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Incendie du Rova d’Ambohidratrimo – Les descendants royaux crient au sacrilège

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Le Rova d’Ambohidratrimo, haut lieu sacré de l’Imerina, a été ravagé par un incendie d’origine criminelle. Plusieurs personnes ont déjà été entendues par les enquêteurs.

Les Trano manaraka ont été balayés par le feu.

À Ambohidratrimo, héritiers royaux, conservateurs et habitants ont appris la nouvelle avec stupeur, tôt hier matin. Le Rova a été incendié dans la nuit, vers 23 heures. « Pour nous, c’est un sacrilège », déclare le doyen Solonavalona Andriamihaja, président de l’association Andrimasinavalona. Le site se situe au sommet de l’une des douze tendrombohitra masina (collines sacrées), ancienne capitale du Marovatana à l’époque des Imerina efatra Toko. Près du hadivory, côté est, gendarmes, policiers et autorités locales attendaient l’arrivée du ministre de la Communication et de la Culture, O’Gascar Fenosoa Mandrindrarivony, accompagné de la cheffe de région d’Analamanga, Clémence Raharinirina. Une route sinueuse, pentue et goudronnée, mais en mauvais état, mène jusqu’au portail métallique principal.

À l’intérieur de l’enceinte, clôturée par un mur de briques et entourée de végétation, une trentaine de personnes, pieds nus, étaient réunies sur une natte. Descendants royaux et gardiens de la tradition échangeaient sur l’incendie et sur la nécessité de restaurer la dignité du site, où le port de chaussures, les vêtements noirs, l’ail et la viande de porc sont proscrits.

Derrière eux se dresse le Tranomasina, tombeau des ancêtres royaux, construit en pierres entassées. Il abritait trois Trano manaraka.

« Je précise bien Trano manaraka et non Trano manara, plus petits et où l’on ne peut pas faire de feu. Les Trano manaraka sont des lieux où les défunts nous accompagnent lorsque nous venons demander une bénédiction. Le premier appartenait à Andriamasinavalona et Ratrimo. Le second était occupé par Nenibe Ramorabe, Rakotomaditra Ravorombato et Ravola. Le troisième par Rambolamasoandro et Rakotobe », explique le prince Andriambeloma.

Il ne reste désormais que des cendres, un tison dégageant encore une fumée blanche et un pilier noirci, seul vestige ayant résisté aux flammes.

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À la COP30, cet incendie impressionnant n’a pas fait de blessés, mais il ne pouvait pas plus mal tomber

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Le site de la conférence internationale sur le climat a dû être évacué, alors que les discussions difficiles entre les participants doivent s’achever dans moins de deux jours.

– / AFP À la COP30, cet impressionnant incendie n’a pas fait de blessés, mais il ne pouvait pas plus mal tomber.

Un incident marquant à moins de deux jours de la fin des négociations. Un incendie s’est déclaré ce jeudi 20 novembre sur le site de la COP30 à Belem, sans faire de blessés, amenant pompiers et agents de sécurité à faire évacuer les lieux, avant que le feu ne soit maîtrisé. De nombreux journalistes présents sur place ont partagé des images impressionnantes des flammes sur les réseaux sociaux,

L’incendie a démarré dans le secteur des pavillons nationaux, et la fumée s’est répandue à l’intérieur et à l’extérieur du site accueillant la conférence de l’ONU sur le climat dans cette ville d’Amazonie brésilienne, déclenchant un mouvement de panique, ont constaté des journalistes de l’AFP. Une partie du toit a brûlé dans ce secteur, sans qu’il soit possible dans l’immédiat de déterminer où l’incendie avait commencé.

Le feu a été « maîtrisé », a précisé quelques minutes après son déclenchement le ministre brésilien du Tourisme Celso Sabino à la télévision brésilienne, précisant que « les pompiers de l’État du Para sont sur place », et qu’il n’y a pas de blessés à déplorer. « Dans quelques minutes, nous saurons ce qui s’est passé, quelle en est la cause […]. Peut-être un court-circuit, un téléphone en charge », a également dit Celso Sabino.

Les négociations mises à l’arrêt plusieurs heures après l’incendie

Les dizaines de milliers de participants de la COP ont été évacués à l’extérieur du site, en attendant dans le calme et sous une pluie légère les instructions près du centre de conférences qui dégage une légère odeur de plastique brûlé dans l’air. Les pompiers sont intervenus rapidement. La quasi-totalité du site de la COP est installée sous de grandes tentes.

Cet incendie pouvait difficilement tomber à un plus mauvais moment puisque les difficiles négociations doivent s’achever vendredi soir. Les flammes sont apparues en début d’après-midi et le site ne rouvrira pas avant 20 heures (heure locale, minuit à Paris), a indiqué l’ONU Climat qui fait état de « dégâts limités ». « Cela va retarder le processus » de processus de négociation alors que c’est le « moment crucial »« l’on doit prendre des décisions », a dit à l’AFP un délégué manifestement inquiet, à l’extérieur du site.

,Jeudi matin, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres s’est dit convaincu qu’un « compromis est possible » à la COP30 pour répondre aux besoins d’adaptation au changement climatique des pays en développement et au déclin des énergies fossiles. « Engagez-vous de bonne foi pour parvenir à un compromis ambitieux », a lancé le chef de l’ONU alors que la présidence brésilienne du sommet de Belem est engagée dans des consultations intenses.

(source: huffingtonpost.fr)