliser le système métrique
Depuis plus de deux siècles, le système métrique s’est imposé comme la référence mondiale… sauf dans trois pays. Parmi eux, les États-Unis, qui continuent de mesurer en pouces, en gallons et en pieds. Mais pourquoi la première puissance mondiale refuse-t-elle d’adopter un système inventé en France et utilisé partout ailleurs ? Et comment la France a-t-elle imposé le mètre comme unité universelle ? Retour sur l’incroyable conquête du système métrique.
Précisions en réponse à vos questions : -Non, le système métrique n’a pas été créé par les égyptiens, et la théorie de la goutte d’eau n’est pas fiable. Une goutte d’eau peut mesurer moins qu’un centimètre, ce n’est pas une mesure universelle -Jefferson demande bien à la France de lui présenter son invention avant que le mètre ne soit finalement défini.
Les scientifiques français avaient créé des prototypes avec d’autres méthodes (comme une pendule battant une seconde) -Le BIPM est physiquement situé sur le territoire de Saint-Cloud, mais son adresse postale est rattachée à Sèvres. -Il y a eu d’autres tentatives de créer un système international avant la France. Comme celle de l’Anglais John Wilkins. Mais cela n’a jamais abouti. -Napoléon n’a pas imposé le système métrique, mais a contribué à sa diffusion en Europe continentale. À la place, il a imposé les « mesures usuelles », basées sur le système métrique. -L’ambassadeur français envoyé aux États-Unis s’appelle Joseph Dombey. Selon certaines sources, il aurait été attaqué par des pirates (plus précisément des corsaires anglais).
Évidemment, ce n’est pas la raison principale pour laquelle les États-Unis ne sont pas passés au mètre, mais plutôt à cause d’autres raisons politiques et économiques.
Proche-Orient: le Pape appelle à cesser le feu sur tous les fronts

À l’issue de l’audience générale, le Pape a lancé un nouvel appel pour que le conflit entre Israël et le Hamas ne s’étende pas, et a demandé que cesse le bruit des armes «à partir de Gaza, où la situation humanitaire est insoutenable». François a invité à prier pour «l’Ukraine tourmentée, la Birmanie, le Soudan», ainsi que pour «le Pakistan et l’Afghanistan», afin que les discriminations, en particulier à l’égard des femmes, soient éliminées.
Tiziana Campisi – Cité du Vatican
Le Successeur de Pierre n’a pas dissimulé sa préoccupation, en ce qui concerne la situation au Proche-Orient, lors de l’audience générale dans la salle Paul VI, pour sa reprise après la pause de juillet. Alors que la crainte d’une éventuelle représaille de l’Iran contre Israël grandit et que les tensions avec le Liban persistent, le Pape François est revenu à la charge en appelant à l’arrêt des hostilités.
«Je réitère mon appel à toutes les parties impliquées pour que le conflit ne s’étende pas et que cesse le feu immédiatement sur tous les fronts, à commencer par Gaza, où la situation humanitaire est très grave, elle est insoutenable», a déploré l’évêque de Rome.
«Que l’amour l’emporte»
Le Pape espère que l’amour prévaudra et que les hostilités seront résolues par le pardon. «Je prie pour que la recherche sincère de la paix éteigne les conflits, que l’amour l’emporte sur la haine et que la vengeance soit désarmée par le pardon», a-t-il déclaré.
Les vœux de paix pour l’Ukraine, la Birmanie et le Soudan
François a également exprimé son inquiétude pour l’Ukraine et invité les fidèles à prier pour ce pays d’Europe de l’Est et pour les nations en guerre où les gens ne cessent de souffrir. «Je vous demande de vous joindre à ma prière pour l’Ukraine, la Birmanie et le Soudan tourmentés. Puissent ces peuples déchirés par la guerre trouver bientôt la paix tant désirée», a dit espérer François.
