Gen Z

Gouvernement: Les premières nominations tombent – Nomination de trois ministres

Publié le Mis à jour le

Au lendemain de la nomination du Premier ministre, trois nouveaux membres du gouvernement, chargés de la défense et de la sécurité, ont été présentés au palais d’État d’Iavoloha, hier soir. Parmi eux, la première femme de l’histoire du pays à occuper le poste de ministre de la Sécurité publique.

Les trois ministres nouvellement nommés, chargés de la défense et de la sécurité, ont été présentés, hier, à Iavoloha.

Deux nouveaux venus et un maintien au poste. Après le Premier ministre, lundi, c’est au tour des trois ministres des départements en charge des Forces de défense et de sécurité (FDS) d’être nommés. Ils ont été présentés, hier soir, lors d’une brève cérémonie au palais d’État d’Iavoloha.

Les premiers membres de l’équipe gouvernementale du général Zafisambo Ruphin sont ainsi le ministre des Forces armées, le ministre de la Sécurité publique et le ministre délégué à la Gendarmerie nationale. Pour les deux premiers départements ministériels, les deux chefs de l’Exécutif ont choisi deux nouvelles têtes. Ainsi, le général de division Manantsoa Rakotoarivelo Deramasinjaka est le nouveau ministre des Forces armées.

Avant sa nomination pour siéger au sein du gouvernement, le général Deramasinjaka a occupé le poste de chef d’état-major des armées. Issu de la 18e promotion de l’Académie militaire (Acmil) d’Antsirabe, il succède à son aîné, le général de corps d’armée Monja Delphin Sahivelo, ministre des Forces armées sortant. En principe, le nouveau membre du gouvernement devrait bénéficier d’un avancement de grade et devenir général de corps d’armée afin de préserver la hiérarchie dans la chaîne de commandement.

Cet avancement de grade s’impose aussi avec la reconduction du général de corps d’armée Andriatsarafara Andriamitovy Rakotondrazaka au poste de ministre délégué chargé de la Gendarmerie nationale. Bien que également issu de la 18e promotion de l’Acmil, ce dernier est, pour l’heure, supérieur en grade à son copromotionnaire qui vient d’être nommé ministre des Forces armées. Ce dernier étant toutefois le numéro 2 dans l’ordre protocolaire des membres du gouvernement. Les bérets noirs étant, par ailleurs, une des composantes des Forces armées.

Une première  Lire la suite »

Rinah Rakotomanga, vahinin’ny Mpanao gazety Michel Ralibera

Publié le Mis à jour le


Mahitsy sy mamintina ny hetahetam-bahoaka ireo fanontanian’i Michel Ralibera, ary mampivoitra ny tsy fahombiazan’ny Fitondrana tarihan’ny Filohan’ny Repoblika hatrizay nitondrany. Koa tsy hay na hanavotra na vao mainka handetika ny Fitondrana ireo fanazavana maro entiny.

CCOC: Pour de véritables réformes de la bonne gouvernance, il y a des préalables à l’invitation du président Rajoelina

Publié le Mis à jour le

Pour le Collectif des Citoyens et des Organisations citoyennes, il est vain et illusoire d’espérer des changements crédibles et pérennes pour l’ensemble de la société malgache s’il n’y a pas de consensus préalables sur le changements de format et de méthodes basés sur « les principes fondamentaux de liberté et de justice pour tous » .


franceinfo.fr

MÉDIATION – Cinq organisations de la société civile appellent à un accord politique concerté sous la houlette des leaders religieux

(©2424.mg)

Antananarivo, 1er Octobre, 18h55 – Les leaders religieux appelés à la rescousse. Cinq organisations de la société civile proposent “l’élaboration et la mise en oeuvre d’un schéma de sortie de crise pacifique concrétisé par un accord signé par tous”. Elles souhaitent que les discussions qui aboutiraient à une telle entente soient menées par l’Eglise. “Nous demandons aux leaders religieux de conduire, en tant que raiamandreny, le processus de concertation”, écrivent-elles dans un communiqué conjoint publié ce mercredi. (…lire l’article) 

Crise politique : Andry Rajoelina évoque une « cyberattaque étrangère », Gen Z réplique avec virulence

Publié le Mis à jour le

(©madagascar-tribune.com)

Le président Andry Rajoelina a pris la parole hier en début d’après sur les réseaux sociaux pour dénoncer ce qu’il qualifie de « cyberattaque massive » orchestrée depuis l’étranger. Selon lui, une campagne de manipulation numérique, utilisant des technologies d’intelligence artificielle, viserait à déstabiliser les institutions républicaines, à semer le chaos et à porter atteinte à la souveraineté nationale.

D’après les services de l’État, cette offensive numérique aurait ciblé en priorité la jeunesse et les influenceurs malgaches, en diffusant des messages sensibles sur les réseaux sociaux pour attiser la colère et détourner le sens des manifestations. Celles-ci, déclenchées le 25 septembre par les coupures d’eau et d’électricité, auraient été « infiltrées et instrumentalisées » par des acteurs politiques et financées par des intérêts étrangers.

