commission Justice et Paix

Église catholique – La redynamisation de Justice et Paix sollicitée

Publié le

Monseigneur Modeste Randrianifahanana, évêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Antananarivo, appelle à la réactivation de la Commission Justice et Paix face aux risques qui pèsent sur le pays. 

L’évêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Antananarivo a appelé à la réactivation de « Justice et Paix ».

« Il faut restaurer et rendre opérationnelle la Commission Justice et Paix. » Tel est l’appel lancé par Monseigneur Modeste Randrianifahanana lors de la messe célébrée dimanche au Petit séminaire d’Ambohipo. Selon l’évêque, le pays est exposé à de graves dérives s’il venait à être dirigé par des personnes peu scrupuleuses.

Pour étayer ses propos, il s’est référé à une déclaration de la Conférence des évêques de Madagascar, faite avant l’élection présidentielle de 2023, selon laquelle « les bonnes personnes ne sont pas prêtes, tandis que les mauvaises le sont déjà ». Une mise en garde qui souligne l’importance de la vigilance citoyenne et de l’engagement moral dans la vie politique.

« Le pays est en danger s’il tombe entre les mains de mauvaises personnes. C’est pourquoi il faut restaurer la Commission Justice et Paix », a-t-il insisté.

Organe de l’Église catholique, la Commission Justice et Paix a pour mission de promouvoir la justice, la paix et le respect des droits humains. Elle analyse la situation sociale et politique, sensibilise les citoyens à leurs droits et responsabilités, et formule des recommandations éthiques face aux menaces pesant sur le bien commun. Sans être un parti politique, elle joue un rôle de veille morale et citoyenne, rappelant aux dirigeants leurs obligations envers la population.

Un rôle historique dans la vie politique  Lire la suite »

Economie – Base Toliara : la Commission Justice et Paix, pour une exploitation juste et rationnelle des ressources minières

Publié le Mis à jour le

Fasimainty: ho arofanin’ny fitrandrahana ny Fikambanana « Justice et Paix » hoy i Mgr Benjamin Ramaroson (izay teraka tao Manakara), ary Arsevekan’Antsiranana sy Filohan’ny « Commission Episcopale Justice et Paix Madagascar ».


Des gains totaux pour Madagascar de 5 milliards USD sur toute la durée de vie du projet

Base Toliara a un allié de taille dans sa quête d’une efficacité dans la gestion socio-économique du projet d’exploitation d’ilménite à Toliara.

La Commission Justice et Paix et Base Toliara, main dans la main, pour les intérêts des communautés impactées.

La société minière a signé, hier, avec la Commission Episcopale Justice et Paix de l’Eglise catholique,  un mémorandum d’entente en vue de la création d’une structure qui sera chargée de mettre en œuvre les dispositifs susceptibles de donner le maximum de profits à la population impactée par le projet minier.

Doctrine sociale 

Évitant d’entrer dans le jeu des « pour ou contre  le projet de Base Toliara », Monseigneur Benjamin Ramaroson, Archevêque de Diego Suarez et non moins Président de la Commission Episcopale Justice et Paix a été clair dans sa position, en se basant sur la doctrine sociale de l’Eglise dont,  à part l’évangélisation, l’une des premières missions est de protéger les intérêts de la population, notamment la catégorie sociale des plus démunis. « Nous allons travailler avec Base Toliara afin que ce projet puisse profiter, dans les meilleures conditions possibles, aux communautés impactées », a expliqué l’homme d’Eglise. Une manière de dire que l’exploitation des richesses nationales doit se faire, avant tout, au bénéfice de la population. « Madagascar est un pays riche en toutes sortes de ressources, mais une richesse n’en est pas une, si elle n’est pas exploitée », défend Mgr Benjamin Ramaroson, en ajoutant que « la richesse n’est productive que si elle bénéficie au plus grand nombre et nous sommes là pour servir de balises afin que la population impactée par le projet en tire convenablement profit ». En somme, la Commission Justice et Paix milite pour l’effectivité de Base Toliara et va œuvrer à travers ce partenariat pour qu’il y ait une exploitation juste et rationnelle des ressources et un maximum de profits à la population, à l’Etat, et aux initiateurs du projet.

Lire la suite »