Éliminer la discrimination au Pakistan et en Afghanistan
Enfin, le Pape, qui a reçu plus tôt en audience une délégation de l’Association de la communauté afghane en Italie, a demandé de prier également pour le Pakistan et l’Afghanistan, où tant de personnes sont encore victimes de discriminations. Il a invité à «unir nos efforts et nos prières pour que la discrimination ethnique dans les régions du Pakistan et de l’Afghanistan, en particulier la discrimination à l’égard des femmes, soit éliminée».
(source: vaticannews.va/fr)
Exclusif : en Birmanie, la jeunesse prend les armes contre la junte
Notre reporter, Constantin Simon, a réussi à entrer clandestinement en Birmanie. Il y a filmé les combats qui opposent les rebelles à la junte au pouvoir et a suivi l’un des commandants rebelles. Reportage exclusif d’une durée de 25 minutes.
Birmanie : ces groupes armés qui mettent la junte militaire au pouvoir en difficulté
Reportage rare dans un pays fermé aux journalistes, la Birmanie. Deux ans après le coup d’Etat, la résistance aux militaires au pouvoir est de plus en plus forte, en témoigne cette opération d’octobre dernier menée par plusieurs armées rebelles, une opération niée par les autorités birmanes.
Cessez-le-feu dans le nord du pays
La Chine est à la manœuvre pour un retour au calme en Birmanie.
Pékin a annoncé un cessez-le-feu provisoire ce jeudi dans le nord birman entre 3 groupes rebelles armés issus des minorités ethniques et la junte au pouvoir. Selon l’ONU, plus de 200 000 personnes ont fui leur habitation depuis fin octobre en raison des combats dans l’Etat du Shan.
Extremely powerful Cyclone Mocha reaches Category 5 status – May 14
Cyclone Mocha has been intensifying quickly and has reached Category 5 status, there’s still room for further intensification before it makes landfall around the Myanmar and Bangladesh border. This is an extremely dangerous situation and could be the strongest landfall in Myanmar since Cyclone Giri back in October 2010.
En Birmanie, le prêtre catholique arrêté par l’armée est libéré
Le père Michael Aung Ling, prêtre catholique birman du diocèse de Hakha, arrêté mercredi 16 juin par l’armée pour soutien présumé aux forces de la résistance dans la ville de Kanpetlet, dans l’État birman de Chin, a été libéré sain et sauf, ce jeudi.

Comme le rapporte l’agence Fides, le prêtre, soumis à un long interrogatoire mais non battu ni maltraité, a été libéré à condition de signer un document dans lequel il s’engage formellement à ne soutenir aucun mouvement, groupe ou individu qui s’oppose à l’armée régulière.
L’Église va poursuivre son action humanitaire
La communauté catholique de Hakha qui se trouve dans l’État birman de Chin situé à l’ouest du pays, à la frontière avec l’Inde et le Bangladesh, avait lancé un appel et une campagne de prière pour le prêtre arrêté. Elle exprime aujourd’hui son soulagement car «l’Église continuera à soutenir les faibles, les vulnérables, les sans-défense, les déplacés, dans l’esprit évangélique de compassion, de miséricorde et de charité», a déclaré un catéchiste local.
Le père Michael Aung Ling, curé de l’église catholique de Saint-Joseph à Kanpetlet, remercie Dieu pour la protection dont il a bénéficié et se dit reconnaissant envers tous ceux qui, au moment critique, ont prié pour lui et exprimé leur solidarité, en demandant sa libération.
Plus de 100 000 déplacés dans l’État de Chin
Alors que les forces de résistance populaire combattant l’armée se répandent dans toute la Birmanie, entraînant le déplacement de personnes à l’intérieur du pays, les dirigeants et les représentants de la communauté catholique birmane continuent de mener des actions humanitaires en faveur de civils innocents, ce qui peut parfois être confondu avec un soutien à la résistance armée. En effet selon les militaires, le père Michael Aung Ling était soupçonné d’offrir un refuge aux jeunes résistants dans l’église de sa paroisse.
