Détroit d’Ormuz

Sur le détroit d’Ormuz, Donald Trump change de ton et demande désormais l’aide internationale

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Alors qu’il se targue d’avoir « décapité » le régime iranien, Donald Trump a appelé plusieurs pays, dont la France, à envoyer des navires dans le détroit presque totalement bloqué.

JIM WATSON / AFP Donald Trump, ici le 11 mars dans le Maryland, a appelé la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres pays à envoyer des navires pour sécuriser le détroit d’Ormuz.

Finalement, Donald Trump aurait bien besoin d’aide dans la guerre qu’il a lancée avec Israël au Moyen-Orient. Alors qu’il se targue d’avoir « décapité » le régime iranien, le président américain a demandé, samedi 14 mars, l’envoi de navires de guerre à d’autres pays pour sécuriser le détroit d’Ormuz. Le passage, stratégique puisque 20 % de la production mondiale y transite habituellement, est désormais presque totalement bloqué, entraînant une flambée du prix du pétrole. Et deux semaines après son déclenchement le 28 février, le conflit ne montre aucun signe d’accalmie.

Répétant que les États-Unis « ont vaincu et complètement anéanti l’Iran, tant sur le plan militaire qu’économique », Donald Trump a appelé sur son réseau Truth Social les pays qui s’approvisionnent en pétrole via le détroit d’Ormuz à « veiller à la sécurité de ce passage » avec l’aide des forces américaines.

La veille, il avait affirmé que la marine américaine commencerait « très bientôt » à escorter des pétroliers dans ce passage stratégique. « Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres (…) enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité », a-t-il ajouté.

« Le président ne sait pas encore comment rouvrir le détroit »

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La prise de parole en intégralité d’Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion du G7

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Après une réunion du G7, Emmanuel Macron a déclaré que le détroit d’Ormuz est devenu « un théâtre de guerre ». Les pays du G7 ont acté « trois axes » que sont « la présence en Méditerranée orientale, la libre circulation en mer Rouge (…) et la nécessité de mettre en place un travail de plusieurs semaines de coordination de plusieurs marines pour escorter au moment voulu et assurer la libre circulation dans le détroit d’Ormuz », a déclaré le président français.


Éric Lombard, ancien ministre français de l’Économie et des Finances, est l’invité de RFI ce 11 mars 2026. Au douzième jour de guerre au Moyen-Orient, il pointe les risques pour l’économie mondiale.

 

Iran Parliament votes to back Hormuz closure, top security body must make the final decision

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Iran’s top security body must make the final decision on whether to close the Strait of Hormuz, Iranian TV said on Sunday, after parliament reportedly backed the measure in response to U.S. strikes on several of Tehran’s nuclear sites