Détroit d’Ormuz
Ormuz : un premier navire français a réussi à passer le détroit
Le Kribi, un porte-conteneurs appartenant au groupe français de transport maritime CMA CGM, se trouvait ce vendredi au large de Mascate, la capitale d’Oman.

Il s’agit du premier passage d’un navire de commerce sous contrôle français depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Un porte-conteneurs appartenant au groupe de transport maritime CMA CGM a franchi jeudi 2 avril le détroit d’Ormuz pour sortir du Golfe en affichant via son signal de navigation avoir un « propriétaire français », selon les données de suivi maritime du site MarineTraffic consultées ce vendredi.
Le Kribi, sous pavillon maltais, a traversé le détroit d’ouest en est jeudi dans l’après-midi. Il est passé entre les îles de Qeshm et Larak pour rejoindre la mer d’Arabie, vers 20h, selon Ouest-France qui avait donné en premier l’information. Le navire se trouvait ce vendredi matin au large de Mascate, diffusant toujours le message « owner France » au lieu d’une destination.
Le porte-conteneurs a emprunté une route maritime apparemment approuvée par les Gardiens de la Révolution, qui ont mis en place un système d’enregistrement de « navires approuvés ». Les bateaux empruntant cet itinéraire doivent verser un gros montant, Larak ayant été baptisée le « péage de Téhéran » par la société de données maritime Lloyd’s List Intelligence.
Trois bateaux chinois
Des données maritimes analysées par l’AFP ont confirmé que les rares navires commerciaux transitant via le détroit d’Ormuz récemment sont passés à proximité de Larak.
En temps de paix, environ 20 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux transitent par ce détroit.
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Alors qu’il se targue d’avoir « décapité » le régime iranien, Donald Trump a appelé plusieurs pays, dont la France, à envoyer des navires dans le détroit presque totalement bloqué.

Finalement, Donald Trump aurait bien besoin d’aide dans la guerre qu’il a lancée avec Israël au Moyen-Orient. Alors qu’il se targue d’avoir « décapité » le régime iranien, le président américain a demandé, samedi 14 mars, l’envoi de navires de guerre à d’autres pays pour sécuriser le détroit d’Ormuz. Le passage, stratégique puisque 20 % de la production mondiale y transite habituellement, est désormais presque totalement bloqué, entraînant une flambée du prix du pétrole. Et deux semaines après son déclenchement le 28 février, le conflit ne montre aucun signe d’accalmie.
Répétant que les États-Unis « ont vaincu et complètement anéanti l’Iran, tant sur le plan militaire qu’économique », Donald Trump a appelé sur son réseau Truth Social les pays qui s’approvisionnent en pétrole via le détroit d’Ormuz à « veiller à la sécurité de ce passage » avec l’aide des forces américaines.
La veille, il avait affirmé que la marine américaine commencerait « très bientôt » à escorter des pétroliers dans ce passage stratégique. « Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres (…) enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité », a-t-il ajouté.
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