Dans l’État de Chin, où l’armée a imposé la loi martiale le 13 mai, des combats intenses se poursuivent entre la Tatmadaw (l’armée birmane) et les forces de défense de Chinland: en raison de la réaction violente des militaires, plus de 100 000 personnes ont été contraintes de fuir dans la jungle pour trouver refuge et sécurité. Les personnes déplacées ont un besoin urgent d’aide humanitaire comme de la nourriture et des médicaments.
Le diocèse de Hakha compte 35 000 catholiques pour une population de plus de 700 000 habitants.
Aung San Suu Kyi inculpée pour corruption en Birmanie
L’ancienne chef de facto du gouvernement civil est notamment accusée d’avoir perçu « 600 000 dollars et plusieurs kilos d’or » de pots-de-vin.

« Ces accusations sont absurdes », a dénoncé l’un de ses avocats. L’ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, renversée par un coup d’Etat militaire, a été inculpée pour corruption, a rapporté, jeudi 10 juin, le journal officiel The Global New Light of Myanmar. L’ancienne chef de facto du gouvernement civil est notamment accusée d’avoir perçu « 600 000 dollars et plusieurs kilos d’or » de pots-de-vin. Elle est aussi poursuivie pour l’exploitation abusive de terres pour la Fondation Daw Khin Kyi, qu’elle présidait.
Aung San Suu Kyi « a été reconnue coupable d’avoir commis des actes de corruption en utilisant sa position. Elle a donc été inculpée en vertu de l’article 55 de la loi anticorruption », précise le journal. « Le but est de la tenir à l’écart de la scène [politique] du pays et de salir son image », a déclaré l’un de ses avocats, Khin Maung Zaw.
Birmanie: le coup d’Etat de trop?
« Chassons le dictateur ! » : en Birmanie, un appel à « l’arrêt complet » de l’économie.
Permettre aux activités économiques de se poursuivre ne ferait qu’aider l’armée, estiment les principaux syndicats birmans, qui ont appelé à intensifier la grève lundi.
Au lendemain d’une nouvelle journée de répression des manifestations contre le coup d’Etat militaire du 1er février et de raids des forces de sécurité, les principaux syndicats birmans ont appelé à intensifier la grève, lundi 8 mars, pour étouffer la fragile économie du pays et faire pression sur la junte. Les banques, des commerces et des usines sont fermés. Des fonctionnaires, des agriculteurs et des salariés du privé participent à des rassemblements prodémocratie, notamment à Rangoun, la capitale économique. « Chassons le dictateur ! », le chef de la junte, Min Aung Hlaing, lancent certains, d’autres font le salut à trois doigts en signe de résistance.
Neuf des plus importants syndicats ont appelé à « l’arrêt complet et prolongé de l’économie » à partir de lundi. « Le moment est venu d’agir. » Permettre aux activités économiques de se poursuivre ne ferait qu’aider l’armée, qui « réprime l’énergie du peuple birman », ont-ils écrit dans un communiqué commun. Résultat : des usines de textile, un secteur en plein essor avant le coup d’Etat du 1er février, des centres commerciaux, les banques et les postes gardent porte close.
La junte a pour sa part mis en garde les fonctionnaires : ceux qui n’auront pas repris le travail à partir de lundi seront licenciés. Les appels à la grève, lancés dès les premières heures qui ont suivi le coup d’Etat du 1er février, ont déjà eu un impact important sur de nombreux secteurs, avec des banques incapables de fonctionner, des hôpitaux fermés et des bureaux ministériels vides.
Birmanie : pourquoi l’armée s’est-elle toujours sentie autant menacée par Aung San Suu Kyi ?