« Nous ne pouvons pas laisser notre pays être pris en otage par des forces extérieures qui manipulent la jeunesse et utilisent la technologie comme une arme », a Andry Rajoelina tout en annonçant des mesures de sécurisation renforcées.

Mais ce discours présidentiel a aussitôt suscité de vives réactions. Dans un communiqué publié en ligne, le collectif Gen Z Madagascar a exprimé son indignation, allant jusqu’à s’inquiéter pour la « santé mentale » du président. « Votre discours insensé nous a déçus, encore une fois. Car vous blâmez ceux-là mêmes que vous prétendez inviter à un dialogue », écrit le mouvement, dénonçant les violences imputées aux forces de l’ordre contre les manifestants.

Gen Z Madagascar critique également la référence du chef de l’État aux institutions financières internationales, en particulier la Banque mondiale, pour justifier ses choix. Le collectif accuse le pouvoir de détourner l’attention des véritables problèmes du pays, citant la corruption, la mauvaise gouvernance et la violence d’État. « Sachez que nous ne sommes pas des robots, nous sommes bel et bien des êtres humains », affirme le communiqué, avant de prévenir que « vos crimes ne resteront pas éternellement impunis » et qu’ils devront répondre devant la Justice.

Cette confrontation directe illustre la fracture grandissante entre une jeunesse connectée, qui rejette l’autorité et réclame plus de transparence, et un pouvoir qui met en avant la menace étrangère pour expliquer la crise actuelle. Alors que la rue continue de s’agiter, la bataille de communication s’intensifie entre institutions et mouvements citoyens, avec en toile de fond une question centrale : qui contrôle le récit national dans une ère de désinformation numérique ?

(source: madagasacr-tribune.com)   

Crise à Madagascar: les chancelleries occidentales appellent au dialogue

Publié le Mis à jour le

(©newsmada.com)

Le corps diplomatique regroupant les Ambassades d’Allemagne, de Corée, de France, du Japon, du Royaume-Uni, de Suisse et la délégation de l’Union européenne à Madagascar, se dit préoccupé par la situation qui prévaut à Madagascar. Dans un communiqué, les chancelleries occidentales appellent à un dialogue constructif.

«Nous adressons nos condoléances aux familles des victimes et réaffirmons la nécessité pour toutes les parties prenantes de faire preuve de retenue et de rejeter toute forme de violence», déclarent les Ambassa­des. Elles ont tout même confirmé leur attachement à l’Etat de droit et aux droits universels que sont la liberté d’expression et de réunion pacifique.

«Nous rappelons que ces droits fondamentaux sont essentiels à la stabilité démocratique et représentent le fondement du développement durable auquel le gouvernement et le peuple de Madagascar aspirent», poursuit la déclaration.

Ainsi, afin de surmonter la situation actuelle de manière pacifique, les sept ambassades appellent toutes les parties prenantes à s’engager dans un dialogue constructif. Il a été noté qu’en raison du shutdown en cours, l’Ambassade des Etats-Unis n’est pas en mesure, pour des raisons juridiques, de se joindre à ce communiqué.
L’Ambassade de Russie recommande à ses citoyens
Quant à l’Ambassade de la Fédération de Russie à Madagascar, elle a annoncé sur sa page Facebook qu’à la suite de la situation politique intérieure difficile à Madagascar, un certain nombre de touristes russes sur l’île se sont tournés vers l’Ambassade pour divers types d’assistance.
Et «malgré les tendances à normaliser la situation, nous recommandons aux citoyens russes de reporter les voyages à Madagascar jusqu’à ce que l’ordre soit complètement rétabli», rapporte l’Ambassade.
Cette dernière mène les consultations nécessaires, afin de conseiller ses ressortissants sur le choix à prendre et porter assistance à ceux qui souhaitent rentrer en Russie.
Pour le moment il n’y a pas de situation d’urgence à Madagascar, la plupart des compagnies aériennes continuent d’opérer des vols comme d’habitude, selon l’Ambassade.

(source: F.M – newsmada.com)

Crise à Madagascar : « La liberté d’expression et la réunion pacifique sont des droits universels », selon les chancelleries étrangères

Manifestations : Les députés Firaisankina entrent en scène

Publié le

(©midi-madagasikara.mg)

Après une semaine de réserve et d’attente, la plateforme de l’opposition Firaisankina a décidé de rejoindre les manifestations populaires qui secouent le pays, en dépit des discussions interminables à l’Assemblée nationale concernant le choix du Premier ministre.