Le 1er février 2021, les promesses de transition démocratique pour la Birmanie volent en éclats. Les militaires réalisent le quatrième coup d’Etat de l’histoire du pays depuis son indépendance en 1948. Le chef des forces armées conteste les résultats des élections législatives de 2020, remportées, comme les précédentes, par la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dirigée par Aung San Suu Kyi. Un nouveau camouflet pour la junte militaire, qui décide d’imposer l’état d’urgence dans le pays et d’emprisonner ses opposants politiques, le Prix Nobel de la paix en priorité. La Birmanie renoue alors avec un cycle morbide d’espérances démocratiques broyées par l’armée. Mais un mouvement de désobéissance civile se met en place. Plusieurs centaines de milliers de manifestants défilent dans les grandes villes birmanes pour rejeter ce coup d’Etat et demander la libération de « Mère Suu ». Des manifestations réprimées brutalement par l’armée. Alors, pourquoi l’armée, qui détenait une partie du pouvoir politique, a-t-elle décidé de mettre fin à l’apaisement des dernières années ? Le parti d’Aung San Suu Kyi réussira-t-il à négocier avec la junte pour faire revenir le calme ?
Aung San Suu Kyi arrêtée par l’armée, coup d’État en Birmanie
Un coup d’Etat a été perpétré en Birmanie par l’armée qui a arrêté la cheffe du gouvernement et proclamé l’état d’urgence pour un an.
INTERNATIONAL – Un coup d’Etat a été perpétré ce lundi 1er février en Birmanie par la puissante armée qui a arrêté la cheffe de facto du gouvernement birman, Aung San Suu Kyi, proclamé l’état d’urgence pour un an et placé ses généraux aux principaux postes.
Ce putsch, immédiatement condamné par plusieurs capitales étrangères, est nécessaire pour préserver la “stabilité” de l’État, ont fait savoir les militaires dans une annonce sur leur chaîne de télévision, NAME.
Ils accusent la commission électorale de ne pas avoir remédié aux ”énormes irrégularités” qui ont eu lieu, selon eux, lors des législatives de novembre, remportées massivement par le parti d’Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), au pouvoir depuis les élections de 2015.
“Nous mettrons en place une véritable démocratie multipartite”, ont déclaré les militaires dans un communiqué publié sur leur page Facebook, ajoutant que le pouvoir sera transféré après “la tenue d’élections générales libres et équitables”.
Télécommunications très perturbées et banques fermées
Tôt dans la matinée de lundi, Aung San Suu Kyi et le président de la République, Win Myint, ont été arrêtés. Aung San Suu Kyi a exhorté la population à “ne pas accepter le coup d’Etat” d’après une lettre diffusée sur les réseaux sociaux par son parti. Alors que les rumeurs de coup d’Etat se renforçaient dans le pays ces derniers jours, elle “a laissé ce message au peuple”, a expliqué sur Facebook Win Htein, le président de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie.
“Nous avons entendu dire qu’ils étaient détenus à Naypyidaw”, la capitale du pays, a précisé à l’AFP le porte-parole de la LND, Myo Nyunt. Plusieurs autres responsables ont aussi été interpellés, selon lui.
L’armée s’est ensuite emparée de l’hôtel de ville de Rangoun, la capitale économique du pays, et l’accès à son aéroport international était bloqué par des militaires, ont constaté des journalistes de l’AFP.
La page du chef de l’armée birmane fermée par Facebook

En raison de la prévalence du réseau –la Birmanie compte 18 millions de comptes Facebook pour une population de 51 millions d’habitants–, l’armée et des moines bouddhistes extrémistes birmans se servent abondamment de la plateforme pour diffuser leur propagande.
Sont bannis, le général Min Aung Hlaing, le chef de l’armée et une vingtaine d’autres individus ou organisations birmanes que «des experts internationaux (…) ont établis comme ayant commis ou permis de graves violations des droits de l’homme».
Facebook a reconnu avoir pris une telle mesure pour la première fois, en réponse à une situation «unique».
Son annonce intervient le jour même où les enquêteurs de l’ONU ont demandé que la justice internationale poursuive le chef de l’armée birmane et cinq autres hauts gradés pour «génocide», «crimes contre l’humanité» et «crimes de guerre» à l’encontre des musulmans rohingyas.
Le chef de l’armée avait deux comptes avec 1,3 et 2,8 millions d’abonnés respectivement.