Une nouvelle étape dans la mobilisation populaire. Après une semaine d’observation prudente, la plateforme d’opposition Firaisankina a officiellement rejoint le mouvement de contestation qui agite la capitale depuis plusieurs jours. Alors que l’Assemblée nationale peine toujours à s’accorder sur la nomination du prochain Premier ministre, les élus du Firaisankina choisissent désormais la rue comme terrain d’expression politique. C’est Rina Randriamasinoro, secrétaire général du TIM et député du IVe arrondissement, qui a donné le ton, hier, dans une déclaration sans équivoque. Il appelle l’ensemble des structures affiliées au TIM, DISTIM, Foko-TIM, Com-TIM, à se mobiliser massivement dès aujourd’hui. L’objectif est clair : intensifier la pression sur le pouvoir en place en structurant les manifestations par arrondissement et district.

Sur le terrain

La plateforme entend concentrer l’essentiel de la mobilisation à Antananarivo, misant sur un effet d’entraînement dans les autres régions. Les partisans des localités voisines sont ainsi appelés à converger vers la capitale. « Toutes les actions doivent se faire à Antananarivo », a soutenu le député. Ce soutien vient renforcer un mouvement déjà bien implanté sur le terrain, notamment avec l’implication des jeunes du Gen Z, des étudiants de l’Université d’Antananarivo et de ceux de l’École Polytechnique de Vontovorona, en action depuis une semaine. Des influenceurs et artistes ont également prêté leur voix à cette contestation qui rallie progressivement divers pans de la société.

Seconde phase

Le jour de pause stratégique observé hier semble avoir porté ses fruits : les messages de soutien affluent, et les figures publiques multiplient les prises de position. Par ailleurs, un « Comité de coordination de la lutte (KMT) » a vu le jour hier, à l’issue d’une concertation entre la Gen Z, des conseillers municipaux et des représentants de la société civile. Selon Lily Rafaralahy, membre du comité, cette nouvelle structure aura pour mission de coordonner les prochaines étapes de la mobilisation. Le KMT appelle à l’unité : étudiants, juristes, journalistes, entrepreneurs, syndicalistes, chefs religieux, société civile, élus, tous sont invités à se joindre au mouvement. Enfin, le comité exhorte les forces de l’ordre, notamment les éléments du Groupement de sécurité et d’intervention spéciale (GSIS), à faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute violence inutile. La seconde phase de la mobilisation est bel et bien lancée.

(source: Julien R. – Midi M/kara)  

« Misy lafin-javatra avy amin’ny Tanora tsy azo hodian-tsy hita », hoy Gérard Andrialemirovason

Publié le Mis à jour le

« Tsy tokony hanararaotra ireo Tanora ireo, ary tsy tokony handrehitra afo koa ny Mpanao pôlitika ! Tonga indray ny fafandrifiana amin’ny « orok’i Jodasy » tamin’ny fitsidihan’ny Filoha frantsay mialohan’ny fionganan’ny Filoha malagasy! »

Manifestations : La rue face aux institutions

Publié le Mis à jour le

(©midi-madagasikara.mg)

Depuis le 25 septembre, la capitale et plusieurs grandes villes de Madagascar sont agitées par des manifestations d’ampleur inhabituelle. Ce mouvement de contestation, initié par les jeunes de la Génération Z (Gen Z), les étudiants et rapidement rejoint par d’autres catégories de la population, s’est cristallisé autour de revendications politiques majeures : la dissolution du Sénat, la dissolution de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) et la démission du président de la République. Ces demandes, lourdes de conséquences institutionnelles, interrogent sur leur faisabilité juridique et sur les voies possibles de sortie de crise.

Au centre des contestations

Le Sénat, tel que prévu par la Constitution de 2010, est la chambre haute du Parlement. Ses membres ne sont pas élus au suffrage universel direct : un tiers est désigné par le président de la République, tandis que les deux tiers sont choisis par les élus locaux. Cette composition a nourri au fil des années de nombreuses critiques, notamment quant à sa représentativité. Les manifestants réclament aujourd’hui sa dissolution, mais la Constitution est sans ambiguïté : seule l’Assemblée nationale peut être dissoute par le président de la République, et ce, après consultation du Premier ministre et du président de l’Assemblée. Le Sénat, lui, ne peut être supprimé que dans le cadre d’une révision constitutionnelle, adoptée par le Parlement réuni en Congrès ou soumise à référendum.

Pointée du doigt

La HCC est également dans la ligne de mire des contestataires. Institution juridictionnelle indépendante, elle joue un rôle central dans la vie politique malgache : elle contrôle la conformité des lois à la Constitution, tranche les contentieux électoraux et constate l’empêchement du chef de l’État. Ses neuf membres, désignés pour sept ans non renouvelables par le président de la République, l’Assemblée nationale et le Sénat, ne peuvent être révoqués qu’en cas de décès, d’empêchement définitif ou de condamnation grave. La Constitution ne prévoit aucun mécanisme de dissolution de cette juridiction, qui ne peut être supprimée ou remplacée qu’au prix d’une révision constitutionnelle.

Sous pression  Lire la suite »